Montana - 1949 - Ray Enright, Raoul Walsh

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U.S. Marshal Cahill
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Re: Montana - 1949 - Ray Enright et Raoul Walsh (non crédité) avec Errol Flynn

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 08 sept. 2009 21:38

ça manquait d'images dans ce topic ...

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Un éleveur de moutons débarque d'Australie pour exercer son métier dans le Montana, mais se heurte aux éleveurs de vaches locaux.
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CAHILL, UNITED STATES MARSHAL
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COWBOY PAT-EL ZORRO
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Re: Montana - 1949 - Ray Enright et Raoul Walsh (non crédité) avec Errol Flynn

Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 20 avr. 2011 9:12

Ah Errol!!C'est en partie pour lui que je me suis laissé pousser la moustache...Blague à part,j'adore ce western(encore une fois grâce à mon grand-père et à Canal Sat en 2004 puis repris sur France 3 en 2006...Et j'ai un dvd fnac(les petits en gris))...Très beau western avec le renouvellement d'un sympathique trio:Flynn,Alexis Smith et le gars bègue et bedonnant dont j'ai oublié le nom)(SAN ANTONIO 1945)...Ah les stock-shots des Conquérants j'avais pas fait gaffe...Mais bon rendons à Errol ce qui est à lui(NON PAS LA BOUTEILLE DE WHISKY!)!!Le méchant...Douglas KENNEDY que je connais,eh oui,encore grâce à Zorro(Don Manuel LORIOS chef des conspirateurs contre le Gouverneur),est assez convaincant...Quoi qu'un peu répétitif,obstiné(les engueulades avec Alexis au sujet de leur mariage)mais bon!!Moi aussi je suis un peu déçu par la fin rapide mais je pense que c'est aussi un stéréotype hollywoodien repris à la va-vite...Ray Enright à travers ce film et KANSAS EN FEU me fait penser à Budd BOETTICHER:de l'action et de belles images en un temps record mais peu de place pour le romantisme(quoi que...Ici y en a un peu quand-même...J'adore le quiproquo d'Alexis demandant à Errol de chanter"Je crois que je suis amoureuse"(pas bien compris le titre VO!)).Ray Enright(ET RAOUL WALSH!! :? Merci de l'info!) :beer1: :applaudis_6: ET ERROL...Je pense que tu aurais préféré une vodka...Mais j'ai que d'la bière... :beer1:
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pass
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Re: Montana - 1949 - Ray Enright et Raoul Walsh (non crédité) avec Errol Flynn

Messagepar pass » 02 oct. 2012 14:02

Première représentation à Paris le 20 Avril 1950 au Paris en version française .

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lasbugas
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Re: Montana - 1949 - Ray Enright et Raoul Walsh (non crédité) avec Errol Flynn

Messagepar lasbugas » 16 déc. 2012 11:54

Theatrical trailer - Bande annonce

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Winchester73
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Re: Montana - 1949 - Ray Enright, Raoul Walsh

Messagepar Winchester73 » 06 janv. 2013 12:13

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Modifié en dernier par Winchester73 le 03 déc. 2019 14:38, modifié 1 fois.
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Yosemite
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Re: Montana - 1949 - Ray Enright, Raoul Walsh

Messagepar Yosemite » 17 mars 2013 16:44

Montana, revu donc pour pouvoir partager un avis avec les membres de WM.
Comme dans bien des domaines, j'aurais tendance à évoquer cette phrase : "une bonne idée ne suffit pas à faire un projet, et encore moins une oeuvre"... je la cite d'on ne sait qui d'ailleurs puisque je pense en être l'auteur :num10 , sans prétention aucune cela dit.

Le thème est absolument passionnant, je n'ai pu m'empêcher d'assimiler Morgan Lane et ses "moutonniers" à des Indiens inversés... d'impertinents personnages qui, fort de leur bon droit, cherchaient à accéder à une terre qui leur est due. Et il se trouve que ceux qui les en privent d'accès sont... les spoliateurs des années précédentes (vis à vis des Indiens donc).
Et l'assimilation à cette image est renforcée par le fait qu'ils sont bien entendu plus faiblement armés et... moins "bétaillés" ! :oops:
Lorsque Morgan Lane (Errol Flynn) débarque en costume bigarré et suivi de ses moutons blancs, il fait bien entendu un peu pâle figure par rapport aux cowboys du coin qui ont le verbe haut, portent le colt bas et son vêtus en mâles !
Le traitement est habile et le choix d' Errol Flynn, qui n'a pas une allure particulièrement virile, est absolument judicieux pour traiter le thème. Toutefois, il y a, je pense, un problème de réalisation majeur. Le film ne constitue pas un ensemble mais une composition qui peine à trouver une cohérence.
Les personnages fusent de partout mais ne sont pas suivis (Papa Schultz, MacKenzie...), il y a également cette séquence entre Rodney Ackroyd (Douglas Kennedy) qui embrasse une femme, manifestement une "ex" du shérif si l'on en croit les dialogues. Le shérif qui assiste à la scène avec jalousie et colère réapparaîtra un peu plus loin pour se rallier au parti de Lane et de ses moutons... c'est un peu simpliste comme lien scénaristique, certainement est-ce la jalousie qui lui a dicté ce revirement, mais bon, la composition reste un peu hasardeuse pour le spectateur.
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Hélas, l'ensemble est ainsi un peu trop grossier pour être crédible,d'un point de vue cinématographique, la mise en scène calamiteuse basée sur des images en transparence, du domptage du cheval et de l'affolement du troupeau de vaches à la fin finissent de déglinguer l'édifice. Les images d'arrière-plan sont laides comme tout et anéantissent les principales scènes d'actions du film.

Toujours au rang des regrets, la BO. Une voix off qui se veut comme relevant du témoignage historique au début du film, ajoutée à une musique grandiloquente et martiale à la fin de celui-ci ne font que reprendre cette phrase piquée sur la jaquette de l'édition "fnac" : leurs balles accrochèrent une nouvelle étoile au drapeau américain

Diantre dirais-je !...

Sinon, pour finir avec une belle image, celle du générique de fin.
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Un joli tableau qui rappelle un peu celui du générique d'El Dorado, la deuxième vague de conquérants en somme.
Un western au thème intéressant, mais au traitement trop peu rigoureux pour en faire le grand film qu'il aurait pu être, hélas.
Yo.

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metek
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Re: Montana - 1949 - Ray Enright, Raoul Walsh

Messagepar metek » 30 juil. 2013 4:42




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Trane
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Re: Montana - 1949 - Ray Enright, Raoul Walsh

Messagepar Trane » 12 déc. 2014 13:23

Avis global : peu intéressant, et je trouve que Eroll Flynn cabotine trop (comme souvent).
Comme je note le spectacle (je sais que certains forumers n'aiment pas...)sur 10 à chaque vision (tous les 2/3 ans) avant de regarder mon historique, j'ai 7 (1ère vision), 5 (2ème) et 6 (ce matin), mon appréciation globale est que ce film est en dessous de la majorité des westerns classiques des grandes années (1940-1970).
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Re: Montana - 1949 - Ray Enright, Raoul Walsh

Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 12 déc. 2014 17:42

Trane: je comprends et tous les goûts sont dans la nature !
Quant à moi... Ayant revu lundi et hier après-midi sur Arte ROBIN DES BOIS j'ai décidé de revoir quelques autres films d'Errol dont celui-ci...
J'adore toujours autant même si on peut voir en effet quelques défauts par ci par là. Mais après tout c'est pour moi ce qui fait aussi le charme de ce genre de productions et pour la scène chantée avec Alexis SMITH et Errol... Je préfère à d'autres de la même période et qui ont tendance à m'énerver (en comparaison et je le dis sans critiquer ceux qui aimeraient: je déteste la chansonnette de Maureen O'HARA lors de la fête dans SUR LE TERRITOIRE DES COMANCHES de George SHERMAN (1950)). icongc1
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Re: Montana - 1949 - Ray Enright, Raoul Walsh

Messagepar Trane » 12 déc. 2014 22:54

Pour rebondir je te dirai que je préfère Robert Taylor dans "Ivanhoe" à Eroll Flynn dans "Robin",quoique la présence d'Elisabeth Taylor dans le premier me rend inconditionnel de ce film, donc peu objectif...mais je t'approuve sur "je comprends et tous les goûts sont dans la nature " :)
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Re: Montana - 1949 - Ray Enright, Raoul Walsh

Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 13 déc. 2014 11:25

BONJOUR.
IVANHOE compte aussi parmi mes films préférés hors western...
Mais c'est sûr que Flynn ensuite on aime ou non. Mais malgré tout je reste attaché à MONTANA, SAN ANTONIO... C'était encore la belle époque où je les regardais en VHS ou DVD avec mon grand-père paternel...
Mon père est aussi fan d'Errol mais aime tout autant IVANHOE...

Pour en revenir au film: un passage que j'adore et qui semble encore en partie hommage à SAN ANTONIO (je sais pas...): quand Alexis SMITH, ayant découvert qu'Errol est en fait un berger... Et qu'elle casse tout de rage (SAN ANTONIO: Errol qui saborde sa répétition et qu'elle attaque en lui balançant ce qu'elle trouve !)... :lol:
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Re: Montana - 1949 - Ray Enright, Raoul Walsh

Messagepar lasso » 06 janv. 2017 11:33

Revu mon Z1 un Western romantique en belles couleurs TECHNICOLOR, très "Hollywood".
Le nom du fort choisi : Fort Humbold est mal choisi, ce Fort se trouve au Nord de la Californie.
La guerre des pâturages est cette fois-ci déclenchée, à cause d'un arrivant Australien, qui veut
acquérir des terres pour l'élevage de moutons.
En effet l'élevage de moutons prenait une bonne part dans le MONTANA, ceci surtout autour
de Ingomar, où l'eau ne convenait absolument pas aux vaches. Des centaines de bergers arrivaient
et la population des brebis s'est élargie à plusieurs centaines de milliers.
- Voire mon dernier voyage de 2016 aux USA

Un curieux vieux sympatique Cowboy, dans le film s'appelle TECUMSEH.
L'avatar de Tecumseh se réfère-t-il au Chef Indien, ou à ce Cowboy ?

Dans une critique ancienne j'ai lu : Ces temps là, Alexis Smith était presque aussi séduisante
que Errol Flynn. Sacrée fille, qui tire de sang froid sur son Adversaire NON-ARME. :gun: :!: :!:

Affiche allemande
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d'ailleurs William S. Hart venait régulièrement avec son troupeau de brebis à Billings, MT,
près du Yellowstone River.!!!
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Une autre affiche allemande de ce Western

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major dundee
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Re: Montana - 1949 - Ray Enright, Raoul Walsh

Messagepar major dundee » 06 janv. 2017 19:21

Mmm...de tous les westerns d'Errol Flynn (8) c'est celui-ci que je trouve le plus léger, j'aime quand meme bien sur mais bon...il est en tout cas regrettable que Flynn ait cessé de jouer dans des westerns au début des 50's , dans ses dix dernières années de carrière, pas un seul western, quel dommage qu'il n'ait jamais paru dans un film d'Anthony Mann ou de John Sturges.

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lasbugas
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Re: Montana - 1949 - Ray Enright, Raoul Walsh

Messagepar lasbugas » 03 févr. 2019 18:53

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Moonfleet
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Re: Montana - 1949 - Ray Enright, Raoul Walsh

Messagepar Moonfleet » 13 mai 2019 9:00

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Montana (1949) de Ray Enright
WARNER


Avec Errol Flynn, Alexis Smith, S. Z. Sakall, Douglas Kennedy, James Brown, Paul Burns…
Scénario : James R. Webb, Borden Chase et Charles O’Neal
Musique : David Buttolph
Photographie : Karl Freund
Une production William Jacobs pour la Warner
Couleur - 76 mn


Sortie USA : 28 janvier 1950


En 1879, le Montana est un État dans lequel le bétail est roi et où la loi se fait encore à coups de revolver, les convoyeurs et les ranchers ayant alors plus d’influence que les hommes de loi. D’ailleurs ce sont Maria Singleton (Alexis Smith) et Rod Ackroyd (Douglas Kennedy), les plus gros éleveurs alentour, qui tiennent les rênes de la région de Fort Humboldt. Des panneaux sont érigés un peu partout pour prévenir que le premier berger qui fera traverser son troupeau de mouton sur les prairies destinées aux bêtes à cornes passera immédiatement de vie à trépas. Morgan Lane (Errol Flynn), un éleveur de moutons d’origine australienne, ne compte pas seulement passer sur ce territoire mais aussi s’y installer. Il souhaite prouver que, comme il l’a vu au Mexique, bovins et ovidés peuvent vivre en bon voisinage. Pour se faire, se faisant passer pour l’associé du colporteur Papa Schultz (S.Z. Sakall), il va commencer par user de ruse auprès de Maria qui, ayant été éblouie par sa facilité à monter un cheval sauvage, tombe immédiatement sous son charme. Sans savoir qu’il est propriétaire d’un troupeau des fameux animaux abhorrés, elle lui loue une partie de ses terres. Au moment même de la signature du contrat, il est démasqué et roué de coups pour avoir trompé son monde. La lutte entre gros éleveurs de bétail et bergers s’engage de plus belle ; les morts commencent à s’amonceler...


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Montana a beau être un très mauvais film (n’attendons pas inutilement des dizaines de ligne avant de l’affirmer), il aura au moins eu le mérite d’aborder pour la première fois en 75 petites minutes (une bénédiction que cette courte durée) le thème des conflits entre éleveurs de bétail et éleveurs de moutons. Par la suite, peu de westerns reviendront sur ces rivalités alors que celles entre ranchers et fermiers ont été et seront encore légions. Batailles rangées pour l’accaparement de terres ou à cause de la haine envers toutes sortes de clôtures venant morceler les ‘Open Range’ mais jamais encore à cause de ces paisibles petites bêtes à laine. Bizarrement, la présence de moutons dans un western ne donnera pratiquement naissance qu’à des films à tendance humoristique, George Sherman mettant en scène le meilleur d’entre eux huit ans plus tard avec le bien nommé The Sheepman, le rôle titre étant tenu par Glenn Ford. Mais s’il ne fallait se rappeler que d’une seule fiction à propos de cet antagonisme historique, ce serait Drag-a-long Droopy, un dessin animé hilarant de Tex Avery datant de 1954.


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Au Far-West en ce dernier quart du 19ème siècle, du Texas au Sud jusqu’au Montana tout au Nord, les Cattlemen et les Sheepmen se considéraient comme des ennemis mortels. Les premiers regardaient avec mépris les seconds suivre leurs bêtes à pied au lieu de chevaucher, ne supportaient pas l’odeur des moutons et pensaient que ces derniers allaient détruire les prairies ne laissant rien à brouter aux autres animaux d’élevage. Ils se mirent à massacrer les troupeaux par tous les moyens : Stampede, empoisonnements, tueries... De nombreux bergers perdirent la vie dans le même temps. Pourtant, parmi les petits éleveurs de bétail, certains pensaient à diversifier leurs cheptels par l’intégration de quelques moutons d’autant que l’idée circulait qu’ils apporteraient une richesse supplémentaire à leur région par l’apport de la laine en sus de la viande. Ces éléments nouveaux à l’intérieur du genre, ce conflit sanglant encore jamais abordé, auraient pu donner un scénario tout du moins intéressant ; mais Borden Chase et ses deux acolytes ont accompli un travail de sagouin. Il aura fallu non moins que le scénariste de Red River assisté de deux autres confrères pour nous pondre un scénario d’une telle indigence et d’une telle bêtise ! Convention à la pelle, trous béants dans la dramaturgie, rebondissements sans surprises et ridicule des situations, rien ne permet à ce script pitoyable de relever la tête, pas même l’écriture des protagonistes et des relations qu’ils entretiennent entre eux.


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Du coup, les acteurs se révèlent aussi transparents que leurs personnages, certains même se transformant en fantôme tel celui du colporteur joué par S.Z. Sakall qui disparait de l’histoire sans prévenir et sans qu’on ne le revoie jamais. Ce n’est pas qu’il nous manque puisque l’acteur nous refait son sempiternel numéro de bouffon (il est parfois très drôle notamment dans les comédies musicales mais parfois bien pénible) mais cet évanouissement prouve le manque de sérieux des auteurs. A la fin du film, on ne se souvient (hormis peut-être le vieux Tecumseh joué par Paul E. Burns) d’aucun seconds rôles pas même des Bad Guys qui sont d’une rare fadeur. Quant à Errol Flynn, si on le sent parfois gêné aux entournures de devoir débiter de telles âneries, il semble le reste du temps s’en fiche royalement, absolument pas concerné par le film, paraissant s’y ennuyer à mourir au point de ne même pas essayer de sauver ce qui aurait pu l’être. Sa prestance et son charme font cependant et heureusement toujours mouche. Pas mieux concernant sa partenaire Alexis Smith avec qui pourtant il formait un beau couple dans Gentleman Jim de Raoul Walsh ou même dans l’agréable San Antonio de David Butler. Mal maquillée, son budget fond de teint a du grever les moyens alloués au film.


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Budget qui, au vu des vilaines transparences usées jusqu’à plus soif, semble minime alors que Ray Enright et la Warner avaient probablement dans l’idée de nous redonner un western de prestige tel Les Conquérants (Dodge City) ou San Antonio. Étonnant et paradoxal d’ailleurs de constater une nouvelle fois que ce sont les studios les plus modestes (Columbia et Universal) qui évitent d’utiliser stock-shots et transparences alors que les plus prestigieux de l’époque (Warner et MGM) ne s’en privent pas. Le peu de talent que possédait le modeste Ray Enright (à son actif, il a quand même signé les sympathiques Les Ecumeurs et Coroner Creek) semble fondre comme neige au soleil et il n’en reste pas une miette ici. Walsh aurait d’ailleurs réalisé quelques scènes mais on se demande bien lesquelles tellement tout s’avère médiocre ; aucun rythme, aucune hardiesse, aucune idée de mise en scène, aucune originalité, seuls surnagent quelques beaux plans notamment sur le visage d’Errol Flynn et un beau travail de Karl Freund à la photographie, le Technicolor s’avérant magnifique, le costume bleu porté par la star et les yeux verts de sa partenaire en bénéficiant avec éclat.

Bref, même si l’on ne peut pas dire s’y ennuyer, on ne peut que constater le gâchis. Heureusement, il reste un magnifique Technicolor et des séquences musicales certes totalement incongrues mais permettant d’oublier la nullité du reste, notamment ‘Old Dan Tucker’ entonnée par un quatuor de cow-boys et surtout un duo entre Errol Flynn et Alexis Smith, ‘Reckon I'm In Love’. Vous n’aurez pas beaucoup d’autres occasions d’entendre chanter le bel Errol ni de le voir gratter les cordes d’une guitare même s’il n’essaie pas de cacher qu’il fait semblant ! A consommer avec modération par les afficionados mais formellement interdit à ceux qui souhaiteraient à l'occasion découvrir le genre !


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