Les Desperados (The Desperadoes) - Charles Vidor - 1942

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lasso
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Re: Les Desperados - The Desperadoes - 1943 - Charles Vidor

Messagepar lasso » 17 sept. 2014 10:26

j'aime pas ce Western en belles couleurs (principal attraît), le film est gâché à cause du ton humoristique, est ce que ça devait être une
comédie :?: , le jeune Glenn Ford ainsi que Randolph Scott donnent une sous-performance ainsi que Claire Trevor. Evelyn Keyes, sait plaire.

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lafayette
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Re: Les Desperados - The Desperadoes - 1943 - Charles Vidor

Messagepar lafayette » 18 sept. 2014 2:46

Le hasard veut qu'aujourd'hui, j'ai gravé le film enregistré il y a peu, comme la qualité d'un enregistrement précédent était moindre en LP.
Je n'ai toujours pas retrouvé le 3° film où j'avais vu le même stampede de chevaux en fin de film.
Je dois revoir le film et me refaire la série des Scott et Ford, diffusés il y a un ou deux ans.
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pak
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Les Desperados (The Desperadoes) - Charles Vidor - 1942

Messagepar pak » 30 déc. 2014 23:17

Les Desperados (The Desperadoes)
Charles Vidor (1942)


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Interprètes principaux :

Randolph Scott (Shérif Steve Upton)
Claire Trevor (La Comtesse)
Glenn Ford (Cheyenne Rogers)
Evelyn Keyes (Allison McLeod)
Edgar Buchanan (Oncle Willie McLeod)
Guinn 'Big Boy' Williams (Nitro Rankin)
Raymond Walburn (Le juge Cameron)
Porter Hall (Le banquier Clanton)
Irving Bacon (Dan Walters)
Chester Clute (Rollo)
Francis Ford (Hank)
Ethan Laidlaw (Cass)
Eddie Laughton (Terry)
Bernard Nedell (Jack Lester)
Edward Pawley (Blackie)
Glenn Strange (Lem)
Slim Whitaker (Tolliver)...


Scénario : Robert Carson d'après une histoire de Max Brand, et d'après IMDb inspirée d'un poème de Ben Jonson (To Celia, 1616)

Musique : John Leipold

Production Harry Joe Brown / Columbia

Distribué par Columbia Pictures (USA et France)



Sortie USA : 25/05/1943 - Sortie France : 26/11/1946 (d'après encyclocine.com) ou 15/01/1947 (sortie parisienne).



Le sujet : En 1863, en Utah, la banque d'une petite ville est attaquée et détroussée. Cheyenne Rogers, voleur repenti et de passage en ville, est accusé du vol. Son ami, le shérif Steve Upton, croit pourtant en son innocence...


Ce que j'en pense :

Le film s'ouvre avec un léger zoom sur une sorte d'écrin rouge, suggérant un contenu précieux (en fait un album de photo du casting principal). Et, historiquement, le film l'est, précieux, puisque c'est la première production Columbia en technicolor à sortir en salles, procédé qui commence à s'imposer à l'époque dans les grands studios américains. Columbia s'y est mis sur le tard, laissant en quelque sorte les autres essuyer les plâtres, par contre, une fois le choix fait, tout a été fait pour exploiter la chaleur du procédé. Cet écrin rouge annonce, si j'ose dire, la couleur. Ainsi les tenues féminines son colorées à souhait, lançant leurs vert, violet, bleu, marron qui explosent à l'écran (la comtesse a ainsi une couleur dominante différente à chacune de ses scènes). Les masculines ne sont pas en reste, à l'instar des gilets de l'oncle Willie bariolés (lui aussi en a un différent quasiment à chaque scène), et aucune mise n'est monochrome, jusqu'au plus simple simple accessoire, comme un bandana rouge sur les yeux d'un cheval, qui resplendi à l'écran. Les couleurs sont même exploitées dans les vêtements pour caractériser certains protagonistes : Cheyenne a des tenues sobres propres à un héros réfléchi et déterminé, tandis que celles de Nitro sont bariolées et multicolores à l'image de l'excentricité et la gouaille du bonhomme. Les décors intérieurs, que l'on doit au décorateur Frank Tuttle, ici à ses débuts mais qui habillera par la suite de nombreux westerns comme L'Homme du Nevada, La Bagarre de Santa Fe, Le Cavalier de la mort, Le Relais de l'or maudit, Trois heures pour tuer, Le Salaire de la violence, Comanche Station et bien d'autres (il sera par ailleurs nominé trois fois aux Oscars pour d'autres films sans toutefois remporter de statuette), participent aussi à cette explosion de couleurs via les tentures, tapisseries et rideaux. Seuls bémols à cette fête des yeux, des scènes nocturnes et surtout des extérieurs fades (le ciel bleu est bien pâlichon), sauf peut-être lors de la poursuite à cheval durant laquelle les cadrages cherchent visiblement à chasser tout uniformité de l'environnement, même si ça manque de chaleur.

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Mais qu'est-ce que c'est que ce gilet...


Ce long préambule sur la colorimétrie du film car rien que pour cet aspect, ce coup d'essai de la Columbia est une réussite à souligner. Ce qui n'est pas le cas pour bien d'autres éléments constituant ce western. Un texte en avant-propos pose le contexte historique du récit, que je cite : « 1863. La ville frontière est l'Utah. L'armée de l'Union prévoit d'acheter les chevaux sauvages qui font la richesse de cet état. Les hommes se ruent vers cette nouvelle frontière, certains pour dresser les chevaux, d'autres pour violer la loi ». Quand on lit cela au générique de début, on se dit qu'on va voir un western parlant de chevaux, de cowboys, de dressage, de troupeaux, d'élevage, sinon pourquoi préciser ces détails ? Mais en fait non, du moins pas vraiment, cela va rester en toile de fond, certes, mais cette histoire de chevaux à dresser pour le compte de l'armée restera plus que secondaire, car on va nous raconter autre chose. En effet, l'ambiance et l'intrigue sont plus celles d'un polar dans lequel un hold-up est perpétré par profit, pour lequel on essaye de faire endosser la responsabilité à un innocent dont le passé trouble incite à l'inculpation. Sans la scène de troupeau affolé finale, l'aventure aurait très bien pu être transposée dans un milieu urbain et contemporain. Pourtant le scénario s'inspire d'une histoire de Max Brand, alias Frederick Schiller Faust, qui a écrit quantité de romans et de nouvelles westerns, dont la renommée dans le genre a servit de porte d'entrée à Hollywood, où il travaillera comme scénariste. Ses écrits ont inspiré des westerns comme Femme ou démon (1939) ou Le Nettoyeur (1954), tous deux de George Marshall, Marqué au fer de Rudolph Maté (1950) et plusieurs muets dans les années 1920. L'auteur ne survivra guère longtemps à la sortie du film puisque, devenu correspondant de guerre, il sera tué sur le front italien le 12 mai 1944. Nul doute que s'il avait survécu, il aurait connu l'âge d'or du western des années 1950 auquel il aurait forcément participé.

Mais revenons au film. L'ouverture se fait par un braquage ratée, scène qui date irrémédiablement le film dans un passé cinématographique où le western n'était encore qu'un genre majoritairement mineur. C'est par ce genre de scène que l'on mesure aussi l'évolution du genre. En effet, environ vingt-cinq ans plus tard, Sam Peckinpah débute La Horde sauvage par une scène similaire. Sauf que lui va s'attarder dessus, développant la boucherie qui va en découler ainsi que les comportements des différents acteurs du drame, entre lâcheté, calcul, sauvagerie, rapinerie, courage aussi, le tout noyé dans un bain de sang et un déferlement de violence. Ici la scène ne dure que quelques secondes, et bien que des hommes tombent, les voleurs n'hésitant pas à tirer dans le tas, tout est policé et vite expédié, comme s'il ne fallait pas choquer. Certes cela met rapidement en perspective la violence des mœurs de l'époque, mais le manque de personnalité de cette introduction ancre d'emblée le film dans la catégorie des œuvres de divertissement, ce que la suite va confirmer.

Si le début du film met bien en place les protagonistes, et illustre patiemment les rouages du scénario, le récit va ensuite désarçonner. Car au lieu de mener un suspense qui s'était tout de même installé vers une tension dramatique qui semblait logique et qui aurait bénéficié à l'intérêt du film, Charles Vidor casse l'ambiance avec une bagarre de saloon dans laquelle il jongle avec le comique de situation limite burlesque via les frasques de l’excentrique Nitro qui distribue à l'envie ses coups de boules plus ou moins réussis, provoquant de ce fait une diversion du combat principal, celui entre deux hors-la-lois, alors qu'il aurait justement dû se concentrer sur cette bagarre entre ces deux hommes qui vont se haïr. En fait cette bagarre survient vers les deux tiers du film, marquant un tournant dans la narration. En effet, à partir de ce moment, systématiquement, à chaque moment dramatique (la prison et l'évocation de la pendaison, la requête de la comtesse, le face-à-face avec le banquier, et même le gunfight final dans le saloon), la tension est relativisée et gâchée par un humour potache assez malvenu, héritage des westerns de série B des années 1930, comme si le genre ne pouvait pas encore être pris trop au sérieux, et ce malgré des réussites récentes comme celles de John Ford (La Chevauchée fantastique ou Sur la piste des Mohawks). Du coup les moments d'émotion tombent à plat, et, conséquence involontaire mais néanmoins ressentie, on reste assez indifférent à la peine de ce père qui comprend que sa fille est sur le point de le quitter, ou au désespoir de celle-ci venue solliciter de l'aide à l'ancienne maitresse de son chéri (les rapports passés entre Cheyenne et la Comtesse ne sont jamais évoqués hormis le fait qu'ils ont grandi ensemble, pourtant leur attitude l'un envers l'autre suggère autre chose qu'une simple amitié d'enfance, même si époque de tournage oblige, on ne peut qu'ergoter sur des allusions). Bref l'émotion est étouffée par des changements de tons trop brusques et répétitifs.

On est aussi surpris par le déséquilibre des rôles principaux. Bien qu'annoncé en vedette, le véritable héros du film n'est pas Randolph Scott, mais bien le Cheyenne campé par le jeune Glenn Ford, qui a alors 26 ans et est au début de sa carrière. C'est l'un de ses premiers rôles importants et quasi le dernier avant qu'il ne prenne le risque de mettre sa carrière entre parenthèses pour s'engager dans les Marines en décembre 1942 (il ne combattra pas, mais sera absent des plateaux durant quasi trois ans, avant de revenir, démobilisé, en beauté avec Gilda du même Vidor, qui lancera définitivement sa carrière). Certes le film capitalise sur le nom de Scott, alors bien plus connu, mais ce dernier est pourtant plus en retrait, presqu'effacé, comme s'il était conscient (à moins que ce soit Vidor) que Ford possédait une palette de jeu plus variée et complexe, donc plus apte à attirer le regard. En tout cas l'ainé est d'une étonnante passivité, à l'image de son personnage qui ne prend aucune initiative alors qu'il est sensé être le représentant de la loi. Toute l'intrigue avance et fonctionne en fonction des réactions de Cheyenne, donc de la prestation de Ford, la volonté de le mettre en avant de la part de Vidor et/ou de la production semblant évidente. On pourra éventuellement tiquer devant la jeunesse de Cheyenne sensé avoir un passé aventureux commun avec le shérif avant que celui-ci ne porte l'étoile, les 18 ans d'écart entre les deux acteurs étant assez visible. Mais bon, après tout, Billy the Kid n'a pas attendu sa deuxième décennie pour faire parler de lui... Côté féminin, c'est aussi la déception. Claire Trevor est sous-employée (là encore, son nom en tête d'affiche est un peu mensonger), et Evelyn Keyes (future madame Vidor pour à peine plus d'un an) ont des rôles antagonistes mais ne sont jamais vraiment confrontées. Un manque de relief que l'on note dans toutes les relations entre les divers personnages comme l'amitié entre Cheyenne et le shérif qui aurait dû être mise à mal par les évènements, la duplicité de l'oncle Willie pourtant complice de vol et de meurtre même s'il ne commet pas les actes lui-même, la fidélité aveugle de Nitro, ect... Tout cela n'est qu'effleuré, comme des éléments sans importance. On retiendra toutefois la performance d'Edgar Buchanan en oncle Willie, qui s'en sort à merveille d'un rôle assez mal écrit, l'auteur voulant absolument le rendre sympathique malgé ses accointances criminelles au point de ne plus trop quoi savoir en faire à la fin... Evelyn Keyes a au bout du compte l'un des rôles les plus développé avec celui de Glenn Ford.

Un autre nom est associé au film, celui de Budd Boetticher, âgé aussi de 26 ans au moment du tournage, grimpant alors les échelons des métiers du cinéma. Il est alors un jeune assistant réalisateur et rencontre sur ce film son producteur, Harry Joe Brown et bien-sûr Randolph Scott. Scott / Brown / Boetticher, le futur trio magique de la fin des années 1950 et du fameux cycle Ranown : des fois c'est beau l'Histoire du cinéma ! Boetticher retrouvera Glenn Ford dans son film suivant, le guerrier Destroyer, puis le dirigera dix ans plus tard dans Le Déserteur de Fort Alamo.

Au final, le spectateur reste donc sur sa fin. La première partie du film promettait suspense et noirceur, désamorcés puis abandonnés en cours de route pour une intrigue qui devient de plus en plus conventionnelle et même débonnaire. C'est assez étrange de constater que plus le destin des personnages s'aggrave, plus le recours à l'humour vient tempérer tout cela. Comme si en 1943, année de sortie du film, alors que le Monde est en guerre depuis plus de trois ans et demi, il fallait divertir et non attrister le chaland se rendant dans une salle de cinéma.

Pourtant le film n'est malgré tout ni mauvais ni désagréable. C'est un spectacle sympathique sans ambition autre que de divertir donc, qui n'annonce en rien Gilda, le chef-d’œuvre que Charles Vidor signera trois ans plus tard, le film de sa vie, tellement différent de ce western qu'on le croirait réalisé par un autre... Toutefois Les Desperados n'est jamais ennuyeux alors qu'il y a finalement peu de scènes d'action, c'est dire si les personnages sont attachants et le montage efficace. De plus la caméra de Vidor est rarement statique, le réalisateur ne se contentant pas de seulement enchainer des plans séquences amorphes. Au contraire, sans faire de miracles ni d’esbroufe d'ailleurs, il colle sa caméra à l'action et aux personnages, mêlant action et romance avec fluidité. Les dialogues sont bien écrits (bien que gâchés en VF, le film étant bien plus audible en VO), ce qui aide grandement les personnages à exister (un bémol pour le méchant de service, assez fade et peu impressionnant). Le film disposait en plus d'un budget conséquent pour l'époque, et cela se voit plus particulièrement lors son morceau de bravoure qui reste en mémoire une fois vue, une impressionnante charge d'un troupeau de chevaux affolés, dont certains plans aériens mettent en valeur le côté spectaculaire, scène qui semble sortir d'un autre film tellement elle détonne du reste.

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Non, ce n'est pas une publicité Citroën des années 1980...


Un film au bel écrin, mais pas inoubliable...


Note : 11/20


Film disponible en DVD chez Sidonis (Sortie le 18 janvier 2016).

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Quand on joue dans un western, on peut embrasser le cheval mais pas l'actrice.

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Messagepar pak » 30 déc. 2014 23:26

Pas mal d'illustrations ont été postées pour ce film. Voici quelques photos de tournage N & B.


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Séance coiffure pour Evelyn Keyes, avec la styliste coiffure du film Helen Hunt

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Evelyn Keyes entourée d'acteurs indiens Païute et Navajo (ils ne font que de la figuration muette

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Pause pour Evelyn Keyes

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De gauche à droite : Guinn Williams, Glenn Ford, Evelyn Keyes, Randolph Scott et Edgar Buchanan

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Fred Astaire en visite sur le tournage fait le pitre avec Randolph Scott, Glenn Ford et Guinn Williams

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Petite sieste pour Glenn Ford...

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L'équipe leader au complet, de gauche à droite : Charles Vidor, Evelyn Keyes, Randolph Scott, Claire Trevor, Edgar Buchanan, Glenn Ford, Sally Eilers et son mari Harry Joe Brown

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Modifié en dernier par pak le 30 déc. 2014 23:51, modifié 1 fois.
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Messagepar pak » 30 déc. 2014 23:35

Quelques affiches :

- Allemande :
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- Françaises :
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- Américaines :
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Modifié en dernier par pak le 30 déc. 2014 23:52, modifié 1 fois.
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Messagepar pak » 30 déc. 2014 23:42

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pass
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Re: Les Desperados (The Desperadoes) - Charles Vidor - 1942

Messagepar pass » 31 déc. 2014 11:40

pak a écrit :1ère sortie France : 26/11/1946 (d'après encyclocine.com) ou 15/01/1947 (d'après IMDb, sûrement la sortie parisienne).


Le 26 Novembre 1946 est très certainement une présentation corporative ou une 1ère représentation en province : Marseille , Nice , Monte-Carlo etc .... .
Effectivement le 15 Janvier 1947 est bel et bien la sortie parisienne avec doublage ( d'ailleurs j'ai mis la sortie sur ce topic ) .

Les réponses ne sont pas toujours sur le " WEB " , des fois il faut se rabattre sur des ouvrages d'époque .

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Messagepar pak » 31 déc. 2014 11:45

Encore faut-il les avoir...

Merci de ces précisions qui confirment mes impressions.
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Re: Les Desperados - The Desperadoes - 1943 - Charles Vidor

Messagepar Yosemite » 13 févr. 2016 22:08

Je vais continuer de profiter de l'analyse de Pak pour exprimer en effet mon étonnement lors de la visualisation de la séquence des chevaux emballés, filmés de très haut et de façon tout à fait spectaculaire. Une séquence qui tranche complètement avec la mise à plat de l'ensemble filmé sans recherche particulière.
Outre ce qui a été écrit sur le fil je m'attarderais à peine sur le positionnement des acteurs. Si Claire Trevor incarne une comtesse bien effacée, Guinn Terrell Williams Jr dit "Big boy" incarne un Nitro aussi amusant que peu crédible dans les bagarres et explosions en tous genres...

Plus remarquable me semble-t-il, est la place suggérée de premier personnage donnée au jeune Cheyenne Rogers (Glenn Ford).
Il casse la figure à son aîné d'ami le Sheriff Steve Upton (Randolph Scott), ce dernier le présente à une femme comme étant le plus rapide tireur qu'il n'ait connu, bref tout est fait pour pousser G. Ford au devant de la scène et ce par R. Scott lui-même.
"Poussée" qui convient d'ailleurs fort bien au jeune Ford puisqu'il incarne son personnage avec assurance et constance d'un bout à l'autre du film.

Au sujet de l'histoire, il faut bien admettre qu'elle est somme toute un peu trop insignifiante et que le scénario mène trop les personnages à tourner en rond sans créer une véritable intrigue autour de l'identité du véritable auteur du cambriolage. Dommage car le quiproquo identitaire de départ fait imaginer quelque chose de plus théâtral et de plus palpitant que ces entrées et sorties en scène assez convenues.

Un western qui se regarde avec plaisir mais qui ne retient pas davantage l'attention.
Yo.

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Re: Les Desperados - The Desperadoes - 1943 - Charles Vidor

Messagepar lasso » 27 févr. 2016 16:49

vu le dvd Sidonis de bonne qualité suite au rétrécissage de l'image pour lui donner plus de distinction, bon sous-titrage.

comme j'ai déjà donné mon opinion sur ce petit Western, je signale seulement quelques anomalies du scénario :

Cheyenne Rogers au eu de la chance, puisqu'il arrivait trop tard pour le Hold Up de la Banque Clayton, ça avait mis du temps de voyager
de Leadville, Colorado jusqu'à Red Valley, Arizona. Sinon il aurait été un des Desperados, responsable des morts, lors du braquage. :sad:

Cheyenne Rogers prétend aussi connaître la Duchesse, depuis l'école, qu'il avaient fréquenté ensemble jadis, dans la même ville. Glenn Ford
était pendant le tournage vers les 25 ans, alors que Claire Trevor semble beaucoup plus âgé! :wink:

Edgar Buchanan devait pas être content de son rôle de collaborateur du criminel banquier, on a bien vu qu'il n'était pas à son aise,
alors qu'il n'avait aussi qu'une insignifiante part dans les butins. :?

La collecte du produit de la vente des chevaux devait servir au remplissage des caisses de la banque, pour le prochain braquage. :horse:

Image Titre Allemand : DESPERADOS (L'insurection des hors-la-loi)
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Messagepar Trane » 02 avr. 2016 21:06

Carcasse a écrit : 20 Jan 2006 --Un film qui n'est même pas à analyser : juste un petit moment de détente.

Remarque sévère, le Bonus de Tavernier est plus positif sur ce film qui est un "bon petit western"
Iorek a écrit : le 18 Fév 2010-- L'ami Edgar pas mal non plus dans son rôle "I'm in the middle" entre les gentils et les méchants. À 40 ans il joue déjà un old-timer, à croire qu'il était né avec sa barbe grise.--
"Ce qui me surprend le plus chez l'homme et la femme occidentale c'est qu'il ..vit comme s'il ne devait jamais mourir, et il meurt comme s'il n'avait jamais vécu."
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Messagepar lasbugas » 01 févr. 2017 20:29

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Messagepar lasbugas » 14 févr. 2017 22:41

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Messagepar lasbugas » 14 avr. 2017 8:40

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Messagepar persepolis » 30 avr. 2017 12:36

Carcasse a écrit :Une toute petite série B, quasiment une série C, mais super-sympatoche.
On s'amuse bien et c'est le principal. Je comprends les auteurs de la jaquette car, même si Glenn Ford, tout jeune, apparaît en troisième rang, c'est véritablement lui le rôle principal du film.
Un film qui n'est même pas à analyser : juste un petit moment de détente.


Pas du tout d'accord avec ton analyse de début, le studio Colombia a mis les moyens dans ce film et ça se voit.
Western très plaisant, beau à voir grâce au technicolor, de l'humour et beaucoup d'action. Le contrat est rempli ,le film est bien meilleur que suggèrent les commentaires laissés sur le forum.



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