L'Homme aux colts d'or - Warlock - 1958 - Edward Dmytryk

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Sentenza
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L'Homme aux colts d'or - Warlock - 1958 - Edward Dmytryk

Messagepar Sentenza » 27 déc. 2005 14:13

Une bande de hors-la-loi dirigée par Abe McQuown sème la terreur à Warlock. Les habitants font alors appel à Clay Blaisdell, dit "l'homme aux colts d'or", pour rétablir l'ordre. Celui-ci débarque dans la petite ville, accompagné de son ami et associé, le boîteux Tom Morgan


avec Henry Fonda, Richard Widmark, Anthony Quinn et Dorothy Malone pour les acteurs principaux

un bon film Henry Fonda est très bon comme d'habitude
On a une complicité assez originale dans le "couple" Blaisdell/Morgan
ce n'est pas le duo de héros avec un gars sérieux et l'autre rigolard dont on a l'habitude les personnages sont complexes
et montre la difficulté de la situaton quand des personnages veulent faire justice eux même alors que la loi n'arrive plus à s'imposer mais Richard Widmark s'en sort très bien et les problèmes du passé des héros viennent pimenter agréablement cette histoire de justice
le film est plutôt bien rythmé et agréable à regarder :)

le dvd: l'édition spéciale (avec pochette en carton) comporte couleur et son restaués rien à dire à ce niveau c'est nickel et une interview de Bertrand Tavernier en bonus
"dans le fond de quoi l'homme a t'il besoin réellement? rien que d'un bon café et d'un peu de tabac...." -Johnny Guitar-
"je connais deux choses plus belles qu'un revolver : une montre suisse et une femme de n'importe où" -La rivière rouge-

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Messagepar Carcasse » 27 déc. 2005 23:48

Curieux : j'étais persuadé qu'il y avait déjà un sujet sur ce film... Enfin, si c'est le cas, nous avons le prince , que dis-je ; le Roi de la fusion ! :lol:
Pour en revenir au film qui nous préoccupe, je suis assez d'accord avec ce que tu viens de dire de ce film, Sentenza.

A mon avis, tu négliges seulement le rôle de Richard Widmark. Il est vrai qu'il apparaît en mauvaise posture sur la pochette du DVD français. Pourtant au générique du film, c'est bel et bien le premier rôle, mais sans doute est-il moins "bancable" !

Effectivement, il joue un homme "normal", mais il n'y a qu'à voir le regard des autres pour s'apercevoir le respect qu'il inspire peu à peu par son courage "simple" et son sens de l'équité. C'est également le seul homme qui ne soit pas "dépassé", celui qui sent l'évolution de la société et son besoin de modernité. McQuown et Blaisdell ne sont que les dinosaures d'une époque qui est désormais révolue.
Blaisdell le pressent, il le dit et il le montre : cela nous donne ce final dont les explications sont multiples, mais dont la "vraie" raison n'est qu'une.
Enfin, c'est mon avis... cool

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Messagepar Personne » 15 sept. 2006 9:33

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Messagepar tepepa » 19 sept. 2006 9:14

Un très grand western tout simplement. Je suis surpris qu'il ne soit pas plus encensé ici :?:
Le scénario est riche, les personnages sont riches, l'action est tendue, et trois stars cohabitent sans se voler la vedette! Magnifique! Ca rappelle "une balle signée X" (enfin ça doit être l'inverse) mais en plus fouillé et avec des stars torturées (pas au sens physique, c'est pas un spaghetti :mrgreen: , encore que Widmark passe un sale quart d'heure...)

Les spaghettophiles purs et durs doivent aussi voir ce film car il était très apprécié de Sergio Leone. :D

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Messagepar Sartana » 19 sept. 2006 9:31

En ce qui me concerne, je l'ai vu il y a au moins 5 ans, et j'ai pas eu besoin que Sergio Leone l'ait apprécié pour me le dénicher vite fait :D ! Je rappelle qu'avant le spagh', j'étais américanophile uniquement et que je continue de regarder des westerns US régulièrement malgré le fait que je poste + de critiques concernant les westerns italiens. Warlock est un excellent film à tous points de vue !
"Il suffit de franchir les limites de la violence individuelle qui est criminelle,
pour atteindre la violence de masse qui... qui fait l'histoire..." Brad Fletcher dans Le dernier face à face
Personne a écrit :Sartana, tu as un coeur de pierre!

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Messagepar Jicarilla » 19 sept. 2006 9:44

:lol: :lol: Tiens tiens pas encore sa fiche télé pour ce celèbre western :lol: :lol:

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pouêt
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Messagepar pouêt » 13 oct. 2006 11:48

Après THE BROKEN LANCE (LA LANCE BRISEE) que je viens de voir (aussi de Dmytryk), c'est le prochain sur ma liste des westerns à voir. Je ne connaissais pas ce réalisateur. J'espère que ce WARLOCK m'enchantera autant.
Les westerns ? Ya pas d'âge pour en manger !

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Messagepar Carcasse » 14 oct. 2006 5:08

A mon avis, il devrait t'enchanter davantage encore. Je ne l'ai pas dit, mais pour moi c'est tout simplement un de mes dix westerns préférés !
(ouais, c'est vrai, j'en ai 30 dans mes 10 premiers ! :lol: ).

S'il y a davantage d'action que dans la lance brisée, les personnages ont tous une réelle épaisseur.

Tu le vois et on en reparle : j'ai failli trop en dire (heureusement, je l'ai effacé)... :mrgreen:
Cuacuacocomekiki ? (Averell Dalton)

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Messagepar pouêt » 26 oct. 2006 17:31

J'ai vu WARLOCK (L'HOMME AUX PISTOLETS d'OR), et j'ai bien aimé aussi.
Mais pas autant que THE BROKEN LANCE (LA LANCE BRISEE). J'ai du mal à trouver ce qui "cloche" dans ce Dmytryk-là, mais il y a quelque chose...
Peut-être les motivations des personnages ?
J'ai du mal parfois à les comprendre. Je n'y adhère pas toujours. Ce sens de l'honneur poussé à son paroxisme par exemple.
Notamment à la fin, j'ai du mal avec le "Barre-toi d'ici demain matin sinon on se fait un duel dans la grand-rue" de Widmark, alors que plus rien ne retient Fonda dans le village une fois son boulot terminé et son ami Quinn mort). Cela aux dépends du sentiment de préservation bien naturel ("courage, fuyons !").
On retrouve cette mentalité d'homme "qui ne recule devant rien pour affirmer son opinion" un peu trop de fois dans l'histoire à mon goût. Je n'ai rien contre le code d'honneur des héros dans les films, mais quand c'est la seule motivation qui les anime de bout en bout, je ne trouve pas ça très réaliste.
J'ai sans doute été déformé à force de voir les bassesses des personnages des westerns italiens !
Cela dit, c'est du bon et du solide, ya pas à dire.
Mas note : 7/10.
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Messagepar musselshell » 26 oct. 2006 18:34

Le code d'honneur tel que l'illustre Widmark dans ce film, à mon avis, échappe à la caricature...puisqu'on voit comment il se "constitue" au fur et à mesure que le film avance. Widmark va "au bout " de quelque chose, et ce quelque chose n'est rien d'autre que les conséquences qu'il doit tirer de son propre malaise, de sa répugnance à l'égard des valeurs et des façons de faire du camp auquel il était censé appartenir,: l'acteur et la mise en scène le montrent bien...il en arrive là, pour "aller au bout"...et il sait pourtant qui va être en face de lui. Il faut aussi cela pour que Blaisdel aille lui aussi au bout: "je peux te tuer, je te le montre, je ne le fais pas, je m'en vais, bonne chance..." ( le héros, c'est quand même lui...)
Je ne crois pas que le "code d'honneur" soit le moteur des protagonistes, plutôt les passions (Quinn, qui n'existe plus sans Fonda), la volonté de rachat et le mal-être (Widmark), la tentation d'être "comme tout le monde" et le constat que pour ça, il est trop tard (Fonda)...
La richesse "psychologique" du film, ou plutôt sa faculté d'eluder et d'expliciter dans le même mouvement les apparences archétypales par des motivations liées aux relations entre les hommes (ou de soi à soi)...me semble lui conférer une dimension beaucoup plus riche, voire protéiforme...

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Messagepar Jicarilla » 26 oct. 2006 19:21

:applaudis_6: :applaudis_6: Qu'est ce que tu écris bieeeeeennnn.......Je veux bien être ton élève...... :oops: :oops: :oops:MUSSELSHELL :beer1:
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Messagepar Breccio » 27 oct. 2006 7:11

Vous m'avez convaincu. Je me précipite sur le DVD récent de ce film.
B.

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Messagepar fa » 27 oct. 2006 7:15

N'hesites pas, c'est vraiment un bon film.

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Messagepar pouêt » 27 oct. 2006 16:33

J'entends tes arguments Musselshell. Mais je n'y adhère pas. Je m'explique :

Quinn fait pitié quand il cherche à tout prix à conserver l'amitié de Fonda, notamment quand il lutte contre la "transformation" de Fonda (tueur => fiancé).
Pour moi, ce n'est pas crédible. Quinn en a vu de toutes les couleurs, il est passé par toutes les combines avec son pote Fonda pour gagner et perdre des fortunes à coups de flingue. Et le voilà pourtant en pleine crise nerf, comme une fillette jalouse et possessive. D'ailleurs, ne serait-il pas "amoureux" de Fonda ? (un peu comme le consul de Palestine est amoureux de Ben-Hur dans le film éponyme) ?

Widmark est dégoûté du voyou qu'il est devenu et souhaite revenir dans le droit chemin. C'est louable et plausible. Mais il s'acharne tellement que cela me paraît quasi-masochiste ! On peut se racheter une conduite sans mettre sa vie en danger à ce point et défier le bon sens ! Ce "jusqu'auboutisme" me paraît irréaliste.

Cela dit, les parcours psychologiques de ces 3 personnages sont très intéressants et font de ce western une oeuvre incontournable j'en conviens. Mais je le trouve un peu trop excessif, c'est tout. J'aurais aimé plus de "demi-mesure". Et c'est un fan de Sergio Leone qui vous dit ça !

Et en dehors de ça, il y a des duels et des rapports de force entre individus (notamment avec le groupe des cowboys-voyous) qui sont délicieux.
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Messagepar musselshell » 27 oct. 2006 18:22

Pouêt, j'entends moi aussi tes arguments...mais je n'en tire pas (exactement) les mêmes conclusions. Je ne pense pas que Quinn et Widmark fassent preuve d'un jusqu'au boutisme si "irréaliste", surtout pour le premier... Comme tu le rappelles justement toi même, Quinn est littéralement amoureux de Fonda, ou plus précisément, tout le sens de son existence est lié à la relation qu'il entretient avec lui...Fonda qui non seulement accepte, ne "voit pas" son handicap, mais lui donne une véritable identité, lui confère une véritable raison d'être, et ça depuis un bout de temps...Perdre Fonda, pour Quinn, c'est perdre sa propre identité, c'est ne plus exister...sur tous les plans. D'où la panique, l'affolement et le jusqu'au boutisme, apparemment incongrus , sauf si on insère tout ça dans ce contexte...
Quant à Widmark, j'aurais envie de dire, c'est Widmark...Ca n'expliquerait pas grand chose, mais tu vois ce que je veux dire... Plus sérieusement, lui aussi joue un personnage torturé, qui veut secouer les oripeaux d'une façon d'être au monde qu'il traîne depuis longtemps (tout en ayant l'air d'une espèce d'adolescent perpétuellement mal dans sa peau...)... Ceci dit, je veux bien en convenir, son jusqu'au boutisme à lui est moins immédiatement ou évidemment justifiable que celui de l'éternel acolyte de Blaisdell mais peut-être veut-il se punir de quelque chose, auquel cas on peut concevoir la dimension indéniablement masochiste... :beer1:



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