Les Desperados (The Desperadoes) - Charles Vidor - 1942

Voir tous les films critiqués
Règles du forum
Avant d'ouvrir un nouveau sujet de discussion, pensez à consulter la liste de tous les westerns critiqués sur ce forum

SVP : Pour les images larges et lourdes, utilisez IMG2 et non IMG pour faire une miniature. Pensez aux connexions lentes!
Avatar du membre
Sitting Bull
Lieutenant
Lieutenant
Messages : 7155
Localisation : Grande prairie du Sud-Ouest

Re: Re:

Messagepar Sitting Bull » 30 avr. 2017 15:17

persepolis a écrit :
Carcasse a écrit :Une toute petite série B, quasiment une série C, mais super-sympatoche.
On s'amuse bien et c'est le principal. Je comprends les auteurs de la jaquette car, même si Glenn Ford, tout jeune, apparaît en troisième rang, c'est véritablement lui le rôle principal du film.
Un film qui n'est même pas à analyser : juste un petit moment de détente.


Pas du tout d'accord avec ton analyse de début, le studio Colombia a mis les moyens dans ce film et ça se voit.
Western très plaisant, beau à voir grâce au technicolor, de l'humour et beaucoup d'action. Le contrat est rempli ,le film est bien meilleur que suggèrent les commentaires laissés sur le forum.


Pas la peine de tutoyer l'ami Carcasse, il ne pourra plus jamais, hélas, te répondre. :sad:
Mais tout le monde ne peut pas savoir.
Image

"What is this ? The stuff that dreams are made of." (W.Shakespeare)

Avatar du membre
metek
Colonel
Messages : 15072
Localisation : Canada
Contact :

Re: Les Desperados (The Desperadoes) - Charles Vidor - 1942

Messagepar metek » 26 févr. 2018 1:25

https://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?f=10&t=19313#p276000

Image

Avatar du membre
lasbugas
Baron du bétail
Baron du bétail
Messages : 12390
Localisation : TOULOUSE
Contact :

Re: Les Desperados (The Desperadoes) - Charles Vidor - 1942

Messagepar lasbugas » 28 févr. 2018 14:58

Image
Image

Avatar du membre
Moonfleet
Eclaireur 
Eclaireur 
Messages : 1845
Contact :

Re: Les Desperados (The Desperadoes) - Charles Vidor - 1942

Messagepar Moonfleet » 09 mai 2019 8:21

Image



Les Desperados (The Desperadoes, 1943) de Charles Vidor
COLUMBIA


Sortie USA : 25 mai 1943


La même semaine que le noirissime, austère et tendu The Ox-Bow Incident, les spectateurs américains pouvaient, pour reprendre leur souffle, découvrir ce western sympathique, sacrément mouvementé et bon enfant signé Charles Vidor ; à cette occasion, pour la première fois la Columbia nous dévoilait sa statue au flambeau habillée d’un glorieux Technicolor. Alors que les autres Majors avaient déjà testé le procédé depuis quelques années, le studio d’Harry Cohn s’y lançait à son tour et le résultat dépassait toutes les espérances. Dès l’image du générique sur laquelle vient s’imprimer le titre, on se dit que rien que pour la splendeur des couleurs et la flamboyance de la photographie aussi bien en intérieur qu’en extérieur, The Desperadoes mérite d’être visionné. Natalie Kalmus et George Meehan ainsi que les décorateurs et costumiers nous en mettent littéralement plein la vue. Tout ceci ne fait évidemment pas très réaliste mais peu importe ; l’usine à rêves méritait alors plus que jamais son appellation, son Ouest coloré et pittoresque nous convenait à merveille. A l’instar des comédies musicales chatoyantes de la Fox et de la MGM, les desperados de Vidor ont du faire oublier pendant quelques heures aux civils et soldats les évènements tragiques qui se déroulaient dans le monde. Un western à gros budget peu connu et qui mérite pourtant à mon avis de l’être !


Image


1863 ; la principale richesse de l’Utah est son cheptel de chevaux sauvages dont l’armée de l’Union a grandement besoin alors que la Guerre de Sécession fait encore rage. Grâce à ce commerce, Red Valley est une petite ville prospère, ce qui n’empêche pas son banquier (Porter Hall) d’être corrompu ; non content d’avoir de nombreux client, il organise lui-même le Hold-Up de sa banque se faisant ensuite passer pour le bon samaritain en acceptant de rembourser de sa poche 50% des pertes. Les habitants de la ville ne comprennent cependant pas que Steve Upton (Randolph Scott), leur honnête shérif, n’arrive pas à appréhender les bandits. Il fait pourtant tout son possible mais le gang, composé outre le banquier de plusieurs autres ‘respectables’ citoyens, est tellement bien organisé qu’il piétine dans son enquête. L’arrivée de Cheyenne Rogers (Glenn Ford), un étranger à la ville, va précipiter les choses. Ancienne connaissance du shérif avec qui il a pas mal bourlingué, il est depuis recherché pour meurtre. Même s’il souhaite rentrer dans le droit chemin, certains vont profiter de la venue de cet étranger pour lui faire porter le chapeau des violents cambriolages qui ont eu lieu. Heureusement, Cheyenne a d’autres amis en ville qui vont tout faire pour le sortir de cette mauvaise passe : son associé ‘Nitro’ Rankin (Guin ‘Big Boy’ Williams), expert en explosif, la Comtesse (Claire Trevor), la Saloon Gal qui a passé sa jeunesse à ses côtés et ‘à cause’ de qui il est devenu hors-la-loi, la jeune Alison McLeod (Evelyn Keyes) dont il vient de tomber amoureux, Uncle Willie (Edgar Buchanan), le père de cette dernière, un des membres du gang ayant décidé de changer de camp ne supportant pas que les vols se soient déroulés avec morts d’hommes à la clé… Après de multiples rebondissements, tout reviendra dans l’ordre ; les méchants seront châtiés et les bons pourront poursuivre leur vie tranquille et (ou) convoler en juste noce.


Image


Comme on peut le constater, rien de bien méchant ni de bien nouveau sous le soleil du western concernant l’intrigue : on revenait aux bonnes vieilles recettes routinières débouchant logiquement sur un film conventionnel mais qui respectait parfaitement son cahier des charges, celui d’un divertissement haut de gamme qui pouvait difficilement ne pas plaire à quelconques aficionados du genre ; ces derniers se retrouvaient en terrain connu, tous les éléments bien mis en place et bien gérés par le professionnalisme de Charles Vidor, des techniciens et équipes du studio. En résumé, pour être concis, on peut dire qu’il s’agit du pendant pour la Columbia de Dodge City de Michael Curtiz pour la Warner. Si la Columbia n’avait jusqu’à présent abordé le western qu’à de très rares reprise, à chaque fois elle se démarquait des autres studios par un soucis de réalisme notamment dans les tenues vestimentaires. Ici encore, voir des cow-boys ne portant pas le jean traditionnel mais des pantalons à carreaux ou à rayures n’est qu’un petit détail mais qui n’en est pas moins dépaysant. Pour le reste, un harmonieux patchwork d’humour, d’action et de romance qui ne révolutionne rien mais qui se révèle bougrement plaisant.


Image


La drôlerie provient des acteurs Guinn ‘Big Boy Williams qui faisait déjà le clown dans les films de Michael Curtiz avec Errol Flynn, du truculent Edgar Buchanan et sa voix éteinte très particulière sans oublier le personnage du barman qui a peur pour ses miroirs à chaque éclat de violence, interprété ici par Irving Bacon. L’action est procurée, à l’aide de beaux mouvements de caméra et d’un montage efficace, par une trépidante course poursuite dans les paysages montagneux grandioses de l’Utah, une phénoménale séquence de Stampede de chevaux sauvages filmée en partie d’hélicoptère, une impressionnante bagarre dans un Saloon qui vaut bien toutes celles vues jusqu’à présent. Quant aux parties romantiques assez réussies, elles le doivent avant tout à deux personnages féminins assez bien croqués et interprétés avec talent, que ce soit par une habituée du genre, Claire Trevor et ses robes chatoyantes, ou la méconnue Evelyn Keyes, l’épouse du réalisateur dont le rôle le plus célèbre était celui d’une des sœurs de Scarlett O’Hara dans Autant en Emporte le Vent. Pour leur tenir compagnie, un Randolph Scott qui force la sympathie et un Glenn Ford qui prend de plus en plus d’assurance. Si ce dernier arrivait à retenir l’attention dans ses précédents films sans pour autant se rendre inoubliable, il arrive ici à se hisser au niveau de ses partenaires ; on peut commencer à comprendre pourquoi quelques années plus tard, il deviendra la vedette maison.


Image


Autrement, Robert Carson signe un scénario bien plus passionnant que celui qu’il avait écrit pour le Western Union de Fritz Lang ; tiré d’une bonne histoire de Max Brand (Destry Rides Again), il est remarquablement bien ficelé, file à 100 à l’heure et ne nous laisse aucun moment de répit, le tout sans jamais se prendre vraiment au sérieux. Le ton est donc plutôt léger, les dialogues s’avèrent assez piquants et les scènes d'actions se déroulent souvent dans une relative bonne humeur. Une excellente surprise que cet unique western du futur cinéaste de Cover Girl, Gilda ou Les Pièges de la Passion (Love me or Leave me). Sans prétention autre que de nous offrir du bon spectacle ; mission pleinement accomplie et on en redemande !

Avatar du membre
pak
Harmonica
Messages : 3368
Localisation : Massy town
Contact :

Re: Les Desperados (The Desperadoes) - Charles Vidor - 1942

Messagepar pak » 09 mai 2019 10:21

Avis plus mitigé ici : viewtopic.php?f=10&t=1592&start=45#p226182


(pour une fois que je peux répondre avec la même force de frappe... :sm57: )
Quand on joue dans un western, on peut embrasser le cheval mais pas l'actrice.

Gary Cooper


http://www.notrecinema.com/

Le quiz western 2014

Avatar du membre
Moonfleet
Eclaireur 
Eclaireur 
Messages : 1845
Contact :

Re: Les Desperados (The Desperadoes) - Charles Vidor - 1942

Messagepar Moonfleet » 09 mai 2019 10:41

pak a écrit :

(pour une fois que je peux répondre avec la même force de frappe... :sm57: )


:mrgreen:



Retourner vers « Les Westerns : critiques et illustrations de films »

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : pak et 4 invités