Une corde, un Colt... - 1969 - Robert Hossein

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rex lee
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Re: Une corde, un colt - 1969 - Robert Hossein.

Messagepar rex lee » 16 sept. 2008 6:41

edocle a écrit :On a tous un préféré :
C'est le mien !!!!
Merci Robert !
Amicalement E.
:beer1: :beer1:


Ravi de l'apprendre.
Plus je repense à ce film ,plus je me dis qu'il est excellent.
Il a un je-ne-sais-quoi d'obsédant :je le reverrai sous peu.
Renseignements pris , Michel Lemoine serait Eli Caine (et pas Kane) , le frère de Lee Burton et de B.Stefanelli.
Johanna serait interprétée par Anne-Marie Balin. Béatrice Altariba serait la fille du saloon dont les frères Vallée prennent la défense ,face aux frères Rogers.
Et parmi les rôles secondaires , j'ai oublié Angel Alvarez ( encore barman) ,Antonio Molino Rojo et Alvaro de Luna que je n'ai pas eu le temps de reconnaitre.

Cartman
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Re: Une corde, un colt - 1969 - Robert Hossein.

Messagepar Cartman » 01 févr. 2009 20:22

Une corde, un colt est un excellent western, j'ai été agréablement surpris par la qualité de ce film ; Robert Hossein est décidément un grand homme tant sur le plan de la réalisation qu'en tant qu'acteur. Ce western est d'une grande expressivité en dépit du peu de dialogues. Les rares interventions orales des acteurs permettent cependant de contribuer à l'ambiance du film. Tout se joue sur les regards mis en valeur d'une façon très subtile, les expressions diverses des personnages et surtout les paysages, désertiques, venteux, poussiéreux, qui, en dépit des grands espaces semblent un huis-clos qui se referme lentement sur les personnages (j'en réfère à l'ambiance oppressante de la ville fantôme et à la ferme cernée de collines de Ben et de son épouse). Le terme de "tragédie" emprunté à Giré me semble très approprié ; la vengeance devient pour Maria son unique raison de vivre qui lui permettra d'affronter l'ennemi avec courage et détermination tout comme une érinye grecque. Maria évoque également la figure de la Vierge Marie (le nom n'a pas été choisi au hasard) qui voit un être cher se faire sacrifier et qui supporte dignement cette épreuve, voulant offrir à son défunt époux une digne sépulture. Face à la mort, Maria est prise d'un doute et d'une soudaine envie de vivre auprès de Manuel ; ce regret final est l'une des principales sources d'émotion du film. Michèle Mercier s'en sort merveilleusement bien dans ce rôle de femme blessée.

Le personnage de Manuel, homme fuyant et mystérieux, est exceptionnellement interprété par Robert Hossein ; c'est un personnage attachant cependant (la scène du dîner avec la sorcière dans le pot de moutarde, ce tic de mettre un gant à sa main droite alors qu'il est gaucher et dégaine donc son arme de la main gauche, sa dévotion, son amour pour Maria en font un être tout particulier). Je n'ai pas particulièrement trouvé les méchants fades ; cependant ils sont pour la plupart plus humains que de coutume, ce qui atténue avec bonheur l'effet manichéen que l'on retrouve dans de nombreux westerns. L'incursion de Manuel dans la vie courante d'une famille élargie qui se plaît aux facéties atténue les méfaits de cette bande de voleurs. Le méchant ne sera au final qu'un père qui voudra récupérer sa fille, violée et maltraitée. Point de gentil très gentil et de méchant très méchant, Une corde, un colt embrasse l'âme humaine dans toute sa complexité et toute ses contradictions, quand les intérêt des uns font le malheur des autres. La scène finale est exceptionnelle, je crois que c'est une de mes scènes finales favorites, à placer presqu'au même rang qu'un duel final de Leone ; Manuel, lassé de vivre et désireux de retrouver Maria affrontera la mort devant les yeux, refusant ainsi son ultime duel. Je remarque que toutes les attitudes de Manuel sont soigneusement préparées ; à l'approche de la mort, il se recroqueville en chien de fusil, évoquant un être profondément blessé, tant d'âme que de corps.

La bande originale d'André Hossein ne m'a pas du tout semblé si mauvaise, elle était un mélange d'accents morriconiens certes mais avait des touches hispanisantes qui faisaient penser à des morceaux d'Andrés Segovia à la guitare sèche.

:sm16: Bref, j'ai beaucoup aimé !
“Moi ce que je vois, c’est que dans deux secondes je vais te botter le cul.”

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Jicarilla
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Re: Une corde, un colt - 1969 - Robert Hossein.

Messagepar Jicarilla » 15 mai 2009 20:07

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PARTI VERS D'AUTRES ESPACES Image

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scorpio99
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Re: Une corde, un colt - 1969 - Robert Hossein.

Messagepar scorpio99 » 15 mai 2009 20:28

tiens un western camembert :mrgreen: !

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Re: Une corde, un colt - 1969 - Robert Hossein.

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 11 juin 2009 21:35

une autre affiche de "Cemetery Without Crosses"

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Pour se venger des exactions de la famille Rogers, les trois frères Caine leur volent leur bétail, mais le plus jeune d'entre eux, Ben, est blessé puis capturé et pendu sous les yeux de son épouse, Maria, qui jure de le venger. Elle contacte Manuel, un pistolero solitaire, amoureux d'elle, et le convainc de l'aider. Le soir-même, au saloon, Manuel sauve la vie des fils Rogers, menacés par des petits fermiers qu'ils ont dépouillés, et devient leur contremaître. Pendant la nuit, il libère leurs chevaux et enlève Johanna, la fille cadette, qui sert d'otage à Maria pour exiger que les Rogers suivent la procession funéraire de son mari...
CAHILL, UNITED STATES MARSHAL
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Re: Une corde, un colt - 1969 - Robert Hossein.

Messagepar Breccio » 11 juin 2009 21:49

Je viens tout juste de faire le lien : Claude Desailly, le coscénariste de ce film, est mort en avril dernier.
Voir l'hommage de Pierre Jourde.
B
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Re: Une corde, un colt - 1969 - Robert Hossein.

Messagepar edocle » 12 juin 2009 9:37

Merci d'avoir remonté ce post, ça me donne envie de le revoir ce week-end !
Amicalement E.
:beer1: :beer1:
Quand les colts fument ... on l' appelle Cimetière !

" Quelque soit la couleur de la peau, le sang est rouge pour tous !"
(Au-delà de la haine de Alessandro SANTINI - 1972)

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Re: Une corde, un colt - 1969 - Robert Hossein.

Messagepar Liko » 20 juin 2009 19:58

Et moi, ça m'a donné envie d'écouter la magnifique B.O 11 Titres


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scorpio99
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Re: Une corde, un colt - 1969 - Robert Hossein.

Messagepar scorpio99 » 20 juin 2009 20:57

Liko a écrit :Et moi, ça m'a donné envie d'écouter la magnifique B.O 11 Titres


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exactement amigo
:beer1:

au passage B.O jamais rééditée en CD à part une compil André Hossein sur les films de Robert qui contient 2 thèmes seulement :( ... j'en avais été réduit à récupérer les musiques dans les menus du beau dvd allemand (le contenu est beau pas la coque plastique fausse imitation bois :lol:) puis j'ai fini par mettre la main sur le vynil, et là c'est la claque :mrgreen:

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Re: Une corde, un colt - 1969 - Robert Hossein.

Messagepar Longway » 29 juin 2009 23:59

Une deuxième fiche TV.
Messieurs les amateurs du WE, vous êtes gaté !

Fiche Télé 7 Jours
Diffusion du 15 Juin 1982 sur A2


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edocle
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Re: Une corde, un colt - 1969 - Robert Hossein.

Messagepar edocle » 30 juin 2009 6:40

Bon sang, mais c'est bien sûr!
Je me le re-re-sors, et le re-re-regarde ce soir!
Comme je l'ai toujours dit, un de mes préférés, et de loin!
Viva Roberto!et merci pour le fiche! :applaudis_6:
Amicalement E.
:beer1: :beer1:
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Vin
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Re: Une corde, un colt - 1969 - Robert Hossein.

Messagepar Vin » 30 juin 2009 6:49

Comme sur un autre topic, dont j'oublie le titre, amusant de constater les différences de commentaires des fiches TV. :)
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Personne
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Re: Une corde, un colt - 1969 - Robert Hossein.

Messagepar Personne » 06 août 2009 17:04

Metek collection!

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old timer
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Re: Une corde, un colt - 1969 - Robert Hossein.

Messagepar old timer » 15 janv. 2010 23:29

Je viens de le voir, il vient juste de passer sur la chaine "Action" ce soir...

Mammamia quel pensum ! Non capisco, no comprendo, moi pas comprendre pourquoi il y a tant d'avis positifs là-dessus... J'ai déjà vu 30 spaghettis,certains très mal foutus, qui sont plus intéressants que ce truc... Ce n'est pas que c'est nul, mais c'est pas bon non plus...

L'absence de dialogues, d'explications élémentaires fait que les personnages existent à peine et surtout qu'on ne sait pas ce qu'ils représentent l'un pour l'autre... alors quand Hossein se lance dans l'opération commando pour enlever la fille des méchants, avec l'air de s'en foutre éperdumment, et bien je m'en fous aussi par voie de conséquence... et c'est comme ça jusqu'à la fin, jusqu'au ridicule "duel" final (un contre quatre !).

Le méchant à vaguement la tête de Fernand Charpin, il ne fait pas peur du tout ! Hossein on en pense ce que l'on veut mais moi j'ai du mal, ça me fait l'effet de voir Fernandel dans "Dynamite Jack", envie de hurler "hé machin, tu t'es gouré de film, là " ! Il y a eu un précédent: Trintignant dans "le grand silence" mais ça passait car il était muet et surtout que le film de Corbucci est d'une autre envergure, à tous les niveaux.. Michèle Mercier est belle et digne, du moins tant qu'elle n'ouvre pas la bouche, quand elle parle ça sonne faux comme du Bardot de la grande époque, je décroche aussitôt !

Mais surtout cette histoire de vengeance se traine à une allure désespérante, et aucune scène n'a retenu mon attention... On me dit que c'est "Colomba" de Mérimée adaptée fidèlement, OK il y a une caution littéraire mais ça n'empêche que ça roupille au niveau mise en scène... Après tout "Le retour de Ringo" adapte l'Odyssée, "Les pistoleros de l'Ave maria" racontent la tragédie des Atrides et on est scotché! Ici tout est lent, laborieux... Pas mal foutu dans l'absolu, mais pas accrocheur du tout... le genre de film qui aurait pu me faire dire que le western spaghetti ça ne vaut pas un clou, qu'il n'y a décidément que le western US qui vaille... Parce qu'un bon spagh pour moi est un western qui réussit à compenser son déficit d'authenticité par un surplus de style, de lyrisme, de démesure baroque, de violence exacerbée...
Rien de tout cela ici, on est dans le vide, dans l'understatement continuel, bref dans le contresens absolu. Faire du spagh minimaliste c'est une aberration. Faire du spagh c'est en faire plus, en faire trop !

J'arrête là pour ne pas avoir l'air de m'acharner, j'ajoute simplement que la musique aussi m'a parue médiocre ou inadéquate (le coté jazz-pop années 60 qu'on entendait dans les comédies françaises des années 60, ou la guitare flamenco jusqu'à la nausée, je craque !), d'autant que j'avais commencé la semaine en visionnant "Navajo Joe", et c'est le jour et la nuit, là encore, à tous points de vue !
Modifié en dernier par old timer le 16 janv. 2010 7:53, modifié 1 fois.

rex lee
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Re: Une corde, un colt - 1969 - Robert Hossein.

Messagepar rex lee » 16 janv. 2010 7:39

C'est un point de vue et force est d'admettre qu'il est bien argumenté .
Pour ma part , je tiens ce film pour l'un des meilleurs du genre et ce que tu lui reproches en fait , pour moi , toute la richesse .Comme quoi , on en revient une fois de plus à la question des goùts et des couleurs ...
:beer1: :beer1:


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