Jeremiah Johnson - Sydney Pollack - 1972

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musselshell
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Re: Jeremiah Johnson - Sydney Pollack - 1972

Messagepar musselshell » 07 oct. 2018 8:53

An Indian says you search in vain for what you cannot find.
He says  you’ll find a thousand ways for runnin’ down your time.
An Indian didn’t  scream it, he said it in a song,
And he’s never been known to be wrong.
He’s never been known to be wrong

Les Crows ne jettent pas l' éponge...comme quasiment explicité dans la chanson, ils ont pitié...plus exactement encore, ils pensent qu' il est sage, et temps, de revenir à l' ordre serein et silencieux des choses. On ne trouve pas l' introuvable. Il ne sert donc à rien de le chercher.
L' invulnérabilité de JJ...ce qui est invulnérable, chez lui, c'est la conscience des illusions perdues, quitte à ne plus mesurer quoi que ce soit ( " was it worth the trouble?" "What trouble?"
Côté Crow, son invulnérabilité est intégrée dans leur cosmogonie. Il est devenu "utile". Il les sert à son corps défendant. L' offre de paix est une réconciliation avec l'ordre des choses. il n'y a pas d'autre choix.
C'est beaucoup trop 255 caractères. Je renonce à apposer une signature.
Ah...c'est la limite haute...
Je renonce quand même. Je sais pas quoi dire, de toutes façons.

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HART
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Re: Jeremiah Johnson - Sydney Pollack - 1972

Messagepar HART » 07 oct. 2018 9:57

Il y avait un peu de provocation dans mon expression de " l'invulnérabilité " de JJ , histoire de faire sortir le loup du bois ...
Avec un coup de main de limpy , mission accomplie.
Ceci dit , je me reporte à ce qui était évoqué dans Sacred Ground à savoir une sensibilité à la pensée des indiens , à leur culture , à leurs valeurs.
Je suis encore très loin d'y être sensible , je le reconnais avec simplicité.
Mon approche est marquée par une culture , une expérience qui , évidemment , limitent la vision d'un domaine que je commence à connaître et à approfondir.
Pour Jeremiah Johnson , nous sommes tout de même dans une œuvre de fiction. Le véritable " mangeur de foie " , exterminateur de crows , ne me semble pas avoir le profil du personnage du film de Pollack. J'ai lu , il y a longtemps , un " digest" du scénario de John Milius qui était au départ prévu pour le film avant d'être rejeté. D'après mes souvenirs , on était loin du résultat final.
C'est pourquoi je me demande , sans intention polémique , si JJ n'est pas une œuvre rêvée , sublimée , peut-être même fantasmée.

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musselshell
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Re: Jeremiah Johnson - Sydney Pollack - 1972

Messagepar musselshell » 07 oct. 2018 11:19

Oeuvre rêvée et fantasmée,oui, sans doute aucun... Pollack n' avait pas l' intention de coller au " liver eating Johnson" historique, ni au bouquin de Thorp et Bunker sorti en 1959 . Si on cherche une généalogie littéraire, je lorgnerais plus vers le Mountain Man de Vardis Fisher, au lyrisme assumé ( pour le moins...Sam Ménard chante tout seul des extraits de Don Giovani , pour les rochers et les arbres, pour les Indiens, aussi, que ça tient à distance...)
Le thème central de JJ n' est ni le retour à la nature, ni la vengeance, ni la confrontation à l'autre, mais l' impossibilité d' échapper à soi et au monde d' où l'on vient. Et c' est d'autant plus lyrique que c' est impossible... Fantasme, pour sûr...comme aussi celui de saisir la fugacité, puisque tout fuit (" le moineau sautille sur la terrasse ,il a les pattes mouillées"...un haïku qui m' évoque le film, comme une vibration du temps subjectif et de l'espace).
C'est beaucoup trop 255 caractères. Je renonce à apposer une signature.
Ah...c'est la limite haute...
Je renonce quand même. Je sais pas quoi dire, de toutes façons.

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Re: Jeremiah Johnson - Sydney Pollack - 1972

Messagepar HART » 07 oct. 2018 13:28

Vieille mare ,
Grenouille saute ,
Bruit d'eau.
Encore un haïku ( d'une brièveté exemplaire ) sur le temps qui passe.

" L'impossibilité d'échapper à soi et au monde d'où l'ont vient " est un concept terrifiant. Je ne peux pas y croire , c'est trop désespérant.
Je ne pense pas que l'on soit marqué pour toujours , qui que l'on soit et d'où que l'on vienne.
Ce qui compte , à mon avis , c'est choisir qui l'on veut être et où on veut aller.
Après , on réussit... ou pas.
Je ne suis pas sûr que Jeremiah n'ait pas réussi , en fait , je veux croire le contraire.

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Re: Jeremiah Johnson - Sydney Pollack - 1972

Messagepar musselshell » 07 oct. 2018 14:25

Oui...alors c'est Paints his Shirt red qui le réconcilie peut-être avec lui même, avec le monde et ce monde là qu'il avait choisi sans en rien connaitre . On boucle le cercle qui construit le film...et Jeremiah ne tourne plus en rond, trouvant mille manières à perdre son temps...qui là se fige sur son l'image avec la main levée, après que le Crow, qui sait, ait, lui , non pas hésité , mais réitéré son geste comme pour un apprivoisement.
De toutes façons, ce qui aura été fugace, ce qui est à jamais perdu, c'est tout ce monde là.
Restent les mythes... et le fantasme ... "...and some folks say...he's up there still"

Un (tout) petit peu comme pour avant les lombaires...
C'est beaucoup trop 255 caractères. Je renonce à apposer une signature.
Ah...c'est la limite haute...
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Re: Jeremiah Johnson - Sydney Pollack - 1972

Messagepar HART » 07 oct. 2018 16:00

Oui , ça me plait bien cette idée que Jeremiah se soit trouvé grâce à l'indien.
Chemise Rouge ( je simplifie le nom ) l'invite à retrouver une place qui a toujours été la sienne , c'est un partage plus qu'une trêve ou qu'un accueil.
Et finalement , c'est comme si JJ était là depuis toujours .
Simplement , il ne le savait pas , jusqu'à cette image finale.



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