La Taverne du Cheval Rouge - Frontier Gal - 1945 - Charles Lamont

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Trane
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Re: La Taverne du Cheval Rouge - Frontier Gal - 1945 - Charles Lamont

Messagepar Trane » 10 oct. 2013 11:17

Pas du tout intéressé par ce film que je viens de regarder : scénario plat, personnage de Yvonne irréaliste, ton comique qui ne fait pas rire (même Andy Devine, que j'adore par ailleurs, est inexistant) tout au long du film. Dans son commentaire "Lasso" met une note de 10/10 pour ce film, par exemple pour l'aspect "réflexion sur la condition humaine" je ne vois pas bien ce qu'il y a trouvé..
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lasso
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Re: La Taverne du Cheval Rouge - Frontier Gal - 1945 - Charles Lamont

Messagepar lasso » 10 oct. 2013 11:38

Trane a écrit :Pas du tout intéressé par ce film que je viens de regarder : scénario plat, personnage de Yvonne irréaliste, ton comique qui ne fait pas rire (même Andy Devine, que j'adore par ailleurs, est inexistant) tout au long du film. Dans son commentaire "Lasso" met une note de 10/10 pour ce film, par exemple pour l'aspect "réflexion sur la condition humaine" je ne vois pas bien ce qu'il y a trouvé..



sinon le film n'aurait pas pu obtenir la note maximum que je voulais lui donner :D

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Winchester73
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Re: La Taverne du Cheval Rouge - Frontier Gal - 1945 - Charles Lamont

Messagepar Winchester73 » 08 nov. 2013 15:53



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Yosemite
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Re: La Taverne du Cheval Rouge - Frontier Gal - 1945 - Charles Lamont

Messagepar Yosemite » 08 nov. 2013 22:25

J'aime bien Rod Cameron, il traîne sa grande carcasse en déambulant avec un mélange de tenue et de décontraction et je trouve qu'il offre une belle présence à l'écran. Qui plus est, son sourire narquois à l'expression fiérote ne cesse d'agacer... C'est un tout cet acteur. Certes, ceci est limité et le cantonne à des rôles à chaque fois un peu similaires, mais bon, je trouve qu'il s'agit d'un acteur plaisant. Distrayant disons.

Alors ici, nous sommes face à un western étonnant, très court tout d'abord, rassemblant de petites intrigues qui rappellent le théâtre de boulevard : genre de théâtre conventionnel, qui vise uniquement à plaire, par des effets faciles (Selon l'encyclopédie Larousse en ligne).
Qui "rappellent", ou plutôt qui aimeraient rappeler, car pour ce qui est de la facilité (dixit Larousse), il y en a... De trop même. Le scénario est inepte les tentatives d'humour se répètent jusqu'à l'usure à tel point que cela en devient stupéfiant au point de nous demander si tout cela est fait exprès ou si le réalisateur à laissé son film tourner en roue libre durant une heure et demie.

S'il y a quelques chose à sauver, il me semble qu'il s'agit des décors. Intérieurs (bien qu'ils finissent souvent cassés) ou plus encore extérieurs. Les cadrages sont certes sans recherche, mais les magnifiques paysages bénéficient d'une belle photo qui les met bien en valeur. Dans les plans d'ensemble comme dans les plans plus rapprochés. Cela rehausse joliment les scènes durant lesquelles nous suivons les différentes cavalcades : évasion, poursuites, enlèvements...

Alors si quelque chose m'a stupéfié, c'est d'entendre dans les bonus, P. Brion soutenir que ce western avait quelque chose de féministe. Franchement, je crois que je n'ai jamais rien regardé d'aussi machiste dans le genre (genre qui, pourtant, ne manque pas d'un excès de mâlitude)... les gifles données tout comme les fessées reçues entretiennent toutes la domination du gaillard Cameron sur la, pourtant, virulente Yvonne... Cela en devient véritablement gênant à la longue. Et lorsque je dis "à la longue", je situe le point de non retour à la deuxième gifle donnée par Lorena Dumont (Yvonne De Carlo donc). Elle se livre là à un spectacle de soumission humiliant sous les yeux de toute la clientèle du saloon.
Je laisse tomber la fessée finale qui se voudra réconciliatrice.
C'est vraiment affligeant de phallocratie pour ne pas dire dérangeant.

Pour finir ce billet, un joli plan qui rapproche et oppose à la fois par les couleurs :
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Le vert sur fond beige fait face au beige sur fond vert ! C'est mimi non ?
Allez, si, encore un point à mentionner en positif me semble-t-il : les bagarres. Je les ai trouvées bien menées et dosées en termes de longueur...
Sinon voila, 92mn qui ne méritent pas qu'on s'y attardent davantage. J'étais en vacances, j'avais du temps !
Yo.





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Re: La Taverne du Cheval Rouge - Frontier Gal - 1945 - Charles Lamont

Messagepar Trane » 04 déc. 2015 20:17

Revu et toujours peu intéressé, il y a dans ce film (pour moi) peu des choses qui me font aimer le western, la seule raison de le classer dans ce genre étant qu'il se passe dans l'ouest à la deuxième moitié du 19ème siècle.

Yosemite a écrit : ---
Alors ici, nous sommes face à un western étonnant, très court tout d'abord, rassemblant de petites intrigues qui rappellent le théâtre de boulevard : genre de théâtre conventionnel, qui vise uniquement à plaire, par des effets faciles (Selon l'encyclopédie Larousse en ligne).
Qui "rappellent", ou plutôt qui aimeraient rappeler, car pour ce qui est de la facilité (dixit Larousse), il y en a... De trop même. Le scénario est inepte les tentatives d'humour se répètent jusqu'à l'usure à tel point que cela en devient stupéfiant au point de nous demander si tout cela est fait exprès ou si le réalisateur à laissé son film tourner en roue libre durant une heure et demie.
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Re: La Taverne du Cheval Rouge - Frontier Gal - 1945 - Charles Lamont

Messagepar lasbugas » 04 mars 2016 19:06

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Winchester73
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Re: La Taverne du Cheval Rouge - Frontier Gal - 1945 - Charles Lamont

Messagepar Winchester73 » 22 mai 2017 16:34

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Re: La Taverne du Cheval Rouge - Frontier Gal - 1945 - Charles Lamont

Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 22 mai 2017 21:20

J'ai revu ce film il y a quelques jours...

Bon... Ne soyons pas trop difficiles à la base car le pauvre Rod CAMERON a été peu gâté en dvd...
Mais je rejoins certains d'entre vous concernant l'aspect comique un peu agaçant ou trop gros...

Yvonne de Carlo... D'accord elle est belle mais bon sang qu'elle est glaciale !!
J'avais déjà constaté ça dans TOMAHAWK quand le personnage de Van HEFLIN lui parle de sa femme Indienne tuée par la cavalerie avec leur enfant... Quand elle dit être désolée: "Vous en parlez comme si je vous disais qu'on avait tué mon petit chien !!"...

J'ai le sentiment qu'elle ne croit pas en ce qu'elle dit...
La petite fille par moments m'agace mais bon... Comme on dit parfois "regardez la mère vous serez fixés"...
Le personnage de l'Indien taciturne en revanche je l'adore, surtout quand il rembarre les femmes "Vous parlez trop...".

J'ai vu que Charles LAMONT avait aussi réalisé des comédies d'Abbott et Costello et il a aussi réalisé plusieurs épisodes de Zorro dont certains avec des passages très drôles (LA CROIX DES ANDES saison 1 avec la leçon de danse Garcia-Reyes ou encore LE FARCEUR saison 2), il était donc peut-être bien placé pour ce type de production... On aime ou pas... Moi de temps en temps je n'ai rien contre...
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Re: La Taverne du Cheval Rouge - Frontier Gal - 1945 - Charles Lamont

Messagepar lasbugas » 28 févr. 2018 14:56

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Re: La Taverne du Cheval Rouge - Frontier Gal - 1945 - Charles Lamont

Messagepar Winchester73 » 18 oct. 2018 19:51

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Moonfleet
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Re: La Taverne du Cheval Rouge - Frontier Gal - 1945 - Charles Lamont

Messagepar Moonfleet » 14 mai 2019 19:36

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La Taverne du Cheval Rouge (Frontier Gal, 1945) de Charles Lamont
UNIVERSAL



Avec Yvonne de Carlo, Rod Cameron, Andy Devine
Scénario : Michael Fessier & Ernest Pagano
Musique : Frank Skinner
Photographie : Charles P. Boyle & George Robinson
Une production Universal Pictures
Couleur - 80 mn - 1945


Sortie USA : 21 décembre 1945

Johnny Hart (Rod Cameron), poursuivi par des cavaliers, arrive dans la petite ville de Red Gulch. Il se réfugie à la Taverne du Cheval Rouge tenue par l'impétueuse Lorena Dumont (Yvonne de Carlo) qui n’est pas insensible à sa muflerie (elle le gifle en public, il l'embrasse) puisqu’elle finit immédiatement dans son lit et qu’elle l’oblige dès le lendemain à l’épouser. Blackie (Sheldon Leonard), jaloux, lui apprend que son mari est recherché pour meurtre. Suite à leur nuit de noces, elle le fait arrêter. Six ans plus tard, dès sa sortie de prison, Johnny revient trouver son épouse qui le voit arriver d’un mauvais œil mais qui lui annonce néanmoins qu’il est désormais papa d’une petite Mary Ann âgée de 5 ans qui va tenter de réconcilier ses parents. Johnny découvre par ailleurs que l’amoureux évincé n’est autre que le véritable auteur du crime pour lequel il avait été accusé. Avant qu’il ait pu régler son compte à Blackie, ce dernier lui kidnappe sa fille…


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Si l’année cinématographique1945 s’avéra moribonde, en matière de western ce fut une véritable Bérézina. Fallait-il en plus, aux approches des fêtes de fin d’année, que les amateurs du genre aient à supporter un film d’une telle abyssale idiotie ? Mettons qu’il ait pu faire illusion au milieu de cette morne plaine westernienne et même faire rire les spectateurs de l’époque qui sortaient à peine d’une tragédie aussi terrible que la Seconde Guerre Mondiale ; j’imagine pourtant mal à qui il pourrait plaire à l’heure actuelle surtout que, rien que pour cette même année, un film assez amusant comme Le Grand Bill (Along Came Jones) de Stuart Heisler avec Gary Cooper et Loretta Young est aujourd’hui souvent taxé de ridicule. Dans ce cas là, en comparaison, quel adjectif pourra t’on trouver pour décrire le scénario et les situations du film de Charles Lamont qui ne lui arrive pas à la cheville que ce soit au niveau de l’intrigue, des dialogues et de l’interprétation ?


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Mais fallait-il en attendre plus de la part d’un réalisateur aussi médiocre que Charles Lamont, homme à tout faire du studio Universal quant il n’allait pas tourner pour ceux de la Poverty Row ? Après de nombreux courts métrages pour Mack Sennett, il se spécialisa dans les films avec Ma and Pa Kettle sans oublier ceux avec ‘Francis le mulet qui parle’. Autant dire, pas ce qui se faisait de plus fin à l’époque. Dès les années 50, il devint quasiment le réalisateur attitré des deux nigauds, à savoir Abbott et Costello ; il est facile de deviner que l’évolution n’est guère notable ! Quelques mois avant Frontier Gal, sortait sur les écrans de cinéma américains un autre film de ce cinéaste, peut-être son seul titre de gloire, Salome where she Danced aujourd’hui étrangement devenu culte. Cette flatteuse réputation est due à son scénario rocambolesque, ballotant le spectateur du Far-West à Vienne en passant par San Francisco et la Prusse, lui faisant assister à l’attaque d’une jonque chinoise, à un duel à l’épée ou à des danses lascives style mille et une nuits. Malheureusement la mise en scène et l’interprétation ne suivaient pas le mouvement et le résultat se révélait bien médiocre. Le couple principal de cette histoire était déjà celui que l’on retrouve maintenant dans La Taverne du Cheval Rouge, Yvonne De Carlo acquérant son statut de star à l’occasion de ces deux films de Charles Lamont, son partenaire étant un ex-cascadeur, le fadasse Rod Cameron, Randolph Scott du (très) pauvre. Le réalisateur aimait à faire entendre que, ayant entièrement confiance à ses acteurs, il les laissait toujours jouer sans les conseiller ; on peut malheureusement constater le fait au vu du cabotinage éhonté des uns et des autres au sein de ce western ‘humoristoco-musicalo-serialesque’ plus proche du vilain nanar que de la parodie décoiffante !


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Une poursuite à cheval plutôt dynamique qui débute dès le générique au sein de magnifiques paysages 'technicolorisés' avec des cavaliers émérites dont un Rod Cameron tout de noir vêtu sautant les obstacles avec une aisance déconcertante. Une séquence suivante, dans la taverne, assez drôle du fait de la muflerie du personnage principal et franchement très agréable pour les yeux pour cause de pulpeuses rondeurs et costumes somptueux de la jolie Yvonne de Carlo. Puis arrive la scène des gifles et baisers en retour, s'enchainant pendant plusieurs bonnes minutes ; ça commence sérieusement à se gripper à partir du moment ou nous commençons à nous dire que les plaisanteries les plus courtes sont toujours les meilleures. Une fois tombés dans la bouffonnerie la plus lourdingue, nous avons complètement décroché. Tant de bêtises, des chansons ineptes (dont un blues par le pénible Fuzzy Knight), une musique inappropriée et envahissante, une mise en scène sans ampleur ni idées sans parler de l'interprétation catastrophique de l'ensemble du casting, la petite Beverly Simmons n'étant pas la plus pénible de tous quoique déjà sacrément agaçante. C'est d'ailleurs à cause de son personnage qui lui semblait proéminent et susceptible de lui voler des scènes que Maria Montez avait refusé le rôle avant qu'il soit attribué à Yvonne de Carlo, faisant de cette dernière une nouvelle vedette du studio à seulement 23 ans.


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Quelques exemples qui pourront paraître drôles sur le papier mais qui au sein du film finissent de le faire couler. Ou l’on entend la petite Mary Ann, de sa chambre, appeler son père en disant qu'il y a un serpent à sonnette au pied de son lit. Ne la croyant pas, il lui conseille de dormir et quelques secondes après un coup de feu retentit ; c'est la petite fille qui a envoyé le reptile ad patres. Ou l’on voir la même peste recevoir une magistrale fessée avec le sourire puisqu'on lui a dit que le fait de battre son enfant, c'est l'aimer... Car en plus d'être très mauvais, le film fait l'apologie de la femme au foyer, de la loi du talion et des sévices corporels ; c'est tout à fait anodin évidemment et pas du tout choquant (ça pourrait même prêter à sourire comme la misogynie de The Outlaw de Howard Hughes) mais à ce stade, y avait-il encore besoin d'en rajouter ? Alors, après quasiment une heure de scènes de ménage censément être drôles (on est loin du Homéric ! Impetuous ! de L’homme tranquille), quand arrive le dernier quart d'heure se transformant presque en serial mélodramatique, comment voulez-vous qu’on s’y attache d’autant plus que les transparences hideuses et les invraisemblances ridicules se multiplient ? Dans le même genre d’histoire, mieux vaut revoir l’excellent Femme ou Démon (Destry Rides Again) de George Marshall. Arrêtons-nous en là.


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