Le blanc, le jaune et le noir (Il bianco, il giallo, il nero) de Sergio Corbucci (1975)

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Sartana
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Le blanc, le jaune et le noir (Il bianco, il giallo, il nero) de Sergio Corbucci (1975)

Messagepar Sartana » 16 juin 2006 13:48

Une histoire ! Une histoire ! D'accord, d'accord, alors voilà : il était une fois le shérif Gédéon, (Eli Wallach), qui en a marre de sa femme qui le trouve inutile et quitte le foyer. Alors qu'il transporte 2000$, il se fait pigeonner par Blanc de Blanc, un italo-suisse (Gemma). Ce dernier, content de son forfait, se cache dans un train transportant un poney escorté par des japonais. Le train est attaqué, et voilà que le poney sacré est enlevé ! Les ravisseurs en demande un million de dollars. Gédéon, qui surgit après l'attaque du train, se voit confier la mission d'amener l'argent aux bandits et de récupérer l'animal. Il sera accompagné de deux hommes. De son côté, Sakura (Milian), un japonais qui devait protégé le poney, cherche à le retrouver lui aussi. Les deux acolytes de Gédéon lui volent l'or et il est sauvé de la mort par Blanc de blanc. Sakura les retrouve, et ensemble, ils cherchent le poney...

En moins de 30 minutes de film, les personnages sont campés : Gemma est un roublard-arnaqueur qui a la tchatche, Sakura un samouraï raté qui parle un anglais plus qu'approximatif et Gédéon est l'homme de la loi pur et dur qui veut mourir en portant l'étoile. Les pièges que se tendent Gemma et Wallach sont amusants, en revanche, Milian est plus qu'agaçant tant il remue, fais des bruits gonflants, sautille, etc...
PETIT APARTÉ : Si vous avez vu Compañeros, et detesté comme moi la scène où Milian torturé hurle pendant 10 minutes "Pinguin ! Pinguin !", vous allez vite couper le son dès que Milian ouvrira la bouche dans ce film ! Vous voilà prévenus... :lol: FIN DE L'APARTÉ

La musique des frères De Angelis est assez molle, mais la réalisation est à la hauteur de ce western-comique. Quelques scènes valent le déplacement comme lorsque le trio se costume en danseuses, ou lorsque le shérif se fait trainer par Blanc de Blanc dans un mini-chariot. En revanche, on a droit à Sakura qui reconnait le poney grâce à l'odeur de ses pets (!!!!), mais sinon dans l'ensemble, on évite l'humour gras. À noter la présence d'un officier qui dès qu'il élève la voix, pars dans les aigus, ce qui peine à le faire respecter parmi ses hommes :mrgreen: .
Détail, il y a dans ce film Lorenzo Robledo, mais je ne l'ai pas vu (ou pas reconnu) car je n'ai pas vu de scène de torture :D
Quelques détails font qu'on ne peut ignorer que Corbucci réalise : l'argent sera caché dans un cercueil, enterré dans un cimetière, ya une prostituée rousse (voir Django ou Compañeros), Gemma trainera le cercueil dans le sable comme Django dans la boue.
Le thème de la course aux dollars est traité un peu à la "Aujourd'hui ma peau demain la tienne" pour ceux qui l'ont vu, ce qui fait de ce film un petit Corbucci, mais un bon film comique. On ne peut s'empêcher de penser à Soleil rouge avec Toshiro Mifune, Bronson et Delon qui est ici passablement tourné en ridicule.
Quelques caps (un peu trop grande mais je n'ai pas pu les réduire) :oops::

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Messagepar Breccio » 16 juin 2006 14:28

Dans mes bras ! :beer1:
J'ai adoré ce film. Comme dirait l'ami Tepepa en parlant de "Trinita", un film con, c'est dur à faire, et celui-ci est réussi.
C'est du slapstick délirant, avec des ingrédients choisis et des épices qui relèvent le tout.
Quelques détails supplémentaires :
-- la scène d'intro, où Wallach se fait enguirlander par sa rombière, prend tout son sel en italien, car en cinq minutes de dialogues on a droit à un catalogue des titres les plus fameux du SW (j'ignore si la VF a conservé le gag--j'ai vu ce film en DVD italien avec piste anglaise);
-- Tomas Milian raconte que, lorsqu'il a tourné "Corri, uomo, corri" ("Saludos hombre" en français), il s'est inspiré de la gestuelle du lapin pour composer son personnage ; ici -- quoi qu'on en pense vu le gag des oreilles --, il fait carrément le poulet, si, si ;
-- dans un petit rôle, le comédien Dan Van Husen, habitué du Spaghetti Western Web Board et toujours actif (son site est facilement trouvable).

Ca me donne envie de le revoir, tiens, et j'ai même pas honte ! :sm16:

B.

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Messagepar Sartana » 16 juin 2006 16:44

Breccio a écrit :Ca me donne envie de le revoir, tiens, et j'ai même pas honte !

... Et tu as bien raison ! Content de voir que quelqu'un a vu ce film ! Je craignais être le seul à pouvoir parler dessus ! Merci Breccio :num10
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Liko
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Messagepar Liko » 16 juin 2006 17:20

Belle analyse, ca donne envie de regarder :applaudis_6:

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Messagepar Liko » 15 déc. 2006 18:02

J'ai pris mon courage à deux mains pour me le taper celui-là, je le sentais pas du tout, et finallement...j'etais pas loin du compte :roll:
Pour resumer le film : 3 grands comediens du Western Italien, 1 grand realisateur du genre, en gros un casting de rêve pour un film lourd, très lourd :(
Je ne peux pas dire que j'ai detesté mais je ne le mettrais pas dans mes 50 favoris :D Comme l'a ecrit plus haut Sartana, Milian en fait trop, c'est lourd et ennuyeux. Gemma et Wallach campent leur rôle sans se forcer, on peut dire qu'ils sauvent la barraque à eux deux.
Pour repondre à Breccio, la VF possède les dialogues du début ou la femme de Wallach hurle en citant une pléiade de titre de Westerns Spaghettis (même ca c'est lourd :( ).
Grosse deception pour ma part, le plus mauvais Corbucci que j'ai vu jusqu'à present. Western à voir uniquement pour les malades du genre All'Italia :mrgreen:

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Sartana
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Messagepar Sartana » 15 déc. 2006 18:17

Liko a écrit :Grosse deception pour ma part, le plus mauvais Corbucci que j'ai vu jusqu'à present. Western à voir uniquement pour les malades du genre All'Italia :mrgreen:

Cela est dû, je pense, au fait que tu as vu la VF qui est, à ce qu'on m'en a dit, de piètre qualité. Ceci ne sauve pas un film de son caractère lourdingue, mais le comique étant ici très textuel, la façon dont les blagues et gags sont amenés et posé par les acteurs peut tout changer...
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Messagepar Liko » 15 déc. 2006 19:19

Tu as peut être raison Sartana, c'est vrai que le film sonne faux dans l'ensemble :? Pour me rattrapper je me suis regarder "La Colere du Vent" (dixit : "Trinita voit Rouge") :wink:

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Messagepar Sartana » 15 déc. 2006 19:39

Très étrange, ce Trinita voit rouge, ça ressemble plus à un film politique engagé qu'à un western. Très lent, mais histoire efficace, dans mon souvenir (je l'ai vu ya 8 ou 9 ans)
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Le blanc, le jaune et le noir - (Il bianco, il giallo e il nero) - Sergio Corbucci - 1975

Messagepar tepepa » 03 août 2007 14:22

Avec : Eli Wallach, Tomas Milian, Giuliano Gemma

L’histoire : prout, paf pif paf, blam blam blam, tagada tagada, pif paf, prout.


1975, le western italien se meurt. Certains travaillent à lui offrir un enterrement honorable (Keoma, Mannaja, Adios California) suite à l’épuisement de la veine parodique, Sergio Corbucci préfère jeter son dernier western dans la fosse commune de la vulgarité.

Le prologue est plutôt amusant, bien qu’une fois de plus Jean-François Giré ait jugé bon de le raconter in extenso dans son livre Il était une fois… le western européen (c’est d’ailleurs le défaut majeur de ce livre : la paraphrase n’était pas une gêne énorme en 2002 quand le livre est sorti, il le devient aujourd’hui que de plus en plus de westerns italiens sont disponibles). On subit ensuite une irritante musique des frères De Angelis, qui est d’autant plus mauvaise qu’elle vous trotte encore dans la tête trois jours après et que vous finissez par l’apprécier : on pourrait appeler ça de l’auto matraquage de masse. Les gags qui tombent à plat et les situations saugrenues s’enchaînent ensuite selon l’immuable cahier des charges de ce type de comédie : un peu de scato, un peu de burlesque, un peu de Tex Avery, beaucoup de bastons.

On a toujours plaisir à revoir Eli Wallach. Il a bien vieilli ici, et – fait remarquable – il joue un vrai honnête shérif un peu stupide mais pas tant que ça. A part ça, sa prestation reste tout de même en demi-teinte, très effacée.

Il faut dire qu’en face de lui, il y a Tomas Milian. L’acteur habitué des rôles déjantés – de l’albinos givré de Sentence de Mort au bossu timbré des polars futurs en passant par le burlesque Providence, Tomas Milian signe ici son rôle le plus loufoque, le plus exagérément cabotin, le plus énervant aussi. Interprétant un japonais apprenti samouraï légèrement con, doublé en VF de façon horripilante, il donne littéralement envie de lui coller des baffes tellement son jeu est exacerbé.

Heureusement, Giuliano Gemma est là pour exaucer notre souhait, grâce lui soit rendue d’en foutre plein la tronche au japonais. Gemma est un bandit suisse, légèrement dandy, un peu snob, mais pas vraiment attachant. Il devient même le plus antipathique des trois, car il est le seul finalement à être vraiment malhonnête. Son jeu est sobre, beaucoup moins efficace que dans Ben et Charlie.

Aucune des trois stars ne parvenant à emporter l’adhésion, les gags ne réussissent pas non plus à sauver l’entreprise. Du mal de dents navrant aux pets de poney, on soupire d’incrédulité. Il faut croire qu’il faut être dans un état d’esprit second pour apprécier ce genre d’humour et que j’ai raté le train pour celui-là. Les erreurs de vocabulaire à répétition du samouraï finissent par faire rire, pas parce qu’elle sont drôles, mais bien parce qu’elle sont répétées si souvent qu’on finit par succomber au matraquage. Quant au scénario, il est si navrant que ce n’est pas la peine d’en parler.

Et pourtant, Le Blanc le Jaune et le Noir a une certaine tenue, une réalisation efficace, des moyens conséquents et une bonne humeur communicative qui finit à la longue par faire céder la résistance du plus endurci des spectateurs. De façon incroyable, on finit par s’attacher au samouraï et à son sens de l’honneur presque anachronique dans ce type de film et on finit par prendre le personnage d’Eli Wallach en pitié. D’une façon incroyable, on prend le train en marche et on finit le film en se disant qu’on n’a pas passé un si mauvais moment que ça (surtout qu’à ce stade, on est déjà en train de se dire que la musique des frères De Angelis n’est pas si nulle finalement). Serait-ce le miracle Sergio Corbucci, ou plus prosaïquement le symptôme d’un sens critique émoussé ?

Pour avoir vu ce film en partie en famille et m’être tapé la fin seul, abandonné par tous ces lâches incapables de perdre 1h30 de leur vie devant un truc idiot :wink: , j’en suis maintenant convaincu : plus on regarde des westerns spaghetti, moins on est difficile !

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Messagepar Breccio » 04 août 2007 17:56

Admettons-le : le western all'italiana a fini par devenir de la grosse farce, mais cette farce-ci, avec Corbucci aux fourneaux, est plutôt réussie.
Je l'ai écrit ailleurs, mais il me semble que Tomas Milian joue comme un poulet (la gestuelle, les mimiques, tout est ici gallinacé).
Pour la tonalité, les moyens et la relative déception du spectateur fan de spagh, ce film me paraît comparable à Un génie, deux associés et une cloche.
B

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Messagepar Sartana » 04 août 2007 23:43

Fusion ;)
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pour atteindre la violence de masse qui... qui fait l'histoire..." Brad Fletcher dans Le dernier face à face
Personne a écrit :Sartana, tu as un coeur de pierre!

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Messagepar Trinita » 13 oct. 2007 10:32

Je dirais simplement que c'est un film sypathique avec trois bons acteurs qui s'en donne à coeur joie en entourloupette. Sinon, c'est clair que la reconnaissance par l'odeur d'un pet est plus que lourde mais bon c'est une grosse farce qui ne se prend pas au sérieux alors ça passe. :lol:
Sinon voir ces trois acteurs travestis est un grand moment. :lol:

rex

Messagepar rex » 22 nov. 2007 6:23

Liko a écrit :J'ai pris mon courage à deux mains pour me le taper celui-là, je le sentais pas du tout, et finallement...j'etais pas loin du compte :roll:
Pour resumer le film : 3 grands comediens du Western Italien, 1 grand realisateur du genre, en gros un casting de rêve pour un film lourd, très lourd :(
Je ne peux pas dire que j'ai detesté mais je ne le mettrais pas dans mes 50 favoris :D Comme l'a ecrit plus haut Sartana, Milian en fait trop, c'est lourd et ennuyeux. Gemma et Wallach campent leur rôle sans se forcer, on peut dire qu'ils sauvent la barraque à eux deux.
Pour repondre à Breccio, la VF possède les dialogues du début ou la femme de Wallach hurle en citant une pléiade de titre de Westerns Spaghettis (même ca c'est lourd :( ).
Grosse deception pour ma part, le plus mauvais Corbucci que j'ai vu jusqu'à present. Western à voir uniquement pour les malades du genre All'Italia :mrgreen:


avis partagé ;énorme déception, un zéro pointé pour ce "film" que je n'ai pas pu voir en entier tant j'étais furieux de voir tous ces talents gachés...on dirait un suicide cinématographique !

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Jicarilla
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Re: Le blanc, le jaune et le noir (Il bianco, il giallo, il nero) de Sergio Corbucci (1975)

Messagepar Jicarilla » 05 juin 2008 11:49

ImageTemps médiocre dans l'Est une occasion de fouiller dans mes fiches et vous faire profiter :applaudis_6: :applaudis_6:

:lol: :lol: et un autre bonjour du blanc du jaune et du noir :applaudis_6: :applaudis_6:

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Django, le retour
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Re: Le blanc, le jaune et le noir (Il bianco, il giallo, il nero) de Sergio Corbucci (1975)

Messagepar Django, le retour » 11 janv. 2010 23:17

Je viens de regarder ce film (en VF). Et bof ! Très bof !. Dingue de cinéma, j'ai vu des films excellents, cultissimes et des moins bons. Des westerns aussi. Celui-ci est nul. Le mot est faible.

Pourtant, je vous ai relu pour voir ce qui a pu vous plaire dans ce film et je ne partage pas votre avis.

Les points positifs qui m'ont permis de rester jusqu'à la fin du film :
Ce qu'on peut appeler la scène d'ouverture (celle du train) qui copie de façon parodique, voire tourne en ridicule celle de l'excellent Soleil rouge, soyons honnêtes, semblait être prometteuse d'un western qui se veut comique et sans prise de tête.

La présence, dans ce film de Sergio Corbucci, de 2 stars charismatiques du western spaghetti (Giuliano Gemma et Tomas Milian, méconnaissable) et d'une star du western américain (Eli Wallach) suscitait un regain d'intérêt.

La musique, loin du maître absolu en BO de westerns Ennio Morricone, est pas si ridicule que cela.

Des rebondissements, la fameuse scène de bagarre à la "Hill & Spencer", les 3 héros déguisés en femme façon cabaret, ah ! aussi la femme de E. Wallach qui hurle des titres de westerns (près de 15) fait sourire. Le titre Le blanc, le jaune et le noir fait aussi bien référence aux 3 compères qu'aux 3 couleurs des serrures du coffre convoité.

MAIS tout ceci ne fait pas forcément un bon film.

Les points négatifs qui ont failli me faire arrêter le film après chaque 1/4 heure :
Peut-être bien que, même si l'histoire du trio et du trésor a été maintes fois usée (et de bien meilleure façon), le seul et unique point négatif du film (pour lequel j'attribue le mot "nul"), c'est le jeu exagérément bêta et absurde de Tomas Milian qui le rend complétement abruti et agaçant. Pourtant, j'aime tous les cinémas. Quand il s'agit de regarder un film au 1er ou 2nd degré, je me mets dans le bain et je plonge dans le film pourvu qu'il y ait une histoire et un intérêt en fil conducteur. Pourtant, j'aime Tomas Milian, notamment dans Le dernier face à face où il livre une superbe composition. Mais là ! Peut-être que la transposition des blagues textuels de la langue d'origine en VF y est pour beaucoup dans cette sensation de lourdeur. Et en plus, le film dure 1h44 !!! Raaa ! je dois posséder la version longue...

Heureusement que Eli et Giuliano sont là pour maintenir l'intérêt infime du film. Ils nous permettent de suivre l'histoire et d'avoir du répit pour les oreilles.

En ayant vu le pire film de chaque acteur, il ne me reste que le meilleur de leur prestation dans les westerns spaghetti : Les Quatre de l'Ave Maria pour Eli Wallach ; Le Dollar troué, Adiós gringo, Trois cavaliers pour fort Yuma pour Giuliano Gemma ; Colorado, Tire encore si tu peux, Saludos hombre pour Tomas Milian.
Auteur de L'Inconnu oublié - Éditions Publibook viewtopic.php?f=14&t=10165
"Quelle ingratitude ! Quand je pense au nombre de fois où je t'ai sauvé la vie..." Clint Eastwood - Le bon, la brute et le truand



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