L'Attaque de la Malle-Poste - Rawhide - 1951 - Henry Hathaway

Voir tous les films critiqués
Règles du forum
Avant d'ouvrir un nouveau sujet de discussion, pensez à consulter la liste de tous les westerns critiqués sur ce forum

SVP : Pour les images larges et lourdes, utilisez IMG2 et non IMG pour faire une miniature. Pensez aux connexions lentes!
Avatar du membre
lasbugas
Baron du bétail
Baron du bétail
Messages : 12418
Localisation : TOULOUSE
Contact :

Re: L'Attaque de la Malle-Poste - Rawhide - 1951 - Henry Hathaway

Messagepar lasbugas » 10 mars 2019 20:02

Image
Image

Avatar du membre
lasbugas
Baron du bétail
Baron du bétail
Messages : 12418
Localisation : TOULOUSE
Contact :

Re: L'Attaque de la Malle-Poste - Rawhide - 1951 - Henry Hathaway

Messagepar lasbugas » 13 mars 2019 20:40

Image
Image

Avatar du membre
metek
Colonel
Messages : 15451
Localisation : Canada
Contact :

Re: L'Attaque de la Malle-Poste - Rawhide - 1951 - Henry Hathaway

Messagepar metek » 15 mars 2019 2:48

lasbugas a écrit :Image


George Tobias :wink:

Avatar du membre
metek
Colonel
Messages : 15451
Localisation : Canada
Contact :

Re: L'Attaque de la Malle-Poste - Rawhide - 1951 - Henry Hathaway

Messagepar metek » 15 mars 2019 2:48

lasbugas a écrit :Image


William Haade (Le Stagecoach driver!) :wink:

Avatar du membre
lasbugas
Baron du bétail
Baron du bétail
Messages : 12418
Localisation : TOULOUSE
Contact :

Re: L'Attaque de la Malle-Poste - Rawhide - 1951 - Henry Hathaway

Messagepar lasbugas » 25 mars 2019 19:34

Image
Image

Avatar du membre
Moonfleet
Eclaireur 
Eclaireur 
Messages : 1867
Contact :

Re: L'Attaque de la Malle-Poste - Rawhide - 1951 - Henry Hathaway

Messagepar Moonfleet » 30 avr. 2019 19:39

Image



L’Attaque de la Malle Poste (Rawhide, 1951) de Henry Hathaway
20TH CENTURY FOX


Avec Tyrone Power, Susan Hayward, Jack Elam, Edgar Buchanan, Hugh Marlowe, Dean Jagger, George Tobias, Jeff Corey, James Millican
Scénario : Dudley Nichols
Musique : Sol Kaplan
Photographie : Milton S. Krasner
Une production de Samuel G. Engel pour la 20th Century Fox


Sortie USA : 25 mars 1951


En ce début d’année 1951, le western opère quelques variations intéressantes et plutôt inédites. Après le ‘western de guerre’ par John Huston (La Charge Victorieuse - The Red Badge of Courage), Henry Hathaway nous propose le premier ‘thriller westernien’ avec Rawhide ; un huis-clos à suspense signé par Dudley Nichols, le scénariste de La Chevauchée Fantastique – Stagecoach de John Ford, et que n’aurait pas renié Alfred Hitchcock. Il s’agit du premier véritable western du cinéaste Henry Hathaway, certains ne considérant ni Brigham Young ni The Shepherd of the Hills comme faisant partie du genre. C’est aussi le retour au western de Tyrone Power que nous n’avions plus recroisé depuis ses rôles de Jesse James et de Zorro presque dix ans auparavant. Il retrouve le cinéaste de Peter Ibbestson qui l’avait auparavant dirigé dans Brigham Young ainsi que celui qui avait déjà été son partenaire dans ce même film, Dean Jagger, ici hirsute et méconnaissable. Mieux vaut prévenir pour éviter toute désillusion au vu du titre français : ceux qui trépigneraient d'impatience en attendant une attaque de diligence, sachez qu’elle ne viendra pas, pas plus que la Charge Héroïque de John Ford. Toute l'intrigue se déroulera à l’intérieur ou aux proches alentours du relais de diligence où sont confinés tous les protagonistes.


Image


Sur la piste s’étendant de San Francisco à Saint-Louis, on y trouve un relais de diligence isolé au milieu des paysages arides de Rawhide Pass. Il est tenu par le vieux Sam Todd (Edgar Buchanan) et son fringant assistant Tom Owens (Tyrone Power) plus préoccupé de son apparence physique que de la bonne marche de l’entreprise au sein de laquelle il ne souhaite pas faire de vieux os. Quatre dangereux évadés étant signalés dans les parages, on fait descendre de force de la première diligence matinale une passagère, Vinnie Holt (Susan Hayward), et sa petite nièce à peine âgée de plus d’un an, estimant que la suite du voyage s’avèrerait pour l’instant trop périlleuse pour elles. Seulement les hors-la-loi annoncés sont encore plus près qu’on ne le pense et, avec à leurs têtes le meurtrier Rafe Zimmerman (Hugh Marlowe), ils ne tardent pas à investir le relais, prenant en otage ses occupants en attendant de pouvoir dévaliser de son chargement d’or la malle-poste du lendemain. L’atmosphère devient violente et extrêmement tendue d’autant plus que les bandits sont prêts à tout ; ils le prouvent assez rapidement lorsque l’ignoble salaud qu’est Tevis (Jack Elam) tue sans ménagement un premier otage. Tom demande alors à Vinnie de se faire passer pour son épouse pensant que, ayant instamment besoin de lui comme appât pour accomplir leur forfait, les malfaiteurs seront plus indulgents avec celle qu’ils prendront pour sa femme...


Image


Comme on peut aisément le constater à la lecture de ce pitch, Dudley Nichols nous délivre une véritable intrigue de film à suspense en décors westerniens. Un huis-clos oppressant remarquablement écrit et réalisé avec une efficacité à toute épreuve par Henry Hathaway qui n'en était pas à son coup d'essai en matière de 'film d'action' nous ayant déjà surtout donné des œuvres mémorables dans le domaine du film noir (Le Carrefour de la Mort - Kiss of Death) auquel Rawhide peut aisément s'apparenter de par son sujet, sa tension et sa photographie dure et très contrastée. Western à petit budget, L’Attaque de la Malle Poste n’en est pas moins passionnant malgré ses (trop) faibles enjeux. Même si suivant les ‘règles’ de ce parcours chronologique, je ne devrais pas me projeter en avant, je ne peux quand même pas m’empêcher de penser que ce western préfigure certains films issus de la collaboration entre Budd Boetticher et Randolph Scott, notamment The Tall T (L’homme de l’Arizona) avec qui il entretient de très nombreux points communs. La seule chose qui l’empêche d’atteindre leurs niveaux, et ce n’est malheureusement pas bénin, c’est le manque d’épaisseur psychologique des personnages. Nous sommes face à une mécanique parfaitement huilée mais, en exagérant un peu, avec des pantins pour la faire tourner.


Image


En effet, qui dit huis-clos, semblerait vouloir dire dans le même temps personnages riches et fouillés ; ce qui n'est pas vraiment le cas ici, Dudley Nichols nous jetant en pâture six hommes et une femme dessinés à gros traits, monolithiques, n'évoluant guère et pour lesquels à cause de ça nous avons du mal à éprouver plus d'empathie que nous aurions souhaité. C'est le cas pour Tom Owens même s'il est assez réjouissant de constater qu'il ne s'agit aucunement d'un héros mais d'un homme qui lutte avant tout pour assurer sa propre survie ; il en va de même pour Vinnie qui ne sort guère de son image de femme forte ne décolérant pas et ne décochant pas un sourire. Tyrone Power et Susan Hayward sont loin d'être mauvais mais l'écriture de leur personnage n'était pas assez riche pour qu'ils aient pu rendre leur interprétation mémorable. Dans Le Passage du Canyon (Canyon Passage), la comédienne nous laissait voir une palette de jeu bien plus étendue. En revanche, hormis le personnage de George Tobias quasiment ectoplasmique, les trois autres 'Bad Guy' tirent la couverture à eux ; non pas qu'ils soient moins 'typés' mais beaucoup plus savoureux.


Image


Parmi eux, sadique et violent à souhait, Jack Elam et sa trogne patibulaire font très forte impression ; rarement l'acteur n'aura eu un rôle aussi important et aussi marquant : il est ignoble de bout en bout et nous nous faisons un plaisir d'haïr son Tevis. Pour cela, remercions Susan Hayward de s'être mal entendue avec Everett Sloane qui avait commencé le tournage dans la peau de cette brute sanguinaire ! Dean Jagger surprend, lui que l'on avait plus l'habitude de voir de l'autre côté de la barrière, imberbe : d'ailleurs ici son personnage n'est pas du tout cruel ; il s'agit d'un homme attachant qui s'est retrouvé embringué dans l'évasion de Zimmerman mais qui semble être mal à l'aise avec les trois autres. Quant à Hugh Marlowe dans la peau du chef de gang coupable d'un crime passionnel, il s'avère assez convaincant même si on aurait préféré le premier choix qui s'était porté pour ce personnage sur Richard Widmark. Zimmerman est en tout cas le personnage le plus mystérieux et imprévisible de Rawhide ; on ne sait jamais vraiment s'il faut le craindre ou non. Et n'oublions pas la petite fille qui sera à l’origine d’une des séquences à suspense les plus tendues du film.


Image


Malgré une petite faiblesse dans l'écriture des personnages et de minimes enjeux dramatiques, et si on veut bien oublier un prologue et un épilogue dont on se demande ce qu'ils viennent faire ici, nous faisant penser que nous allons avoir à faire à une fresque épique en hommage au transport du courrier par les 'malles postes', il faut se rendre à l'évidence, le scénario de Dudley Nichols est sacrément bien troussé et la mise en scène d'Hathaway bougrement efficace. Le cinéaste boucle le tout avec un savoir faire certain, une précision étonnante dans le découpage de chaque séquence, un sens certain de la topographie, beaucoup de brio dans la gestion de l’espace et enfin une réelle virtuosité dans la sécheresse de son montage ; il est aidé en cela par la remarquable photographie en noir et blanc très contrastée de Milton Krasner qui fait merveille aussi bien en intérieur qu’en extérieur, mettant parfaitement bien en valeur les paysages naturels (filmés à Lone Pine) qui entourent le relais. Car même si le principal de l’action se déroule à l’intérieur de la station, quelques échappées bienvenues vers le dehors se font jour à espaces réguliers et aèrent le film qui n’est ainsi jamais trop étouffant malgré ses éclairs de violence d'une assez forte brutalité.


Image


Dommage par contre que la musique de Sol Kaplan soit aussi hors-sujet, cassant l’ambiance à plusieurs reprises par l’utilisation de la guillerette mélodie ‘Oh Susannah’ totalement incongrue aux moments où elle retentit. On constate aussi qu’à la Fox, on utilisait souvent le même thème lors du générique, thème musical qui ne donne d’ailleurs guère l’ambiance ni le ton des films ; celle que l’on entend au début de Rawhide était déjà un morceau utilisé dans Brigham Young et ensuite dans La Ville Abandonnée (Yellow Sky) de William Wellman ; autant dire trois films qui n’ont pas grand-chose à voir entre eux ! A l’exception de cette étonnante faute de goût musicale probablement signée Alfred Newman, un remarquable et rigoureux exercice de style, un divertissement de premier ordre sans esbroufe, une intrigue parfaitement ficelée, un suspense d'une redoutable efficacité grâce à la précision d'écriture de Dudley Nichols : c'est déjà beaucoup mais il manque à L'Attaque de la Malle Poste ce supplément d'âme qui aurait pu le faire côtoyer les grands westerns. Ne faisons néanmoins pas les blasés et ne crachons pas sur la soupe quand elle demeure malgré tout aussi succulente ! Enfin, ceux qui ne manqueront pas de se poser la question à savoir si la série des années 60 avec Clint Eastwood a un rapport avec le film doivent être au courant que non.

Avatar du membre
Arizona Kid
Eclaireur 
Eclaireur 
Messages : 1588
Localisation : Marseille, France

Re: L'Attaque de la Malle-Poste - Rawhide - 1951 - Henry Hathaway

Messagepar Arizona Kid » 30 avr. 2019 19:54

Celui-là, il figurerait dans mon Top 10 de mes westerns préférés si je devais établir une telle liste (forcément sélective).
Plus que son couple-vedette, je trouve que c'est surtout le numéro de Jack Elam qui rend ce film inoubliable :cool:
" Personne ne t'empêchera de partir si c'est ce que tu veux; mais laisse-moi te donner un conseil, fiston: dans ce pays, c'est très mal vu de toucher au cheval d'un autre homme... " (Joël McCrea, Cattle Drive, 1951)
:sm70:

Avatar du membre
pak
Harmonica
Messages : 3408
Localisation : Massy town
Contact :

Re: L'Attaque de la Malle-Poste - Rawhide - 1951 - Henry Hathaway

Messagepar pak » 02 mai 2019 10:48

Très bons souvenirs pour moi aussi.

En fait, c'est mon premier "choc" westernien. Je l'avais découvert à la TV, et je suis resté scotché à l'écran la bouche pendante, à attendre le dénouement, happé par le montage et le récit du film. J'avais déjà vu quelques westerns avant, mais c'était plus dans l'amusement ou le divertissement. Là, c'est une des premières fois où j'ai ressenti le cinéma plus profondément, plus viscéralement si j'ose dire. C'était aussi l'une des premières fois où je fus confronté à la VO, seul devant mon écran TV, le soir (je pense que c'était en seconde partie de soirée de La Dernière séance), lumières éteintes, et j'étais bien, rien ne m'a distrait du film. En plus, pour ennuyer personne, j'avais un casque que mon parrain m'avait bricolé avec un long flexible, et ce son direct dans les oreilles, je pense que ça avait augmenté ma proximité avec l'action du film à l'époque.

Bref, un chouette souvenir de jeunesse, le début d'un goût croissant pour le cinéma, et pour le western en particulier, plus précisément le style "drame psychologique" exposant des confrontations entre des personnages contrastés, appréciant aussi certains bad men souvent plus intéressants dans leurs excès, leur folie ou leur perversité, que le héros lui-même généralement plus lisse.

Une sensation de découverte que j'ai de plus en plus de mal à ressentir.
Quand on joue dans un western, on peut embrasser le cheval mais pas l'actrice.

Gary Cooper


http://www.notrecinema.com/

Le quiz western 2014

Avatar du membre
Moonfleet
Eclaireur 
Eclaireur 
Messages : 1867
Contact :

Re: L'Attaque de la Malle-Poste - Rawhide - 1951 - Henry Hathaway

Messagepar Moonfleet » 02 mai 2019 11:02

pak a écrit :C'était aussi en une des premières fois où je fus confronté à la VO, seul devant mon écran TV, le soir (je pense que c'était en seconde partie de soirée de La Dernière séance),



Octobre 1989 après la diffusion en VF de La Poursuite dura 7 jours :wink:

Avatar du membre
pak
Harmonica
Messages : 3408
Localisation : Massy town
Contact :

Re: L'Attaque de la Malle-Poste - Rawhide - 1951 - Henry Hathaway

Messagepar pak » 02 mai 2019 11:35

Ah ok, j'allais sur mes 20 ans, ça colle. J'ai commencé à "manger" régulièrement du western à partir de cette période.

Cette année-là, j'avais aussi acheté le premier magnétoscope de l'appart, avec ma paye de saisonnier, un pauvre Orion à deux têtes et mono. Dès lors, sauf accident, j'ai enregistré la plupart des westerns de l'émission, et beaucoup de films d'autres genres (du moins quand j'avais assez de cassettes vierges... ). Sans parler des VHS originales que je me faisais offrir ou que j'achetais.

Quand je suis parti de chez ma mère, j'avais 600 VHS dans mes cartons : ceux qui ont participé à mon déménagement s'en souviennent encore car ça représentait une grosse soixantaine de cartons à trimballer (heureusement ce n'était pas lourd). Rien gardé à mon second déménagement...
Quand on joue dans un western, on peut embrasser le cheval mais pas l'actrice.

Gary Cooper


http://www.notrecinema.com/

Le quiz western 2014

Avatar du membre
Moonfleet
Eclaireur 
Eclaireur 
Messages : 1867
Contact :

Re: L'Attaque de la Malle-Poste - Rawhide - 1951 - Henry Hathaway

Messagepar Moonfleet » 02 mai 2019 11:51

J'en avais autant et tout est parti à la benne.



Retourner vers « Les Westerns : critiques et illustrations de films »

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 2 invités