Les Pionniers de la Western Union - Western Union - 1940 - Fritz Lang

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U.S. Marshal Cahill
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Re: Les Pionniers de la Western Union - Western Union - 1940 - Fritz Lang

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 01 nov. 2016 20:57

visuel du BR
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U.S. Marshal Cahill
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Re: Les Pionniers de la Western Union - Western Union - 1940 - Fritz Lang

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 16 avr. 2017 12:11

le dvd italien
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Moonfleet
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Re: Les Pionniers de la Western Union - Western Union - 1940 - Fritz Lang

Messagepar Moonfleet » 08 mai 2019 18:17

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Les Pionniers de la Western Union (Western Union, 1940) de Fritz Lang
20TH CENTURY FOX


Sortie USA : 31 janvier 1941

Et nous voici lançés dans l'année 1941 ! Serait-ce le fait d'une copie pas très pimpante (quoique tout à fait regardable) ? En tout cas, contrairement à Frank James que j'ai beaucoup réévalué, Western Union m'a de nouveau fortement déçu :-(

1860. Vance Shaw (Randolph Scott) est poursuivi par une bande de cavaliers. Au cours de sa fuite, il tombe au milieu des montagnes désertiques sur un homme blessé. Voulant dans un premier temps l’abandonner, il décide finalement de le raccompagner jusqu’à une cabane afin qu’il y soit soigné. Quant à lui, il poursuit sa route sans prendre même le temps de descendre de cheval. Les deux hommes se retrouvent face à face quelques mois plus tard alors que Vance est en train de courtiser Sue (Virginia Gilmore) qui se révèle être la sœur de ‘son’ blessé ; ce dernier n’est autre qu’Edward Creighton (Dean Jagger), l’un des responsables de la Western Union, ligne télégraphique qui doit être installée entre Omaha et Salt Lake City ; quant à l’ex bandit, il est venu à Omaha dans le but de trouver du travail et ainsi refaire sa vie. Edward Creighton ayant entre temps appris que son sauveteur avait participé au cambriolage d’une banque et que c’étaient les autorités qui le pourchassaient lors de leur précédente rencontre, il n’en fait pas cas, ne lui en reparle même pas et accepte de l’embaucher dans son équipe comme convoyeur du troupeau allant servir à nourrir les travailleurs. Vient se joindre à eux, Richard Blake (Robert Young), un ingénieur qui n’est pas insensible lui non plus à la charmante Sue Creighton. Le convoi des ouvriers peut enfin se mettre en branle mais les ennuis ne tardent pas à se mettre de la partie : vol de bétail, attaques indiennes, incendie des chariots… ‘Les pionniers de la Western Union’ ne sont pas au bout de leurs peines surtout que Vance Shaw, alors qu’il était parti à la recherche des bêtes dérobées, tombe en plein sur les voleurs qui se révèlent être ses anciens complices dirigés par l’inquiétant Jack Slade (Barton MacLane) ; ceux-ci prétendent œuvrer pour les Confédérés alors qu’il ne s’agit que d’un prétexte pour piller. Ne voulant pas dénoncer ses ex-associés, Vance demande sa démission à Edward Creighton qui la refuse…


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Après Le Retour de Franck James, Fritz Lang, fasciné par les paysages du Far West qu’il commençait à découvrir, se lance une deuxième fois dans ce genre typiquement américain qu’est le western, genre qu’il tenait en haute estime d’après, entre autre, l’interview qu’il donna aux Cahiers du Cinéma dans les années 50 : "J'aime les westerns. Ils possèdent une éthique très simple et très nécessaire. C'est une éthique que l'on ne signale plus parce que les critiques sont devenus trop sophistiqués…" Suite au succès obtenu par le précédent, la 20th Century Fox lui octroie un budget et des moyens logistiques conséquents et lui laisse toute lattitude pour réaliser ‘cette épopée du télégraphe’ (aussi appelé ‘le fil qui chante’ par les tribus indiennes). "Je n'ai pas montré le Far West tel qu'il était mais mon film a fait rêver le public et lui a donné le désir que le Far West ait réellement été ainsi" disait il à propos de Western Union ; une phrase qui explique parfaitement pourquoi certains sont tombés amoureux du western ‘made in Hollywood’ dès leur plus jeune âge. Un Far West à la fois authentique et teinté d’une aura romantique, un western peu avare de spectaculaire et de faits historiques pour légitimer son sérieux ne pouvaient que combler nos plus rêveuses attentes. Et le western de Fritz Lang fut pour beaucoup une sorte de déclencheur de cette passion pour un Far-West à la fois coloré et violent, envoûtant et héroïque.


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Malheureusement, à la revoyure, si Fritz Lang avait parfaitement réussi la suite du parcours dramatique de Frank James, il semble en revanche avoir été mis en difficulté par son manque de sens épique, ses séquences mouvementées manquant singulièrement d’envergure, son style sec s’accomodant assez mal de l’ampleur qu’elles auraient mérité d’avoir. On ne retrouve sa patte qu’à de trop rares reprises, le cinéaste ayant l’air d’avoir aussi eu du mal à jouer avec les conventions du genre ; au vu de ce qui s’était fait précédemment, le résultat aurait certainement été meilleur si Michael Curtiz ou Cecil B. Demille avaient pris les choses en main. La déception est d’autant plus grande que le premier quart d’heure laissait augurer un film brillant. En effet, les cinq premières minutes voyant la traque au milieu de paysages désertiques et montagneux de Randolph Scott par une bande de cavaliers rappellent cette formidable séquence de poursuite dans Le Retour de Frank James, la musique de David Buttolph résonnant étonnement moderne alors que la plupart du temps, au cours du même film, elle se révèle beaucoup trop simpliste, sa tentative de jouer avec le folklore des airs de l’époque faisant chou blanc, noyant, par son aspect guilleret, la puissance que certaines images auraient pu avoir. Par la suite, on se délecte encore du recrutement des ouvriers et de la mise en place de l’expédition avec moult intéressants détails visant à l’authenticité puis on savoure l’amusant triangle amoureux qui se noue entre Randolph Scott, Robert Young et Virginia Gilmore. Puis c’est le départ d’Omaha pour Salt Lake City et, après un superbe long plan fixe sur la rangée de poteaux qui s’érigent au crépuscule tout au long de la plaine, le film s’embourbe dans les clichés les plus éculés, les séquences les plus banales, le cinéaste n’arrivant qu’à de rares moments à transcender son matériau de base trop commun.


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Le film a beau être haut en couleur, rempli de péripéties, d’action, d’humour et de lieux dépaysants, l’ensemble ne dépasse que rarement le niveau de nombreux films de série de l'époque. Le scénario de Robert Carson est écrit à gros traits ; il semble constitué d’une suite de séquences accolées les unes aux autres sans progression dramatique et les pesonnages paraissent avoir été dessinés à la truelle ne subissant guère d’évolution dans la durée. Il y avait pourtant de quoi faire avec de tels événements (dont le dramatisme est constamment court-circuitée par un humour injecté en plein milieu de chaque séquence amené par le comique de service, Slim Summerville par ailleurs assez drôle), un tel potentiel ‘documentaire' (quasiment pas exploité) et un personnage dans la droite lignée des habituels héros ‘langien’ poursuivis par la fatalité, celui interprété avec talent par Randolph Scott, homme victime de son appartenance familiale tentant une ultime rédemption mais rattrapé par son destin tragique. On se réjouit d’ailleurs de ce final amer éloigné du happy end hollywoodien traditionnel, de ce goût minutieux pour une certaine authenticité, de la présence de Dean Jagger (qui après Brigham Young, finit pour la seconde fois en une année un périple le conduisant à Salt lake City :lol: ) mais on se désole au contraire de la présence d’un personnage féminin totalement sacrifié, d’un Robert Young bien terne, de transparences hideuses lors notamment de la rencontre avec les Indiens… Car même plastiquement et techniquement, le film nous laisse sur notre faim ; peu de plans inoubliables, peu de séquences marquantes hormis celle qui ouvre le film et le duel final. La fameuse séquence de l’incendie se révèle même indigne d’un film disposant de tels moyens malgré le fait que certaines images nocturnes impriment durablement la rétine.


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Western Union aurait été signé Ray Enright ou George Marshall, j’aurais certainement été moins sévère mais nous étions en droit d’attendre mieux de la part de Fritz Lang. Un rendez-vous loin d’être honteux mais en partie manqué dont je suis le premier à être attristé puisqu’il constitua l’un de mes souvenirs d’enfance les plus marquants avec un autre film m’ayant déçu lui aussi voici quelques mois, Le Grand Passage de King Vidor. On ne peut malheureusement pas être sensible à tous les classiques.

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lasbugas
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Re: Les Pionniers de la Western Union - Western Union - 1940 - Fritz Lang

Messagepar lasbugas » 15 juil. 2019 20:54

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metek
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Re: Les Pionniers de la Western Union - Western Union - 1940 - Fritz Lang

Messagepar metek » 11 août 2019 20:49

Irving Bacon - Western Union (1941)

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Re: Les Pionniers de la Western Union - Western Union - 1940 - Fritz Lang

Messagepar lasbugas » 25 août 2019 12:13

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