Il était une fois la révolution - Giu la testa - Sergio Leone - 1971

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Zaitchick
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Re: Il était une fois la révolution (Giu la testa) - Sergio Leone - 1971

Messagepar Zaitchick » 29 oct. 2009 10:58

Merci pour toutes ces précisions L.
El Paso, c'est El Paso au Mexique ou c'est le nom d'un lieu en Espagne ?

André Valmy double donc Rod Steiger.
Quelle voix !
Et Quel comédien !
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Re: Il était une fois la révolution (Giu la testa) - Sergio Leone - 1971

Messagepar Zaitchick » 29 oct. 2009 12:29

Merci.
C'est celui que l'on voit dans 800 balles ?
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tepepa
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Re: "Qui dit révolution dit confusion".

Messagepar tepepa » 29 oct. 2009 21:06

L.. a écrit :On remarque bien , sur la copie projetée cinéma, un mannequin soufflé par l'explosion, jaillissant hors du train. (Cette limite technique se retrouve aussi dans le film de Melville "Un flic", mais chez Leone, la sensation de trucage est (était) vraiment très discrète, rendue plus sensible maintenant par l'habitude d'un dégré de réalisme bien plus puissant obtenu des effets spéciaux numériques.


La mouche d'Il était une fois dans l'Ouest, aussi, est désormais très statique. Les effets spéciaux numériques actuels sont en général très ratés, mais ils nous ont habitués au mouvement des plus petites parties possible d'un trucage. La mouche glisse sur la joue de Jack Elam, les ailes ne vibrent pas, ni les pattes.

D'autre part, nous regardons trop ces films, avec le DVD nous pouvons scruter, trouver les erreurs, analyser des choses qui devaient rester fugaces dans les intentions des réalisateurs, comme votre capture des bourgeois dénudés, qui met en valeur et donne trop d'importance à une obscénité qui est quasi subliminale quand on voit le film pour la première ou deuxième fois.

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tepepa
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Re: Il était une fois la révolution (Giu la testa) - Sergio Leone - 1971

Messagepar tepepa » 29 oct. 2009 23:16

Effectivemment, mon erreur, la mouche n'est pas fausse sur la barbe, mais elle l'est sur le banc. C'est assez visible.

Subliminal n'est pas vraiment le bon terme, mais fugace ma paraît approprié. ça n'ammoindrit pas la portée du message, mais obscène me paraît un qualificatif peu approprié, puisque l'obscenité doit s'étaler sur la durée pour être réellement choquante.

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Re: Il était une fois la révolution (Giu la testa) - Sergio Leone - 1971

Messagepar Fredge » 02 nov. 2009 11:56

Vraiment édifiant, L.

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Cartman
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Re: Il était une fois la révolution (Giu la testa) - Sergio Leone - 1971

Messagepar Cartman » 02 nov. 2009 21:48

J'ai vu Il était une fois la révolution samedi soir, je dois avouer avoir passé un moment délicieux face à ce chef-d'œuvre qui, pas un seul instant, ne provoque l'ennui ni la lassitude. L'on se prendrait presque à trouver le temps trop court en compagnie de "Johnny et Johnny". La salle était petite mais quasi comble avec une moyenne d'âge autour de la cinquantaine, ce qui est, dans un sens, triste car cela montre le désintérêt profond de la jeunesse pour de tels films qui sont de véritables gemmes.

J'ai été plus que jamais surpris par ce souci du détail qu'avait Sergio Leone ; chaque plan est soigneusement élaboré dans une quête intransigeante de la perfection. Rien n'est laissé au hasard et chaque élément, aussi insignifiant soit-il, est doté de sa charge symbolique. Comme cela a été dit plus haut, le grand écran est parfait pour faire ressortir le caractère du film ; l'on a, plus que jamais, l'impression que Leone sait jouer avec les sentiments du public et provoquer en eux ce qui est attendu. De la stupéfaction à la gêne, en passant par le rire, Leone sait exactement quel rendu donner à ses scènes pour provoquer les réactions attendues. Le film ne manque pas de contrastes : ainsi, le rire franc et rabelaisien côtoie-t-il les massacres et les meurtres pour donner une véritable peinture de la vie. Face aux tueries révolutionnaires et aux exécutions du pouvoir dictatorial, la solution n'est ni la mitraillette ni la baïonnette, mais le rire, incarné par la bonhomie de Juan qui, aussi candide soit-il, a tout compris des manigances révolutionnaires dont les instigateurs se servent des illettrés pour assouvir leurs idéaux. L'inversion carnavalesque fait de Juan, le péon ignare seulement intéressé par les questions numéraires, l'altruiste héros, lucide face aux tourments de l'Histoire. Métaphore de l'insignifiance de l'homme face à l'Histoire et face à la vie, Juan parvient à ce mûrissement grâce à John, dont l'entrée en scène spectaculaire ne fait que cacher un homme tourmenté par les révolutions. John, qui se sert de Juan pour accomplir ses desseins, finira par comprendre l'intelligence simple de ce péon et son attachement pour lui finira par le mener vers la rédemption.

En ce qui concerne la musique, que dire, sinon qu'Ennio Morricone a composé une partition à la fois sobre et extravagante qui accompagne merveilleusement ce film.

Ainsi parlait Cartmanhoustra.
“Moi ce que je vois, c’est que dans deux secondes je vais te botter le cul.”

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Re: Il était une fois la révolution (Giu la testa) - Sergio Leone - 1971

Messagepar Zaitchick » 03 nov. 2009 0:09

Il a bien parlé. :beer1:
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Re: Il était une fois la révolution (Giu la testa) - Sergio Leone - 1971

Messagepar Zaitchick » 09 nov. 2009 13:26

Et son texte est très intéressant à lire... :horse:
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Django, le retour
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Re: Il était une fois la révolution (Giu la testa) - Sergio Leone - 1971

Messagepar Django, le retour » 27 déc. 2009 13:47

Salut à tous les westerners !

Il était une fois la révolution est pour moi un excellent western . Je ne me lasse pas de revoir ce film tant la partition de Ennio Morricone est (comme toujours) envoûtante ; l'humour et le comique de certaines situations (la scène de la diligence) ; des moments d'anthologie (le massacre des peones dans les fosses ; l'attaque du véhicule blindé ; l'explosion finale) ; le jeu des 2 principaux acteurs.

Je me souviens cependant qu'à l'une de ces "premières" rediffusions tv, la fin du film était différente des versions présentes sur les éditions en DVD. Je m'explique :

Rod Steiger quitte James Coburn pour aller chercher de l'aide ; il se retourne brusquement et crie Johnny !!! ; et là explosion et Rod Steiger dit "Et moi alors ?". (version DVD)

et dans mes souvenirs de cette fameuse rediffusion :

Rod Steiger quitte James Coburn pour aller chercher de l'aide ; il entend Coburn dire "Mèche courte !" et c'est pour cela qu'il se retourne brusquement en criant Johnny !!!. Parce qu'il sait que cela signifie qu'il utilise de la dynamite (phrase récurrente du film) ; et là explosion et Rod Steiger dit "Et moi alors ?".


Alors n'a-t-on pas préféré que Coburn meure de façon accidentelle plutôt qu'un suicide. Pour moi, cela serait plus logique que, se sentant condamné, il ait allumé un bâton et disparaisse de façon plus "noble" et ce qui expliquerait que Steiger se retourne de cette façon. Et son "Et moi alors ?" me ferait plus penser à un "Et moi aussi je veux disparaître..." puisqu'il a perdu ses enfants et son meilleur ami.

Merci pour les réactions que va susciter mon souvenir.

PS : n'ayant pas lu la dizaine de pages de commentaires, j'espère que cela n'a pas déjà été abordé.
Modifié en dernier par Django, le retour le 02 janv. 2010 18:25, modifié 1 fois.
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Re: Il était une fois la révolution (Giu la testa) - Sergio Leone - 1971

Messagepar Personne » 27 déc. 2009 15:48

En cherchant la fin alternative sur le net, j'ai trouvé ce très beau montage des lieux de tournages Irlandais du film. :beer1:

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Re: Il était une fois la révolution (Giu la testa) - Sergio Leone - 1971

Messagepar Personne » 27 déc. 2009 15:57

Une fin, long flashback Irlandais, Johnny et boum!

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Django, le retour
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Re: Il était une fois la révolution (Giu la testa) - Sergio Leone - 1971

Messagepar Django, le retour » 27 déc. 2009 19:06

Merci L.. pour ces précisions pointues et tes recherches sur cette phrase prononcée (plus j'y réfléchis, plus j'en suis sûr) mais sans preuve matérielle !!!

Dommage que les œuvres italiennes subissent au gré de leurs éditions différentes des coupes barbares ou des coupures de sons comme pour la mythique réplique de Clint Eastwood, dans Le bon, la brute et le truand, "Quelle ingratitude ! Quand je pense au nombre de fois où je t'ai sauvé la vie...". Encore MGM aux commandes.

Cela ne gâche pas mon plaisir à revoir ce film, c'est dommage tout simplement, et puis quand j'arrive à ce moment fort en émotion, je me répète cette phrase "Mèche courte" comme si James Coburn me la soufflait à l'oreille, à ce moment précis.

Au plaisir
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Re: Note sur les versions françaises, DVD MGM

Messagepar Zaitchick » 30 déc. 2009 0:00

L.. a écrit :Vérifié, la phrase "mèche courte" ne figure pas sur le DVD CVC, Italie, 2002. Par contre, , Sean quelque temps avant invite Juan à allumer sa cigarette, et en italien cela donne ceci : il ui dit : "Fa me accendere" -on peut y voir un jeu de mo(r)t.

Peux-tu traduire ? Je ne parle pas italien.
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Re: Il était une fois la révolution (Giu la testa) - Sergio Leone - 1971

Messagepar tepepa » 10 janv. 2010 14:45

Django, le retour a écrit :Rod Steiger quitte James Coburn pour aller chercher de l'aide ; il entend Coburn dire "Mèche courte !" et c'est pour cela qu'il se retourne brusquement en criant Johnny !!!. Parce qu'il sait que cela signifie qu'il utilise de la dynamite (phrase récurrente du film) ; et là explosion et Rod Steiger dit "Et moi alors ?".[/color]


Absolument aucun souvenir de celà, ni lors de la vision en salle, ni lors des rediffusions à la télé... :sm32:

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Re: Il était une fois la révolution (Giu la testa) - Sergio Leone - 1971

Messagepar sixcoup » 05 mai 2010 6:16

certainement avec les portes du paradis de Michael Cimino l'un des westerns les plus tristes que je n'ai jamais vue avec la cruauté de la véritable révolution comme le script la expliqué au début du générique ,l'un des héros Rod Steiger à une famille nombreuses d'enfants même si cette scène on ne la voit pas vont ce faire massacrés par l'armée mexicaine et l'autre héros un irlandais James Coburn à été trahis par son meilleur ami avec qui il avait partageait tout;Les deux héros vont ce rencontrer pendant la révolution du Mexique.

Sergio Leonne n'a pas raté ce western mais il expliquait ce que c'était la révolution

Certes ce n'est pas mon western préféré de Leonne mais le scenario est très intéressant avec l'accompagnement des musiques du Maestro Ennio Moricone et du Maitre du western spaghetti Leonne le film dénonce la trahison comme dans tout film du Maitre italien de quelque chose qui lui tenait a cœur.

James Coburn un acteur que j' appréciait beaucoup tenait le rôle de l'homme à la dynamite et Rod Steiger celui d'un pauvre paysan mexicain sont vraiment impressionnant d'un passé qui leur a laissé beaucoup de cicatrices :sm83: :sm88:



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