Mannaja, l'homme à la hache - Mannaja - 1977 - Sergio Martino

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The Cemetery Kid
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Re: Mannaja, l'homme à la hache - Mannaja - 1977 - Sergio Martino

Messagepar The Cemetery Kid » 17 août 2010 2:27

Maurizio Merli s'il avait été découvert 10 ans plus tôt (le film aussi) aurait peut-être connu un succès identique à celui de Franco Nero. Merli a une gueule de western, c'est sûr. Un peu comme Scott Glenn, Lance Henriksen ou Danny Trejo, arrivés trop tard...
- Dis-donc, toi, tu sais que t'as la tête de quelqu'un qui vaut 2000 dollars ?
- Oui, mais toi tu n'as pas la tête de celui qui les encaissera...

Hannie Caulder
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Re: Mannaja, l'homme à la hache - Mannaja - 1977 - Sergio Martino

Messagepar Hannie Caulder » 05 janv. 2020 20:13

Mannaja l'homme à la hache fait songer à deux westerns spaghetti emblématiques à savoir Django et Keoma à la fois pour les décors boueux et pour l'atmosphère étrange et limite surnaturelle. Mais justement, j'ai trouvé que ça faisait un peu un sous-Django/Keoma. Bon, j'aime bien les décors et l'ambiance de ce western même si Keoma faisait bien mieux. Mais Mannaja est bien le reflet de cet essoufflement total que connaissait le western spaghetti à l'époque.

Que l'histoire soit ultra classique et vu énormément de fois n'est pas le problème car je peux pardonner cette lacune. On a su prouvé à de nombreuses reprises qu'avec un scénario faisant déjà vu, on pouvait tirer un excellent film. Ce qui me dérange, c'est que l'histoire n'a aucune saveur. L'intrigue de Keoma n'avait rien de vraiment révolutionnaire certes, mais son sujet était traité efficacement et elle parvenait à captiver. Et il y avait ce poignant sentiment de mélancolie qui s'en dégageait. Blade n'est qu'un succédané de l'Homme sans nom ou de Django. Sa seule originalité est qu'il se sert d'une hache. Mais il assure assez bien le rôle du héros et Maurizio Merli quoique relativement fade a un jeu correct. En revanche, les autres personnages sont oubliables. La prostituée amoureuse de Blade est peu intéressante et sa relation avec Blade est trop peu développée.

Il y a des transitions maladroites, des incohérences (pourquoi le méchant se fatigue-t-il à enlever la fille du propriétaire là où il lui aurait juste suffit d'assassiner ce dernier pour s'accaparer ses richesses ?), l'histoire est également décousu et téléphoné. La fille du propriétaire tombe amoureux de son ravisseur comme ça, sans raison. Bon ok, le syndrome de Stolckhom est sûrement derrière tout ça, mais fallait dans ce cas développer un peu plus là dessus. Surtout que c'est juste une excuse scénaristique pour faire échouer Blade.

Donc, au final, c'est un western assez sympa, pour peu qu'on se laisse prendre au jeu, mais qui en dehors de quelques fulgurances visuelles, n'a rien de vraiment marquant. On s'accordera à dire que Keoma était le dernier grand film du genre.
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