Quand les tambours s'arrêteront - Apache Drums - 1951 - Hugo Fregonese

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Re: Quand les tambours s'arrêteront - Apache Drums - 1951 - Hugo Fregonese

Messagepar Abilène » 08 oct. 2012 22:44

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Re: Quand les tambours s'arrêteront - Apache Drums - 1951 - Hugo Fregonese

Messagepar Abilène » 05 déc. 2012 23:23

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Re: Quand les tambours s'arrêteront - Apache Drums - 1951 - Hugo Fregonese

Messagepar Abilène » 26 déc. 2012 13:05

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Re: Quand les tambours s'arrêteront - Apache Drums - 1951 - Hugo Fregonese

Messagepar lafayette » 01 déc. 2013 21:59

Je commence le début pas terrible du film, je viens aux renseignements et je vois que le brun pas beau serait le héros!
Diantre et Belzebuth! Il se fait même désarmer par un forgeron...
Et j'apprends qu'il y aurait Victorio/Vittorio. Je croyais hier qu'il était mort dans Hondo... quoiqu'en réfléchissant c'est vrai qu'après avoir vu le grand chef Victorio, plutôt bonne pâte, essayer de "vendre", sans succès, ses hommes à une paysanne, on apprend qu'il s'est fait tuer par les soldats... ce sont des menteurs alors... il ne me reste qu'à vérifier et reprendre le film sur les tambours en espérant qu'ils ne me casseront pas les oreilles...
Ah juste avant, j'ai quand même vu une belle blonde ou châtain clair, avec une de ces coiffures... je vous dis pas! Comment elle a fait dans un bled paumé et plein de poussière pour se coiffer comme ça? Au moins on se dit que si on y voyait vraiment de telles belles filles, pas étonnant que toutle monde courrait vers l'Ouest!
Je vous laisse, un petit film à regarder, pour voir qui va courir le plus vite.

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Re: Quand les tambours s'arrêteront - Apache Drums - 1951 - Hugo Fregonese

Messagepar lafayette » 02 déc. 2013 4:00

Le "début pas terrible du film" concernait bien sûr la mise en place peu glorieuse du premier rôle, joueur et tueur en légitime défense, banni...
En fait, ce film intéressant tire au maximum des possibilités artistiques d'un petit budget de série B, mais au travers de contradictions parfois bien venues, parfois non.
L'action est précédée d'une introduction en faveur des indiens qu'on peut ressentir sous deux angles, d'une part elle légitime à juste titre leur révolte, mais d'autre part il y a une hypocrisie dans la mesure où le reste du film montre ceux-ci cruels et peu nobles et d'autre part comme des guerriers assez bêtes dans leurs attaques, ce qui n'était pas la réalité des Apaches je crois... Et ceux alliés aux blancs se laissent humilier. J'expliquerai...
On entre rapidement à travers un ânier et un petit chat sous la porte du saloon qu'on devine avant que des tirs ne détruisent l'image idyllique.
On arrive au fond d'un saloon très pauvre avec un plan en profondeur du tueur et d'un homme mourrant. Le décor est très pauvre mais il y a un jeu de couleurs qui marque en même temps que la profondeur de champ. Ceci résume déjà tout le film pauvre en décors mais riche en couleurs et éclairages.
Je passe l'histoire du banissement sauf la scène superbe concernant la tenancière de bordel et le serviteur noir qui démarre également sur une profondeur de champ avant un rapproché sur les personnages et le dialogue.
Un petit truc m'a attiré avant la belle scène du serviteur mourrant, quand notre joueur banni arrive dans le beau canyon...
Quelques notes de musique quasi orientales sur la scène du cavalier passant devant un rocher en forme de chameau... J'ai adoré ça comme la scène finale de l'anesse que vient têter l'anon, dans l'église, allégorie partielle de la "crèche"...

J'ai lu plus haut que Mac Nally était le vrai héros du film malgré son début peu glorieux. Pas du tout à mon regard, il y a des héros dans le film, mais pas lui.
A commencer par le prêtre qui saute courageusement du chariot en fuite pour aider le joueur banni qui est tombé du cheval sous les tirs indiens. Là c'est de l'héroïsme pour le prêtre, une situation une nouvelle fois subie par notre anti héros..
Ensuite en fin de film, le maire forgeron donne bravement sa vie pour donner un temps de répit à ses concitoyens, là c'est un héros.
Déjà avec son poing et son marteau, il avait désarmé le joueur Mac Nally qui voulait lui tirer dessus...
On voit donc mes préférences de rôles, même si Mac Nally joue bien le sien!
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Re: Quand les tambours s'arrêteront - Apache Drums - 1951 - Hugo Fregonese

Messagepar lafayette » 02 déc. 2013 15:18

Je reprends ayant un peu perdu le fil...

Côté petits travers du film qui n'atteignent cependant aucunement mon attrait et montre comment je l'ai vécu avec profondeur et intérêt (petit rajoût comme je peux ensuite paraître sévère).

L'attaque de la diligence par les indiens diffère des constations à l'arrivée... Au début 3 embusqués tirent à la Winchester sur la gauche de celle-ci et, à l'arrivée à Spanish Boot, elle est lardée de flèches surtout du côté droit.
Acceptons l'idée d'une attaque d'autres indiens de la diligence... après avoir laissé passer notre joueur banni retournant au grand galop.
Ensuite les indiens retirent sur le convoi des chercheurs d'eau touchant le cheval de notre banni.
Puis apparemment ils laissent la patrouille de l'armée récupérer les corps du convoi des femmes de petite vertu dans le canyon et ils décident intelligemment de les attaquer à la flèche alors qu'ils sont armés en train de faire une salve, et d 'ailleurs personne ne les a vus arriver malgré la foule rassemblée.
Ok le chef Vittorio ne semble plus avoir tous ses esprits puisque gravement blessé pense-t-on.
Ensuite quand les survivants se réfugient dans le piège de l'Eglise, les assaillants oublient d'incendier dès le départ la porte d'entrée et choisissent d'attaquer un par un de temps en temps au couteau et à la hache par les fenêtres au lieu de tirer depuis en haut et de massacrer le groupe restant.
Mais les assiégés ne sont pas plus malins car ils se rassemblent vers le milieu allumant des bougies pour être mieux vus...
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Re: Quand les tambours s'arrêteront - Apache Drums - 1951 - Hugo Fregonese

Messagepar lafayette » 02 déc. 2013 19:47

J'avais dû interrompre ma petite démonstration.

...alors que la lumière s' est éteinte sur une attaque. C'est à cette scène que j'ai finis par me rappeler le film vu dans ma jeunesse et les erreurs des uns et des autres dans la tactique du combattre... et quand la lumière dans l'Eglise, s'était éteinte, ne laissant que les lueurs des fenêtres, j'étais content.
Je me disais "Enfin! c'est ça qu'il faut faire et il faut qu'ils utilisent les bouts de bois pour que les indiens en sautant dans le noir s'empalent dessus!"
Loupé! Ils ont rallumé! Effectivement, pour le film il fallait un peu de lumière sur les acteurs :D !
Ils s'en sortent quand même! La cavalerie salvatrice arrive au clairon au plus chaud de l'action comme souvent dans les westerns, ce qui déplaît à certains, mais on ne la verra pas, comme bien souligné par Tavernier dans les excellents bonus avec celui de Brion (qui dans certains films ne me plaisait pas trop)!

Et la scène finale confirme qu'il y a eu des âneries dans l'église. :D Je plaisante puisque plus haut, je disais combien j'aimais la scène finale! (ça doit en revanche déplaire à Marshal Cahill, qui soi-disant n'aime pas les ânes comme discuté il y a quelques mois ailleurs)

Évidemment, le scénario dépend du budget, et bien des choses en ont pâti comme, le fait qu'on a jamais eu de plans d'ensemble de la ville dont on ne peut voir que quelques bicoques misérables en adobe (même si les vues partielles sont bien faites avec une belle profondeur de champ, mais le côté restreint nous prépare à la possibilité de claustrophobie pour la fin dans l'Eglise). Ce qui est un peu contradictoire avec une société plus développée où on finit par se préoccuper à l'ouest de la moralité locale...
De même je suis surpris de voir de belles quintes de bière bien fraîches et mousseuses dans un village ancré dans un univers un peu sec avec un seul puits. Il fallait donc de la glace importée par convoi et si glace, il y avait une réserve d'eau (évitant d'avoir à quitter le village en recherche d'eau au risque de tomber sur les indiens).

Mais on n'a pas besoin de tout ça pour aimer ce film, dont les dialogues sont bien faits, les scènes s'enchainent bien, le récit va à l'essentiel sans fioriture (comme déjà bien souligné par les premiers commentaires) et nous présente des personnages fabuleux comme ce prêtre gallois bigot et raciste, mais qui s'élève par son courage dans un premier temps au secours du joueur seul face aux indiens et, dans un second temps, sa réflexion profonde en finissant par s'agenouiller pour prier à côté de l'indien scout, lequel prie à sa façon après avoir montré son courage pour aider les blancs malgré les humiliations subies.
Ce scout m'a bien plu même moustachu, ce qui est rare pour un indien, et il redonne plus de valeur aux indiens malmenés par ailleurs et même deux apaches problancs laissent leur vie également.
Le chef des soldats m'a également plu dans un rôle assez décontracté d'un bon acteur, mais surtout le bon et beau forgeron et maire fort personnage, tenant la ville comme il se doit. Il offre sa vie, lâchement tué par les hommes de Vittorio après avoir tenté de le soigner chose qu'on ne voit pas ni Vittorio. Et l'antihéros en sera bénéficiaire, restant seul prétendant de la belle!
Mais on voit de belles charges d'indiens, un beau combat avec les soldats et habitants, des indiens multicolores sautant dans l'église sous l'air des tams tams.
Dans cet univers assez cadré et reserré, on assiste à une magnifique palette de couleurs et notamment dans l'église où une collection de robes est valorisée par un jeu de lumières et des cadrages qui sont l'expression même du cinéma. Tavernier en parle aussi avec délectation! Il oublie la couleur noire d'une robe et de l'habit du prêtre sur la gauche d'un des plans.
L'héroïne aussi est belle, jouée par une Coleen Gray toute en couleurs, même si, torturée, elle choisit sentimentalement le joueur plutôt que le maire, pensant qu'elle pourra faire changer les mauvais côtés du bonhomme! C'est assez habituel dans la vie où bien des dames s'éprennent des bads boys (les hommes eux espèrent que les dames ne changeront pas)! Mais elle ne le suit pas dans le banissement préférant s'établir dans une vie bourgeoise. Le sort faisant mourrir le beau forgeron, elle sortira de l'église au bras de l'anti-héros dont il ne faut pas oublier qu'il aurait bien tiré sur le forgeron sans arme à feu, mais qu'il s'est rendu sous la menace de son marteau... Pas glorieux. Mais c'est une orginalité du film de suivre l'action à partir de celui-ci dont on montre une certaine rédemption notamment dans l'Eglise où il donne l'idée de retarder les indiens en brûlant tout les meubles et le plancher de l'Eglise.

Il n'y a pas de grands travellings mais un jeu superbe de gros plans et extérieurs ou intérieurs à profondeur de champ.
Ce film prouve qu'on peut faire de l'or avec de la "mitraille"! (argot des cochers d'autrefois en France pour la petite monnaie)
C'est très bien que Sidonis ait pu faire revivre ce film! Je me suis régalé, tout en pinaillant, à voir le film en VF puis en Vo, ce qui fait que j'ai pu écrire tardivement au départ! On vit très bien le film, malgré ses défauts, car il en a les grosses qualités... :sm57:
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Re: Quand les tambours s'arrêteront - Apache Drums - 1951 - Hugo Fregonese

Messagepar lafayette » 04 déc. 2013 0:34

Il semble que le film ait prévu des critiques et, d'entrée, il a pris des mesures avec des coups de balais!
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Cette dernière aurait pu aussi figurer dans la rubrique "fumer avec style"!

Rien qu'avec ces photos, on voit de suite la qualité de mise en scène et de composition et de couleurs!
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Re: Quand les tambours s'arrêteront - Apache Drums - 1951 - Hugo Fregonese

Messagepar metek » 04 déc. 2013 1:42

En tout cas il a de bonne dents pas evident fumer la pipe et passer la vadrouille! :beer1:

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Re: Quand les tambours s'arrêteront - Apache Drums - 1951 - Hugo Fregonese

Messagepar lafayette » 04 déc. 2013 1:50

Ce personnage bien chapeauté sera scalpé un peu plus tard, sans qu'on sache s'il avait bien des cheveux auparavant!
Encore une petite finesse de ce film avec un acteur remarqué malgré son très petit rôle et quelques bonnes paroles et toujours son haut de forme bien vissé sur la tête (voir photo dans les "Blessés"). J'ai capturé des photos de lui et sa patronne dans "Fumer avec style", que tu auras sans doute déjà vues cher Metek!
D'autres captures avec petits commentaires sur l'art de ce film, dans les "Armes blanches...", les "Artisans"..., une petite dédicace dans les "Portes de saloon".
J'en ferai sans doute d'autres ces jours prochains.
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Re: Quand les tambours s'arrêteront - Apache Drums - 1951 - Hugo Fregonese

Messagepar Longway » 21 févr. 2014 17:46

Fiche Télé 7Jours.
Diffusion : Dimanche 18 Octobre 1974 sur la deuxième chaine de L'ORTF.

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Re: Quand les tambours s'arrêteront - Apache Drums - 1951 - Hugo Fregonese

Messagepar Longway » 21 févr. 2014 18:08

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Certes, les indiens pénètrent dans l'église en sautant par les fenêtres, mais de là à les comparer à des pantins... :shock: :sad:

Quant à la cavalerie, c'est loin d'être le sujet principal du film !

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Re: Quand les tambours s'arrêteront - Apache Drums - 1951 - Hugo Fregonese

Messagepar lafayette » 21 févr. 2014 20:16

Cette expression était peut-être le résumé de ce qu'il pensait du suicide des indiens sautant par les fenêtres.

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