La Chevauchée des vaqueros - Cattle empire - 1958 - Charles Marquis Warren

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JULLIEN Robert
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Re: La Chevauchée des Vaqueros - Cattle Empire - 1958 - Charles Marquis Warren - Joël McCrea

Messagepar JULLIEN Robert » 27 juil. 2013 14:56

Bonjour à tous,
Je viens de sous-titrer en français, le dvd espagnol de " Cattle empire".
Amitiés, Dunson.



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Abilène
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Re: La Chevauchée des Vaqueros - Cattle Empire - 1958 - Charles Marquis Warren - Joël McCrea

Messagepar Abilène » 15 juin 2014 22:04

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kiemavel
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Re: La Chevauchée des Vaqueros - Cattle Empire - 1958 - Charles Marquis Warren - Joël McCrea

Messagepar kiemavel » 30 oct. 2016 15:52

Réalisation : Charles Marquis Warren / Production : Robert Stabler (20th Century Fox) / Scénario : Endre Bohem et Eric Norden d'après une histoire de Daniel B. Ullman / Photographie : Brydon Baker / Musique : Paul Sawtell et Bert Shefter

Avec Joel McCrea (John Cord), Gloria Talbott (Sandy Jeffrey), Don Haggerty (Ralph Hamilton), Phyllis Coates (Janice Hamilton), Bing Russell (Douglas Hamilton), Richard Shannon (Garth)

John Cord vient de passer 5 ans en prison et revient dans la ville de Hamilton où avaient eu lieu les évènements qui avaient entrainé sa condamnation. Arrivés à destination après des mois passés à convoyer du bétail, les cow-boys de Cord, qui était alors le plus réputé des convoyeurs, avaient mis à sac la ville, se livrant à des violences qui avaient provoqué la mort ou grièvement blessé plusieurs habitants de la petite ville d'éleveurs. Malgré qu'il ai purgé sa peine, la population avide de vengeance veut lui faire payer les exactions commises bien des années plus tôt. Alors que Cord est trainé dans les rues de la ville accroché à un cheval, Ralph Hamilton, un rancher influent, intervient et bien difficilement parvient à mettre fin au lynchage. Le lendemain, Hamilton, lui même devenu aveugle suite aux violences, propose à Cord de reprendre son ancien métier, estimant qu'il est le seul homme capable de mener à destination de Fort Clemson où une importante garnison vient de s'installer, un troupeau de plusieurs milliers de bêtes à une période de l'année où la plupart des points d'eau sont à sec. La situation financière des éleveurs de la région étant désastreuse, ils acceptent à contrecoeur la décision d'Hamilton de proposer l'emploi à Cord mais ce dernier décline d'abord l'offre, acceptant en revanche celle de Garth, l'ancien second de Hamilton devenu son principal concurrent et qui va tenter de le devancer au fort. Alors que Cord a promis de rejoindre Garth et son troupeau après quelques jours de piste, il finit par accepter de guider le troupeau de Hamilton et des autres éleveurs, exigeant leur présence à ses côtés durant le long périple…

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7 ans après L'enfant du désert (Cattle Drive) tourné en 1951, Joel McCrea convoyait du bétail pour la 2ème et dernière fois de sa carrière. Après les Cattle King et les Cattle Queen (il y en eu au moins deux), Cattle Empire ? Pourquoi pas mais on est ici quand même très loin de La rivière rouge, le modèle du genre car ce film de Charles Marquis Warren est selon moi un de ses plus médiocres. Warren n'a jamais brillé par ses mises en scène mais celui qui était avant tout écrivain et scénariste, lorsque l'histoire était bonne pouvait signer de bons westerns (Hellgate, Tension à Rock City) voir même un très bon (Little Big Horn) mais ici tout ou presque est raté. Je crois que les moyens devaient être très limités et ça se voit car, à priori, tous les plans larges sur le bétail proviennent de stock-shots. On a l'impression que le producteur a du fournir 200 têtes pendant 3 jours en disant au metteur en scène : Marquis (il ne l'appelait pas par son petit nom. On a le respect de l'aristocratie à Hollywood), tu tournes tout ce que tu peux et pour le reste on filmera en plans serrés. Avec un peu de savoir faire, un bon metteur en scène aurait pu créer l'illusion mais en l'occurrence, Warren, non. Dans quelques séquences, notamment dans le final, nous voyons en même temps, dans le champ, certains des acteurs principaux et le bétail mais la plupart du temps, Warren serre sur les acteurs et les bêtes sont bien souvent invisibles. C'est un détail -peut-être- mais cela donne tout de même une idée de l'implication et du savoir faire d'un metteur en scène et du soin apporté à la réalisation. Ce qui pourrait paraitre anecdotique est révélateur de l'impression que l'on a jusqu'au bout : à tous points de vue, on a l'impression d'assister à un bâclage.

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Car si "l'immersion" est raté, Warren a aussi été loin de tirer parti de tout l'éventail des situations dramatiques exploitables dans un tel sujet. A aucun moment on n'a l'impression d'assister à la traversée que l'on nous présentait comme impossible en raison de l'aridité des territoires traversés. On entend parler de rivières asséchées mais on n'en voit pas et Warren ne sait pas rendre compte de la dureté des conditions de travail, des privations, etc…Presque jusqu'au bout, aucun danger non plus ne vient de l'extérieur, les indiens sont ici totalement absents par exemple. J'ai l'impression que tous ces aspects n'intéressaient pas vraiment Warren et qu'il ne comptait que sur les ennemis de l'intérieur -qui sont effectivement souvent les plus intéressants- pour tenir le public en haleine et qu'il comptait exploiter à fond en revanche les tensions découlant des vieux antagonismes impliquant les éleveurs contraints de se joindre à l'expédition et venus là en trainant des pieds ; ainsi qu'Hamilton, leur leader moral et bien entendu Cord. Ça aurait pu être intéressant si les personnages avaient été mieux présentés mais Warren s'est débrouillé pour que dès les prémisses de l'histoire, on ne croit en rien et pour donner au public une information qui évente l'un des rares enjeux un peu excitant de cette histoire, c'est à dire le rôle que les uns et les autres avaient pu tenir dans les événements tragiques survenus 5 ans plus tôt.

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Le film s'ouvre donc sur un lynchage. Toute la population de Hamilton exprime sa haine envers Cord et on évoque les exactions d'un homme qui semble monstrueux mais dès la première séquence où nous voyons Joel McCrea s'exprimer, c'est le même bon Joel (à quelques exceptions près) que d'habitude que nous voyons et il n'y a d'emblée aucune ambiguité sur ce personnage. Il s'agit même d'une séquence sentimentale au cours de laquelle nous découvrons que Janice, la femme de Ralph Hamilton, le riche rancher à qui Cord doit la vie, est son ancienne fiancée et qu'elle avait épousé Hamilton dès les premiers temps de son incarcération. Or, le "monstre", s'il exprime du coup de la rancoeur, semble plus près de verser sa larme que de vouloir se venger. On a donc un monstre…sentimental…Aussitôt après, Hamilton, le mari, pourtant lui aussi une victime de Cord, lui propose de reprendre du service et de convoyer les bêtes de tous les ranchers des environs, ce qui parait étonnant compte tenu de la scène initiale mais, soit, on pourrait accepter que par nécessité économique, les éleveurs laissent leur méfiance et leur haine de coté pour se mettre au service de Cord…à condition que cela débouche sur quelque chose d'intéressant mais il n'en est rien car Warren commet la bêtise de vendre la mèche dès le premier échange entre Hamilton et Cord. On comprend donc très tôt que Joel McCrea, dont il émane de toute façon tout du long malgré une dureté de façade une sorte de noblesse blessée, était plus victime que coupable. A partir de là, même si on apprend en détails la vérité sur ce qui s'était réellement produit 5 ans plus tôt qu'à la fin du récit, plus rien ne tient et en tout cas on anticipe presque tous les événements.

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On anticipe l'essentiel des conséquences entrainées par la promesse faite par Cord de guider les deux clans concurrents (et d'ailleurs ses quelques allers et venus entre les deux troupeaux sont invraisemblables). Nous n'avons plus d'incertitudes quant à l'attitude que Cord va adopter vis à vis de ses lyncheurs. Si Cord ne représente pas une menace, ce n'est pas plus le cas des ranchers qui se soumettent assez docilement aux ordres de l'homme haï : un coup de feu en l'air suffit en général pour les faire rentrer dans le rang. La romance n'a pas plus inspiré Warren. Le convoi comprend deux femmes, toutes deux amoureuses de notre Joel. Janice Hamilton, l'ex fiancée, aime Joel. Joel aime Janice...mais c'est finalement un trop brave type pour piquer la femme d'un handicapé (je rappelle que Hamilton est aveugle). Rideau … Sandy, la très jeune fille d'un employé et ami de Cord est folle de notre vieux beau mais les scènes que cela entraine sont encore plus pénibles et je préfère jeter un voile pudique sur le grotesque de l'attitude de notre ingénue nunuche qui se cache pour regarder à la dérobé notre vieux beau préféré. Reste un final plutôt enlevé et qui justifie le titre belge de ce film inédit en France : La chevauchée des vaqueros. Les interprètes sont très moyens à l'exception de Richard Shannon, très bien dans le rôle de Garth, le concurrent de Hamilton. C'est le seul qui aura vraiment à souffrir de la cruauté de Cord mais ce n'est que justice car c'était un voleur :D . Un western passable. DVD gravé (vost)

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Re: La Chevauchée des Vaqueros - Cattle Empire - 1958 - Charles Marquis Warren - Joël McCrea

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 16 avr. 2017 11:43

le dvd italien
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Re: La Chevauchée des Vaqueros - Cattle Empire - 1958 - Charles Marquis Warren - Joël McCrea

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 01 juil. 2017 22:49

:D Les Années Laser annoncent sa sortie dvd et BR chez Movinside en décembre... :)
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Re: La Chevauchée des Vaqueros - Cattle Empire - 1958 - Charles Marquis Warren - Joël McCrea

Messagepar Moonfleet » 01 juil. 2017 23:01

Merci pour ces bonnes nouvelles. Le superbe L'aigle et le vautour également de Lewis R. Foster pour octobre :cool:


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Re: La Chevauchée des Vaqueros - Cattle Empire - 1958 - Charles Marquis Warren - Joël McCrea

Messagepar pass » 03 juil. 2017 22:01

Qui du reste n'est pas plus mal, cela signifie que le marché de la vidéo en matière de " Western " en France est en plein essor !!, rien à voir avec les décennies 80 et 90 pour le support VHS. Maintenant c'est une offre et une demande très pointue de la part des Aficionados d'aujourd'hui et Internet n'est pas étranger à ce phénomène de " Pieuvre " entre éditeurs.

kiemavel
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Re: La Chevauchée des Vaqueros - Cattle Empire - 1958 - Charles Marquis Warren - Joël McCrea

Messagepar kiemavel » 03 juil. 2017 23:31

Pas folichon quand même celui ci. Mode "rabats joie" activé :mrgreen:

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Re: La Chevauchée des Vaqueros - Cattle Empire - 1958 - Charles Marquis Warren - Joël McCrea

Messagepar lasso » 19 nov. 2017 11:59

sera édité en allemagne en décembre 2017 (anglais/français) moins de 7 Euros


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Yosemite
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Re: La Chevauchée des Vaqueros - Cattle Empire - 1958 - Charles Marquis Warren - Joël McCrea

Messagepar Yosemite » 22 mars 2018 10:08

Pas grand-chose à rajouter à ce qui a été écrit plus haut. Au départ, l’histoire proposée paraît séduisante et aurait certainement pu donner naissance à une œuvre plus réjouissante mais il aurait pour cela fallu disposer d’un véritable metteur en scène.
Ici à peu près tout pèche sur ce point. Les acteurs semblent errer à qui mieux-mieux ce qui n’est pas fait pour améliorer la compréhension des personnages qu’ils incarnent puisque la plupart d’entre eux se contentent d’aller de ci de là, je te rejoins, je te quitte et puis non je reviens…
Dès le début du film, lorsqu’après avoir échappé in extremis à un lynchage par les habitants, on voit John Cord (Joel McCrea) revenir dans le village et y déambuler tranquillement pour aller prendre un verre au saloon, on se dit que quelque chose ne va pas.

La suite ne s’arrange bien entendu pas et cette fameuse chevauchée se transforme en promenade de troupeau, fade à souhait, mal filmée et photographiée avec une platitude bien tristounette.
Inutile de s’attarder sur dialogues et acteurs qui sont au niveau de tout le reste.
Bref, un western qui est quelque part rendu regardable par sa fadeur, nul doute que toute tentative un peu plus ambitieuse se serait transformée en prétention rédhibitoire pour le spectateur.

Je les ai donc suivi jusqu’au bout de leur promenade et j’ai bien dormi après.
Yo.

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Re: La Chevauchée des Vaqueros - Cattle Empire - 1958 - Charles Marquis Warren - Joël McCrea

Messagepar MARCHAND » 22 mars 2018 12:05

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Un western assez quelconque sauvé par la présence de Joel McCrea , vu sur une copie anglaise, il y a...jadis.

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Re: La Chevauchée des Vaqueros - Cattle Empire - 1958 - Charles Marquis Warren - Joël McCrea

Messagepar Moonfleet » 30 juin 2019 18:12

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La Chevauchée des Vaqueros (Cattle Empire - 1958) de Charles Marquis Warren
20TH CENTURY FOX


Avec Joel McCrea, Gloria Talbott, Don Haggerty, Phyllis Coates
Scénario : Endre Bohem & Eric Norden d’après une histoire de Daniel B. Ullman
Musique : Paul Sawtell & Bert Shefter
Photographie : Brydon Baker (2.35 Deluxe)
Un film produit par Robert Stabler pour la 20th Century Fox


Sortie USA : 1958


John Cord (Joel McCrea) vient de passer cinq années en prison pour avoir été tenu responsable du saccage d’une ville par ses cowboys ivres qui s'étaient rendus dans cette bourgade pour fêter la fin de leur long convoyage de bétail. A Hamilton où eurent lieu ces fâcheux événements ayant causé blessés et morts, les habitants ne lui ont toujours pas pardonné ; avides de vengeance, dès que Cord remet les pieds en ville, ils tentent le lyncher. Heureusement pour lui, l’intervention du plus gros éleveur de la ville vient stopper ces violences in extremis. Ce rancher a pourtant perdu la vue lors de cette tristement célèbre soirée de vandalisme mais semble avoir tourné la page. Il s’est entre-temps marié avec la fiancée de Cord et propose à ce dernier de convoyer son troupeau de plusieurs milliers de bêtes. Cord accepte à condition que lui, son épouse ainsi que tous les éleveurs qui ont failli le pendre fassent partie du convoi… Pour quelles raisons mystérieuses, on ne le comprendra jamais vraiment…


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Charles Marquis Warren, tout d’abord écrivain, avait consacré de nombreux de ses romans à l’histoire de l’Ouest, privilégiant les faits peu connus, les thèmes originaux, les personnages atypiques. Il fut aussi un scénariste parfois très efficace, écrivant par exemple le script diablement réjouissant de l’excellent La Mission du Commandant Lex (Springfield Rifle) d’André de Toth avec Gary Cooper. Quant au début des années 50 on lui proposa de passer derrière la caméra, il le fit sans hésitation, demandant néanmoins des conseils à Budd Boetticher. Après le très bon Little Big Horn, le médiocre et raciste Arrowhead (Le Sorcier du Rio Grande) nous avait déjà mis la puce à l’oreille quant à la médiocrité de Warren en tant que réalisateur. Même si auparavant Hellgate tenait également un peu mieux la route grâce surtout au décor unique choisi pour y implanter son intrigue, il s’avère désormais clair que le cinéaste n’a pas eu l’air de tenir compte des recommandations prodiguées par le réalisateur de Comanche Station tellement une fois encore la mise en scène de Cattle Empire reste nullissime tout du long, le film s'avérant encore plus mauvais que le précédent et déjà minable Trooper Hook, tous deux d’une immense platitude, sans aucune vigueur ni rigueur, et dont la direction d’acteurs se révèle tout aussi inefficace, trouvant le moyen de rendre ici et là Joel McCrea totalement amorphe ; sans parler du reste du casting, tous les comédiens étant plus mauvais les uns que les autres.


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Et pourtant sur le papier ça semblait pouvoir tenir la route, l’histoire de départ ayant de plus été écrite par le très bon Daniel B. Ullman qui scénarisera avec talent des westerns aussi réussis que Fort Osage de Lesley Selander, Un jeu risqué (Wichita) de Jacques Tourneur, Terre de violence (Good Day for a Hanging) de Nathan Juran ou encore Le Salaire de la haine (Face of a Fugitive) de Paul Wendkos. Un lynchage sur l e point d’avoir lieu sur un homme dont on ne sait pas vraiment de quels maux il est accusé ; un rancher aveugle qui a épousé la fiancée de ce dernier alors que celui-ci purgeait une longue peine de prison ; des citoyens haineux qui vont devoir se joindre à un convoi dont le patron sera celui qu’ils voulaient pendre… Des situations plutôt nouvelles -ou en tout cas rarement vues- et à priori assez intéressantes à développer ; mais quand vous aurez constaté à quel point tout ceci est mal amené et mené, vous aurez d’emblée compris que le visionnage de ce film pourrait s'avérer être un véritable calvaire.


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Une chose positive, on pressent dès le laborieux préambule que le western de Charles Marquis Warren va être mauvais. Alors qu’il aurait dû être tendu, ce prologue se voulant également très sombre se révèle aussi anémié que tout ce qui va suivre, le budget étant de plus ridicule, les équipes techniques et artistiques n’ayant fait aucun effort pour dissimuler ce manque de moyens. On a beau dire que des conditions difficiles forcent parfois les artistes à se surpasser, à stimuler leur imagination et à avoir de l’inspiration pour trouver des solutions palliatives… ici ce n’est absolument pas le cas : tout s'avère au contraire d’une pauvreté abyssale, que ce soit l’écriture, la réalisation, la musique, la photographie –pauvre cinémascope, utilisé sans la moindre once de talent-, les décors en studio ou l’interprétation... il faut dire que les personnages sont tous décrits sans la moindre nuance, le pompon allant aux protagonistes féminins totalement sacrifiés ou –et- nunuches comme ce n’est pas permis. A signaler néanmoins que les dernières minutes se déroulent au même endroit de Lone Pine où furent tournés les chefs d’œuvres de Boetticher.


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A force de vouloir faire mystère de tout ce qui concerne certains personnages, on ne comprend rien aux motivations de chacun et à vrai dire on s'en désintéresse totalement d’autant que par ailleurs les poncifs se font abondants, que les invraisemblances s’accumulent et que personne ne semble s’être senti impliqué, le film paraissant du coup durer trois heures. Bref, ayant des milliers de choses plus intéressantes à voir que ce western à l’encéphalogramme plat, on va s’en arrêter là en vous laissant vous faire votre propre opinion. Mon conseil serait pourtant "circulez, y a rien à voir" ; décidément, la filmographie westernienne de Joel McCrea n’aura pas vraiment été très glorieuse, seul un petit quart s’en sortant relativement bien. Revoyez plutôt que ce film totalement bâclé La Rivière rouge de Howard Hawks, western inégalé pour ce type d’histoires.



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