Le Vent de la plaine - The Unforgiven - 1959 - John Huston

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Vin
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Re: Le vent de la plaine (The Unforgiven)

Messagepar Vin » 08 nov. 2009 17:06

:wink: :applaudis_6:
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Juh
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Re: Le vent de la plaine (The Unforgiven)

Messagepar Juh » 08 nov. 2009 19:50

Y en a qu'ont de la chance que Mel Ferrer soit mort.

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Vin
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Re: Le vent de la plaine (The Unforgiven)

Messagepar Vin » 08 nov. 2009 23:32

Ben je ne suis pas jaloux :wink:
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clay blaisdell
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Re: Le vent de la plaine (The Unforgiven)

Messagepar clay blaisdell » 09 nov. 2009 9:39

faut voir dans quel état ça avait mis ce pauvre William Holden, aussi...

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crazy horse
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Re: Le vent de la plaine (The Unforgiven)

Messagepar crazy horse » 17 janv. 2010 16:55

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Colin
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Re: Le vent de la plaine (The Unforgiven)

Messagepar Colin » 16 mai 2010 20:38

juste un élément d'une scène que personne ne signale dans les post précédents
pendant la bataille finale, Burt Lancaster embrasse sur la bouche sa soeur. Ce qui relève d'une relation incestueuse même si ce n'est pas sa soeur biologique
je trouve cela gratuit et en contradiction avec la morale du film : la famille qui est ans ce film complètement mis en exergue

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Trane
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Re: Le Vent de la plaine - The Unforgiven - 1959 - John Huston

Messagepar Trane » 02 juil. 2010 15:42

:D :D Je viens de revoir ce film et je l'ai noté 8, le démarrage étant un peu pénible (comme je l'avais déja vu plusieurs fois, j'ai failli "accélérer"), mais après la mort du fiancé de Audrey, je suis resté bien accroché! Mon sentiment, avant de lire les discussions ci dessus, était favorable au niveau du "racisme, puisque le héros conclut que le fait d'être de "race" indienne n'était pas important et que la culture de Audrey était prédominante, du reste il va l'épouser. je pense que il y a effectivement trop de clichés racistes, mais ils sont montrés comme méprisables.
"Ce qui me surprend le plus chez l'homme et la femme occidentale c'est qu'il ..vit comme s'il ne devait jamais mourir, et il meurt comme s'il n'avait jamais vécu."
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Pike BISHOP
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Re: Le Vent de la plaine - The Unforgiven - 1959 - John Huston

Messagepar Pike BISHOP » 02 juil. 2010 17:35

J'ai bien du défendre ce film quelque part déjà dans un autre topic...
Avoir des propos racistes, c'est montrer des gens qui du fait de leur appartenance, de leur ethnie, sont systématiquement
veules, cruels, laids, immoraux, de grande bassesse...
Si il y a un regard raciste dans ce film, il est envers les pionniers texans, un ramassis de pêquenots avides accrochés à leurs
troupeaux et morceaux de désert qu'ils ont volés à l'autre race..
Comme toute installation de force, elle a laissé des séquelles..Les ZACHARY y ont perdu leur père (on comprend le racisme absolu d'AUDIE)
RAWLINS y a perdu ses jambes, KELSEY son fils et sa raison...Les pertes chez les kiowas en représailles ont du être comme chaque fois de 10 pour 1..
C'est ce climat que décrivent les romans de LE MAY, vu bien sûr du côté blanc..Mais jamais le film de HUSTON montre les KIOWAS comme méprisables...
Par contre les blancs sont plus que "terre à terre" et bas de plafond...Bien décrits, mais certains d'une stupidité rare...Toute la famille RAWLINS
CASH ZACHARY et même le petit frère (DOUG McCLURE, sa jeunesse, sa naïveté excusant sa bêtise)...LANCASTER n'est pas le héros positif non plus
Assez possessif pour être presque avide, et assez jaloux pour se laisser aller à la colère irraisonnée dès que ses possessions sont menacées, y compris
sa "soeur" !!! Peut-être lui, l'ainé a-t-il plus de responsabilités et le patin de la mère a-t-il un peu déteint sur lui..
La figure centrale ( figure de toute la bonne société US) est la mère, certainement venue de bonne famille (le piano, Mozart) certainement mésalliée ,
porteuse du terrible secret " L'IMPARDONNE" du titre...
Ce secret, le fou, le fanatique (dénonciation au passage des intolérances) ABE KELSEY va s'en servir, dans sa haine des ZACHARY pour manipuler
les Kiowas, il les hait aussi, puisque responsables de la mort de son fils, mais peut sans doute les approcher,(Un fou est sacré chez les indiens et on
ne lui fait pas de mal) et leur distiller les informations avec lesquelles il espère faire s'anéantir les deux communautés haïes , les ZACHARY et les KIOWAS...
Ainsi KELSEY informe les KIOWAS de l'appartenance de RACHEL à leur race, les informe aussi des vues de mariage du fils RAWLINS, ce qui explique
son meurtre... Le tort du film est peut-être de n'être pas assez explicite pour tout public, ou bien les ellipses sont dues au montage charcuté ?
HUSTON s'en est plaint, mais faut dire aussi que dès le tournage fini, il avait foutu le camp et s'est désintéressé du montage...
Un autre qui peut approcher les KIOWAS est JOHNNY PORTUGAL..Il est évident que c'est un Métis, Sans doute pas un pur indien car rejeté des 2 cotés
à cheval entre 2 races comme RACHEL...Dans le montage initial, il montrera son attachement pour ses "employeurs" blancs et sans doute pour RACHEL..
Ayant su des KIOWAS qu'ils attaquaient les ZACHARY..Il vient les prévenir et s'éloigne..Ce n'est qu'un peu plus loin qu'il tombe de cheval..Il était blessé
mortellement et son dernier effort était pour le monde qu'il avait choisi..
Même choix que fait RACHEL, le monde de son éducation, sa famille blanche, l'amour (incestueux , non avoué au départ) qu"elle porte au frère aîné,
celui qu'elle porte au petit frère, puisque pour le sauver elle tue ce frère de sang qu'elle trouve "magnifique" ..Joli moments et joli personnage
chez qui les voix intérieures s'affrontent et révèlent une vérité de l'être au delà de tout racisme, au delà de toute contrainte sociale et familiale..
RACHEL se sent à la fois attiré par le frère de sang indien et par le frère aîné d'adoption, et cela par un amour plus grand que familial...
Amour que LANCASTER refoule plus ou moins jusqu'à la révélation...
On pourrait encore longuement disserter sur ce film..S'il est imparfait il n'en est pas moins passionnant...

Curiosités..MURPHY n'était qu'un troisième choix pour HUSTON..Les deux premiers pressentis étaient TONY CURTIS et RICHARD BURTON (dommage !
cela aurait été son unique western, Non ?)
EMILIO FERNANDEZ (MAPACHE de la HORDE) qui joue un chef Kiowa, grand réalisateur mexicain a tourné beaucoup de scènes de 2° équipe et a applani
énormément de problèmes dus à la réalisation au Mexique.
If they move, kill'em !!

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Abilène
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Re: Le Vent de la plaine - The Unforgiven - 1959 - John Huston

Messagepar Abilène » 03 juil. 2010 18:18

Le synopsis lors de la ressortie du film en février dernier (j'ai malheureusement loupé la séance) :

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Modifié en dernier par Abilène le 30 oct. 2011 13:55, modifié 2 fois.

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metek
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Re: Le Vent de la plaine - The Unforgiven - 1959 - John Huston

Messagepar metek » 08 août 2010 20:20

L'affiche Belge! :beer1:

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yves 120
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Re:Le Vent de la plaine - The Unforgiven - 1959 - John Huston

Messagepar yves 120 » 08 août 2010 20:47

Merci Metek pour les photos d'Alan :wink: ça ma fait plaisir :D excellent western le vent de la plaine , très belle affiche !!!
" Qu' est - ce qu 'un revolver ? Ni pire ni mieux qu 'un autre outil , une hache , une pelle ou une pioche .
Qu 'il en sorte du bien ou du mal dépend de qui s'en sert . " SHANE

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EthanEdwards
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Re: Le vent de la plaine - The Unforgiven

Messagepar EthanEdwards » 25 avr. 2011 12:40

Fiche TV Video pour la diffusion du film vers Février 1987

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Lou
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Re: Le Vent de la plaine - The Unforgiven - 1959 - John Huston

Messagepar Lou » 12 août 2011 15:55

Grâce à un gentil forumeur je viens de revoir ce film qui n'avait pas franchement marqué mon esprit ... Au risque de vous décevoir, je me suis ennuyée pendant une bonne partie du film (environ la moitié) en me demandant où diable voulait-on nous mener ? La deuxième partie m'a plutôt énervée ...
J'aime beaucoup Audrey Hepburn qui incarne en général le charme et l'innocence mais dans ce film elle n'a pas sa place ... ses manières sont quelque part beaucoup trop sophistiquées voire carrément peu naturelles. Elle pousse Charlie (Salmy) à demander sa main et en même temps il est clair qu'elle est amoureuse de son frère ... ce n'est pas franchement innocent, ça non ? De plus ça me parait incompréhensible que suite à la scène tournée avec son cheval Guipago (en anglais) qu'elle semble aimer par dessus tout, elle finisse par dire que ce n'est qu'un vieux cheval et se désintéresse de l'animal (sorry mais tout ça ne colle pas avec l'image qu'on veut nous donner d'elle).
Johnny Portugal/John Saxon n'est pas un indien pour moi et donc on peut penser que les habitants de la région appellent "injuns" tous les étrangers - j'aurais apprécié un peu plus de détails sur cet homme et sa rencontre avec Rachel promettait d'être intéressante.
Vu le départ et la manière dont Rachel parle à son cheval en lui disant qu'il est moitié cheval - moitié Kiowa (en vo), je m'attendais à autre chose et je pense que le film bascule dans une violence gratuite.
Burt Lancaster compose un homme très monobloc et à part le fait qu'il aime Rachel, on ne lui voit pas d'autres motivations à massacrer tout le monde. Doug McClure a l'air assez niais pour être vraisemblable, Audie Murphy (à peine reconnaissable) a un rôle beaucoup plus étoffé qui lui va bien. La scène des retrouvailles entre voisins dont les enfants souhaitent se marier semble excessive et fausse. Par la suite on voit bien que les "bonnes" relations de voisinage tiennent surtout au fait que les Zachary ont fait le plus gros du travail pour la survie de la communauté.
Albert Salmi apporte des fleurs qui ne poussent certainement pas dans la région...
Il semble que les blancs aient massacré bon nombre d'indiens avant de voler le bébé : j'aimerais qu'on m'explique pourquoi sur la peau sacrée qui relate au moins trente années de vie indienne, on ne parle pas du massacre cette année-là mais seulement d'un vol de bébé ? et le fait de laisser ce texte sacré dans la maison des Zachary ?
Pour finir la musique durant le combat final est à mon avis hors contexte : à la limite du comique, ce qui est déroutant. Pour couronner le tout, Rachel finit par assassiner son frère, ce pauvre garçon qui s'approchait doucement et visiblement sans mauvaise intention (la seule personne civilisée de la région à mon avis) ... :shock:
Joseph Wiseman et Lilian Gish sont excellents dans leurs rôles respectifs.
Alors pour moi le thème de ce film c'est : à force de vivre avec des hyènes, tu finiras comme elles !et comme justement je m'efforce de croire le contraire... ce film n'a aucune chance de me plaire !
Bref, je crois n'avoir rien compris à ce film, je l'avoue sans honte.
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gilson
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Re: Le Vent de la plaine - The Unforgiven - 1959 - John Huston

Messagepar gilson » 12 août 2011 22:45

On lit Vin et on se dit : « Oui, décidément ! », on lit Limpy, on se dit : « Bien sûr, c’est exactement cela ! ». Les autres messages apportent souvent des points de vue ou des informations qui nous manquaient (« final cut » ; c’est fréquent, mais là, cela pèse peut-être beaucoup.). En général, les intervenants ont aimé le film, considéré comme un « grand western ». Puisqu’on est là pour donner son sentiment, je donne le mien, pas spécialement avisé ni intéressant : « Le Vent de la Plaine » avait tout pour m’enthousiasmer, et … ce « n’était pas ça ». L’anecdote sur LANCASTER jouant au golf et HUSTON lui cassant son tournoi en dit peut-être plus long qu’elle ne semble. Je me souviens de l’état d’esprit dans lequel on allait voir les films en ces années : « Ah, un film avec Audrey HEPBURN et Burt LANCASTER ! ». On allait surtout voir les acteurs, c’étaient des films faits pour eux. Ces films sont DEVENUS des films de réalisateurs et des objets d’amoureuse nostalgie. Ils ont changé de nature. J’essaie d’expliquer ma relative déception. LANCASTER fait du LANCASTER, HEPBURN du HEPBURN, avant tout. Avec eux au générique, HUSTON pouvait bien se fiche un peu de ce qu’il advenait de son film tombé aux mains des charcutiers. Le succès était assuré. Non que l’un comme l’autre ne soient bons, très bien, même. Impression de quelque chose de récité, pas assez habité. Un film où il n’y a pas une vraie rencontre entre acteur et personnage n’acquiert peut-être pas la tension suffisante pour qu’on puisse dire : c’est un grand rôle pour lui, pour elle, c’est un grand film. Non, pardon : mieux que : c est un grand rôle, c’est SON grand rôle. Une belle chose, pas assez habitée, ce serait peut-être cela que je dirais du film. Mais c’est sans beaucoup d’intérêt. Je voulais surtout revenir sur la question du racisme et de la façon dont on reçoit le film, de ce point de vue.

La discussion Vin/Limpy avait parfaitement établi les points de vue. Rien à rajouter sauf ceci : il me semble qu’un adulte perçoit que le film est opposé aux préjugés, tout simplement parce que le héros porte ces valeurs : il s’oppose à sa communauté, renonce à ses intérêts, accepte que sa famille soit brisée : il paie un prix très élevé pour porter ces idées, et il gagne. Le spectateur fait aussi des calculs de son côté, il me semble : il voit bien qu’il y a un conflit, et il cherche à déclarer un vainqueur, il estime, il pèse, il fait son petit commerce. Qui gagne ? Le héros parce qu’il est le héros et qu’en plus il s’appelle Burt LANCASTER*. Et le spectateur fait un prix de gros, il ne fait pas le détail : si le héros a gagné, ses valeurs ont aussi gagné**. C’est ce mécanisme très simple, à quoi on ne pense pas forcément toujours lorsqu’on évalue la portée d’un film, qui me semble à l’œuvre. C’est encore plus vrai pour le jeune spectateur, sauf que c’est sans doute plus flou : les méchants sont contre la femme qu’aime le héros et ce qu’elle représente : l’indianité (je sais, les enfants ne parlent pas comme cela, mais on va dire) ; donc, l’indianité, c’est bien. Je ne dis pas que le jeune spectateur ou la jeune spectatrice qui voient cela ressortent du cinéma avec une conviction politique forte : je dis que pour eux, il y a une certaine clarté, relative, concernant ce que HUSTON a voulu faire : un western de toute façon pro-indien, malgré toutes les ambiguïtés que les échanges ont révélées.

*c’est intéressant : on peut supposer que ces calculs du spectateur sont envisagés par un réalisateur, qui calcule lui aussi. S’il veut compter avec une attitude prévisible de ce spectateur, il ne doit pas le prendre à rebrousse-poil. Je me dis que c’est peut-être pour cela qu’on rechignait, acteurs comme réalisateurs, au contre-emploi.

**même si, les échanges l’ont dit, c’est au prix de pas mal de dégâts, surtout chez les Indiens dont il défend plus ou moins la cause. Mais je ne sais pas si c’est vraiment le problème : jusqu’au bout, presque, le film m’a surtout paru être plutôt un film sur l’inceste, assez grande originalité pour un western (???). Faux inceste, ici, bien sûr, mais c’est un des ressorts principaux.

PS : je parlais de films d’acteurs : d’accord avec les intervenants pour dire que c’est un beau rôle, une vraie composition, j’imagine, pour A MURPHY, qui fait quelque chose de différent de ce que font les deux stars, pour nous, cinéphiles.
"Words have too many shadows." (Little Dog, dans "La Plume Blanche"). Et j'ajoute: "Na!"

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Lou
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Re: Le Vent de la plaine - The Unforgiven - 1959 - John Huston

Messagepar Lou » 13 août 2011 9:43

gilson a écrit : J’essaie d’expliquer ma relative déception. LANCASTER fait du LANCASTER, HEPBURN du HEPBURN, avant tout. Avec eux au générique, HUSTON pouvait bien se fiche un peu de ce qu’il advenait de son film tombé aux mains des charcutiers. Le succès était assuré. Non que l’un comme l’autre ne soient bons, très bien, même. Impression de quelque chose de récité, pas assez habité. Un film où il n’y a pas une vraie rencontre entre acteur et personnage n’acquiert peut-être pas la tension suffisante pour qu’on puisse dire : c’est un grand rôle pour lui, pour elle, c’est un grand film. Non, pardon : mieux que : c est un grand rôle, c’est SON grand rôle. Une belle chose, pas assez habitée, ce serait peut-être cela que je dirais du film. Mais c’est sans beaucoup d’intérêt. Je voulais surtout revenir sur la question du racisme et de la façon dont on reçoit le film, de ce point de vue.

C'est aussi mon sentiment, Gilson : tout ce beau monde semble être là pour vendre le film ...
Quant à savoir si le film est raciste ou non, à mon avis les éléments sont à la fois trop tranchés et trop flous : je veux dire par là que le réalisateur s'est engoncé dans une version qui lui échappe probablement et qui ne permet pas de le dire. Ce qu'il montre n'est pas franchement contradictoire, mais le résultat lui-même n'est pas clair du tout (ou alors c'est moi qui refuse de le voir comme tel !)
Du point de vue du respect de l'autre, par contre, il me semble que c'est assez parlant: on rejette l'indien (ou le métis) d’emblée sans tenter de dialoguer, alors que c'est dans ce but que l'indien vient (on lui tire même dessus pour voir si il a des intentions belliqueuses, ce à quoi il ne répond pas). Je me suis demandé, à ce stade du film, si Rachel était bien sa sœur et pourquoi ne pas la faire venir ? Si ça se trouve l'indien ne l'aurait pas reconnue en tant que telle, ou Rachel aurait montré son ressentiment face à l'indien qui aurait renoncé à la reprendre ? Qui peut le dire ? Évidemment on peut fabuler, évidemment on peut arguer ... A mes yeux ça montre uniquement que les colons blancs ont peur et donc (re)agissent en conséquence sans réfléchir en répondant par la violence ! (là on pourrait se dire que c'est un grosse critique envers les blancs, qui TOUS sans exception se montrent ouvertement CONTRE ce qu'ils considèrent comme une menace ? :oops:) - Pas du tout clair pour moi ...

Alors à mon très humble avis peu importe que le film soit raciste ou non, le but n'est pas atteint (pour preuve les opinions diffèrent radicalement à ce sujet !) En ce sens ... il y a visiblement un problème de communication ou de transmission de signaux clairs par le réalisateur ! :D (même si j'aime bien les films de Huston en général ...)
:sm77: :sm80:
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