Cat Ballou - 1965 - Elliot Silverstein

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Sitting Bull
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Re: Cat Ballou - 1965 - Elliot Silverstein

Messagepar Sitting Bull » 09 mars 2019 18:28

Très belles les photos de Jane Fonda, mais je pense qu'un bon nombre d'entre elles, pas très en rapport avec le film, seraient mieux placées sur sa bio. (viewtopic.php?t=16907) . :wink:
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"What is this ? The stuff that dreams are made of." (W.Shakespeare)

MARCHAND
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Re: Cat Ballou - 1965 - Elliot Silverstein

Messagepar MARCHAND » 09 mars 2019 19:15

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Errare humanum est...

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Winchester73
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Re: Cat Ballou - 1965 - Elliot Silverstein

Messagepar Winchester73 » 09 mars 2019 19:24

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...éclipse solaire?
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Moonfleet
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Re: Cat Ballou - 1965 - Elliot Silverstein

Messagepar Moonfleet » 02 mai 2019 10:00

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Cat Ballou (1965) de Elliot Silverstein
COLUMBIA


Avec Lee Marvin, Jane Fonda, Michael Callan, Nat King Cole
Scénario : Walter Newman & Frank Pierson d’après un roman de Roy Chanslor
Musique : Frank De Vol
Photographie : Jack A. Marta (Eastmancolor 1.85)
Un film produit par Harold Hecht pour la Columbia


Sortie USA : 24 juin 1965


Catherine Ballou (Jane Fonda) est une jeune institutrice sur le point d’être pendue. Flash-back : que s’est-il donc passé pour que cette charmante citadine soit obligée de passer sa jolie frimousse au travers de la corde… Ce jour lointain, elle se rend en train jusqu’à Wolf City, Wyoming, pour y visiter son père. Sans le vouloir, elle aide le voleur de chevaux Clay Boone (Michael Callan) à s’enfuir avec l’aide de Jed (Dwayne Hickman), l’oncle de ce dernier qui s’était fait passer pour un prédicateur. Elle rencontrera à nouveaux ces deux hors-la-loi alors que des notables véreux, tentant de s’approprier la propriété de son père, abattent ce dernier par l’intermédiaire d’un redoutable tueur à gages ‘sans nez’. ‘Cat’ décide donc de s'en faire des complices avec pour mission de venger son père. Ce groupe de ‘pieds nickelés’ trouve également de l’aide en la personne de l’indien cultivé Jackson Two-Bears (Tom Nardini) ainsi que du légendaire tireur d’élite Kid Shelleen (Lee Marvin), devenu entre temps un irrécupérable alcoolique…


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Adapté d’un roman on ne peut plus grave de Roy Chanslor (l’auteur de Johnny Guitar), Cat Ballou s’est transformé en parodie lors de son passage sur grand écran. C’est la Columbia et le producteur Harold Hecht qui, désirant renouveler le genre, eurent cette idée de changer l’intrigue sérieuse en un pastiche des westerns classiques, les différents éléments comiques (situations, gags…) s’ajoutant au fur et à mesure de l’écriture pour aboutir à une comédie pure et dure. Détournant la plupart des codes du genre, non dénué de clins d’œil à ses prédécesseurs, le premier film signé par Elliot Silverstein, réalisateur qui n’avait jusque là travaillé que pour la télévision, s’est vu placé 10ème meilleur western de tous les temps par le très sérieux American Film Institute (sic !) De quoi disserter pendant des heures sur la différence de réception de l’humour en fonction des pays et des cultures ; car pour beaucoup d’entre nous il y a de quoi tomber des nues devant ce que nous pourrions penser être une étonnante indulgence ! Vu d’Europe, une telle 'surestimation' aurait à la rigueur pu se comprendre si Cat Ballou avait été la première comédie/parodie westernienne ; ce qui est loin d’être le cas, Cat Ballou ne venant de plus absolument rien révolutionner contrairement à ce qu'on a pu lire ici et là ! Souvenons nous au moins des réussites, nettement plus amusantes à mon humble avis, que furent Le Grand Bill (Along Came Jones) de Stuart Heisler avec Gary Cooper, La Belle du Far-West (Calamity Jane) de David Butler avec Doris Day ou encore La Vallée de la poudre (The Sheepman) de George Marshall. Même les plus récents McLintock! de Andrew McLaglen ou Sur la piste de la grande caravane (The Hallelujah Trail) de John Sturges, pourtant pas spécialement réputés pour leur délicatesse de ton, arrivaient à faire mieux fonctionner nos (mes) zygomatiques ; ce n’est pas peu dire !


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Dans leur célèbre ouvrage sur le cinéma américain, Bertrand Tavernier et Jean-Paul Coursodon attaquent leur notule sur Elliot Silverstein par une allégation comme quoi réaliser une parodie ne leur semble pas plus difficile qu’autre chose à condition de le faire avec rigueur, ce qui dans les faits n’existe quasiment pas au sein du cinéma américain puisque le genre du pastiche n’attirerait que des tâcherons. Leur conclusion à cette violente diatribe -évidemment principalement à l’encontre de Cat Ballou- se terminait ainsi : "[…] Cet abandon aux effets faciles va de pair avec la lourdeur et l'outrance. Forçant toujours son talent, Silverstein ne fait rien avec grâce et Cat Ballou ne parvient qu'à rendre désagréable à force de cabotinage un des meilleurs acteurs américains, Lee Marvin." Facilité, lourdeur, outrance… on trouve effectivement de tout ça dans Cat Ballou ; mais d’autres parodies pouvaient se voir accoler ces adjectifs péjoratifs sans que ça n’enlève rien à leur drôlerie. Au vue de l’idolâtrie qu’on lui voue outre-manche, beaucoup ont dû penser de même de Cat Ballou. La critique française n’en est pas arrivé aux mêmes conclusions ; pas plus votre serviteur qui aurait pu compter sur les doigts d’une main les occasions qu’il a eu de s’esclaffer durant ces 90 pénibles minutes et qui continue à s’étonner de certains textes théoriques sur le film lui attribuant des intentions qui me font croire ne vraiment pas avoir vu le même. Quant à Lee Marvin, ayant repris un rôle destiné au départ à Kirk Douglas, il n’est effectivement pas à son avantage, cabotinant à outrances sans arriver à nous dérider. Son obtention d’un Oscar pour cette prestation s’avère elle aussi totalement surprenante, voire même sacrément incongrue.


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De cette comédie se voulant iconoclaste mais qui se révèle en définitive très peu amusante, vous aurez bien compris que je ne sauve pas grand-chose, pas plus le scénario que la mise en scène qui rivalisent tous deux d’indigence. Et pourtant la première idée avait été assez savoureuse, le logo de la Columbia étant détourné, la femme drapée portant le flambeau se transformant en pin-up. L’idée d’avoir fait raconter ‘la légende ce Cat Ballou’ en chanson par Nat King Cole et Stubby Kaye ‘armés’ de banjos était elle aussi délectable d’autant que la mélodie de Frank De Vol (le compositeur attitré de Robert Aldrich) s'est rapidement avérée entêtante. Le seul problème est que, morfondu devant chaque séquence, plus pénible les unes que les autres, le spectateur que je suis n’a plus fait que d’attendre le retour de ces deux chanteurs ; quel plaisir de voir ce génie du jazz vocal qu’est Nat King Cole en chair et en os à de multiples reprises ! En revanche, dommage qu’ici le talent de Jane Fonda n'ait pas été mis autant en avant que sa sensualité et son exquise plastique. Dernière source de plaisir possible pour les amateurs de westerns, retrouver, même si très brièvement, les habitués du genre que sont Jay C. Flippen ou Arthur Hunnicut. Pour le reste, à vous de juger si vous vous retrouvez plutôt du côté américain ou européen puisque les avis sont d’un côté et de l’autre de l’Atlantique très tranchés et opposés. A vous de voir si les gags vous sembleront hilarants ou affligeants ! Quoiqu'il en soit, vous voilà prévenus !



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