Le Mercenaire de Minuit - Invitation to a Gunfighter - 1964 - Richard Wilson

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COWBOY PAT-EL ZORRO
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Re: Le Mercenaire de Minuit - Invitation to a Gunfighter - 1964 - Richard Wilson

Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 09 avr. 2015 10:53

Je me demandais si j'avais déjà laissé une critique sur ce film par le passé... Visiblement non...

Alors justement je l'ai revu ce lundi à minuit (ce n'est pas un gag mais un hasard du destin... J'ai préféré cela au film d'Allan DWAN dans LE CINEMA DE MINUIT justement... J'assume !).
icongc1 J'avais acheté le dvd dès sa sortie car j'en avais entendu parler depuis un moment à l'époque. (Dans sa présentation de MONDWEST au Cinéma de Quartier quand il parle du rôle de tueur robot de BRYNNER Jean-Pierre DIONNET parle bien sûr des 7 Mercenaires dont il reprend le costume et le style et achève en disant: "un rôle qu'il avait aussi repris avant dans deux autres westerns... L'étrange et surprenant LE MERCENAIRE DE MINUIT de Richard WILSON en 1964 et ADIOS SABATA de Gianfranco PAROLINI en 1970...").

Donc je pense en effet que le titre français est dû à son rôle de Chris et une vague ressemblance avec lui (renforcée en vf par le doublage à nouveau par George AMINEL)...
Le film en lui-même: franchement j'ai eu bien du mal à ne pas éclater de rire en lisant le nom de son personnage ("d'Estaing" comme notre VGE... :lol: ) mais j'étais des plus surpris.
Ravi de retrouver Pat HINGLE (le Commissaire GORDON des BATMAN entre 1989 et 97 mais que je vis aussi dans PENDEZ-LES HAUT ET COURT entre autres...), l'autre ancien Mercenaire Brad DEXTER mais au rôle assez bref...

LA MAISON DE PSYCHOSE... Bravo ! Ca prouve que je n'avais pas d'hallucination... :shock:
Mais je ne peux m'empêcher d'être à la fois perplexe et attristé pendant certains passages du film... Mon grand-père paternel avait voulu le voir avec moi car il était tout aussi intrigué que moi mais parmi les scènes inattendues et poignantes on avait noté celle où Brynner explique à Janice Rule (je la trouve un peu effacée mais pas si tarte j'ai vu pire!) comment il a eu la motivation pour devenir flingueur et son passé... Son mépris envers son père...
Ce que je trouve un peu brusque c'est sa façon de présenter ses sentiments: "Ce que je veux de vous ce n'est pas de la pitié... Quittez votre mari et cette ville... Partez avec moi !" ou encore plus tard cette belle formulation: "J'ai peur que ce que je ressente pour vous ne soit l'opposé de la haine et je ne le peux pas...".
LA MUSIQUE DE DAVID RASKIN JE L'ADORE AUSSI, je la trouve bien adaptée à l'ambiance...
PARMI MES AUTRES PREFERENCES: quand le "tueur" assez neuneu arrive en ville (mon grand-père était plié de rire en voyant puis quand en remarquant l'ombre de Brynner qui l'appelle discrètement il panique..."Dancer..." puis se sauve après le souhait de bienvenue de Brewster (Hingle): "J'ai fait ce voyage dans cette brouette pour des prunes !!"
Le clavecin et la chanson de Brynner... Inattendu et à la fois amusant et touchant (CRANE: "On engage un Rebelle pour en tuer un autre !" puis quand Brynner dit comment il a évité le conflit "Je me suis arrangé pour être à Mexico...").
Ou encore lorsque Brynner écrit son nom au tableau de la diligence (même si pour ma part je préfère la scène en VO avec Hingle: "JUBLE...", BRYNNER: "JULES... C'est une question de diphtongues !").
UN PASSAGE QUE J'AI TOUJOURS ADORE: lorsque par désespoir, ras-le-bol ou intention d'en finir avec Matt (George SEGAL que e découvris avec ce film) il picole et va ensuite tout casser... J'ADORE !! (Combien de fois ai-je rêvé de faire de même chez moi quand j'avais un cafard monstre ? Dans le voisinage ça n'aurait pas été aussi facile !)
Spoiler: Montrer
(je vivais alors une histoire difficile lors de la sortie du dvd, mes débuts avec le whisky...).

J'aime beaucoup le personnage de l'aveugle (Strother MARTIN je crois).
La fin aussi inattendue que poignante... Bref, pas au niveau de grand chef d'œuvre peut-être mais un western poignant et inattendu...
RESPECT ETERNEL POUR Mr BRYNNER...
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Winchester73
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Re: Le Mercenaire de Minuit - Invitation to a Gunfighter - 1964 - Richard Wilson

Messagepar Winchester73 » 26 avr. 2015 7:24

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:arrow: DVDBeaver: Lien.
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lasso
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Re: Le Mercenaire de Minuit - Invitation to a Gunfighter - 1964 - Richard Wilson

Messagepar lasso » 30 mars 2016 14:35

Grande déception pour ce Western, dont le coût devait être très bon marché, à part les honoraires pour le
peu demandé Yul Brynner...

J'ai peut être vu un autre film que commenté sur ces pages de WM. :?
Jules Gaspard d'Estaing (célèbre gunfighter) se trouvait tout par hasard à Pecos. Intrigué par l'accusation de Matt Weaver,
un rescapé de la guerre de sécession, revenant à Pecos (NM), dépossédé de ses terres par un riche dominateur de la ville.

Le racisme envers les Mexicains et l'attitude envers Matt Weaver, des citadins,qui n'était pas raciste, mais a combattu pour les
Sudistes, a incité Jules à rester à Pecos, pour voir les évolutions...

Il est vrai que Jules est Créole, d'origine de New Orleans, n'a jamais pris parti, non pour les blancs, ni pour les noirs
(esclaves).

Le Gunfighter engagé par es citadins afin de régler le compte à Matt Weaver dérangeant, arrivant à la demande
par la diligence, a vite pris la poudre d'escompette, en entendant le nom de Jules et de voir son ombre.

C'est alors que les citadins décident seulement à engager Jules, gunfighter, contre 500 dollars, pour leur nébuleuse
liquidation.

Jules, prend vite une sympathie pour la jeune femme non décidée entre son mari et Matt Weaver, son ancien amant,
en plus Jules et la jeune femme ont la même muse : la bonne musique !!!

Le racisme envers les noirs (il n'y en a pas) et les Mexicains, le Sudiste déshérité par la force, Jules décide à ne pas
exécuter son contrat; par pur respect et pitié; laisse la maintant veuve, à Matt Weaver.

Malheureusement, on le laisse pas filer, Jules, il payera par sa vie, sa rêverie....

Un Western aux décors pauvres, qui réussit quand même que le non-bienvenu gagne et récupère sa belle, mais lui
il n'est pas doué au clavecin....(pas encore)

Vite oublié, à ce que ça déplaise à Chip, grand défendeur .....

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Rendez-vous pour deux revolvers

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le Gunfighter engagé par les citadins
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le Créole

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COWBOY PAT-EL ZORRO
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Re: Le Mercenaire de Minuit - Invitation to a Gunfighter - 1964 - Richard Wilson

Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 09 avr. 2016 3:04

C'est vrai y a des défauts dans ce film mais on a vu mieux comme pire, ça me fait penser faudrait que je le revois un de ces jours... :?
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lafayette
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Re: Le Mercenaire de Minuit - Invitation to a Gunfighter - 1964 - Richard Wilson

Messagepar lafayette » 06 oct. 2017 20:18

Ai bien aimé ce film et partagé notamment sa vision par Chip.
Un début fort intéressant avec un George Segal pédestre sudiste et spolié émouvant et un Yul Brunner secondé sur un beau rétablissement gymnique sur diligence dans le look noir clichesque de tireur appointé. Développement dramatique intéressant hormis le passage raté du tueur trouillard par mauvais acteur et faiblesse de mise en scène.
L'amour fantasmé qui conduit au funeste destin n'a pas été le seul du genre pour Yul Brynner dont le port parfois mécanique fait par ailleurs trop penser à la robotisation du personnage.
Ah! Les Mexicains banlieusés n'ont pas gêné Chip cette fois ! :)
Pour moi la vie va commencer...

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Yosemite
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Re: Le Mercenaire de Minuit - Invitation to a Gunfighter - 1964 - Richard Wilson

Messagepar Yosemite » 11 févr. 2018 19:35

En lisant ce titre un peu neuneu « Le mercenaire de minuit », en regardant l’année de sortie du film (1964), et en constatant que le très statuesque Yul Brynner tenait le premier rôle, j’ai hésité… et finalement j’ai acheté ce DVD que j’ai regardé hier soir.

Je craignais quelque chose de très mauvais, disons que je ressors avec une impression revue à « très moyen ».

J’ai l’impression que Richard Wilson a eu une ambition bien trop importante et qu’un peu de modestie tans dans le scénario que dans la réalisation aurait ramené le tout à une œuvre bien plus intéressante. En soi, le thème me semble attractif mais son traitement est ici à la limite du supportable tant Wilson multiplie les effets d’insistance et ce, tout particulièrement dans la deuxième moitié du film, c’est-à-dire à peu près à partir du moment où Jules Gaspard D'Estaing commence à parler… quand je dis « parler » on peut même dire que de personnage mutique, il se transforme en individu verbeux et, on se demande bien pourquoi, soudainement amoureux d’une femme aperçue initialement sur un pas de porte.
A partir du moment où il aura joué son morceau au clavecin, la petite musique entêtante reviendra sans arrêt an arrière-plan pour bien nous faire comprendre les obsessions et les souffrances passées de Jules. « C’est bon, Richard, c’est bon, on a compris ! » a-t-on envie de lui répondre.

Animé d’une telle volonté de surlignage, pas étonnant donc qu’il ait choisi Yul Brynner pour incarner son personnage. Certes, c’est un acteur que je n’aime pas beaucoup, mais ici tout particulièrement, sa prestation fige le film et il faut bien reconnaître qu’il n’est pas aidé en cela par les seconds rôles dont l’errance et le suivisme passifs n’animent rien dans cette histoire.

Le pire sera sans doute la réconciliation post mortem entres les habitants, le rebelle et Jules qui soulèvent de concert le corps de ce dernier. Une scène complètement ratée tant elle croule sous la grandiloquence.

Bref comme souvent, je contredis mon avant-propos qui s’annonçait un tantinet positif en n’écrivant que des critiques.
On pourra souligner la belle photographie, tout particulièrement dans les quelques scènes nocturnes, de Joseph MacDonald. Il trouve de belles tonalités qui apportent des nuances fort bienvenues.

En définitive, nonobstant le thème (voire l’empilement de thèmes) de ce western qui retient quand même l’attention et même si l’ensemble se regarde jusqu’au bout avec une certaine curiosité, il aurait fallu bien moins de prétention et une incarnation de personnages infiniment plus vivante pour donner à ce sujet la place qu'il méritait.
Yo.



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