Re: Une raison pour vivre, une raison pour mourir - 1972 - Tonino Valerii

Voir tous les films critiqués
Règles du forum
Avant d'ouvrir un nouveau sujet de discussion, pensez à consulter la liste de tous les westerns critiqués sur ce forum

SVP : Pour les images larges et lourdes, utilisez IMG2 et non IMG pour faire une miniature. Pensez aux connexions lentes!
Avatar du membre
Sartana
Shérif
Messages : 3000
Localisation : Dans la vallée des vautours
Contact :

Re: Une raison pour vivre, une raison pour mourir - 1972 - Tonino Valerii

Messagepar Sartana » 22 juil. 2006 13:43

Film avec, en plus de James Coburn : Telly Savalas, Bud Spencer, et Benito Stephanelli.
Contexte : Ce western est sorti en 1972, année phare du western italien en matière de navets. Seuls Le grand duel ou ce film restent des westerns sérieux, les autres réalisations de cette année-là étant du comique, façon fayots pour la plupart.
Histoire : Les douze salopards de Robert Aldrich : Pendant la guerre de sécession, un commando de repris de justice évite la pendaison en participant à l'attaque d'un Fort, afin d'y récupérer un demi-million de $.

Faire un remake, c'est pas facile, mais c'est un choix. Et quand on choisi, après, on assume ! Et c'est malheureusement ce que n'a pas fait Tonino Valerii ici : on est loin de la qualité du dernier jour de la colère : le profil psychologique des personnages n'est pas travaillé si bien que nous n'avons aucune sympathie pour les malfrats "repentis", Bud Spencer fait du Bud Spencer (mais ça, on est habitué :wink:), Coburn fait à peine illusion, et le scénario est on ne peut plus basique.
Qu'importe ! Se dit-on alors : "c'est Valerii, y aura bien quelques audaces, des plans magnifiques de paysage, des vues d'ensemble du Fort dans le paysage d'Almeria, quelque chose qui compense une histoire rabachée... " Et bien non ! Tout est platement filmé, y compris la bataille gigantesque à la fin, le duel contre le grand méchant (qui n'en est même pas un, j'en dis pas plus :cry:), et la préparation du coup. C'est long, et long et long... la musique est un bruit de fond, quant au final :
Extrait du dialogue, un morceau d'anthologie :? :
- Bud Spencer : "Aujourd'hui, j'ai tué pour la première fois de ma vie...
- Coburn : ... Et moi pour la dernière !" TATATSIN ! Envolée de la musique, Coburn se retourne, regarde le drapeau confédéré qui flotte au vent, le descend et le met à terre : plan tout en hauteur sur les 2 rescapés quittant le Fort remplit de cadavres : THE END. PFF... :roll:
Pour conclure : pas d'originalité, pas de jeu d'acteur, pas de mise en scène : le film est un ratage. De la part de Valerii, honnête metteur en scène, je ne pardonne pas... :sm31: Bud Spencer à l'air de s'être amusé : on aimerait pouvoir en dire autant...
Image
"Il suffit de franchir les limites de la violence individuelle qui est criminelle,
pour atteindre la violence de masse qui... qui fait l'histoire..." Brad Fletcher dans Le dernier face à face
Personne a écrit :Sartana, tu as un coeur de pierre!

Avatar du membre
fa
Convoyeur de bétail
Messages : 221
Localisation : Nantes
Contact :

Messagepar fa » 22 juil. 2006 15:14

Vu il y a longtemp. Et je suis entierrement d'accord avec toi Sartana. Le film est aussi sorti en France sous le titre "La Horde des Salopards" et vendu en VHS comme étant un film avec BudSpencer et terence Hill...

Image


La version que tu as vu dure combien de temps ? Il semble qu'il existe deux versions : En Europe le film durait environ 80mn ; et aux USA, il avait 15 minutes de plus...

Avatar du membre
Sartana
Shérif
Messages : 3000
Localisation : Dans la vallée des vautours
Contact :

Messagepar Sartana » 22 juil. 2006 15:21

J'ai vu une VHS titrée d'ailleurs "La horde des salopards" :roll:, et elle a durée 100 minutes... J'espère que la version longue ne sortira jamais : ce serait du vice :twisted:
"Il suffit de franchir les limites de la violence individuelle qui est criminelle,
pour atteindre la violence de masse qui... qui fait l'histoire..." Brad Fletcher dans Le dernier face à face
Personne a écrit :Sartana, tu as un coeur de pierre!

Liko
Eclaireur 
Eclaireur 
Messages : 1756

Messagepar Liko » 14 sept. 2006 20:25

Je l'ai pas trouvé personnellement mauvais. James Coburn a la même degaine que John Mallory, ainsi que la même voix. Mais l'acteur principal est Bud Spencer, c'est lui qu'on voit quasiement tout le temps dans le fort.
C'est un remake des 12 salopards sous fonds de western mais comme l'a ecrit Sartana qui a des repris de justice qui manquent de charisme. Un mauvais indien, un mauvais sergent pourri jusqu'à la moelle et les autres rien c'est vide... :( Domage il y avait matière à faire. La preparation de l'attaque est sympath, en fait le film est bien jusqu'à l'arrivée au fort de Bud Spencer, là c'est un peu brouillon et il faut que le film se finisse vite à coups de dynamites pour s'apercevoir que cette forteresse imprenable ne l'est pas tant que ca finallement. La mort des hommes de Coburn qui tombent un à un est vide comme ces personnages d'ailleurs. Personnages sans gloire, mort sans gloires.
En ce qui concerne la version longue, je serais prêt à la regarder, et volontier même :beer1:

Avatar du membre
Sartana
Shérif
Messages : 3000
Localisation : Dans la vallée des vautours
Contact :

Messagepar Sartana » 14 sept. 2006 22:34

Liko a écrit :Personnages sans gloire, mort sans gloires.

Bien trouvé, ça, c'est exactement ce qui ressort du film :beer1:
"Il suffit de franchir les limites de la violence individuelle qui est criminelle,
pour atteindre la violence de masse qui... qui fait l'histoire..." Brad Fletcher dans Le dernier face à face
Personne a écrit :Sartana, tu as un coeur de pierre!

Avatar du membre
Breccio
Marshall
Marshall
Messages : 2948
Localisation : Gone

Messagepar Breccio » 15 sept. 2006 7:38

Jusqu'ici, je n'avais vu de ce film qu'un repiquage VHS pan&scanné, dont je n'ai pas mesuré la durée.
Je viens de recevoir le DVD Wild East qui s'affirme restauré et intégral. Cf. :
http://www.wildeast.net/areasontolive.html
On en reparle dès que je l'ai visionné...

B.

Avatar du membre
Breccio
Marshall
Marshall
Messages : 2948
Localisation : Gone

Messagepar Breccio » 15 sept. 2006 23:51

Bon, ça y est, visionné le DVD Wild East. Image impec, 16/9 ou quelque chose comme ça, image nette, très belles compositions.
D'accord, le film n'est pas un chef-d'oeuvre, mais ce n'est pas non plus le navet que vous décrivez. Le film appartient tout entier à Coburn et à Spencer, comme s'ils étaient les deux danseurs étoiles d'un ballet de figures imposées.
Et, à ce niveau-là, chapeau. Spencer est tel qu'en lui-même, mais sans en rajouter, de sorte que son personnage a de l'épaisseur mais aucune lourdeur. Quant à Coburn, il valse, il tangote, il est souple, aérien, léger... je ne sais pas comment le formuler.
Seule grosse déception, Savalas, qui aurait pu jouer par téléphone tellement il est inexistant. Est-ce dû à l'acteur ou au script ? Je ne puis trancher.
Les acteurs de complément font du complément. Ni plus, ni moins. Mention spéciale à Benito Stefanelli, sobre et efficace, et à Georges Géret.
La musique de Riz Ortolani est sublime. Si.

B.

PS: Visionné aussi ce soir : "Lo chiamavano Tresette... giocava sempre col morto", mais je ne sais pas si vous êtes prêts pour des films de ce calibre...

Avatar du membre
Sartana
Shérif
Messages : 3000
Localisation : Dans la vallée des vautours
Contact :

Messagepar Sartana » 16 sept. 2006 0:08

Breccio a écrit :PS: Visionné aussi ce soir : "Lo chiamavano Tresette... giocava sempre col morto", mais je ne sais pas si vous êtes prêts pour des films de ce calibre...

Tu connais mon avis là-dessus... ;) Je réagirais à ta critique d'une "raison pour vivre... " à tête reposée demain... là, il est trop tard : dodo ! :num20
"Il suffit de franchir les limites de la violence individuelle qui est criminelle,
pour atteindre la violence de masse qui... qui fait l'histoire..." Brad Fletcher dans Le dernier face à face
Personne a écrit :Sartana, tu as un coeur de pierre!

Avatar du membre
Sartana
Shérif
Messages : 3000
Localisation : Dans la vallée des vautours
Contact :

Messagepar Sartana » 16 sept. 2006 8:28

Breccio a écrit :Quant à Coburn, il valse, il tangote, il est souple, aérien, léger... je ne sais pas comment le formuler. Le film appartient tout entier à Coburn et à Spencer, comme s'ils étaient les deux danseurs étoiles d'un ballet de figures imposées.

Tu es sur que t'as pas regardé un fake de James Coburn en ballerines sur "Le lac des cygnes", plutôt ? :mrgreen:
Peut-être la version longue est-elle pour quelque chose dans le fait que ce film soit pour toi une réussite, mais l'infiltration de Bud Spencer est déjà trop longue dans la version courte et assez plate donc j'ai peur. Savalas, je crois que tu l'as assez assaisonné :sm38: (à juste titre d'ailleurs). La musique, je dois vérifier, j'avoue que là, je ne m'en souviens plus :oops:. Pour conclure, j'ai trouvé ce film mou et mal fagotté...
"Il suffit de franchir les limites de la violence individuelle qui est criminelle,
pour atteindre la violence de masse qui... qui fait l'histoire..." Brad Fletcher dans Le dernier face à face
Personne a écrit :Sartana, tu as un coeur de pierre!

Avatar du membre
Personne
Baron du bétail
Baron du bétail
Messages : 10114
Localisation : Lone Pine, CA

Messagepar Personne » 16 sept. 2006 9:58

Endormissement pour ma part également! Pourtant le casting est des plus intéréssant, le réal est bon, il y a quelques déchainements de violence mais beaucoup de vide autour! :(
Image

Avatar du membre
Breccio
Marshall
Marshall
Messages : 2948
Localisation : Gone

Messagepar Breccio » 16 sept. 2006 11:18

Sartana a écrit :
Breccio a écrit :Quant à Coburn, il valse, il tangote, il est souple, aérien, léger... je ne sais pas comment le formuler. Le film appartient tout entier à Coburn et à Spencer, comme s'ils étaient les deux danseurs étoiles d'un ballet de figures imposées.

Tu es sur que t'as pas regardé un fake de James Coburn en ballerines sur "Le lac des cygnes", plutôt ? :mrgreen:
Peut-être la version longue est-elle pour quelque chose dans le fait que ce film soit pour toi une réussite, mais l'infiltration de Bud Spencer est déjà trop longue dans la version courte et assez plate donc j'ai peur. Savalas, je crois que tu l'as assez assaisonné :sm38: (à juste titre d'ailleurs). La musique, je dois vérifier, j'avoue que là, je ne m'en souviens plus :oops:. Pour conclure, j'ai trouvé ce film mou et mal fagotté...

Bon, d'accord, la métaphore du ballet est peut-être maladroite.
Ce que je veux dire, c'est que je peux être ému, en tant que spectateur, par la gestuelle d'un acteur ou d'une actrice et que, à ce titre, Coburn me fascine, par sa dégaine, son expressivité faciale et corporelle. Il y en a d'autres, et je pense que c'est idiosyncratique pour chaque spectateur.
Quelque chose de félin, je crois. J'éprouve la même sensation en revoyant "Les Sept Mercenaires" et "Il était une fois la révolution". De même, je suis très sensible à Kirk Douglas, dans un tout autre registre--si Coburn est une panthère, Douglas est un loup.
Et je passe sur mes réactions chaque fois que je revois Claudia Cardinale dans "Il était une fois dans l'Ouest", ce site étant un site familial :oops:

On va en rester là : le film a des défauts, mais certains y trouveront des éléments qui emporteront leur adhésion. OK ?

B.

Liko
Eclaireur 
Eclaireur 
Messages : 1756

Messagepar Liko » 16 sept. 2006 16:46

Le film n'est pas mauvais, loin de là mais dans le registre mission casse-cou j'ai largement préféré "5 Hommes Armés" avec le même Bud Spencer. Quant à la musique je trouve personnellement qu'elle ne casse pas des barres. :( Quand je l'ai réécouté j'ai halluciné sur la longueur du morceau :shock: je croyais qu'elle ne s'arrêterait jamais, je l'ai trouvé très longueeeeeeeeee et très molleeeeeeeeee :sm5:

Avatar du membre
Sartana
Shérif
Messages : 3000
Localisation : Dans la vallée des vautours
Contact :

Messagepar Sartana » 16 sept. 2006 18:16

:sm16: :num15 :sm16: ON VEUT TRESSETTE ! ON VEUT TRESSETTE ! ON VEUT TRESSETTE ! :num15 :sm16: :num15
:beer1: :mrgreen:

Sartana en HS complet :oops:
"Il suffit de franchir les limites de la violence individuelle qui est criminelle,
pour atteindre la violence de masse qui... qui fait l'histoire..." Brad Fletcher dans Le dernier face à face
Personne a écrit :Sartana, tu as un coeur de pierre!

Avatar du membre
Fredge
Chasseur de primes
Messages : 760

Messagepar Fredge » 16 sept. 2006 18:30

En ce qui me concerne, j'ai trouvé, sur une brocante, la VHS "La horde des salopards" à 1 euro et en très bon état. Et cela me suffit amplement.

Je tenterai de faire preuve d'idiosyncrasie la prochaine fois que je le regarderai, promis.. :lol:

Fredge

L..
Chercheur d'or
Chercheur d'or
Messages : 4997
Contact :

Une raison pour vivre, une raison pour mourir de Tonino Valerii avec James Coburn, 1972

Messagepar L.. » 06 déc. 2008 20:47

Le film est tourné à partir du 25 avril 1972 à Almeria, et l'équipe y reste deux mois (dernière semaine de juin).

Valerii travaille le scénario avec Rafael Azcona, collaborateur de Marco Ferreri; ils s'attachent particulièrement au personnage du vagabond, rôle prévu pour Eli Wallach, qui se démet au dernier moment ( accord rendu caduque par une tournée théâtrale de l'acteur aux USA). Bud Spencer le remplace, seul pour la deuxième fois (sans Terence Hill) après "Amigo mon colt a deux mots à te dire" (tourné du 29 novembre au 24 décembre 1971 à Tabernas.)

La courte présence de Bud Spencer sur la plateau permis de détendre vraisemblablement l'ambiance, tendue, avec James Coburn qui fit des siennes, contestant la validité de l'histoire au bout d'une semaine (Valerii avait pris cependant la précaution de lui faire signer le script page après page).

Engageant un nombre important de figurants, environ 250 à 300, la scène finale dans "El Condor" est mise en boîte en seulement cinq jours, souci d'économie oblige. On y remarque, dans une vitre, le reflet d'un travelling (comme chez Godard, dans "Week-End").

Le film matrice de "Une raison pour vivre...." est beaucoup moins "Les 12 salopards", que "Le siège de l'Alcazar", d'Augusto Gennina, tourné à Tolède, 1939, film d' aventure dans la tradition faciste du cinéma italien de l'époque, et qui avait fortement marqué le petit Tonino Valerii au cinéma (le film existe dans une belle édition DVD de l'Istuto Luce", copie restaurée, livret documentaire.)

"Une raison pour vivre..." est un succès en Italie (2 milliards de lires), où il dépasse les entrées de "Amigo mon colt..." loin cependant derrière le solo de Terence Hill dans "El Magnifico" (plus de 3 milliards et demi de lires).


Vu au cinéma au retour d'Almeria, dans une belle copie neuve, le film, en dépit du manque de moyen et d'une certaine lenteur (mais la version française est coupée) "Une raison...." m'avait impressionné plutôt favorablement par les qualités d'ambiance et le soin apporté au visuel.

Sources: "Almeria, plato de cinema "(J.M. Ubeda), 1999; Roberto Curti : "Il mio nome e nessuno Lo spaghetti western secondo Tonino Valerii," 2008 ... et les souvenirs de L., 1980.



Retourner vers « Les Westerns : critiques et illustrations de films »

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 7 invités