Vera Cruz - 1954 - Robert Aldrich

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chip
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Vera Cruz - Robert Aldrich - 1954 22

Messagepar chip » 23 nov. 2007 18:16

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cartes postales : la 1ère affiche italienne, la seconde affiche espagnole

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chip
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Messagepar chip » 23 nov. 2007 18:21

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pavé presse

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jaceddy
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Messagepar jaceddy » 23 nov. 2007 19:25

:wink: Ouais c'est beau, très belles affiches. Je suis obligé de le regarder ce
soir :lol:

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jaceddy
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Messagepar jaceddy » 23 nov. 2007 20:56

Un western demain samedi sur RTL9 à 20h45 : VERA CRUZ :D

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metek
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'' Vera Cruz'' 1954

Messagepar metek » 11 janv. 2008 3:05

Vera Cruz, 1954, couleur, (Hecht-Hill-Lancaster-Productions- USA) scope, durée: 94 minutes.
Burl Lancaster, Gary Cooper, Denise Darcel, Cesar Romero, Sarita Montiel, Jack Elam, Charles Bronson, Ernest Borgnine. Realisé par: Robert Aldrich.
Sujet:
Mexique 1966. Alors que la révolution fait rage, l’empereur Maximilien (George Macready) engage le bandit Joe Erin (Burt Lancaster) et un ancien officier de l’armée sudiste Benjamin Trane (Gary Cooper), tous deux réfugiés au Mexique, afin de convoyer la comtesse Marie Duvarre (Denise Darcel) jusqu’à Vera Cruz


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Vera Cruz est une production du tandem composé par Harold Hecht et Burt Lancaster sous la raison sociale Hecht-Lancaster. Ils produisent également Bronco Apache (Apache, 1954) puis plus tard Fureur Apache (Ulzana’s Raid, 1972) du même Aldrich, où Burt Lancaster incarne respectivement Massaï, l’Apache en révolte, et McIntosh, un éclaireur ayant pour mission d’aider une compagnie de Cavalerie à retrouver un indien rebelle.
On trouve à l’origine du scénario, signé Roland Kibbee et James R. Webb, un sujet de Borden Chase, auteur phare du western, notamment grâce aux scripts de La Rivière rouge d’Howard Hawks (Red River, 1948) de L’homme qui n’a pas d’étoile de King Vidor (Man Without a Star, 1955) et surtout de sa collaboration idéale avec Anthony Mann pour Winchester ‘73 (1950), Les Affameurs (Bend Of The River, 1952) et Je suis un aventurier (The Far Country, 1955). On retrouve dans les scénarios de Chase ce que Tavernier et Coursodon nomment "une histoire d’amour entre deux hommes … sans connotation sexuelle (précise Chase)".

Si Vera Cruz rejoint cette thématique, le ton du film est très éloigné des habituelles créations de son auteur. Celui-ci se caractérise par un humour véritablement impudent, des personnages effrontés et insolents, qui font littéralement exploser le cadre du Western classique. L’apport des deux scénaristes a véritablement transformé le sujet d’origine, où la patte de Chase se retrouve néanmoins dans cette confrontation entre deux hommes ayant pour cadre un contexte historique précis et détaillé (ici la Révolution Mexicaine).

Roland Kibbee s’est, avant Vera Cruz, illustré dans la comédie. Tel le burlesque déjanté des Marx Brothers avec Une nuit à Casablanca (A Night in Casablanca, 1946) et la comédie romantique avec Angel on My Shoulder (1946) (deux films signés Archie Mayo), le film d’aventure emprunt d’humour et de péripéties fantaisistes, tel Ten Tall Men (de Willis Goldbeck repris par Robert Parrish, 1951) et Le Corsaire rouge de Robert Siodmak (The Crimson Pirate, 1952). Ces deux derniers films sont d’ailleurs interprétés par Burt Lancaster, avec qui Kibbee collabore pendant une vingtaine d’année : The Devil’s Disciple (Guy Hamilton, 1959), Valdez (Valdez is Coming, Edwin Sherin, 1971) ou encore The Midnight Man (1974) co-réalisé par Lancaster et Kibbee.
On trouve à l’origine du scénario, signé Roland Kibbee et James R. Webb, un sujet de Borden Chase, auteur phare du western, notamment grâce aux scripts de La Rivière rouge d’Howard Hawks (Red River, 1948) de L’homme qui n’a pas d’étoile de King Vidor (Man Without a Star, 1955) et surtout de sa collaboration idéale avec Anthony Mann pour Winchester ‘73 (1950), Les Affameurs (Bend Of The River, 1952) et Je suis un aventurier (The Far Country, 1955). On retrouve dans les scénarios de Chase ce que Tavernier et Coursodon nomment "une histoire d’amour entre deux hommes … sans connotation sexuelle (précise Chase)".

Si Vera Cruz rejoint cette thématique, le ton du film est très éloigné des habituelles créations de son auteur. Celui-ci se caractérise par un humour véritablement impudent, des personnages effrontés et insolents, qui font littéralement exploser le cadre du Western classique. L’apport des deux scénaristes a véritablement transformé le sujet d’origine, où la patte de Chase se retrouve néanmoins dans cette confrontation entre deux hommes ayant pour cadre un contexte historique précis et détaillé (ici la Révolution Mexicaine).

Roland Kibbee s’est, avant Vera Cruz, illustré dans la comédie. Tel le burlesque déjanté des Marx Brothers avec Une nuit à Casablanca (A Night in Casablanca, 1946) et la comédie romantique avec Angel on My Shoulder (1946) (deux films signés Archie Mayo), le film d’aventure emprunt d’humour et de péripéties fantaisistes, tel Ten Tall Men (de Willis Goldbeck repris par Robert Parrish, 1951) et Le Corsaire rouge de Robert Siodmak (The Crimson Pirate, 1952). Ces deux derniers films sont d’ailleurs interprétés par Burt Lancaster, avec qui Kibbee collabore pendant une vingtaine d’année : The Devil’s Disciple (Guy Hamilton, 1959), Valdez (Valdez is Coming, Edwin Sherin, 1971) ou encore The Midnight Man (1974) co-réalisé par Lancaster et Kibbee.James R. Webb écrira également un autre western prenant fait et cause pour le peuple indien avec Les Cheyennes de John Ford (Cheyenne Autumn, 1964).
L’apport de Robert Aldrich est évidemment primordial dans cette entreprise de destruction des codes du western classique. Tout d’abord la méthode de travail adoptée par le réalisateur sur le tournage est entièrement liée à la liberté immense que prend le film par rapport à son genre de référence, et lui donne un ton plein de vivacité et de légèreté malgré la noirceur des personnages et du propos. C’est en effet l’improvisation qui est le maître mot : "On terminait le script cinq minutes avant d’aller filmer : on s’asseyait autour d’une table pour construire chaque scène et puis on la tournait telle qu’elle venait d’être écrite". Cette audace incroyable pour un réalisateur qui n’en est alors qu’à son quatrième film témoigne de l’esprit franc-tireur qui anime cet artiste hors norme. Avec Alerte à Singapour (World for Ransom, 1954), Aldrich débordait déjà joyeusement du cadre du film noir, en faisant dévier son récit vers l’espionnage et en anticipant avec son personnage de détective cynique et glacial, le Mike Hammer d’En quatrième vitesse (Kiss Me Deadly, 1955). Avec Bronco Apache il réalise un des premiers westerns antiracistes, "genre" initié en 1950 par La Flèche brisée (Broken Arrow, 1950) de Delmer Daves. Vera Cruz est à la croisée de ces chemins : western "historique" où les rapports entre les Etats-Unis et le Mexique, la guerre de Sécession, les colonies sont parties prenantes de l’histoire, et cynisme de personnages tout droit sortis du film noir.

Le film est d’un pessimisme total sur les rapports humains. Que ce soit l’amitié, la loyauté, l’amour, tout est corrompu par les bas instincts qui animent les personnages. Leur cupidité, leur égoïsme, leur amoralité, interdisent constamment la fraternité et l’entraide. Véritablement nihiliste, Vera Cruz anticipe le western Spaghetti qui apparaît une dizaine d’années plus tard. Il est amusant de constater que Charles Bronson y joue déjà de l’harmonica, tandis qu’un de ses compères se trouve être Jack Elam, futur tueur d’Il était une fois dans l’ouest (C'era una volta il West, 1968). Visages mal rasés, tenues débraillées, même l’apparat y est. Les cadrages qui caractérisent l’œuvre d’Aldrich (plongées et contre-plongées, cadre dans le cadre, gros plans accentués…) poussés à l’extrême, seront également les marques de fabrique du genre.

Comme dans la trilogie des dollars de Sergio Leone, notamment pour Le Bon, la brute et le truand (Il Buono, il brutto, il cattivo, 1966), le nihilisme du sujet est constamment tempéré par le rythme joyeux insufflé au film. Ce jeu de dupe qui tourne autour de l’appropriation d’un trésor est prétexte à des péripéties enlevées, des rebondissements, des tromperies qui tiennent habituellement plus du film d’aventure que du western. Le film est émaillé de dialogues savoureux, tel celui où Burt Lancaster, dont le sourire carnassier ponctue de manière irrésistible le film, se prend à rêver de posséder son propre navire… alors que l’acteur sort du tournage du Corsaire rouge !
L’apport de Robert Aldrich est évidemment primordial dans cette entreprise de destruction des codes du western classique. Tout d’abord la méthode de travail adoptée par le réalisateur sur le tournage est entièrement liée à la liberté immense que prend le film par rapport à son genre de référence, et lui donne un ton plein de vivacité et de légèreté malgré la noirceur des personnages et du propos. C’est en effet l’improvisation qui est le maître mot : "On terminait le script cinq minutes avant d’aller filmer : on s’asseyait autour d’une table pour construire chaque scène et puis on la tournait telle qu’elle venait d’être écrite". Cette audace incroyable pour un réalisateur qui n’en est alors qu’à son quatrième film témoigne de l’esprit franc-tireur qui anime cet artiste hors norme. Avec Alerte à Singapour (World for Ransom, 1954), Aldrich débordait déjà joyeusement du cadre du film noir, en faisant dévier son récit vers l’espionnage et en anticipant avec son personnage de détective cynique et glacial, le Mike Hammer d’En quatrième vitesse (Kiss Me Deadly, 1955). Avec Bronco Apache il réalise un des premiers westerns antiracistes, "genre" initié en 1950 par La Flèche brisée (Broken Arrow, 1950) de Delmer Daves. Vera Cruz est à la croisée de ces chemins : western "historique" où les rapports entre les Etats-Unis et le Mexique, la guerre de Sécession, les colonies sont parties prenantes de l’histoire, et cynisme de personnages tout droit sortis du film noir.

Le film est d’un pessimisme total sur les rapports humains. Que ce soit l’amitié, la loyauté, l’amour, tout est corrompu par les bas instincts qui animent les personnages. Leur cupidité, leur égoïsme, leur amoralité, interdisent constamment la fraternité et l’entraide. Véritablement nihiliste, Vera Cruz anticipe le western Spaghetti qui apparaît une dizaine d’années plus tard. Il est amusant de constater que Charles Bronson y joue déjà de l’harmonica, tandis qu’un de ses compères se trouve être Jack Elam, futur tueur d’Il était une fois dans l’ouest (C'era una volta il West, 1968). Visages mal rasés, tenues débraillées, même l’apparat y est. Les cadrages qui caractérisent l’œuvre d’Aldrich (plongées et contre-plongées, cadre dans le cadre, gros plans accentués…) poussés à l’extrême, seront également les marques de fabrique du genre.

Comme dans la trilogie des dollars de Sergio Leone, notamment pour Le Bon, la brute et le truand (Il Buono, il brutto, il cattivo, 1966), le nihilisme du sujet est constamment tempéré par le rythme joyeux insufflé au film. Ce jeu de dupe qui tourne autour de l’appropriation d’un trésor est prétexte à des péripéties enlevées, des rebondissements, des tromperies qui tiennent habituellement plus du film d’aventure que du western. Le film est émaillé de dialogues savoureux, tel celui où Burt Lancaster, dont le sourire carnassier ponctue de manière irrésistible le film, se prend à rêver de posséder son propre navire… alors que l’acteur sort du tournage du Corsaire rouge !
William Lee .

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Modifié en dernier par metek le 11 janv. 2008 5:10, modifié 1 fois.

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Jicarilla
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Re: Vera Cruz - Robert Aldrich - 1954

Messagepar Jicarilla » 24 janv. 2008 11:04

:applaudis_6: :applaudis_6: Quoi dire de plus si à part de mettre la fiche télé :lol: :lol:

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PARTI VERS D'AUTRES ESPACES Image

http://western-mood.blogspot.fr/

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metek
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Re: Vera Cruz - Robert Aldrich - 1954

Messagepar metek » 21 févr. 2008 23:46

Sans commentaires :D
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edocle
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Re: Vera Cruz - Robert Aldrich - 1954

Messagepar edocle » 31 mars 2008 22:46

Ben oui, c'est une sorte de cure !!! :P

Une splendeur, rien à ajouter !
Je travaille actuellement sur un western spaghetti qui me prend le choux ... :mrgreen:
et les deux ( Gary et Burt ) m'ont fait du bien ! :applaudis_6: :applaudis_6:

Amicalement E.
:beer1: :beer1:

"... c'est drôle vos cheveux me chatouillent les mains ..." et en plus c'est dit avec un sourire à nous rendre jaloux !!! :sm19:
Modifié en dernier par edocle le 22 avr. 2009 22:05, modifié 1 fois.
Quand les colts fument ... on l' appelle Cimetière !

" Quelque soit la couleur de la peau, le sang est rouge pour tous !"
(Au-delà de la haine de Alessandro SANTINI - 1972)

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U.S. Marshal Cahill
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Re: Vera Cruz - Robert Aldrich - 1954

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 05 janv. 2009 11:12

d'autres affiches et photos (j'adore la dernière) de ce chef-d'oeuvre :
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CAHILL, UNITED STATES MARSHAL
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Tecumseh
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Re: Vera Cruz - Robert Aldrich - 1954

Messagepar Tecumseh » 12 avr. 2009 19:54

Metek, j'adore tes petits extras !!! :applaudis_6: :applaudis_6:

Et je n'ose imaginer ce que peuvent être les GROS extras..... :mrgreen:
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laurent
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Re: Vera Cruz - Robert Aldrich - 1954

Messagepar laurent » 20 avr. 2009 23:36

Une critique du film par le célébre cowboy français (et chroniqueur du magazine FAR WEST) joe Hamman, en 1955.

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ken Maynard

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Re: Vera Cruz - Robert Aldrich - 1954

Messagepar Personne » 06 août 2009 13:31

Et une de plus de la collection metek!

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Longway
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Re: Vera Cruz - Robert Aldrich - 1954

Messagepar Longway » 22 sept. 2009 12:48

Fiche Télé 7 Jours
Diffusion du 21 Juillet 1988 sur A2

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jaceddy
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Re: Vera Cruz - Robert Aldrich - 1954

Messagepar jaceddy » 22 sept. 2009 12:57

Joli ! Mais je croyais qu'il n'y avait que Jica qui mettait des fiches télé :roll: :D . En tout cas rien que de voir toutes ces photos, ça donne envie de se le repasser une fois de plus.



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