Hondo, l'homme du désert - Hondo - 1953 - John Farrow

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lasbugas
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Re: Hondo, l'homme du désert - Hondo - 1953 - John Farrow

Messagepar lasbugas » 09 mai 2018 7:44

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Arizona Kid
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Re: Hondo, l'homme du désert - Hondo - 1953 - John Farrow

Messagepar Arizona Kid » 06 juil. 2018 13:08

Poursuivant mon petit cycle John Wayne, je viens de revoir le magnifique Hondo, l'Homme du Désert, qui est sans conteste l'un de mes westerns favoris du Duke, acheté il y a deux ans dans un coffret de 7 DVD regroupant Rio Grande, El Dorado, Rio Lobo, Les Quatre fils de Katie Elder, Cent dollars pour un shérif et L'Homme qui tua Liberty Valance.
Je dois bien avouer qu'à l'époque, j'avais surtout acheté ce coffret pour Hondo, dont je connaissais déjà l'excellente réputation, bien qu'El Dorado soit devenu depuis un de mes westerns de chevet.

Dès le premier visionnage, je fus conquis par le film de John Farrow -aidé sur la fin par John Ford himself-, un excellent récit d'aventures initiatiques, servi par une superbe photographie en glorious Technicolor et de stupéfiants maquillages d'Indiens, le visage de Vittorio (Michael Pate), peinturluré de jaune, de rouge et de noir, comptant pour moi parmi les images les plus mémorables du film.

Partageant certaines similitudes avec Shane - L'Homme des Vallées Perdues, autre grand western sorti en cette même année 1953, Hondo dresse le portrait-type du héros " waynien ": un cow-boy droit dans ses bottes, pétri de principes simples mais sains et guidé par un immuable sens de l'honneur et du devoir, qui peu à peu devient une figure tutélaire pour Johnny, un gamin sans père digne de ce nom (Lee Aaker, future vedette de la série TV Rintintin).

Géraldine Page, qui campe Mrs Lowe, la courageuse mère du garçonnet, compose ici un très beau portrait de femme, assumant auprès de son fils la double fonction parentale en l'absence de son mari démissionnaire, un pauvre type buveur et querelleur, qui sera descendu par Hondo / Wayne en légitime défense.
L'alchimie entre John Wayne, Géraldine Page et Lee Aaker illumine l'écran, leur meilleure scène commune étant à mes yeux celle de la partie de pêche, durant laquelle le Duke flanque Johnny à la flotte afin qu'il apprenne à nager, tandis que la pauvre femme se sauve en courant de peur de subir le même sort.

La bataille finale, voyant les Indiens attaquer en tournant en rond autour d'un chariot de pionniers, ne manque pas de dynamisme ni de belles cascades à cheval, dont certains plans seront repris des années plus tard dans La Fureur des Apaches (1964) de William Witney, avec Audie Muphy.
Un joli morceau de bravoure mis en boîte par John Ford, appelé à la rescousse pour boucler le film à la place de John Farrow, pris par d'autres engagements.
Et bien que l'on grille ici et là une ou deux flèches câblées trahissant le trucage, ainsi que quelques plans " jaillissants ", justifiés par un tournage initial en 3D, cette ultime séquence marque l'acmé d'un des meilleurs westerns de son acteur-vedette, qui demeure à lui seul l'incarnation définitive et mythologique de la figure du cow-boy...

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" Personne ne t'empêchera de partir si c'est ce que tu veux; mais laisse-moi te donner un conseil, fiston: dans ce pays, c'est très mal vu de toucher au cheval d'un autre homme... " (Joël McCrea, Cattle Drive, 1951)
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