L'Homme sans frontières - The Hired hand - Peter Fonda - 1971

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Jicarilla
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L'Homme sans frontières - The Hired hand - Peter Fonda - 1971

Messagepar Jicarilla » 24 mai 2006 18:51

HELLO :hat: :hat2:

:char: Un western psychologique que j’ai redécouvert hier soir sur ciné classic et là, je tire mon stetson à Mister PETER FONDA pour son très beau film, une musique dans le climat du film, de très belles photos de l’ambiance année 70 et une belle histoire d’amitié .Des rôles sur mesure pour VERNA BLOOM WARREN OATES et PETER FONDA.
:cling: Un western que l’on pourrait plus faire aujourd’hui dommage !.......
:applaudis_6: :applaudis_6: :applaudis_6: Mr FONDA pour ce film


:horse: VOTRE AVIS !!!!!! M’intéresse. :sm9: :sm9:

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:horse: SO LONG JICA :horse:
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L'étranger...
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Messagepar L'étranger... » 24 mai 2006 21:11

L'histoire est trés trés bien, c'est bien filmé aussi, et les acteurs sont tous bons, néanmoins, j'ai trouvé son rythme trop lent.
Je suis le plus beau, le plus fort, le plus intelligent, dixit Carcasse... et vous savez quoi ? Il a raison !

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Jicarilla
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Messagepar Jicarilla » 31 mai 2006 13:17

L'étranger... a écrit :L'histoire est trés trés bien, c'est bien filmé aussi, et les acteurs sont tous bons, néanmoins, j'ai trouvé son rythme trop lent.


:lol: HELLO STRANGER :lol:

Tel père tel fils, un Peter FONDA nonchalant qui mène se western à son rythme, d’où la beauté de ce western. :P :P
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akpstyl
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Messagepar akpstyl » 18 avr. 2007 15:22

Enfin vu ce film, tout comme l'étranger je lui reprocherais ses longueurs, mais cette histoire d'amitié, et aussi d'amou est vraiment envoutante, et une fin bien comme je les aime. :) !!!
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big jake
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Messagepar big jake » 08 oct. 2007 2:21

:applaudis_6: Voila un film qui sort vraiment des sentiers battus .
Ce film est magnifique en tout points :
Peter Fonda et Warren Oates sont fabuleux dans cette histoire d'amitié .
La photographie très belle ( restaurée dand le dvd Carlota )
Très beau theme Musical
La lenteur du film apporte un charme esthetique indeniable .
Je comparerai aux films de Monte Hellman c'est a dire sans artifices d'action ; mais a l'intensité forte .
Une Reussite qui merite d'etre vue et reconnue comme tel . cool
Richard Boone : Mais qui etes vous ?
John Wayne : Jacob Mc Candles
Richard Boone :Je vous croyais mort !
John Wayne : Pas encore .

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Messagepar Jicarilla » 23 nov. 2007 9:11

:oops: Des photos fades pour un western avec une photographie magnifique :oops: :oops:

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:lol: Une affiche de 60x80 plus intéressante que les photos

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:horse: SO LONG :beer1:
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U.S. Marshal Cahill
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Re: L'Homme sans frontières - The Hired hand - Peter Fonda - 1971

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 15 juin 2009 11:05

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lasso
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Re: L'Homme sans frontières - The Hired hand - Peter Fonda - 1971

Messagepar lasso » 14 mars 2012 11:08

Collings se marie très tôt à 20 ans avec Hannah 30 ans (possédant de tous ses dents comme il réplique à Harris son ami). Il la quitte
pour l'aventure. Avec son ami, Harris, il vagabonde pendant 7 ans dans la nature. Maintenant, il est décidé de regagner son épouse
et son enfant pour reprendre ses responsabilités vis-à-vis de sa famille. Mais sur la route un incident de vol de cheval et le meurtre
de leur jeune suiveur et ami, les forces à récupérer au moins le cheval et à punir les voleurs en les blessant. C'est cet événement qui
va les rattrapper plus tard et va changer leurs destins.
90 minutes pour nous raconter cette histoire. Il est vrai qu'on a apporté plus de soins à la photograpie de beaux paysages les accompagnant
de sons d'instruments de musique, bien agréables, qu'au western lui-même. La relation entre les deux amis est au moins ambigue (dehors, quand on
est seul la nuit, on a froid). Harris aide son ami à regagner l'amour de sa femme, mais secrètement il l'aime aussi. Il quitte le couple pour
voyager vers la Californie, le Pacifique, immense comme les prairies. Le règlement de compte est bien filmé, original et tragique.
Le réalisation du film m'a semblé assez prétencieuse, voulant mettre les hommes confrontés à l'imensité de la nature.
Hannah, (Verna Bloom) domine comme actrice largement les prestations des acteurs, surtout Peter Fonda, ne fait pas bonne
figure dans son rôle, trop défaitiste.

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Abilène
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Re: L'Homme sans frontières - The Hired hand - Peter Fonda - 1971

Messagepar Abilène » 17 sept. 2012 22:50

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Re: L'Homme sans frontières - The Hired hand - Peter Fonda - 1971

Messagepar Abilène » 18 sept. 2012 18:32

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Re: L'Homme sans frontières - The Hired hand - Peter Fonda - 1971

Messagepar Abilène » 12 oct. 2012 23:03

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Yosemite
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Re: L'Homme sans frontières - The Hired hand - Peter Fonda - 1971

Messagepar Yosemite » 29 déc. 2012 14:41

Splendide western revu avec beaucoup de plaisir tout récemment. Un rythme globalement lent oui mais qui me semble convenir au thème que je nommerais volontiers : "la fin du voyage".
Sept années de cheminement, d'aventures peut-être et d'errances certainement, illustrées par ce rêve de côte ouest qu'aucun des trois compagnons n'atteindra en fait. Au travers de cette fin d'errance je pense qu'on peut voir bien sûr la fin d'une liberté, le besoin du ralliement à une société sédentarisée, les dernières pages de l'aventure des pionniers et de celle des cowboys qui se tournent.

Lorsque Harry apprend à ses compagnons qu'il ne veut pas aller sur la côte ouest, le jeune Dan croit que cette décision fait suite à leur petite dispute de la veille au sujet du corps pris dans le fil de pêche.
Bien sûr, cela n'a rien à voir et Harry le lui dit, mais pour Dan, cette dispute avait une importance alors que pour Harry il ne s'est même pas agi d'une dispute. De par leur différence d'âge et de par les années de voyage qui les séparent, ils ne sont pas sur un pied d'égalité face aux horreurs de la vie et si Harry a coupé ce fil c'est parce qu'il n'a pas envie de regarder ce cadavre emmêlé dans le fil à pêche, puisque lui, il sait à quoi un cadavre ressemble.
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Dan éprouve certainement à ce moment une curiosité un peu morbide une épreuve peut-être qu'il veut s'infliger : voir la mort d'en face. Par ailleurs, on peut y voir une première prémonition, la ressemblance entre ce corps juste entrevu et la fille de Harry qui incitera peut-être ce dernier à revenir auprès de sa famille.

Je parle de « première prémonition », car il me semble qu’on peut en voir une deuxième lors du voyage jusqu'à la ferme Collings. Dan est mort, Harry et Arch cheminent à deux mais avec trois chevaux, celui de Dan, brutalement récupéré.
Ce cheval ne sera jamais monté et c'est Arch qui le mènera tout au long
Dans la symbolique, ce beau dada servira finalement à poursuivre l'évocation d'un trio et, peut-être, à préfigurer le retour d’Arch tout à la fin du film. Une fois encore, il reviendra avec un cheval qui ne lui appartient pas et sans cavalier (celui de Harry cette fois).
Inéluctabilité de l’attraction d’un foyer, impossibilité de s’en échapper même… et le plus fort symbole est bien sûr l’attirance exercée par Hannah (la troublante et magnifique Verna Bloom) sur les hommes de passage. Finalement elle n’aura connu qu’eux de ce qui nous est narré dans ce film : au travers de l’évocation de ses relations avec les saisonniers, au travers de la brièveté d’un effleurement avec Arch et au travers de ce simple passage de Harry qui est de retour après sept ans d’absence.
Avant ? Avant il y a eu une relation dont nous ne saurons rien si ce n’est qu’elle donné vie à une jeune fille prénommée Janey (Megan Denver).

Finalement, ces hommes ne savent pas qui ils sont. En échappant ou plutôt en cherchant à échapper aux frontières ils tracent un chemin qui n’existe pas mais qui surtout n’existera jamais plus. Je pense que c’est aussi pour cela que Fonda joue sans cesse sur les duos et les trios (existants ou figurés par la présence du seul cheval), seuls ils ne tiennent plus debout et pour chacun, leur isolement leur aura été fatal. Alors le seul constat qu’on semble pouvoir en tirer est l’inéluctabilité vitale d’un retour à la société, société incarnée, a minima, par la ferme Collings.
Alors, fatalement, le moment où ces deux amis vont vivre dans cette ferme fait entrer dans une autre histoire, une autre narration, une vie différente en somme.
Pour illustration, lorsqu'ils séjournent à la ferme Collings ils ne cessent de "triloguer" : c'est Hannah qui passe par Arch pour savoir su Harry a l'intention de rester, c'est Harry qui passe par Hannah pour recueillir son avis sur le désir exprimé par Arch de les quitter… une nouvelle géométrie des relations prend forme et certains cadrages de Fonda l’illustrent à merveille.
J’ai été frappé par celui-ci, cette caméra calée entre la claire-voie d’une barrière, qui fixe une éolienne au travers de planches en zigzag : Image
Quel inconfort, quel manque de repères... tout ça au travers d'un simple positionnement de caméra. Et malgré une éolienne qui, façon girouette, semble indiquer sa côte ouest à elle, quelle est donc sa marge de liberté à cet objet ? Elle subit le vent en fait et plus encore sur ce plan, elle n'est que le symbole qu'on cherche à en faire.
Chouette film vraiment.
Yo.

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Yosemite
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Re: L'Homme sans frontières - The Hired hand - Peter Fonda - 1971

Messagepar Yosemite » 29 déc. 2012 15:12

Alors... un coup d'oeil sur les chevaux justement !
Voici leur distribution initiale :
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Sans utiliser les dénominations adéquates, les puristes me pardonneront j'espère :
- Harry Collings en tête monte un cheval pie
- Arch le suit avec son cheval uniformément brun, bai je dirais...
- Suit le cheval de Dan (mort à cet instant du film), alezan à balzanes (chaussettes claires) et à en-tête clair.

Ensuite, Arch s'en va de la ferme Collings, il monte le cheval de Dan et plus le sien :
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Ce cheval reviendra avec le macabre messager porteur du doigt tranché d'Arch.
Ceci décidera Harry à partir à son secours, sur son cheval à lui, le pie :
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Et après le dénouement tragique, le retour à la ferme Collings s'effectuera ainsi :
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Arch tient, comme lors de sa première venue, le cheval de Dan mais... monte celui de Harry.
Cela donne à méditer. Et à ce moment reviennent les propos mêlés de sanglots de Hannah qui implorait Harry de ne pas partir en lui disant qu'il n'en avait pas le droit. Qu'il avait promis de rester. Qu'il s'agissait d'une manigance...
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Une page se tourne donc. Et la personne, le personnage plutôt, qui le sait plus que tout autre, c'est Hannah si vous voulez mon avis.
Elle savait que son mari, de partir sans cesse, mourait sans tarder.
Yo.

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Re: L'Homme sans frontières - The Hired hand - Peter Fonda - 1971

Messagepar Yosemite » 29 déc. 2012 15:19

Seulement voila, les hommes souvent, se brûlent les yeux :
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Et ce beau plan, magnifiquement éclairé par Vilmos Zsigmond, ne dit pas autre chose.
Yo.

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Re: L'Homme sans frontières - The Hired hand - Peter Fonda - 1971

Messagepar Yosemite » 30 déc. 2012 23:49

Dans sa très bonne critique sur www.dvdclassik.com, Olivier Bitoun écrit :
    "...le film se fait bien le reflet des évènements qui bouleversent alors la société américaine, Peter Fonda radiographie le genre roi du cinéma, le western, à l’aune d’un public, d’une société, dont les rêves et les illusions s’envolent un à un. L’ Homme sans frontière est une passionnante réflexion sur un genre qui est arrivé à son point de rupture. Une œuvre qui fait de l’errance le symptôme d’un désenchantement généralisé."


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Lorsque je l'ai visionné, j'ai capturé ce plan qui, sans trop savoir pourquoi en fait, m'a semblé curieux et intéressant.
Il s'agit de l'entrée de Mrs. Sorenson (Ann Doran) qui, fait figure d'oiseau de mauvais augure dans la ferme Collings. Elle vient faire du prêchi-prêcha en soulignant qu'on ne voit pas beaucoup Hannah Collings à la ville. Devant sa fille bien entendu.
Le cadrage figure bien entendu un rapport de force, une opposition de cette personne avec ce foyer-sans-homme qu'est celui des Collings. Bien que les personnages droite cadre soient deux, ils sont positionnés en arrière et plus bas que cette dame en noir. Ils (elles) subissent manifestement le sermon en forme de reproche qui leur est formulé.
Alors pourquoi ceci ?
Je crois que l'analyse relevée ci-dessus sur dvdclassik permet de mieux comprendre ce choix de mise en scène.
J'aurais tendance à penser que pour Peter Fonda, l'inconfort humain est partout. Harry est las de ses sept années de route, il revient mais repart aussitôt, pourtant il y a dans ce foyer, un lit accueillant, une femme qui ne lui demande que de rester, une jeune demoiselle qui ne demande qu'un papa qui soit près d'elle... Il aurait finalement été simple de montrer ce lieu sous un aspect enchanteur, alliant amour, tendresse, chaleur et confort.
Ce n'est pas le crédo choisi par Peter Fonda.
La sédentarisation, l'installation au chaud n'est pas indemne de mauvais rapports, loin s'en faut. Et elle n'est pas neutre cette scène là... elle permet d'entrevoir pourquoi Harry, un jour, s'est fait happé par le rêve du départ. Il permet également de douter que, finalement, ici, en ce lieu accueillant, la vie est plus agréable que partout ailleurs. Ou plutôt, nulle part ailleurs... sur la route en somme.
Yo.



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