La Reine des Rebelles - Belle Starr - 1941 - Irving Cummings

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U.S. Marshal Cahill
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Re: La Reine des Rebelles - Belle Starr - 1941 - Irving Cummings

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 16 avr. 2017 9:07

le dvd italien
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lasso
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Re: La Reine des Rebelles - Belle Starr - 1941 - Irving Cummings

Messagepar lasso » 25 juil. 2018 10:48

jadis j'avais écrit un petit résumé et commenté ce Western ici
http://decrypte.westernmovies.fr/fiche-622-.html?id=622

vraiment pas passionnant cette vie de Bandit Queen :sad:

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Moonfleet
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Re: La Reine des Rebelles - Belle Starr - 1941 - Irving Cummings

Messagepar Moonfleet » 07 juin 2019 12:27

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La Reine des Rebelles (Belle Starr, 1941) d’Irving Cummings
20TH CENTURY FOX



Sortie USA : 12 septembre 1941


La 20th Century Fox ayant fait de Jesse James son premier vrai héros de western, elle décide deux ans après de retenter le coup avec un de ses pendants féminins espérant par la même occasion que le résultat sera à nouveau une grande réussite aussi bien artistique que financière. Il va sans dire pour les historiens pointilleux, qu’une fois encore, l’intrigue romancée du film n’a que peu à voir avec la réalité.


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20ème siècle dans le Missouri. Un noir en train de retourner la terre accompagnée de sa petite fille. Cette dernière trouve une poupée calcinée dans les ruines d’une ancienne riche demeure victorienne. Son père lui dit qu’elle appartenait à une belle dame blanche du nom de Belle Starr, une véritable légende. Sur ce, il se met à narrer à sa fille l’histoire de cette femme s’étant lancée dans le banditisme pour ses sincères convictions politiques… Belle Shirley (Gene Tierney), la guerre civile ayant pris fin, retrouve son frère Ed (Shepperd Strudwick) ainsi que son ami d’enfance, le major Thomas Crail (Dana Andrews) qui s’était engagé dans l’armée unioniste. Ed a beau lui annoncer la reddition du général Lee et la défaite de la confédération avec philosophie et sérénité croyant à l’avenir du pays, Belle ne veut rien entendre et, avec le souvenir en tête de son père pendu par les soldats nordistes, souhaite que le Missouri continue les hostilités. Justement, ce soir là elle fait la connaissance de l’ex capitaine sudiste Sam Starr (Randolph Scott) qui non seulement pense comme elle mais met ses idées à exécution, ayant décidé de poursuivre le combat en chassant les Carpetbaggers et autres Yankees de son état. Sa tête est évidemment mise à prix et il échappe par deux fois de peu à la pendaison. Le major Crail découvrant que Belle a soigné et surtout caché le fugitif décide d’incendier la maison de son amie pour obéir aux lois. Outrée, cette dernière épouse Sam, devient Belle Starr ‘The Bandit Queen’, et suit désormais son époux dans ses attaques et autres hold-up. Quand elle s’aperçoit que son époux accueille de plus en plus dans se rangs les pires hors-la-loi, choquée par les exactions commises alors et les actions entreprises dans des buts moins respectueux qu’au départ, elle décide de tout arrêter ; mais son destin tragique est déjà en marche…


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Tout était en place pour émouvoir, divertir et plaire au plus grand nombre : une histoire composée d’un portrait de femme forte et téméraire qui prend la voie de la rébellion pour venger la mort de son père et contrer les abus des Carpetbaggers, d’une romance et de multiples rebondissements ; une Gene Tierney qui avait fait une agréable impression dans le Frank James de Fritz Lang ; un Dana Andrews qui allait être de nouveau partenaire de l’actrice dans le mémorable Laura ; un Randolph Scott parfait l’année précédente dans son habit de confédéré dans Virginia City de Michael Curtiz ; une mise en scène signée Irving Cummings qui venait de nous offrir deux petits bijoux malheureusement méconnus, Hollywood Cavalcade, attachante chronique du cinéma muet puis Lilian Russell, beau portrait de la chanteuse en question avec Alice Faye dans son rôle le plus marquant ; un scénario adapté d’un roman de Niven Busch signé Lamar Trotti dont je n’arrête pas de vous rabattre les oreilles ayant écrit de pures merveilles pour John Ford (Drums Along the Mohawk) et surtout une bonne dizaine pour Henry King ; le Technicolor trois bandes inégalé et qui n’a pas fini de nous en mettre plein les yeux… Mais vous l’aurez deviné, s’il n’est aujourd’hui pas aussi réputé et connu que son illustre aîné, Le Brigand bien Aimé d’Henry King, c’est pour la bonne et simple raison que contrairement à lui, il ne répond à aucune de nos attentes et qu’il se révèle en définitive être un bien mauvais film, un Gone With the Wind du pauvre, du très pauvre !


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La première faute en incombe à une redoutable erreur de casting ; si je ne remets aucunement en cause le talent de Gene Tierney qui a illuminé de sa beauté et de son talent certains chefs-d’œuvre tel L’Aventure de Mme Muir de Joseph Mankiewicz, force est de constater qu’elle n’était pas du tout faite pour ce rôle ! Voulant jouer à la Scarlett O’Hara avec un accent du Sud qui ne lui sied guère, elle minaude sans scrupules dans la première partie mais sans la gouaille ni le charme de Vivien Leigh qui avait été parfaite dans un personnage presque similaire. Puis Belle devient hors-la-loi et on ne compte plus les roulements d’yeux, les agrandissements de bouche inopportunes, la voix qui force sur le haut-perché insupportable ; elle semble avoir été totalement mal dirigée et en tout cas sa Belle Starr pourrait bien être sa prestation la plus calamiteuse. Face à ce cabotinage intempestif et ce jeu d’actrice décalé, Randolph Scott semble gêné et du coup il en devient transparent. Quant à Dana Andrews, il n’a guère le temps de nous montrer son éventuel talent. A sauver néanmoins niveau interprétation, la sympathique prestation de Shepperd Strudwick dans la peau du personnage le plus modéré, celui du frère de Belle Starr ainsi que celle de Louise Beavers dans la peau de la nourrice noire, le pendant sobre (cette fois) de Hattie McDaniel dans Autant en Emporte le Vent. On ne retrouve la patte de Lamar Trotti que dans la description de ces deux protagonistes, la plus belle séquence du film pouvant être celle au cours de laquelle Belle vient se pelotonner dans les bras de sa gouvernante.


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Car autrement, alors que je n’ai pas arrêté d’en vanter les mérites par ailleurs, le scénariste a cette fois-ci faux sur toute la ligne d’autant qu’il y avait vraiment matière à écrire un western captivant. Il semble avoir bâclé son travail n’arrivant pas à nous rendre ses personnages principaux ni attachants ni intéressants (il aurait pour cela fallu les approfondir un minimum), les trous béants parsemant un scénario déjà passablement décousu . Les évènements s’enchaînent sans discontinuer mais sans non plus nous passionner, les motivations de certains protagonistes nous demeurent complètement obscures jusqu’à la fin (notamment celles de Sam Starr dont on a du mal à comprendre pourquoi il se fait arrêter si facilement et pourquoi d’ailleurs il continue son combat) et toutes les implications politiques et historiques sont tout simplement évacués (la venue parmi les rebelles de Starr des anciens condisciples de Quantrell aurait pu donner une idée à creuser ; il n’en est évidemment rien). Quant à l’intrigue romantique, on a vraiment du mal à y croire ! Il faut dire que le film se traîne malgré sa courte durée et n’arrive jamais à décoller, toutes les scènes mouvementées à peine amorcées, le cinéaste passe à autre chose ; incapacité d’Irving Cummings à boucler correctement une scène d’action ou manque de budget ? N’empêche qu’au bout du compte, quelle qu’en soit la raison, la mise en scène est inconsistante et c’est le spectateur qui en ressort lésé et frustré. Et il faut encore qu’il supporte un final qui n’en finit pas. Ce n’est pas un spoiler que de parler de la mort du personnage de Belle Starr car tout le monde sait que, dans les films hollywoodiens de l’époque, afin que la morale soit sauve, il fallait que le hors-la-loi (aussi sympathique soit-il) soit tué. Dans La Reine des Rebelles, cet évènement dramatique arrive un quart d’heure avant le The End et entre temps, il aura fallu supporter la tristesse de tous les autres protagonistes, tristesse qui ne nous touche guère puisque n’éprouvant déjà que peu d’empathie pour la plupart d’entre eux.

Pour nous consoler aussi, outre quelques belles séquences et un Technicolor rutilant, un thème musical facilement reconnaissable d’Alfred Newman et de belles images filmées par Ray Rennahan et Ernest Palmer. Néanmoins un gros ratage !

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COWBOY PAT-EL ZORRO
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Re: La Reine des Rebelles - Belle Starr - 1941 - Irving Cummings

Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 08 juin 2019 8:23

TCM Cinéma l'a rediffusé samedi dernier (VOST). Je possède le dvd SIDONIS depuis un moment, j'en ai profité pour le revoir... En effet on est bien loin de JESSE JAMES et je ne sais pas trop comment juger... On voit que Gene TIERNEY (que j'ai pourtant adoré dans LE RETOUR DE FRANK JAMES et dans LE GAUCHO) ne semble guère apte pour le rôle ou alors que BELLE STARR est édulcorée par rapport à la réalité)...
Il y a eu de nombreuses versions mais c'est un personnage que je connais mal, je jugerais donc pas trop sur ce point...

J'ai aussi vu sur un site sur Zorro (la série Disney) que les plaines et la grotte furent réutilisées pour la série plus tard: la caverne est au ranch Bell Berry, c'est la planque pour Tornado...
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