Les Forbans - The Spoilers - 1955 - Jesse Hibbs

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metek
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Re: Les Forbans - The Spoilers - 1955 - Jesse Hibbs

Messagepar metek » 13 nov. 2016 19:31

Exact, :D pour ma part, je voyaient les pochettes seulement sur le net ou ici, mais la j'ai reçu quelques dvd de Sidonis dernièrement et quand j'ai vu la qualité, j'ai vraiment pas aimer :shock:, je trouve sa dommage qu'avec tant d'effort pour sortir des films rares et faire de bons commentaires avec des personnes d'expérience, la qualité des pochettes reste vraiment pauvre, personnellement je dirais que le premier regard de n'importe qui quand il achète c'est la pochette, d'ailleurs c'est ce qu'il voit en premier que se soit en magasin ou sur le net, si elle a de la gueule c'est sur qu'il y a preneur! :beer1:
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lafayette
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Re: Les Forbans - The Spoilers - 1955 - Jesse Hibbs

Messagepar lafayette » 06 déc. 2018 20:12

J’ai bien aimé ce film et, pour une fois, moi qui ai horreur du rose, j’ai apprécié celui-ci surtout avec Anne Baxter dans sa robe noire à bords roses. Un chapeau magnifique parmi une belle collection dans ce film soutenant celle des robes. Contrairement à certains avis je l’ai trouvée très bien dans ce film.
John McIntire reste un formidable acteur même cantonné en second rôle.
Chandler est pas mal et c’est plutôt Rory Calhoun qui est peut-être un ton en dessous même si c’est toujours un plaisir de le voir.
Ça tient peut être au rôle du mauvais de l’histoire. Je suis en train de revoir en vost le film après la vision en vf. Il y a une certaine ressemblance générale entre l'employé amoureux silencieux de la belle Cherry, ce qui le transforme en meurtrier rusé, et Rory Calhoun.

La grande bagarre m’a rappelé celles des films de John Wayne. Il me faudra revoir Les affameurs.

La boue est là comme à Deadwood pour déplaire à Yosemite sans doute! :D
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Moonfleet
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Re: Les Forbans - The Spoilers - 1955 - Jesse Hibbs

Messagepar Moonfleet » 13 mai 2019 14:04

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Les Forbans (The Spoilers - 1955) de Jesse Hibbs
UNIVERSAL


Avec Jeff Chandler, Anne Baxter, Rory Calhoun, John McIntire, Ray Danton, Barbara Britton, Wallace Ford
Scénario : Oscar Brodney & Charles Hoffman d’après une histoire de Rex Beach
Musique : Joseph Gersenshon (Herman Stein, Henry Mancini, Hans J. Salter, Everett Carter, Milton Rosen, Oliver Drake et Jimmy Wakely)
Photographie : Maury Gerstman (Technicolor 1.37)
Un film produit par Ross Hunter pour la Universal


Sortie USA : 15 décembre 1955


Les Forbans est la cinquième et dernière adaptation cinématographique d’un roman écrit par Rex Beach en 1906. La première avait vu le jour en 1914 et William Farnum (qui jouera le juge véreux dans la 4ème version) tenait alors le rôle de Glennister, le principal protagoniste de l'intrigue. En 1930, c’est au tour de Gary Cooper d’endosser la défroque du mineur avant que John Wayne vienne prendre sa suite dans la version qui demeure encore aujourd’hui celle de référence pour cette histoire, celle réalisée par Ray Enright en 1942, avec également Randolph Scott et Marlene Dietrich. Tous ces films font partie de ce courant ‘westernien’ faisant se dérouler ses intrigues à l’époque de la ruée vers l’or, signifiant une limite géographique se situant au Nord-Ouest des USA, au Klondike plus particulièrement. Dès 1925, dans La Ruée vers l’or (The Gold Rush), Charlie Chaplin pose les bases de ces ‘Northern western’ en décrivant de façon inoubliable la faune grouillante s’étant établie dans ces terres froides et les décors au sein desquels ils évoluaient : ses chercheurs d’or avides, ses rues boueuses, ses hommes de loi véreux, ses saloons débordant de vitalité, de filles et de violence… Ce sont surtout dans les années 40, plus particulièrement à la RKO et à la Republic, que l’on verra fleurir les westerns narrant avec nonchalance, sans jamais se prendre vraiment au sérieux, les problèmes opposant les mineurs aux ‘spoilers’, mais c’est Anthony Mann qui nous offrira en 1954 le plus beau fleuron du ‘goldrush western’ avec son sublime et inoubliable Je suis un aventurier (The Far country).


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1899. Nome (Alaska) en plein boom de la ruée vers l’or. De prétendus agents du gouvernement font régner la loi dans la région en spoliant les chercheurs d’or ; le vol de concessions sous couvert juridique va bon train. Les petits propriétaires décident alors de s’associer à Roy Glennister (Jeff Chandler), détenteur d’un des plus gros gisements de la région, pour contrer les ‘écumeurs’ menés par Alexander McNamara (Rory Calhoun), pourtant commissaire aux mines. Avec l’aide d’un juge véreux, McNamara essaie de s’approprier les terrains aurifères les plus juteux dont le filon découvert par Glennister. Ce dernier, trompé par ses adversaires, perd le bénéfice de ses parts et est envoyé en prison. Au milieu de tous ces imbroglios, on trouve Cherry Malotte (Anne Baxter), patronne du saloon, tiraillée entre la jalousie de voir son amant Glennister reluquer Helen (Barbara Britton), la nièce du juge, l’amour intense que lui porte Blackie, le croupier (Ray Danton), et la tentative de séduction du peu recommandable McNamara. Elle finira par aider Glennister et son associé Dextry (John McIntire) à contrecarrer les sombres complots du fonctionnaire malhonnête en jouant de ses charmes pour neutraliser ce dernier.


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Des images du chef-d’œuvre d’Anthony Mann serviront d’ailleurs d’arrière-fond au générique du film qui nous concerne ici ; on imagine donc d’emblée que les moyens alloués au western de Jesse Hibbs furent probablement très restreints. Au fur et à mesure de l’avancée du film, on en est de plus en plus convaincu (maquettes un peu trop voyantes du train et de son déraillement, décors vides et étriqués, extérieurs rarissimes…) ; d’où un premier argument qui ne fait qu’entériner le constat fait depuis déjà quelques temps d’un certain déclin qualitatif du western de série B à la Universal, le studio qui fut pourtant le roi en ce domaine, disons entre 1948 et 1953. Alors que les séries B de cette période bénéficiaient d’efficaces équipes techniques qui faisaient que les faibles budgets n’étaient pas trop visibles à l’écran, ce n’est plus le cas pour cette version de The Spoilers. Dans l’attention portée à tous les éléments constitutifs d’un film, il semble également que les producteurs étaient plus vigilants et motivés quelques années auparavant ; il est fort probable qu’en 1955, Ross Hunter se préoccupait bien plus des mélodrames de Douglas Sirk que de ces petits westerns de série uniquement destinés à divertir et qui devaient alors commencer à lasser même les aficionados. Sinon pourquoi également partir à nouveau d’une histoire tournée pas plus tard qu’une dizaine d’années en arrière avec à l’époque des stars d’une toute autre envergure ? Pour l’ajout du Technicolor ? C’est bien peu d’autant que les extérieurs sont assez rares. Bref, tout ça pour dire que si vous avez déjà vu la version de Ray Enright, il n’est pas nécessaire de se jeter sur celle réalisée par Jesse Hibbs qui, même si pas spécialement mauvaise, ne vaut quasiment que pour la délicieuse prestation d’Anne Baxter ainsi que pour sa garde-robe qui semblerait presque avoir engloutie la moitié des moyens mis à disposition pour le film.


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Cette ‘dégénérescence’ de la série B westernienne au sein de la compagnie peut aussi très bien se remarquer si on compare ce troisième western de Jesse Hibbs avec un autre de la veine ‘légère’ Universal qui lui est proche par le ton et par le fait d’avoir une saloon gal pour personnage principal, Frenchie (La Femme sans Loi) de Louis King avec Shelley Winters, déjà scénarisé par Oscar Brodney : "Western bon enfant, drôle, mouvementé, très bien écrit, très bien interprété, très correctement réalisé, piquant et amusant, il se laisse regarder avec un immense plaisir tout du long d'autant que Shelley Winters s'en donne à cœur joie, s'amusant comme une folle à interpréter ce rôle pittoresque." Le seul point commun avec ce que je disais à propos de cette petite perle méconnue, c’est, à l’instar de celle de Shelley Winters, la prestation d’Anne Baxter, la comédienne étant toute aussi pétillante et qui plus est, vêtue dans ce film des robes et des déshabillés les plus sexys et des décolletés les plus pigeonnants jamais vus dans un western. Elle est non seulement épatante mais d’une beauté et d’une sensualité qui font que le film peut grâce à sa seule présence enchanteresse nous faire passer un très agréable moment. Après avoir été le personnage féminin principal dans deux westerns très graves et très noirs, Yellow Sky (La Ville Abandonnée) de William Wellman et Les Bannis de la Sierra (The Outcasts of Poker Flat) de Joseph Newman, l’actrice surtout célèbre pour avoir joué dans le Eve de Mankiewicz, prouvait à cette occasion que son registre pouvait aussi s’étendre à la comédie puisque dans le film de Jesse Hibbs, elle ne manque pas de fantaisie ni d’allant. Elle porte quasiment le film sur ses épaules ; on ne peut pas en dire autant de ses partenaires qui font bien pâle figure, encore plus quant on les compare au duo John Wayne/Randolph Scott. Que ce soit Rory Calhoun (le ‘méchant’ dans Rivière sans retour d’Otto Preminger) ou Jeff Chandler (plus convaincant en Cochise dans La Flèche Brisée de Delmer Daves), ils se révèlent ici assez terne à l’image de la mise en scène de Jesse Hibbs qui ne retrouve ni le rythme ni l’efficacité de son premier western, le très bon Chevauchée avec le Diable (Ride Clear of Diablo) avec son acteur de prédilection (également la star du studio de cette époque), Audie Murphy. Parmi les seconds rôles, seul le toujours excellent John McIntire arrive à tirer son épingle du jeu dans le rôle du partenaire de Jeff Chandler.


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Si l’exercice de comparaison d’un remake reprenant la version précédente presque séquence par séquence s’avère assez intéressant voire ludique, la conclusion n’est malheureusement pas en faveur du film de Jesse Hibbs, bien trop plat et anodin, mou et peu captivant, faute à un ensemble qui manque singulièrement de rigueur, à un budget ridiculement minime et à des comédiens qui ne semblent pas spécialement s’amuser. Mais néanmoins, en plus de la truculence de l’interprétation de la charmante Anne Baxter, on sauvera quand même aussi, outre le Technicolor aux teintes pastels de Maury Gerstman, quelques savoureuses punchlines ainsi que certaines images 'marquantes' comme celle de la première apparition de la comédienne descendant les escaliers en glissant sur la rampe, celle de l’arrivée du train dans la rue principale, celles des rues peut-être les plus boueuses que l’on ait pu voir à l’écran. En revanche la bagarre finale tant attendue (en se remémorant que celle du film d’Enright était phénoménale) est loin de parvenir à atteindre l’intensité et le pouvoir de destruction de la précédente. Drames, exotisme (le Klondike est assez peu représenté dans le western) action, romances et humour au menu ; un patchwork malheureusement ici en partie raté !

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Re: Les Forbans - The Spoilers - 1955 - Jesse Hibbs

Messagepar lasbugas » 12 déc. 2019 7:18

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Re: Les Forbans - The Spoilers - 1955 - Jesse Hibbs

Messagepar lasbugas » 16 févr. 2020 7:00

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Re: Les Forbans - The Spoilers - 1955 - Jesse Hibbs

Messagepar lasbugas » 28 mai 2020 12:02

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Le Gaucher83
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Re: Les Forbans - The Spoilers - 1955 - Jesse Hibbs

Messagepar Le Gaucher83 » 26 juil. 2020 14:41

Western plaisant à suivre. L'histoire est sympa et le duo d'antagonistes Chandler/Calhoun fonctionne bien. J'ai bien aimé aussi John Mc Intire dans un second rôle mais son personnage impulsif amène un peu d'action à ce western qui verse plus dans la comédie que dans le western d'action ou policier. Par contre j'ai trouvé le personnage d'Anne Baxter insupportable. Et comme Brion j'ai trouvé le Technicolor de la Universal assez joli et il met bien en valeur les couleurs des robes et des petites tenues comme celle des danseuses par exemple. :oops:
Bref une série B de bonne facture même si j'aurai aimé plus d'action.
Billy Clanton : T'es tellement saoul que tu tiens à peine ton arme. J'parie qu'imbibé comme t'es, tu m'vois double.
Doc Holliday : Mais j'ai deux colts, alors je t'aurai tous les deux.



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