Fort Invincible - Only the valiant - 1951 - Gordon Douglas

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pass
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Re: Fort Invincible - Only the valiant - Gordon Douglas - 1951

Messagepar pass » 19 mars 2017 18:44

Ok ! , merci Vince .

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Sitting Bull
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Re: Fort Invincible - Only the valiant - Gordon Douglas - 1951

Messagepar Sitting Bull » 19 mars 2017 19:21

Question (idiote) subsidiaire.
Pourquoi pas le même titre en flamand ? :o
En français ça peut se concevoir....
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yves 120
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Re: Fort Invincible - Only the valiant - Gordon Douglas - 1951

Messagepar yves 120 » 21 mars 2017 21:03

Diffusion " Fort Invincible " le 25 , à 7 h 25 et le 27 , Mars à 16 h , sur Ciné Classic .
Modifié en dernier par yves 120 le 22 mars 2017 12:30, modifié 1 fois.
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persepolis
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Re: Fort Invincible - Only the valiant - Gordon Douglas - 1951

Messagepar persepolis » 21 mars 2017 21:40

Bon film ,j'aime bien les relations entre le capitaine et ses hommes dans le fort. Il y a une tension avec les indiens. En revanche ,on retrouve la traditionnelle belle blonde potiche qui comprend rien et qui pleure facilement.

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Re: Fort Invincible - Only the valiant - Gordon Douglas - 1951

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 11 nov. 2017 10:18

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Re: Fort Invincible - Only the valiant - Gordon Douglas - 1951

Messagepar Abilène » 23 juin 2018 22:26

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Arizona Kid
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Re: Fort Invincible - Only the valiant - Gordon Douglas - 1951

Messagepar Arizona Kid » 24 juin 2018 6:31

Très intéressant western de cavalerie, mené par le toujours impeccable Grégory Peck, un de mes acteurs favoris du genre.

Quel dommage, cependant, que la copie du DVD Artus Films soit de si pitoyable qualité: noir et blanc charbonneux, rayures et poussières en pagaille...
On se croirait revenus au temps de ces affreux DVD pondus au début des années 2000 par les Éditions Montparnasse: c'est sans doute pour cette raison que j'ai autant de mal à apprécier La Chevauchée Fantastique, indissociablement lié dans mon subconscient à une copie dégueulasse :?
Modifié en dernier par Arizona Kid le 11 oct. 2019 10:21, modifié 2 fois.
" Personne ne t'empêchera de partir si c'est ce que tu veux; mais laisse-moi te donner un conseil, fiston: dans ce pays, c'est très mal vu de toucher au cheval d'un autre homme... " (Joël McCrea, Cattle Drive, 1951)
:sm70:

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Re: Fort Invincible - Only the valiant - Gordon Douglas - 1951

Messagepar pass » 24 juin 2018 10:22

Arizona Kid a écrit :On se croirait revenus au temps de ces affreux DVD pondus au début des années 2000 par les Éditions Montparnasse


Plutôt BachFilms , non ? parce que j'ai quelques DVD des éditions Montparnasse sous différents genres et les copies sont corrects : son comme images !!.

Pour en revenir à Fort invincible, je ne connais pas à ce jour une copie étincelante de ce film DVD comme passages Télé qui sont tous plus ou moins issus de la même " source ".

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Re: Fort Invincible - Only the valiant - Gordon Douglas - 1951

Messagepar Longway » 24 juin 2018 10:52

Oui, c'est plutôt Bach qui nous avait habitué aux copies désastreuses. Montparnasse a fait du bon travail sur la plupart de ses dvd.

" Fort Invincible " est resté longtemps dans le domaine public et n'a donc jamais profité d'une restauration minutieuse. Finalement, Artus ne s'en est pas trop mal sorti avec le matériel disponible, on ne peut le blâmer, aucun autre éditeur n'aurait sans doute fait mieux.
Une restauration digne de ce nom passe obligatoirement par celle du négatif. Si ceux-ci sont en mauvais état ou dans le pire des cas perdus, alors il n'y a pas de miracle, le film ne pourra jamais retrouver une seconde jeunesse.
Sauver ce qui peut l'être est déjà bien.

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Re: Fort Invincible - Only the valiant - Gordon Douglas - 1951

Messagepar lasso » 24 juin 2018 11:30

je viens de vérifier, jadis j'avais acheté le DVD allemand édité par Arthaus

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il comporte la VO sous-titré allemand environ 100 minutes et la Version allemande du
film, lors de sa présentation d'un peu plus de 80 minutes...
les images ne sont pas HQ mais de bonne qualité (N/B)

faudrait que je le revois !

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Re: Fort Invincible - Only the valiant - Gordon Douglas - 1951

Messagepar Arizona Kid » 24 juin 2018 13:35

Pass, Longway :sm43:

J'avoue que pour ce qui est des copies pourries, Bach Films peut " candidater " sans problème pour l'Oscar: j'ai encore en travers de la gorge le DVD des Rôdeurs de l'aube avec Randolph Scott (format 1.85 - 4/3, passe encore, y'a qu'à zoomer, mais images délavées et tremblotantes, contours estompés de bout en bout...)

Pour en revenir à Montparnasse, les deux meilleurs DVD de westerns que j'aie achetés chez eux sont La Charge Héroïque (Technicolor fabuleux, copie remarquablement préservée) et L'Amazone aux yeux verts (noir et blanc parfois accidenté mais tout à fait regardable).

Mais concernant La Chevauchée Fantastique, je maintiens mon jugement, tout en prenant en compte la fragilité des pellicules source ; et je puis dresser le même constat sur leur DVD du Train sifflera trois fois, criblé de taches et de rayures, remplacé depuis par la réédition Paramount de 2006, assortie de quelques bonus (copie bien meilleure sans être miraculeuse).

icongc1
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Re: Fort Invincible - Only the valiant - Gordon Douglas - 1951

Messagepar lasso » 21 sept. 2018 10:43

vu donc mon DVD Arthaus, pour la plus grande partie, les images sont d'assez bonne qualité, sauf
quelques images fluctuantes...

Western de casernes où pour une romance intéressante on fait évoluer le film vers une extermination
d'une tribu Apache, qui est dans une très difficile approche de ce FORT INVINCIBLE, alors qu'au début
du film les mêmes Apaches conquèrent ce Fort en tuant presque tous les soldats !

On se demande pourquoi les Apaches n'attaquent pas le Fort par l'autre côté, surtout qu'il n'est
défendu que par quelques soldats.

Curieux aussi, que l'accès au Fort par la Gorge, dynamité, a été déblayé complètement. :roll:

le plus beau atout de ce Western
ebay


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limpyChris
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Re: Fort Invincible - Only the valiant - Gordon Douglas - 1951

Messagepar limpyChris » 21 sept. 2018 12:37

Un des premiers westerns que j'aie vus ... Mais après la série "La flèche brisée", quand même ... et j'avais eu un peu de mal à comprendre comment le bon Cochise avait pu devenir un 'méchant' Apache ... Rigolez pas, j'étais petit ... J'avais été impressionné par la violence (sans savoir le mot, sans doute) toujours assez crue chez Douglas, surtout pour l'époque. Cela m'a encore 'frappé' en voyant "Santiago" récemment ... :sm41: (ou c'est moi qui suis une chochotte ?)
Je suis un vieux Peau-Rouge solitaire qui ne marchera jamais en file indienne.

- You've seen too many westerns, old man.
- That doesn't exactly work in your favor.

persepolis
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Re: Fort Invincible - Only the valiant - Gordon Douglas - 1951

Messagepar persepolis » 14 janv. 2019 13:58

Bon western. Que deviennent les deux soldats prisonniers des indiens ? La fin heureuse est ratée. Les moments de tension entre les soldats et l'attente des indiens sont les points forts du film. Le personnage que joue War Bond et son addiction alcoolique fatiguent à la longue. Bref du plus et du moins.

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Moonfleet
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Re: Fort Invincible - Only the valiant - Gordon Douglas - 1951

Messagepar Moonfleet » 13 mai 2019 13:03

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Fort Invincible (Only the Valiant, 1951) de Gordon Douglas
WARNER



Avec Gregory Peck, Ward Bond, Barbara Payton, Gig Young, Lon Chaney Jr, Neville Brand, Jeff Corey, Steve Brodie
Scénario : Edmund N. North & Harry Brown
Musique : Franz Waxman
Photographie : Lionel Lindon
Une production William Cagney pour la Warner


Sortie USA : 13 avril 1951


Quatrième western de Gordon Douglas, Only The Valiant atterrit dans les salles de cinéma américaines seulement une semaine après Les Rebelles du Missouri (The Great Missouri Raid) du même réalisateur. Après avoir évoqué quelques années de la vie aventureuse de célèbres hors-la-loi (en l’occurrence les frères James), le cinéaste s’essaie au western de cavalerie, sous-genre né seulement trois années auparavant avec Fort Apache de John Ford et qui commençait sérieusement à fleurir en ce début de décennie. Avec Rio Grande, Ford venait de mettre un terme à son indispensable et insurpassable trilogie ; les autres pouvaient désormais s’y engouffrer, presque tous les grands spécialistes du genre allant en tâter un jour ou l’autre. Si la première demi-heure de Only the Valiant est assez traditionnelle, nous plongeant dans la description du petit monde d’une garnison à la fin du 19ème siècle tout en narrant la situation conflictuelle entre l’armée américaine et la nation indienne (comme l’avaient déjà fait John Ford justement ou Sam Wood au travers du très bon Embuscade), la seconde partie est plus originale, sorte de huis-clos en plein air comme l’avait été l’année précédente La Révolte des Dieux Rouges (Rocky Mountain) de William Keighley. Seulement, même si le film de Gordon Douglas s’avère un peu plus captivant que ce dernier, on pourrait néanmoins lui faire en gros les mêmes reproches. Avant de les exposer, attardons nous deux minutes sur le pitch du film.


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Au Nouveau-Mexique dans le dernier quart du 19ème siècle, un détachement de soldats arrive à Fort Invincible situé à la sortie d’un passage fréquemment utilisé par les Apaches lorsqu’ils décident de partir pour des raids meurtriers. Le bastion vient d’être mis à sac et brûlé, tous ceux qui s’y trouvaient, massacrés. Mais Tuscos, le chef indien est fait prisonnier par le Capitaine Richard Lance (Gregory Peck) qui, obéissant aux ordres de ses supérieurs au lieu d’écouter les conseils de l’éclaireur Joe Harmony (Jeff Corey), décide de le conduire à Fort Winston. En arrivant là-bas, le Colonel Drumm avoue à Lance qu’il aurait préféré voir le prisonnier mort car il craint maintenant que les Apaches viennent délivrer leur chef et qu’ils ne trouvent qu’une faible résistance, l’effectif des Tuniques Bleues étant limité à l’intérieur de ce fortin. Il prend alors la décision de faire conduire Tuscos dans une forteresse mieux défendue ; mais l’escadron chargé du ‘transfert’, commandé par le lieutenant Holloway (Gig Young), se fait décimer en cours de route. A Fort Winston, tout le monde fait reposer cette tragédie sur les épaules de Lance y compris la femme dont ce dernier est amoureux ; cette dernière croit en effet que c’est Lance qui a choisi Holloway pour commander la troupe dans l’intention d’éliminer son rival. Dénigré par tous, haï par ses hommes, il décide pour retrouver une certaine aura de monter une mission suicide : dans l’attente de 400 hommes en renfort, aller surveiller la passe située aux abords de Fort Invincible pour empêcher les indiens de repartir à l’attaque. Il établit une liste de six soldats qui devront l’accompagner ; il choisit les hommes qui le détestent le plus, la lie de l’escadron composée de soudards, poltrons, psychopathes en tous genres…


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La première partie débute d’une manière fulgurante par de puissantes images du fort venant d’être pillé par les Indiens ; un soldat fiché par des flèches sur la porte d’entrée, un autre couché au milieu des flammes transpercé par une lance… Puis le scénariste ne tarde pas à nous brosser un portrait assez passionnant de l’officier qui commande l’escouade, le Capitaine Lance interprété par Gregory Peck qui a étrangement toujours affirmé qu’il s’agissait de son plus mauvais rôle. Refusant d’écouter l’éclaireur qui lui demande de tuer le chef indien, ce qui ferait selon lui cesser définitivement les combats, Lance, ne voulant pas désobéir aux injonctions de ses supérieurs, refuse au risque d’envenimer la situation. Très à cheval sur les principes et la discipline, il ne veut pas non plus quitter le fortin sans que ses hommes aient tout remis en ordre ; une excessive maniaquerie qui fait monter la colère chez ses soldats. De retour au fort Winston, il se fait réprimander par son supérieur qui lui explique qu’il ne faut pas être aussi obtus et que certains ordres ne doivent pas être suivis à la lettre si on estime qu’ils provoqueront plus de mal que de bien. Lance écoute mais ne 'moufte' pas et ne réplique rien ; tout comme lors de cette superbe séquence au cours de laquelle il veut s’expliquer à la femme qu’il aime qui croit qu’il a expressément envoyé son rival à la mort. Nous spectateurs savons qu’il n’en est rien et il nous est assez difficile de le voir se faire admonester par la jolie Barbara Payton sans qu’elle ne lui laisse la parole une seule seconde ; voyant qu’il n’arrivera pas à se faire entendre, il tourne les talons et sort de la pièce sans se retourner. A ce moment là, ayant également assisté à son dénigrement par ses propres hommes de troupe, on commence à le prendre en pitié même si on lui reconnait dans le même temps les torts exposés ci-avant dus à une trop grande rigidité. Lance, par sa raideur et son respect trop poussé des coutumes militaires, pourrait s'apparenter au personnage de Thursday (Henry Fonda dans Fort Apache) mais contrairement à ce dernier très compétent ; un personnage avec ses défauts et faiblesses, un officier de cavalerie richement décrit et finalement très attachant. Certains trouveront Gregory Peck assez terne ; j’estime au contraire qu’il n’en finit pas de nous dévoiler un certain charisme à travers la sobriété de son jeu. Dans la peau de cet officier impopulaire, il me semble ici parfait tout comme dans n'importe quel autre de ses films. Un immense acteur !


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Trois excellents premiers quarts d’heure parfaitement bien écrits même s’ils se révèlent sans grande surprise. Et paradoxalement, le bât blesse dès la plus originale seconde partie qui pourrait avoir été le modèle des futurs films de commandos dont le plus justement célèbre sera Les Douze Salopards (The Dirty Dozen) de Robert Aldrich. Pour l’accompagner lors de sa mission suicide, Lance recrute des fortes têtes (blasés, lâches, ivrognes, déserteurs, meurtriers, violents, racistes…) qui tous pour diverses raisons souhaiteraient le voir mort et qui tous arrivent dans cette forteresse où ils vont rester cloitrés jusqu’à la fin du film dans une ambiance on ne peut plus crispante. Une ‘portion théâtrale’ au sein d’un film se devrait au moins de disposer de protagonistes fastueusement croqués, de leur faire subir une intéressante évolution psychologique, de leur mettre en bouche de percutants (ou tout simplement bons) dialogues pour arriver à passionner le spectateur qui se trouve enfermé à leurs côtés qui plus est dans un décor de carton-pâte assez cheap. Mais contrairement au personnage de Lance, les autres soldats seront dessinés à la hache, sans nuances, tout comme les indiens d’ailleurs. La meilleure façon de faire de ces derniers des ennemis implacables et inquiétants aurait peut-être été de ne jamais les montrer comme l’avait fait Raoul Walsh dans Aventures en Birmanie (Objective Burma) qui possède d’ailleurs plus d’un point commun avec le western de Gordon Douglas ; au contraire, dans Fort Invincible, non seulement on les voit mais ils sont presque tous interprétés par des blancs assez mal grimés ce qui les rend caricaturaux et leur fait perdre de la vraisemblance. Pour en revenir aux soldats, certes les acteurs sont bien choisis, certes Ben Johnson est fabuleux dans le rôle de cette grande gueule dont le whisky est la passion première, certes Lon Chaney Jr a une trogne pas possible (mais quel vilain cabotinage le concernant), mais nous aurions aimé que leurs personnages aient été plus ‘dégrossis’ à l’écriture. Et puis le scénario devient lui aussi assez schématique à l’image de la scène la plus célèbre, celle ou Lance va réunir ses homme et leur dire chacun leur tour le motif de leur enrôlement pour cette dangereuse besogne. Enfin, alors que l’ambiance plantée avait réussie à être extrêmement tendue, alors que le cinéaste était arrivé à nous tenir en haleine, notamment lors d’une séquence d’attente et d’attaque nocturne qui n’a presque rien à envier au film de Walsh suscité, voilà que les scénaristes se mettent à nous proposer des séquences assez grotesques qui cassent involontairement tout le sérieux qu’ils avait réussi à mettre en place.


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Un exemple : alors que deux des soldats ont été faits prisonniers par les indiens, liés ensemble à un poteau, ils se chamaillent puisque l’un étant un ex confédéré, l’autre un unioniste pur et dur, ils ne se supportent pas. Alors qu’on leur enlève leurs liens, voilà qu’ils se ‘mettent sur la gueule’ avec une fureur aveugle alors qu’ils auraient pu unir leur efforts pour faire face à la situation dramatique dans laquelle ils se trouvaient ou pour essayer de fuir. Et les indiens hilares de regarder ce navrant spectacle ! Et que dire des soldats semblant se réjouir derrière leur nouveau joujou qu’est la mitrailleuse (n’oublions pas que Charles Marquis Warren, auteur de l’histoire dont a été tiré le scénario, n’était pas franchement progressiste, réalisateur plus tard de quelques westerns parmi les plus racistes qui soient) ! Quant à l’improbable Happy End… Bref, le film n’a pas tenu toutes se promesses de départ. Quoiqu’il en soit, même s’il se révèle factice et schématique ce n’en fait pas un mauvais film pour autant. Outre tout un premier tiers excellent, Gordon Douglas nous démontre avec peu de moyens à sa disposition son savoir faire en terme de gestion de l’espace, de maitrise du cadre et d’instauration d’une atmosphère tendue ainsi que son efficacité lorsqu’il s’agit de filmer des scènes d’action. L’obsédante menace due à la proximité de la passe qui ressemble à un tunnel fantôme est assez bien rendue, aidée en cela par une magnifique photographie en noir et blanc assez ‘dure’ qui renforce le sentiment d’oppression de l’ensemble.


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Non pas une grande réussite du genre mais un plaisant exercice de style parfaitement bien réalisé et interprété. Le cinéaste ne peut pourtant pas encore prétendre côtoyer les plus grands avec ce western auquel il est même pour l’instant permis de préférer, toujours de Gordon Douglas, The Nevadan avec Randolph Scott. Mais le réalisateur qui avait fait ses armes dans le long métrage avec devant sa caméra Laurel et Hardy n’a pas dit son dernier mot. Il va falloir donc patienter encore un peu pour découvrir ses westerns les plus réussis. En attendant, Only the Valiant est déjà une honorable entrée en matière.


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