Le Banni - The Outlaw - Howard Hawks - 1943

Voir tous les films critiqués
Règles du forum
Avant d'ouvrir un nouveau sujet de discussion, pensez à consulter la liste de tous les westerns critiqués sur ce forum

SVP : Pour les images larges et lourdes, utilisez IMG2 et non IMG pour faire une miniature. Pensez aux connexions lentes!
Avatar du membre
lasbugas
Baron du bétail
Baron du bétail
Messages : 12412
Localisation : TOULOUSE
Contact :

Re: Le Banni - The Outlaw - Howard Hawks - 1943

Messagepar lasbugas » 25 janv. 2015 8:06

Image
Image

Avatar du membre
metek
Colonel
Messages : 15110
Localisation : Canada
Contact :

Re: Le Banni - The Outlaw - Howard Hawks - 1943

Messagepar metek » 23 août 2015 23:54

Jane Russell - The Outlaw (1943)

Image

Avatar du membre
ROY ROGERS
As de la gâchette
Messages : 543
Localisation : libourne (entre st Emilion, Pomerol, Fronsac)

Re: Le Banni - The Outlaw - Howard Hawks - 1943

Messagepar ROY ROGERS » 04 sept. 2015 17:48

lafayette a écrit :J'ai failli me racheter cette semaine ce film à Ciné corner, mais je me suis dit que je l'avais peut-être. Heureusement vu ce que je pensais du film, plus haut, et que j'ai rapidement oublié!

[ Posté depuis mon mobile ] Image


En tant qu'amateur de western, ne serait ce que pour notre culture, on peut acheter ce dvd.............. mais si on ne l'a pas je pense que l,on ne peut s en passer. Je l'ai...... comme quoi on ne fait pas tjrs des choses intelligentes :sm57:
dit "ROBERT"

Avatar du membre
lasso
Rancher
Rancher
Messages : 8346
Localisation : oregon

Re: Le Banni - The Outlaw - Howard Hawks - 1943

Messagepar lasso » 23 août 2017 10:59

Je viens de revoir avec grand plaisir The Outlaw, très content qu'il existe, cette fiction sur Billy the Kid, s'ajoute
aux autres légendes sur Billy, avec en plus une bonne dose d'humour.
Félicitation pour Walter Huston, un Grand acteur, jouant d'une facilité et d'un grand naturel. Buetel est bien choisi
comme "Kid" (visage d'adolescent), Mitchell est parfait dans son rôle de lamentable Sheriff, qu'il est obligé de jouer.
L'histoire est bien inventée, je me suis nullement ennuyé pendant toute la durée de ce Western.

Image

Avatar du membre
lasbugas
Baron du bétail
Baron du bétail
Messages : 12412
Localisation : TOULOUSE
Contact :

Re: Le Banni - The Outlaw - Howard Hawks - 1943

Messagepar lasbugas » 17 déc. 2018 20:59

Image
Image

Avatar du membre
lasbugas
Baron du bétail
Baron du bétail
Messages : 12412
Localisation : TOULOUSE
Contact :

Re: Le Banni - The Outlaw - Howard Hawks - 1943

Messagepar lasbugas » 02 avr. 2019 19:45

Image
Image

Avatar du membre
Moonfleet
Eclaireur 
Eclaireur 
Messages : 1898
Contact :

Re: Le Banni - The Outlaw - Howard Hawks - 1943

Messagepar Moonfleet » 17 avr. 2019 16:04

Image



Le Banni (The Outlaw, 1943) de Howard Hughes
RKO



Sortie USA : 05 février 1943


En 1940, le milliardaire Howard Hughes décide de produire un western mettant en scène pas moins de trois légendes de l’Ouest : Doc Holiday (l’ami de Wyatt Earp avec qui il participera au fameux règlements de comptes à OK Corral), ainsi que Pat Garret et Billy The Kid. Bien qu’il ait été commencé en 1940, Le Banni ne sort sur quelques écrans américains qu’en février 1943 après un tournage épique, bien plus palpitant que son intrigue. Prévu d’avoir pour titre Billy The Kid mais devancé par David Miller à la MGM, il changera pour The Outlaw. C’aurait du être le premier véritable western d’Howard Hawks mais finalement il faudra attendre Red River cinq ans plus tard. Ne supportant pas la folie des grandeurs de son producteur, ses excentriques exigences et sa mainmise permanente sur tous les aspects du tournage, le réalisateur de Scarface, L’Impossible Mr Bébé (Bringing up Baby) ou Seuls les Anges ont des Ailes (Only Angels have Wings) quitte le plateau au bout de 10 jours débauchant avec lui son chef opérateur Lucien Balard remplacé par Gregg Toland. Certains affirment que les deux hommes se sont fait virer par Howard Hughes qui leur reprochait de ne pas assez mettre en valeur les magnifiques paysage de Flagstaff en Arizona ni les impressionnants attributs mammaires de sa jeune découverte de 19 ans, la pulpeuse Jane Russel. Démission ou licenciement ? Quoiqu’il en soit Howard Hawks est parti mettre en scène les exploits du Sergent York alors que Hughes lui-même s’est attelé à reprendre les rênes de son western atypique et iconoclaste.


Image


D’un film censé être peu onéreux avec un budget initial estimé à 440 000 dollars, le coût total de production sera presque multiplié par dix et s’élèvera finalement à 3 400 000 dollars. Le producteur/réalisateur mégalomane fera tourner quelques séquences une centaine de fois, prendra un retard considérable, grèvera son budget publicitaire par des campagnes tapageuses destinées à lancer sa plantureuse trouvaille lui faisant créer sur mesure un soutien-gorge mettant encore plus en valeur ses formes avantageuses, fera sauter par avance au plafond les ligues de vertus et les organismes de censure… Tout ce bruit autour du film avant sa sortie, la rumeur de scandale parfaitement orchestrée assureront finalement son immense succès. Howard Hughes rembourse sa mise peu de temps après la sortie de son film puisqu’il récolte pas moins de 5 millions de dollars dans les semaines qui suivent son lancement dans quelques états seulement. En commercial roublard et plein de ressources, il ne s’arrêtera pas en si bon chemin puisque la véritable distribution du film à l’échelon national n’aura lieu qu’en 1950 après que tout le monde ait entendu parler de son statut sulfureux. S’il est passé à la postérité et est encore aujourd’hui si célèbre, c’est avant tout, plus que pour ses qualités, grâce aux différentes controverses qui eurent lieu avant même sa sortie sur les écrans, l’exigence de 108 coupes par le code Hayes, la colère des organismes de censure offusqués, les affiches scandaleuses reposant sur la poitrine de l’actrice…


Image


Doc Holiday (Walter Huston) est à la recherche de son cheval ; il le retrouve entre les mains du jeune William Bonney alias Billy le Kid (Jack Buetel) qui dit l’avoir acheté à Santa Fe et qui refuse donc de le lui rendre. Qu’à cela ne tienne ; se prenant immédiatement d’amitié pour ce jeune hors-la-loi, Doc ne lui cherche pas noise même s’il n’aura de cesse de l’asticoter sur ce sujet. Il retrouve également son ami Pat Garrett (Thomas Mitchell) qui d’aventurier est désormais devenu shérif de la ville. Billy tue en légitime défense un homme ayant cherché à devenir un héros en tentant de l’abattre. Pat Garrett, visiblement jaloux de l’amitié qui est né entre Doc et Billy, ne veut pas croire ce dernier et voulant l’arrêter le blesse grièvement. Doc Holiday le transporte en cachette chez sa maîtresse Rio (Jane Russel) à qui il confie les soins du blessé. Peu de temps auparavant elle avait tenté de tuer Billy, responsable de la mort de son frère. Elle finit pourtant par le sauver en le réchauffant de son corps et tombe amoureuse de lui. Doc est surpris en rentrant de les trouver marié mais ne s’en offusque pas malgré qu’il soit un peu vexé de s’être fait prendre par Billy tour à tour son cheval et sa femme ! Seulement, il s’avère qu’il regrette bien plus le premier. Billy veut bien faire un sacrifice et lui rendre au moins…sa femme ne pouvant pas se passer non plus de sa monture ! Humiliée par les marchandages la concernant, Rio décide d’aller livrer ses deux hommes en allant révéler à Pat Garrett leur cachette. Obligés de fuir, ils se réfugient dans la montagne en emmenant avec eux la jolie métisse ; non seulement ils sont poursuivis par Pat et ses hommes mais aussi par les Mescaleros…


Image


Ceux qui ne jurent que par la véracité historique ou l’analyse des motivations psychologiques des personnages ont très certainement compris qu’il ne fallait pas y compter avec The Outlaw ; Hollywood est habituée à violer l’histoire mais en l’occurrence il ne s’agit ici que de pure fantaisie. Qu’à cela ne tienne, ce western à moitié raté a au moins le mérite de posséder un ton unique à défaut d’un style. Se jouant des clichés du western, Howard Hughes signe une œuvre d’une misogynie ahurissante (la femme est ici bien moins considéré que le cheval) et d’une ironie constante à vrai dire assez jouissive. Le scénario de Jules Furthman est d’une hardiesse stupéfiante mais malheureusement l’intrigue n’a absolument aucun intérêt puisqu’elle tourne principalement autour du ‘suspense’ qui consiste à savoir qui de Doc ou de Billy finira par avoir le cheval et jusqu’où iront-ils tous deux dans le fait de se fiche comme d’une guigne de la pourtant désirable Jane Russel ? Les amateurs de westerns traditionnels devraient être décontenancés et un peu déçu d’autant qu’ils constateront par la même occasion la quasi absence d’action et de séquences mouvementées. Ce ne serait pas bien grave si Howard Hughes s’avérait doué pour la mise en scène, ce qui n’est franchement pas le cas. Entre deux fulgurances, elle retombe dans la plus grande platitude ou se vautre dans le ridicule (le zoom avant sur les lèvres de Jane Russel au moment du baiser) et le rythme de son film excessivement bavard est inégal et se traîne parfois assez lamentablement surtout vers la fin. Mais le ton insolite, l’humour constant, les allusions homosexuelles et quelques éclats plastiques font oublier la prétention du cinéaste qui a cherché avant tout à choquer le code Hayes, à adopter un constant parti pris sacrilège sans paraître s’être soucié d’autre chose hormis la poitrine de son actrice et les relations scabreuses entre ses trois protagonistes masculins.


Image


Il faut avoir vu les scènes de jalousie que fait Thomas Mitchell à Walter Huston, le zoom artificiel sur le visage de Jane Russel, la séquence puissamment érotique au cours de laquelle elle enlève ses bas avant d’aller réchauffer le malade de son corps, le visage de Billy semblant alors faire montre de spasmes précédant l’extase, la cruauté de la tante de Rio souhaitant ardemment la mort de Billy réfugié sous son toit, la sécheresse des éclairs de violence lors des duels, le sadisme de la scène où Billy se fait arracher les deux oreilles par des balles tirées par Pat Garrett, la poussière soulevée par les cactus arrachés au lasso pour retenir les Indiens en arrière, quelques plans pour se rendre compte que malgré ses innombrables défauts, le film de Hughes mérite d’être vu au moins une fois d’autant qu’il nous montre le Billy the Kid le plus crédible jusqu’à présent. Contrairement à John Mack Brown et Robert Taylor, Jack Buetel possède un vrai visage d’adolescent et est ma foi très à l’aise dans la peau de ce jeune homme violent, capricieux, susceptible, parfois inquiétant mais néanmoins charmant ; dommage que sa carrière se soit arrête presque net après ce rôle car ce sosie de James Stewart semblait avoir un certain potentiel. D’après les rumeurs, il aurait été le jouet (dans tous les sens du terme) du producteur qui ne l’aurait même pas payé pour ce premier et quasi unique rôle. Il forme avec Walter Huston ‘un couple’ franchement pittoresque. En revanche, Thomas Mitchell semble se demander ce qu’il fait au milieu de cette galère ; quant à Jane Russell, elle s’avère pour une fois plutôt pas trop mauvaise puisqu’on ne lui demande pas grand-chose à faire et surtout pas de débiter un long texte !!


Image


Carton rouge en revanche pour Victor Young ; on savait que la finesse n’était pas sa qualité première mais là il atteint des sommets. Sa musique est non seulement envahissante mais elle copie sans vergogne le thème principal de Stagecoach (ce ne serait encore pas bien grave puisqu’il s’agit d’un air traditionnel) et ne se gêne pas pour le thème d’amour à piller à la note près un mouvement d’une des symphonies de Tchaïkovski (la moindre des choses aurait été de l’indiquer au générique). Quant à l’accentuation de l’humour par des soulignements à gros sabots des dialogues ironiques ou humoristiques par des ‘rires’ de trompettes bouchées, on croyait l’entendre uniquement dans des cartoons ! Néanmoins, cette partition est à l’image du film : outrancière, surprenante et insolite à défaut d’être pleinement réussie. Même si on s’y est parfois ennuyé, on n’est pas prêt d’oublier la sensualité de Jane Russell et l’amitié virile et vacharde qui lie Jack Buetel et Walter Huston. Quant à la pirouette finale, elle vaut son pesant de cacahuète et devrait faire prendre leurs jambes à leurs cous aux historiens ayant voulu rester jusqu’au bout. La première fois, le film m’avait agacé ; la seconde fois, j'ai trouvé cette blague de potaches bourrée de défauts mais au final bien sympathique. Dommage que, étant libre de droit, aucune copie ne rende justice au fabuleux travail de Gregg Toland à la photo !

Avatar du membre
lasso
Rancher
Rancher
Messages : 8346
Localisation : oregon

Re: Le Banni - The Outlaw - Howard Hawks - 1943

Messagepar lasso » 19 juin 2019 9:27

Revu et toujours très apprécié

Walter Houston est d'un naturel ......
pour Jane Russel, j'avais l'impression que ses seins se gonflaient d'avantage, pendant l'évolution du film :wink:

Howard Hugues est bien un des pionniers des Westerns. :applaudis_6: :applaudis_6:

Avatar du membre
limpyChris
Trappeur
Trappeur
Messages : 3150

Re: Le Banni - The Outlaw - Howard Hawks - 1943

Messagepar limpyChris » 19 juin 2019 9:45

Ici aussi, y en a ... MARLÈÈÈÈNE ...
Je suis un vieux Peau-Rouge solitaire qui ne marchera jamais en file indienne.

- You've seen too many westerns, old man.
- That doesn't exactly work in your favor.

Avatar du membre
Loco
Trappeur
Trappeur
Messages : 3162

Re: Le Banni - The Outlaw - Howard Hawks - 1943

Messagepar Loco » 19 juin 2019 10:03

Jane Russell posant pour Zoe Mozert pour l'affiche du film...

(On avait essayé avec plusieurs peintres, mais ils tremblaient trop pour tenir le pinceau, et ils bavaient sur la palette, pas terrible pour les couleurs... :mrgreen: )

Image

Image
See what I did?
I said I wouldn't, and then I did!

Avatar du membre
Loco
Trappeur
Trappeur
Messages : 3162

Re: Le Banni - The Outlaw - Howard Hawks - 1943

Messagepar Loco » 19 juin 2019 10:11

En couleur...

Image

Dans Le Banni et un portrait de la même époque...

Image
Image

Image

PS : Désolé s'il y a des doublons...
See what I did?
I said I wouldn't, and then I did!

Avatar du membre
lasso
Rancher
Rancher
Messages : 8346
Localisation : oregon

Re: Le Banni - The Outlaw - Howard Hawks - 1943

Messagepar lasso » 19 juin 2019 11:24

je vois on apprécie encore et encore :applaudis_6:

Avatar du membre
limpyChris
Trappeur
Trappeur
Messages : 3150

Re: Le Banni - The Outlaw - Howard Hawks - 1943

Messagepar limpyChris » 19 juin 2019 13:03

¡ Aï, Chihuahua!
Je suis un vieux Peau-Rouge solitaire qui ne marchera jamais en file indienne.

- You've seen too many westerns, old man.
- That doesn't exactly work in your favor.

Avatar du membre
Loco
Trappeur
Trappeur
Messages : 3162

Re: Le Banni - The Outlaw - Howard Hawks - 1943

Messagepar Loco » 19 juin 2019 14:26

Si! Que bonita!
See what I did?
I said I wouldn't, and then I did!

Avatar du membre
COWBOY PAT-EL ZORRO
Texas ranger
Texas ranger
Messages : 5167
Localisation : Val-de-Marne
Contact :

Re: Le Banni - The Outlaw - Howard Hawks - 1943

Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 20 juin 2019 13:44

Je vais donner mon avis tout en me tenant prêt à fuir...
Acheté en 2001 avec d'autres films dans une collection vhs dont je ne me souviens plus du titre là... VOST.

Euh... J'ai aimé l'idée de départ avec cette rencontre Doc Holliday-Billy le kid et Pat Garrett. Thomas MITCHELL est un acteur que j'aime bien depuis LA CHEVAUCHEE FANTASTIQUE de John FORD mais là...Je respecte ceux qui aiment je le dis de suite mais... Entre Jane RUSSELL qui, pour moi, ne sait pas jouer et mise sur son physique (LES IMPLACABLES de Raoul WALSH me conforte dans cette opinion !!)... Et ce Billy the Kid aux faux airs de Michael JACKSON dans ses dernières années... (Jack BUETEL est plus convaincant dans la série JUDGE ROY BEAN (1956-57) avec Edgar BUCHANAN dans le rôle principal ! )...

Je crois ne plus avoir revu ce film depuis une bonne quinzaine d'années... Alors je vais réessayer mais sans garantie... La mégalomanie de Howard HUGHES aura fait de sacrés trucs... Dans AVIATOR avec Léonardo Di CAPRIO dans le rôle-titre ce film est très brièvement évoqué quand il visite ses usines et qu'on lui remontre la fameuse affiche en demandant à cacher les attributs de la nana "NON NON ET NON... JE M'EN FOUS ELLE RESTERA COMME TEL !!".
Image


Retourner vers « Les Westerns : critiques et illustrations de films et documentaires »

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 4 invités