Navajo Joe - Un dollaro a testa - 1966 - Sergio Corbucci

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Re: Navajo Joe - Un dollaro a testa - 1966 - Sergio Corbucci

Messagepar L.. » 17 mai 2019 19:31

Et en reprenant le dictionnaire de Marco Giusti, on lit que :

Brando n'étant jamais venu, le rôle échoît à Ricardo Montalban finalement jugé trop vieux (De Laurentiis le récupère pour Les Dynamiteros, Montalban joue un éclaireur indien.)

Clint Eastwood serait pour quelque chose dans le choix de Burt Reynolds, et Corbucci se souvient surtout de l'amitié née avec Burt Reynolds.

Giusti précise aussi que le Navajo Joe a connu un immense succès au Japon et est un "film culte" dans le monde.

En Italie, la phrase de lancement était "Un western sans pitié et violent (Un western spietato e violento in prima visione".)"

(Le livre de Giusti reste la source la plus complète sur le genre, en dépit d'approximations et de témoignages très confus, tout le monde dit , par ex. avoir été contacté pour jouer dans Pour une poignée de Dollars. )
Modifié en dernier par L.. le 17 mai 2019 19:45, modifié 1 fois.

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Re: Navajo Joe - Un dollaro a testa - 1966 - Sergio Corbucci

Messagepar pass » 17 mai 2019 19:40

L.. a écrit :Brando n'étant jamais venu, le rôle échoît à Ricardo Montalban finalement jugé trop vieux (De Laurentiis le récupère pour Les Dynamiteros, Montalban joue un éclaireur indien.)

Clint Eastwood serait pour quelque chose dans le choix de Burt Reynolds, et Corbucci se souvient surtout de l'amitié née avec Burt Reynolds.


Merci pour l'info, donc il y a eu l'influence d'Eastwood pour B. Reynolds.

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Re: Navajo Joe - Un dollaro a testa - 1966 - Sergio Corbucci

Messagepar L.. » 17 mai 2019 19:44

Ils se connaissaient, Eastwood et Brett Hasley étaient aussi bons amis, s'étaient retrouvés à Rome, mais Hasley n'a eu ni la carrière d'Eastwood , ni celle de Reynolds.

il est une biographie italienne de Dino De Laurentiis, mais que je n'ai plus (Tullio Kezich, de mémoire).

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Re: Navajo Joe - Un dollaro a testa - 1966 - Sergio Corbucci

Messagepar limpyChris » 17 mai 2019 23:55

Quand je disais qu'IL HART toujours le mot juste, là où je suis obligé de faire des grands détours (je n'utilise pas le mot adéquat afin de ne pas chiffonner ceux qui parleraient d'intellectualisme/-sation) pour donner une vague idée de ce que je veux vraiment dire : Putassier. En plus, c'est un mot qui claque.
Allez, je reverrai N. J. cet été, avec vos textes en tête. Et en espérant encore un développement de Tepepa ...
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Re: Navajo Joe - Un dollaro a testa - 1966 - Sergio Corbucci

Messagepar tepepa » 18 mai 2019 0:17

limpyChris a écrit :Et en espérant encore un développement de Tepepa ...


Ce film est bien.
7/10

Note qu'a priori, c'est largement au-dessus des Aventures du Capitaine Wyatt du coup :num13

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Re: Navajo Joe - Un dollaro a testa - 1966 - Sergio Corbucci

Messagepar limpyChris » 18 mai 2019 0:26

T'es encore là à c't'heure-ci ?!! Par où t'es rentré, on tepepas vu sortir ...
Euh, c'est gentil, mais tu penses quand même pas t'en tirer à si bon compte ... J'espère qu'on me donne des arguments, des explications pour que je puisse le voir, 'entrer dedans' en ayant laissé au vestiaire les oripeaux de mes a priori.
À vot' boun cor, Missié, sinon jé chante ...
(et blague à part, que penses-tu de Wyatt ? Ça marche sur les gosses ?)
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Re: Navajo Joe - Un dollaro a testa - 1966 - Sergio Corbucci

Messagepar tepepa » 18 mai 2019 0:30

Et quand Tarantino fait flinguer tout un ramassis de nazis par des soldiers undercover, j'aime bien. On retrouve d'ailleurs l'ironie, l'irrévérence du western spaghetti là-dedans.
Par contre quand il montre un esclave noir flinguer toute une bande de salopards d'esclavagistes, j'aime moins. Parce qu'il semble dire "voyez tas de couards, ça n'aurait pas été si dur de se révolter, pourquoi ne l'avez vous pas fait ?"
Bon, vous m'avez donné envie de revoir ces deux films, ainsi que Navajo Joe ceci dit...

PS: jamais vu Wyatt. Pas la peine d'ailleurs, 3/10 je ne vais pas perdre mon temps... :mrgreen:

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Re: Navajo Joe - Un dollaro a testa - 1966 - Sergio Corbucci

Messagepar limpyChris » 18 mai 2019 0:37

Intéressant point de vue.
Mon histoire familiale (résistance en Dordogne d'un côté, bataille des Ardennes et déportation à Buchenwald en tant que 'passeur d'hommes' de l'autre) fait que je n'arrive pas à trouver ça jubilatoire, ni apprécier "La vie est belle" de B.
Pour la deuxième partie : Ah oui ?
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Re: Navajo Joe - Un dollaro a testa - 1966 - Sergio Corbucci

Messagepar tepepa » 18 mai 2019 0:45

Dans ce cas, tu ne dois pas non plus apprécier Quand les Aigles attaquent où Clint Eastwood et ses amis déciment joyeusement l'armée allemande à cinq ou six, ni Indiana Jones, où des nazis de pacotille courent après l'Arche d'alliance ? Mais là, on n'est pas dans ce registre, je ne trouve pas du tout Inglorious Basterds jubilatoire, pour moi c'est un pur film d'horreur, avec un regard ironique en sus.
Pour Navajo Joe c'est pareil.

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Re: Navajo Joe - Un dollaro a testa - 1966 - Sergio Corbucci

Messagepar musselshell » 18 mai 2019 10:25

tepepa a écrit : je ne trouve pas du tout Inglorious Basterds jubilatoire, pour moi c'est un pur film d'horreur, avec un regard ironique en sus.
Pour Navajo Joe c'est pareil.


Aprés avoir revu Inglorious Basterds...je déclare m'être fourvoyé en utilisant le terme jubilatoire.
Ceci-dit, je n'arrive pas à changer de discours (mot plus grand que la chose) sur Navajo Joe, cette fois-ci, il est vrai , en en ayant regardé que des extraits...qui ne m' ont pas incité à m' envoyer le tout.
C' est de bonne foi que l' escagassement ( ou l' escagasserie) perdure...
Film horrible plutôt que film d' horreur...
Quant à l' ironie, si elle peut avoir pour objet de dire quelque chose, je ne vois pas trop ce qu' elle dit ici.

Envoyé de mon ONEPLUS A6013 en utilisant Tapatalk
C'est beaucoup trop 255 caractères. Je renonce à apposer une signature.
Ah...c'est la limite haute...
Je renonce quand même. Je sais pas quoi dire, de toutes façons.

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Re: Navajo Joe - Un dollaro a testa - 1966 - Sergio Corbucci

Messagepar limpyChris » 18 mai 2019 10:26

Dans ce cas, tu ne dois pas non plus apprécier Quand les Aigles attaquent où Clint Eastwood et ses amis déciment joyeusement l'armée allemande à cinq ou six, ni Indiana Jones, où des nazis de pacotille courent après l'Arche d'alliance ?

Exact. Pour le premier, je ne suis jamais arrivé au bout. Pour 'Indiana', c'est différent, pour moi, dans mon ressenti et la différence que j'y mets, peut-être idiote, d'autant plus qu'indicible, et j'ai la distance suffisante pour n'y voir qu'un divertissement, un peu comme du Blake et Mortimer. Peux pas t'expliquer pourquoi ...
Et parmi les Indiens que je connais, aucun ne regarde des westerns, en général parce que "It isn't like Granma told me" ... eux et moi on est très premier degré pour des choses qui nous ont touché ... Pas certain qu'ils rient à "Pale Face" avec Bob Hope ... moi oui, j'aimerais bien le voir en dvd ; la copie US en Technicolor est superbe. Mais plus le temps passe et moins je supporte les films de guerre, quels qu'ils soient.
Bien sûr, ça ne concerne que moi ; je pense bien que d'autres, et même touchés par la 2ième G.M. de manière plus éprouvante que moi et 'de première main' peuvent apprécier les films que nous avons évoqué, de "Inglorious ..." à "Quand les Aigles ..." en passant par "La vitta è bella".
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Re: Navajo Joe - Un dollaro a testa - 1966 - Sergio Corbucci

Messagepar limpyChris » 18 mai 2019 10:32

Oups, Mussel est déjà levé, et avait posté pendant que je tapais. Ça pourrait être intéressant comme 'débat', afin que j'aie un éclairage éclairé qui me permette de voir ce genre de film sans 'hérissement' ...
Ou pas ... je supporterai de ne pas voir de films de guerre, mais qu'on m'enlève pas les films de covebois et d'Indiens !

Tiens, en revanche, la seconde guerre en BD, comme "Cinq branches de coton noir", de Cuzor (qui s'est documenté sur la bataille des Ardennes, du type de forêt au type d'habitations - mais la BD ne parle pas que de ça), j'apprécie.

Relisez Mussel maintenant pour les réponses.
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Re: Navajo Joe - Un dollaro a testa - 1966 - Sergio Corbucci

Messagepar tepepa » 18 mai 2019 10:56

Comme le dit Hart, le film est un cri.

Soit ce cri te touche, remue quelque corde sensible en toi, et le film devient bon.
Soit le cri reste en surface, tu ne vois que le contexte maniéré et imparfait du film, tu passes à côté.

Soit le cri te déchire, soit il te casse les oreilles.

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Re: Navajo Joe - Un dollaro a testa - 1966 - Sergio Corbucci

Messagepar L.. » 18 mai 2019 11:09

Image

Voilà la monographie de Kezich sur De Laurentiis. Elle est épuisée, et j'ai fait la "bêtise" de la donner avec pas mal d'autres livres, donc je ne peux pas donner quelques extraits sur ce que Kezich raconte de la production des 4 westerns De Laurentiis....

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Re: Navajo Joe - Un dollaro a testa - 1966 - Sergio Corbucci

Messagepar pak » 18 mai 2019 11:56

tepepa a écrit :Dans ce cas, tu ne dois pas non plus apprécier Quand les Aigles attaquent où Clint Eastwood et ses amis déciment joyeusement l'armée allemande à cinq ou six, ni Indiana Jones, où des nazis de pacotille courent après l'Arche d'alliance ? Mais là, on n'est pas dans ce registre, je ne trouve pas du tout Inglorious Basterds jubilatoire, pour moi c'est un pur film d'horreur, avec un regard ironique en sus.
Pour Navajo Joe c'est pareil.


En effet Quand les aigles attaquent ou Indiana Jones, auxquels on pourrait ajouter Les 12 salopards dans lequel des nazis et leurs poules sont exécutés à la SS (enfermés et brûlés vifs) ne répondent pas à la même démarche. On a là des personnages de fiction dans des films à spectacles, qui se distinguent surtout les uns des autres par leur rapport à la violence. Dans ces films, l'allemand, l'ennemi, est relativement anonyme, et ils tombent comme des mouches comme c'est souvent le cas dans les films de guerre américains, même aujourd'hui (voir le combat final de Fury).

Inglourious Basterds pour moi répond à une autre logique, plus militante, qu'on retrouve dans Django Unchained quand Tarantino ridiculise une bande du KKK avant que Django ne tire dans le tas. On est ici plus dans l'idéologie. Tarantino ne tourne pas ces scènes dans le seul but d'ajouter une scène d'action, il véhicule un message, et il se fait plaisir aussi. Le terme jubilatoire a été utilisé, et oui, ces scènes semblent avoir été tournées et montées de manière jubilatoire. Est-ce que ça a été perçu ainsi ? La scène du massacre du cinéma dans Inglourious Basterds m'a mis mal à l'aise, et est grandement responsable du peu d'attachement que j'ai pour ce film, malgré le fait que je sois généralement assez fan de son travail. On va me répondre que c'est de la fiction, il n'empêche que mettre des personnages historiques dans un film pour leur faire connaitre un autre sort que le véritable, c'est déjà pour moi d'une grande maladresse (le film n'a jamais été présenté comme étant une uchronie). Il y a ensuite cette complaisance à filmer les corps déchiquetés par les balles d'Hitler et ses sbires, comme si l'auteur cherchait à effacer jusqu'à leur souvenir, une sorte de vengeance rétroactive sur le mal qui a été fait, finalement assez infantile si tant est qu'un tel mot puisse être utilisé devant un bain de sang. Quand Tarantino réutilise ce principe avec le KKK, il le fait plus intelligemment (c'est mon avis), déjà en se prenant moins au sérieux et en étant moins frontal que dans Inglourious Basterds, ensuite parce que les abrutis massacrés sont redevenus des personnages anonymes.
Quand on joue dans un western, on peut embrasser le cheval mais pas l'actrice.

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