La Rivière d'argent - Silver river - 1948 - Raoul Walsh

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lasbugas
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Re: La rivière d'argent - Silver River- Raoul Walsh - 1948

Messagepar lasbugas » 21 mai 2014 20:19

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Re: La rivière d'argent - Silver River- Raoul Walsh - 1948

Messagepar lasbugas » 22 juil. 2014 19:24

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lasso
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Re: La rivière d'argent - Silver River- Raoul Walsh - 1948

Messagepar lasso » 06 nov. 2014 15:02

Une affiche de cet excellent Western, comme la ville de Silver City existe toujours au Nevada, bien que beaucoup moins important, entre les
mines d'argent abandonnées, ce site maintenant touristique, vaut la peine d'être visité.


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Trane
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Re: La rivière d'argent - Silver River- Raoul Walsh - 1948

Messagepar Trane » 02 mars 2016 12:15

chip a écrit :Malgré un bon début mouvementé, la mise en scène de Raoul Walsh manque d'énergie,il est vrai qu'il n'est pas aidé par un scénario un tantinet bavard et feuilletonesque.Mitchell en avocat alcoolique, conscience de Flynn ravit la vedette à ce dernier dont se sera l'ultime film sous la houlette de Walsh qui a fait mieux avec "Pursued", "Colorado territory" et "They died with their boots on" où Errol Flynn était génial.


Je viens de le revoir et je suis un peu gêné par le N&B (alors que j'aime en général le N&B) qui rend le film un peu triste. J'ai longtemps "confondu" Robert Taylor et Eroll Flynn, mais j'apprécie de plus en plus ce dernier, qui est assez expressif, en comparaison du premier qui a souvent un expression monolithique.
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Yosemite
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Re: La rivière d'argent - Silver River- Raoul Walsh - 1948

Messagepar Yosemite » 11 janv. 2019 14:14

Personnellement je ne peux pas blairer Errol Flynn, je parle du bonhomme et non de l’acteur, il m’agace prodigieusement.
Alors au vu de ces considérations toutes personnelles, je trouve ici que ce rôle d’homme d’affaires profiteur et dénué de tous scrupules lui va comme un gant.

Pour ce qui est du western dont nous parlons ici, et, bien qu’il s’éloigne assez des thèmes traditionnels du genre, la conquête de l’Ouest par l’argent et l’affairisme me semblent avoir tout à fait leurs places dans le récit westernien.
Cependant, je trouve que la toute première partie du film qui se déroule dans l’armée, tout comme la séquence où sont évoqués des Shoshones sur le sentier de la guerre (guerre que le personnage de Flynn exploitera pour se débarrasser de Stanley Moore, l’entrepreneur et mari de la belle Georgia), font figure de faire-valoir et s’inscrivent mal dans le scénario, malgré l’évocation que fera à une ou deux reprises, le personnage de Mike McComb sur ce million de dollars brûlé jadis.
Peut-être est-ce que ces deux épisodes ont-ils été intégrés pour donner un peu d’élan à l’ensemble car cette histoire d’affairisme bancaire m’a tout de même semblé un peu laborieuse sur la durée ?

Par ailleurs, pour continuer sur ce que j’ai ressenti comme faiblesse dans le scénario, je trouve que le retournement de Georgia Moore (très bien interprétée par Ann Sheridan) vis-à-vis de McComb n’est pas du tout convaincant. Il faut dire que, dans la lignée de ce que j’ai écrit en premier lieu sur E. Flynn, je me réjouissais de le voir recevoir un verre de champagne dans la figure et j’aurais bien aimé que cela continue ainsi !

A l’arrivée, on ne peut pas dire que ce soit un mauvais western, l’histoire se suit et illustre une épopée des USA qui reste d’ailleurs largement d’actualité, et pas que chez eux d’ailleurs, alors je dirai que ce film m’apparait comme un western moyen mais comme un « petit Walsh » cependant.
Yo.

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Moonfleet
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Re: La rivière d'argent - Silver River- Raoul Walsh - 1948

Messagepar Moonfleet » 13 mai 2019 13:05

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La Rivière d'Argent (Silver River, 1948) de Raoul Walsh
WARNER


Sortie USA : 18 mai 1948

« Que d’injustices ! Pourtant je ne suis pas aigri mais reconnaissant. C’est une leçon : j’ai désobéi et on me chasse. J’obéirai dorénavant mais à mes lois. Dès maintenant, c’est moi qui mènerai la danse ! ». Cette phrase qu’on aurait pu croire sortie de la bouche du ‘Bad Guy’ de n'importe quel western précédent est en fait prononcée par le personnage joué par Errol Flynn, qui en fera son mode de vie et de pensée. Son Mike McComb est en effet un anti-héros, l’un des protagonistes les plus noirs interprétés par l’acteur australien dans ce Citizen Kane du western ; mais ce serait avoir oublié son précédent rôle dans Saboteur sans Gloire (Uncertain Glory) du même Walsh, un criminel athée ayant échappé à la guillotine durant la Seconde Guerre Mondiale. Silver River marque la dernière collaboration d’Errol Flynn avec son deuxième réalisateur de prédilection après Michael Curtiz, Raoul Walsh, avec qui il avait déjà tourné dans La Charge Fantastique (They Died with their Boots on), Gentleman Jim ou Aventures en Birmanie (Objective Burma) pour ne citer que les chefs-d’œuvre. Il narre l’ascension et la déchéance d’un homme devenu ambitieux, égoïste et intriguant après qu’il ait été radié de l’armée pour un fait héroïque que les autorités ont jugé être un acte de trahison.


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Durant la Guerre de Sécession, alors que la bataille de Gettysburg fait rage, de peur que le million de dollars en billets de banque dont il a la charge tombe aux mains des Sudistes qui le poursuive, le capitaine Mike McComb (Errol Flynn) prend la décision de mettre le feu au chariot qui le contient. Pensant avoir accompli un acte héroïque, cette action lui vaut au contraire d’être conduit devant une cour martiale, dégradé puis renvoyé de l’armée. Il décide désormais de n’obéir qu’à ses propres lois et de ne plus se laisser marcher sur les pieds, porté par ses ambitions démesurées. Après avoir volé une coquette somme à Sweeney (Batton McLane), le tenancier malhonnête d’un tripot ‘roulant’ avec l’armée, avec son loyal ami Pistol Porter (Tom d’Andrea), il se rend dans l’Ouest où il ouvre sa propre maison de jeu à Silver City. Il s’éprend de Georgia Moore (Ann Sheridan) dont l’époux, Stanley (Bruce Bennett), détient les mines d’argent de la région. Un vil chantage lui en fait devenir le principal actionnaire. John Plato Beck (Thomas Mitchell), son homme d’affaire en même temps que son 'Jiminy Cricket', commence à voir d’un mauvais oeil la manière dont Mike mène ses négoces ; il est outré quand Mike ‘oublie’ de prévenir son rival qu’un grand danger le guette s’il se rend sur le territoire des Soshones pour y prospecter. Et en effet, on le retrouve tué par les Indiens quelques jours plus tard. Alors qu’il a épousé la veuve et que sa puissance ne cesse de croître, il se fait construire un vrai palais en plein désert mais on commence dans son entourage à le comparer au roi David ayant envoyé son rival à la mort pour s’approprier Bethsabée. Son empire commence à vaciller, ses amis à l’abandonner après que Plato ait avoué ses malversations en public…


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« Un homme est seul quand il dépend des autres ; ce n’est pas mon cas. » On devine en lisant l’intrigue et ces quelques phrases l’ambition du film de Walsh, l’envie de dépeindre sans concession l’ascension d’un individualiste forcené à l’ambition personnelle démesurée pour mieux critiquer la férocité du capitalisme naissant, les escroqueries boursières et autres malversations mises en branle pour satisfaire aux intérêts personnels et pouvant conduire jusqu’au meurtre. Un ‘western financier’ d’une grande modernité mais qui ne tient malheureusement pas toutes ses promesses faute à un scénario décousu et sans ampleur et à une mise en scène sans grande envergure. Raoul Walsh nous prouve pourtant qu’il n’avait rien perdu de son dynamisme à travers les deux séquences épiques encadrant le film, le prologue avec la ‘chevauchée-poursuite’ du chariot par les confédérés et surtout l’épilogue qui voit se retourner l’ensemble des mineurs contre ceux qui les poussaient à la révolte pour mieux s’emparer de leurs biens. Deux scènes au cours desquelles le cinéaste montre sa maîtrise du montage, du rythme et de sa formidable gestion d’un nombre imposant de figurants et des mouvements de foule. Dommage qu’entre temps, personne n’arrive plus avant à nous passionner, pas plus le scénariste que le metteur en scène ou de nombreux comédiens.


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Comme Citizen Kane avec lequel je l’ai comparé peut-être abusivement au début de ce texte, l’intrigue de cette ‘grandeur et décadence’ file à 100 à l’heure mais contrairement au chef-d’œuvre d’Orson Welles, Silver River manque de cohérence interne, de fluidité dans la narration, plus construit comme une succession d’épisodes sans véritable progression dramatique que comme l’ample fresque qu’il aurait semblé vouloir être. On suit tout ceci avec détachement, sans se sentir très concerné par ce qui se déroule sous nos yeux, sans ressentir quelconque empathie pour les différents protagonistes de cette course à l’argent. Le film est bavard et manque singulièrement de souffle ; Raoul Walsh peine souvent à le faire décoller tout comme Errol Flynn qui, à 39 ans, bien que toujours talentueux, semble très fatigué, ayant perdu une partie de sa verve et de son dynamisme. Le cinéaste a bien réussi à ce que son acteur principal ne boive plus durant le tournage mais il n’arrive cependant pas à lui faire retrouver son irrésistible entrain, son impétuosité et son panache habituel. Alors évidemment qu’un tel personnage, d’une complexité, d’une richesse et d’une ambiguïté qu’on ne saurait remettre en cause, n’en était pas obligatoirement pourvu mais, dans le même registre, son criminel de Saboteur sans Gloire, quoique aussi cynique et à priori antipathique, nous était bien plus attachant que ce Mike McComb qui se révèle parfois être une fascinante figure d’antihéros mais dont on a bien du mal à croire à sa tentative de rachat moral, son revirement final amenant l’un des Happy End les plus improbables vus jusqu’ici dans un western de prestige. L’amertume et le désenchantement qui irradiaient le film (sans émotion cependant) se transforment en une leçon de morale assez pénible : un élément du scénario à l’image du film, bien bancal.


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Mais nous aurions du dès le départ le prévoir à l’écoute du score composé par Max Steiner, l’un de ses plus faiblards, aussi décharné que l’ensemble du film, Sid Hickox n’accomplissant lui non plus pas de miracles en tant que chef opérateur, Walsh ayant par dessus le marché multiplié les transparences malvenues à chaque fois qu’Errol Flynn et Ann Sheridan sont réunis à l’écran en extérieurs. D’ailleurs, autant le couple était crédible dans l’excellent L’Ange des Ténèbres (Edge of Darkness) de Lewis Milestone, autant il est difficile d’être convaincu par celui qu’ils forme ici, l’actrice mal maquillée se révélant assez limitée, n’arrivant jamais à nous faire oublier Olivia de Havilland. Alors évidemment qu’il y a de belles choses ici et là, de très beaux plans comme ceux en plongée sur le saloon, de jolies scènes bien dialoguées, un évident sens du rythme, quelques réflexions bien senties, de l’intelligence dans les propos, un Thomas Mitchell franchement bon dans son rôle d’avocat philosophe, sentencieux et alcoolique, véritable conscience de son patron qui lui l’a enterrée depuis bien longtemps…mais l’ensemble ne s’avère jamais vraiment passionnant et l’on se surprend souvent à trouver le temps un peu long.


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Et pour chipoter encore, comment expliquer cette étonnante faute de goût, ce mouvement de caméra allant du visage d’Errol Flynn à celui de Bruce Bennett avec un zoom avant esthétiquement très laid, ou encore comment ne pas trouver pesant la parabole de David et Bethsabée rabâchée à tout bout de champs ? Etre aussi tiède à propos d’un film qui ne mérite pas tant qu’on s’acharne dessus n’est néanmoins pas très honnête de ma part. Ce n’est pas tous les jours que l’on voyait une telle intrigue et l'incursion de la politique à l’intérieur d’un western, Errol Flynn et Thomas Mitchell s’en tiraient plutôt bien (personne ne sort en revanche du lot en ce qui concerne les seconds rôles et surtout pas le fadasse Tom d’Andrea), la critique des magouilles financières et la remise en cause du capitalisme (la visite du président Grant et ses idées de grandeur reprises par Mike, en gros « travailler plus pour gagner plus », vous rappellent certainement une pénible situation actuelle) étaient plutôt bienvenues… Dommage seulement qu’à l’arrivée, nous (je plutôt) ne nous soyons pas sentis plus concernés par l’histoire et que nous n’ayons pas été plus touchés par ce personnage haut en couleur, orgueilleux et sans scrupules mais qui dans la solitude dans laquelle il était tombé aurait pu nous boulverser ou tout du moins nous le faire prendre en pitié. Pas mauvais, loin de là, mais frustrant surtout au vu des chefs-d'oeuvres précédents et manquant singulièrement de vie et de chair à mon goût. Son Cheyenne de 1947 (qui aurait d'ailleurs du être interpréter par Errol Flynn), dont on ne parle quasiment jamais, était bien plus enthousiasmant quoique plus conventionnel.

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Re: La rivière d'argent - Silver River- Raoul Walsh - 1948

Messagepar metek » 09 juil. 2019 22:30

Errol Flynn, Ann Sheridan, Thomas Mitchell - Silver River (1948)

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lafayette
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Re: La rivière d'argent - Silver River- Raoul Walsh - 1948

Messagepar lafayette » 26 août 2019 16:53

Jicarilla a écrit ::gun: western pas désagréable du tout et pour vous faire plaisir une autre fiche télé :D :D bien détaillée d'ailleurs :horse:

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Oui, c'était de la bombe :sm57: ... un Mike McComb sorti de sa coquille McBomb!
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Re: La Rivière d'argent - Silver river - 1948 - Raoul Walsh

Messagepar lasbugas » 28 sept. 2019 18:06

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Re: La Rivière d'argent - Silver river - 1948 - Raoul Walsh

Messagepar LordDécadent » 30 mars 2020 16:04

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Quelques frais pendant le tournage.

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Re: La Rivière d'argent - Silver river - 1948 - Raoul Walsh

Messagepar lasbugas » 22 janv. 2021 9:11

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Re: La Rivière d'argent - Silver river - 1948 - Raoul Walsh

Messagepar lasbugas » 23 févr. 2021 8:07

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