Le Fils de Geronimo - The Savage - 1951 - George Marshall

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lasso
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Re: Le Fils de Geronimo - The Savage - 1951 - George Marshall

Messagepar lasso » 21 déc. 2011 10:41

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Le film de George Marshall est un honnête film sur les Indiens (Crow et Sioux) les traîtant avec l'égard qui leur convient et
par des acteurs à tenue haute, comme il convient. La musique de Paul Sawtell souvent militaire est agréable. Les scènes de
combats et de luttes des indiens sont bien filmés. Malheureusement l'histoire se termine sur la reddition des sioux, en acceptant
la vie en réserve, mais on connaît cette histoire.
Le Chef Sioux qui a adopté le seul survivant, un garçon de 11 ans, d'un trek vers l'ouest, éliminé par les Crows, est appellé dans
la version originale IRON BREAST (Poitrine de Fer) et joué par Ted de Corsia.
Probablement pour assurer un succès commercial, les éditeurs français l'ont baptisé GERONIMO. Geronimo, le méchant Apache
étant plus connu, comme le Chef Sioux POITRINE DE FER, non commercial.

Déception, pour avoir usurpé le nom du Grand GERONIMO.
Modifié en dernier par lasso le 07 mai 2012 17:40, modifié 2 fois.

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Pike BISHOP
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Re: Le Fils de Geronimo - The Savage - 1951 - George Marshall

Messagepar Pike BISHOP » 21 déc. 2011 11:21

Il n'y a que dans le titre français (jamais à l'abri de toutes les stupidités à cette époque) heureusement qu'il est question de GERONIMO
pas dans le film...Tous les noms des sioux d'ailleurs sont changés par rapport à la VO même celui d'HESTON..
Il est quand même question de MINICONJOUS...
Le père adoptif de HESTON est joué par IAN McDONALD (le vilain de HIGH NOON) ...TED DE CORSIA (assez ridicule d'ailleurs)
joue un chef jaloux et secondaire...
If they move, kill'em !!

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Re: Le Fils de Geronimo - The Savage - 1951 - George Marshall

Messagepar lasso » 21 déc. 2011 11:41

Je dois te contredire - le père sioux du fils adoptif est continuellement appelé GERONIMO dans le film, je l'ai vu hier, donc mes
souvenirs sont encore frais.

IMDB dit que Ian McDonald joue YELLOW EAGLE qui figure en vrai nom dans la VF

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Pike BISHOP
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Re: Le Fils de Geronimo - The Savage - 1951 - George Marshall

Messagepar Pike BISHOP » 21 déc. 2011 13:14

Oui, tu as raison...J'ai plutôt tendance à les regarder en VOST, je ne me souvenais pas qu'ils avaient poussé la stupidité
à son comble d'appeler YELLOW EAGLE, GERONIMO tout du long...
Par contre le père adoptif est bien YELLOW EAGLE, IAN McDONALD...(Voix habituelle de WARD BOND Claude PERAN ?)
TED DE CORSIA porte à un moment un bonnet à cornes..Il s'appelle IRON BREAST bien traduit par POITRINE de FER
(Voix habituelle de Victor McLAGLEN , Marcel RAINES ?)...
HESTON est appelé là COEUR VAILLANT (comme les scouts et le journal..A "COEUR VAILLANT" rien d'impossible)
alors que le nom anglais est WAR BONNET (Bonnet de guerre)....à noter en italien il devient L'INVINCIBLE !!!!
(voix de JEAN DAVY, très comédie française dont il était sociétaire)...
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limpyChris
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Re: Le Fils de Geronimo - The Savage - 1951 - George Marshall

Messagepar limpyChris » 07 janv. 2012 14:08

Tout à fait d'accord avec Pike sur le ridicule de Ted Corsica, qui n'en est là ni à son premier ni dernier Indien, toujours avec le même masque facial ...
Pour ce qui est des voix, Ward Bond a souvent été doublé par Pierre MORIN (qui doubla aussi souvent Jay C. Flippen -sauf dans "Le Jugement des Flèches", par exemple, où c'est Serge Nadaud -le quasi-titulaire de Spencer Tracy- qui s'en charge ... J'ai bien entendu "Charge" ... ?! alors "CHAAAAAAARGE !!"*), -mais dans "Rio Bravo", il s'agit de Jean CLARIEUX, qui doublait généralement les gros bras, les brutes épaisses, un régulier de Mike MAZURKI-, et c'est bien Marcel RAINE qui était la voix française de Victor McLAGLEN sur la trilogie fordienne de la cavalerie + "The Quiet Man", "Prince Vaillant" ... Bref, avec P.V. et Georges AMINEL, mes comédiens de doublage préférés ... Et pourtant, je ne l'ai qu'en VO ... acheté sur EBay à un particulier qui l'avait enregistré sur une chaîne anglaise ... -m'en suis rendu compte après réception ...
Alors, si SIDONIS avait la bonne idée ... Il n'est pas si mal -à part les rôles indiens attribués à des italo-américains et autres 'Caucasiens'-, vu l'époque ... quelques scènes quotidiennes de village indien qui valent largement celles qu'on ne voit pas dans "Un Homme N. C."

(*connerie offerte par les Chargeurs Réunis)
Je suis un vieux Peau-Rouge solitaire qui ne marchera jamais en file indienne.

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Hombre
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Re: Le Fils de Geronimo - The Savage - 1951 - George Marshall

Messagepar Hombre » 06 mai 2012 20:32

Hier soir devant la TV, j'ai dû expliquer à ma fille (10 ans) 3 ou 4 fois que les indiens de ce film étaient des Sioux, Geronimo était un Apache, qu'il n'avait rien avoir avec l'histoire originale du film. A chaque fois que Geronimo était nommé, en plus les Crows vous voyez la confusion. Il n'y a pas un moyen de remédier à ça? Mill milliards de tonnerre de Brest! Titre absolument rageant. Je sais ça a été dit. Mais je le dit encore une fois.
Ceci dit ma fille a aimé le film, surtout Pehangi "la petite sœur". Moi, j'ai trouvé parfois Charlton Heston trop pompeux et grandiloquent surtout quand il s'agissait de faire de discours sur la défense des indiens. C’était quand même assez éprouvant le voir aller d’un camp à l’autre. Pour lui tout était compliqué. Film, il est vrai respectueux envers les indiens.

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Re: Le Fils de Geronimo - The Savage - 1951 - George Marshall

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 07 mai 2012 16:14

La morale de ce western se retrouve dans les propos du "fils de Geronimo" qui expliquera à son peuple d'adoption les raisons de sa trahison (car il a renoncé au dernier moment à conduire un convoi militaire escortant des pionniers comptant femmes et enfants dans un piège dans le but, par vengeance, de les faire massacrer par sa tribu ...).
Il leur fait comprendre qu'il a découvert en se liant d'amitié avec les Blancs qu'il y a des mauvais comme des bons dans les 2 camps et qu'on ne pouvait faire payer à tout un peuple la bêtise et les actes meurtriers d'un petit nombre pour aboutir à un enchaînement de violence et donc une guerre sans merci, guerre qui d'ailleurs serait vaine sachant qu'au bout du compte l'homme blanc bien supérieur en nombre et mieux armé finira de toute manière à conquérir leurs terres...mieux vaut pactiser dans la paix que périr et voir son peuple disparaître ...c'est bien ici la loi du plus fort qui l'emporte...

Heston est tout à fait crédible dans ce rôle et témoigne là encore de son talent de grand acteur :sm80:
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j'ai bien aimé les décors naturels que sont les Black Hills du Dakota du sud
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pass
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Re: Le Fils de Geronimo - The Savage - 1951 - George Marshall

Messagepar pass » 03 oct. 2012 13:09

Première représentation à Paris le 26 Juin 1953 aux Folies , au Paramount , au Palais - Rochechouart et au Sélect - Pathé en version française et originale .


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Re: Le Fils de Geronimo - The Savage - 1951 - George Marshall

Messagepar Longway » 21 févr. 2014 18:16

Fiche Télé 7Jours.
Diffusion : Jeudi 15 Mai 1969 sur la première chaine de L'ORTF.

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( Collection Pass )

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Re: Le Fils de Geronimo - The Savage - 1951 - George Marshall

Messagepar harry » 09 févr. 2017 21:23

J'ai lu avec attention tous les commentaires de "the savage " , je viens de le regarder en vo sous titré , et surprise lors du générique de début , pas de titre du film , sauf en sous titre " le fils de géronimo " , j'ai revisionné plusieurs fois le début , donc pas de titre , si quelqu' un a des précisions !
Merci d'avance .

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Re: Le Fils de Geronimo - The Savage - 1951 - George Marshall

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 16 avr. 2017 9:57

le dvd italien
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Re: Le Fils de Geronimo - The Savage - 1951 - George Marshall

Messagepar metek » 27 janv. 2018 3:45

Charlton Heston, Susan Morrow, Peter Hansen - The Savage (1951)

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Charlton Heston, Joan Taylor

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Charlton Heston

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Charlton Heston, Joan Taylor, Susan Morrow, Peter Hansen

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Modifié en dernier par metek le 30 janv. 2018 1:12, modifié 1 fois.

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Re: Le Fils de Geronimo - The Savage - 1951 - George Marshall

Messagepar lasso » 07 déc. 2018 14:02

DVD allemand avec anglais sorti le 22 novembre 2018 - Euro 12,99

dans la version Originale et la version allemande on ne parle jamais de Geronimo, ni des Apaches.


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acheté ce DVD Allemand (je ne voulais plus revoir mon DVDR - VF - à cause du massacre du nom
de Geronimo, utilisé outrageusement.)

ce DVD offre deux versions du film : une fois le film montré en allemagne, doublé en allemand
(bonnes traductions) et une fois la Version des cinémas américains en anglais.

Le DVD n'est pas de qualité HD, les couleurs en V/allemande sont un peu pâles,
alors que le V / USA montre de belles couleurs brillantes.

Content de l'avoir revu, l'histoire tient debout, la fin est bâclée.

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Moonfleet
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Re: Le Fils de Geronimo - The Savage - 1951 - George Marshall

Messagepar Moonfleet » 13 mai 2019 14:03

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Le Fils de Géronimo (The Savage - 1951) de George Marshall
PARAMOUNT


Avec Charlton Heston, Susan Morrow, Peter Hansen, Joan Taylor, Ted de Corsia
Scénario : Sydney Boehm
Musique : Paul Sawtell
Photographie : John F. Seitz (Technicolor 1.37)
Un film produit par Mel Epstein pour la Paramount


Sortie USA : Septembre 1952


The Savage fait partie de la première vague de westerns dits pro-indiens initiée (comme tout le monde le sait désormais) en 1950 par La Flèche Brisée (Broken Arrow) de Delmer Daves et La Porte du Diable (Devil’s Doorway) d’Anthony Mann, même si je continue à penser que le véritable précurseur fut Le Massacre de Fort Apache (Fort Apache) de John Ford sorti encore deux années auparavant. On peut d’emblée affirmer que si le film de George Marshall n’est pas aussi célèbre que ses illustres prédécesseurs, c’est qu’il fait pâle figure si on commence à vouloir les comparer. Au vu du scénariste aux manettes, Sydney Boehm, on aurait pourtant pu croire à un regrettable oubli comme ce fut le cas pour le magnifique Tomahawk de George Sherman ; mais non, il s’agit seulement d’un western dont les bonnes intentions de départ n’ont pas accouché d’un grand film faute de plus grandes ambitions artistiques, l’écriture s’avérant également assez décevante de la part d’un aussi grand scénariste, celui qui signera par la suite quelques chefs d’œuvres, surtout dans le domaine du film noir, tels The Big Heat (Règlements de comptes) de Fritz Lang, Les Inconnus dans la Ville (Violent Saturday) de Richard Fleischer ou Midi Gare Centrale (Union Station) de Rudolph Maté… Pour le western il écrivit les très beaux scénarios de Marqué au Fer (Branded), toujours de Rudolph Maté, The Raid de Hugo Fregonese ou encore Les Implacables (The Tall Men) de Raoul Walsh. On pouvait donc raisonnablement s’attendre à mieux du film de George Marshall. Il n’en est pas pour autant mauvais.


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1868. Un convoi de pionniers traverse les Black Hills du Dakota, le territoire appartenant aux Sioux qui vivent désormais en paix avec les blancs. Le convoi est pourtant attaqué et tous ses occupants massacrés par des indiens de la tribu des guerriers Crows. Le jeune Jim Aherne, 11 ans, ne doit son salut qu’à l’arrivée des Sioux-Miniconjou qui mettent en fuite leurs ennemis mortels. Leur chef Yellow Eagle (Ian MacDonald) décide d’adopter le jeune garçon et de l’élever comme s’il s’agissait de son propre fils. Bien des années plus tard, Jim, rebaptisé Warbonnet (Charlton Heston), fait la fierté de son père adoptif pour son courage et sa bravoure. La tribu vit heureuse et le calme règne en son sein malgré des rumeurs qui commencent à circuler quant aux hommes blancs ayant trouvé de l’or dans les collines et souhaitant briser le traité de paix afin de se débarrasser des indiens devenus du coup importuns. Les chefs des différentes tribus vivant sur le territoire se réunissent pour tenir un conseil ; il en résulte la décision d’envoyer Jim ‘Warbonnet’ en tant qu’espion au fort pour savoir si les rumeurs s’avèrent justifiées. Jim quitte donc sa tenue de Sioux pour endosser celle de trappeur. Sur son chemin, il sauve la vie d’un groupe de soldats commandé par le lieutenant Hathersall (Peter Hansen) aux prises avec des guerriers Crows. Le soldat se prend de sympathie pour son sauveur à qui, une fois arrivés au fort, il présente sa sœur Tally (Susan Morrow) qui ne tarde pas à tomber sous son charme. Le Commandant de Fort Duane décide d’engager Jim comme éclaireur ; une aubaine pour pouvoir observer de près l’activité des Tuniques Bleues…


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La partie d’histoire narrée ci-dessus ne constitue que le premier tiers du film, le plus laborieux. On sent d’emblée le manque d’ampleur de la mise en scène lors du massacre des pionniers et le manque de puissance du scénario ; à ce dernier propos, le conseil des chefs indiens qui arrive au bout du premier quart d’heure s’avère languissant, solennel, intempestivement bavard et sentencieux, comme la plupart des discours qui émailleront la suite du film. On s'en détache dès lors assez vite d’autant que le casting s’avère relativement fade (y compris Charlton Heston d’ailleurs) et que la naïveté de l’ensemble parait ne pas vouloir faire place à un regard plus adulte sur le sujet. Heureusement, à partir de l’instant où le personnage joué par Charlton Heston se rend chez les Tuniques Bleues, le film gagne un peu en intérêt sans cependant arriver à s’envoler bien haut, sans vraiment nous captiver pour autant. ‘Le Sauvage’ (appelé ainsi car les hommes blancs avaient du mal à accepter un des leurs si celui-ci avait été élevé des années par les Indiens ; voir plus tard The Searchers), fortement attaché à son peuple d’adoption, tombe pourtant amoureux d’une femme blanche et se prend d’amitié pour le frère de cette dernière. Du coup, il commence à se poser des problèmes de conscience quant à sa mission ‘d’espionnage’. Dès ce moment, il se verra constamment tiraillé entre son peuple d’origine et son peuple adoptif, le dilemme moral se posant à tout moment quant à choisir la loyauté ou la trahison envers les uns et les autres. Le manichéisme de départ se délite donc un peu, Warbonnet assouvissant même une vengeance personnelle (celle également de sa tribu) en faisant massacrer la tribu adverse par l’armée. D’intéressantes idées arrivent donc à filtrer par-ci, par là, Sydney Boehm ne nous décevant pas totalement et faisant honneur à sa réputation.


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Si les auteurs nous délivrent un message de paix et de tolérance tout à fait louable, tout ceci reste cependant bien trop propre, bien trop sage, la conclusion un peu simpliste étant qu’il existe des bons et des mauvais dans chaque camp. Warbonnet arrive à faire entendre raison aux deux camps, leur expliquant qu’il ne faut pas faire payer à tout un peuple la bêtise et la violence d’un petit nombre, ce qui aboutirait à des guerres meurtrières. Guerre qui serait fatale pour les indiens, les hommes blancs étant bien plus nombreux et mieux armés. Il en arrive à faire accepter à ses 'frères' indiens que mieux vaut pactiser que de disparaitre. La réhabilitation des indiens n’en étant encore qu’à ses débuts au sein du cinéma hollywoodien, on ne pouvait guère blâmer la naïveté et le paternalisme du film à cette époque ; seulement aujourd’hui, contrairement à La Porte du Diable par exemple qui l’avait précédé, le western de George Marshall a pris un méchant coup de vieux même s’il nous offre quelques beaux moments et notamment les scènes mouvementées comme celle de la délivrance de la jeune indienne ou la poursuite qui s’ensuit au milieu de superbes paysages de prairies verdoyantes et de montagnes boisées filmés sur les lieux mêmes de l’action, dans les Black Hills du Dakota. Dommage d’ailleurs que le cinéaste ne sache pas en profiter mieux que ça, ne possédant pas un fort goût esthétique ni le sens de l’espace de l’autre George : Sherman ; George Marshall était bien plus à l’aise dans les westerns confinés tel Destry Rides Again (Femme ou Démon). Parmi les autres séquences bien menées, l’attaque et le massacre des Crows ou encore les embuscades dans la forêt de pins et au milieu des plaines. On se prend aussi à partager la tension qui règne dans le cerveau du personnage joué par Charlton Heston, déchiré à devoir choisir son camp ; de ce côté-là, c’est plutôt réussi et à mettre également à l’actif de Sydney Boehm qui ne sort finalement pas trop mal.


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Est-ce aussi lui qui a suggéré des détails encore jamais vus à l’écran et qui renforcent le réalisme du film, à savoir par exemple la manière qu’avaient les soldats de faire descendre les chariots lors de fortes pentes en bloquant les roues à l’aide de grands bâtons qu’ils faisaient passer à travers afin que la voiture ne s’emballe pas ? Quoiqu’il en soit, ils sont les bienvenus. Tout comme Paul Sawtell qui se révèle une nouvelle fois un compositeur très honnête à défaut d’être génial et John F. Seitz qui signe une belle photographie très colorée. A signaler que le titre français est d’un ridicule achevé, les sous titreurs ayant suivi le pas en parlant de Geronimo à tout bout de champs alors qu’il s’agit dans la version originale du chef Yellow Eagle, Geronimo n’ayant jamais fait partie du peuple Sioux mais bien évidemment de la tribu Apache. Les distributeurs ont sans doute estimé que Geronimo attirerait plus les foules et cette erreur n'a pas été corrigée depuis ce temps y compris donc dans la version originale sous titrée. Dommage car le film était pourtant respectueux des us, coutumes et costumes des indiens décrits, aussi bien concernant les Sioux que les Crows. Respect et égard envers le peuple indien mais l’on sait que les bonnes intentions ne font pas forcément les bons films. The Savage s'avère être un spectacle plutôt honnête mais à condition de ne pas en attendre grand chose.



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