L'odyssée des Mormons - Brigham Young - 1940 - Henry Hathaway

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lasso
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Re: L'odyssée des Mormons - Brigham Young - 1940 - Henry Hathaway

Messagepar lasso » 31 juil. 2011 11:32

normalement tous les mormons masculains portent une barbe carectéristique, mais dans le film de Hattaway, le visage
de Brigham est nu, jonathan aussi sans barbe. Tyrone Power tout jeune fait une bonne apparence. Sa jolie compagne n'est
autre que notre très jolie et jeune Linda Darnell. La fuite et progression de la caravane des mormons est très bien filmée.
Le guide menteur devient un héros. Film réligieux oblige et la Cité de Salt Lake dans son merveilleux décor est née.
Chose amusante, le calcul des mormons qui ont plusieurs femmes et chacune plusieurs enfants ou les mâles vont de nouveau
marier plusieurs femmes qui auront de nouveau des enfants .....

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metek
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Re: L'odyssée des Mormons - Brigham Young - 1940 - Henry Hathaway

Messagepar metek » 27 nov. 2012 4:40


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Trane
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Re: L'odyssée des Mormons - Brigham Young - 1940 - Henry Hathaway

Messagepar Trane » 06 mars 2013 12:13

Je viens de découvrir ce film et je me suis sérieusement ennuyé. Si il s'agissait de faire un documentaire il manque beaucoup d'analyses sur le mouvement mormon, si on cherche un "western" il manque un minimum de scénario, ...on peut cependant retenir de belles images / plans sur des chariots.
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Yosemite
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Re: L'odyssée des Mormons - Brigham Young - 1940 - Henry Hathaway

Messagepar Yosemite » 26 juin 2013 23:18

Je me rallierais assez facilement aux propos de Trane concernant le manque de catégorisation de ce western.
Si l'on recherche un western palpitant, ce n'est pas exactement ça.
Si on imagine une narration historique sur les mormons, je crois que ce n'est pas ça non plus (bien que je ne connaisse rien de leur histoire dans le fond).

Cependant il reste, je trouve, une sorte de verve. Une envie de nous montrer quelque chose de beau. Le mot "verve" me vient en me rappelant de la magnifique scène du jugement en début de film.
Les deux plaidoiries, contre-apposées dans le propos autant que dans la forme constituent un moment superbe et surtout un moment enthousiasmant qui plonge le spectateur dans l'histoire qui nous est racontée ici :
Image
Manifestement, Hathaway a investi cette scène qui prend une belle place, ce qui d'ailleurs était nécessaire pour que le spectateur goûte à la différence de rythme entre les deux plaideurs.
Je lisais hier sur la critique d'E. Maurel (http://www.dvdclassik.com/critique/brig ... g-hathaway) le propos suivant : "Hathaway est plus un cinéaste de l’individualité que du groupe".
Propos que je rejoins également (c'est ma soirée ralliement décidément), mais qui finalement ne fait qu'abonder dans le ressenti que j'ai de ce film.
Il est clair que le groupe manque de cohésion, manque d'ensemble, manque de dimension sous la caméra du réalisateur. Toutefois, il a choisi ce terrain qui n'est pas son terrain de prédilection mais nous offre d'autres belles choses tout autour.
Une photographie très adaptée aux tonalités des scènes, passant du sombre au clair selon que les périls apparaissent ou s'éloignent, des dialogues un peu "cintrés" mais de belle qualité.
Des acteurs principaux qui tiennent leur rôle et portent l'édifice.

Le maniement de caméra est sans grande surprise mais le choix des angles permet de prendre l'ampleur des mouvements du groupe, l'ampleur des périls également.
Belle idée aussi que ces messages "codés" portés par des affichettes qui annoncent une chasse au loup mais qui ne désignent rien d'autre qu'une chasse aux mormons. Affichettes sombres de début de films auxquelles répondront les affichettes, sombrent aussi mais dans un autre registre, de B. Young qui annoncent des restrictions alimentaires.

Alors voila, tous ces beaux élément forment à l'arrivée un western que j'ai vu, et que je reverrai avec plaisir. Une prestation esthétique et courageuse ma foi de ce grand réalisateur.
Yo.

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metek
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Re: L'odyssée des Mormons - Brigham Young - 1940 - Henry Hathaway

Messagepar metek » 26 nov. 2013 19:45

Brigham Young (1940) - Tyrone Power


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lafayette
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Re: L'odyssée des Mormons - Brigham Young - 1940 - Henry Hathaway

Messagepar lafayette » 28 juin 2015 18:09

Comme le montre la dernière photo, Tyrone Power est un peu à la roue dans ce film, ce qui rend contestable le titrage principal sur lui du dvd Sidonis que je viens enfin de voir avec grand plaisir.
Le titre Brigham Young d'origine n'est pas meilleur que celui L'Odyssée des Mormons qui lui a été attribué par l'opération du Saint-Esprit et qui correspond bien au thème abordé.
Le sujet central de cette odyssée plus sur la communauté que sur les personnages est bien respecté dans cette oeuvre d'Hathaway malgré les imprécisions ou contre vérités historiques (ce qui rend dans l'édition susvisée le Bonus utile notamment l'exposé de Tavernier). Bien sûr, le fondement religieux est assez vite évacué sous une vision sociale et on ne verra qu'une femme sur 24 avec Brigham Young, le sujet des femmes n'étant évoqué que par Linda Darnell face à Tyrone Power. Mais même Brigham Young n'est pas traité en sujet principal, c'est le groupe qui importe plus ici et sa survie. Même s'il n'est pas parfait!
Comme souvent, je me range pour le reste aux analyses notamment sur le groupe de Yosemite.
L'entame avec la belle prestation de Vincent Price (qui n'est pourtant pas ma tasse de thé) résume bien le dilemme, rester et se battre à son corps défendant ou partir. La scène d'attaque de la prison est remarquable, on se croirait presque à la révolution! ;)
L'utilisation des wagons réputés difficiles à filmer est menée de main de maître dans ce film et on ne peut qu'apprécier l'idée de bien les décliner comme une organisation de village ambulant avec son école et ses fabriques. Mais les plans panoramas sont également bien faits! La couleur aurait été bienvenue dans ce film pour ces paysages!
J'ai bien aimé la rencontre avec le chef indien Big Elk (joué par Chief Big Tree) qui accueille amicalement les Mormons malgré le souhait contraire du chargé des affaires indiennes . (L'été dernier me trouvant dans une ville mormone au sud de l'Utah, Bluff, peut-être en souvenir de Council Bluffs, l'un d'eux m'avait expliqué la bonne entente qu'il y avait eu dès l'arrivée de ses ancêtres avec les Navajos)
On souffre pour le "rabat-joie" joué par Brian Donlevy qui, à chaque fois qu'il intervient, se ramasse! L'effet devient cependant un peu répétitif.
On apprécie le bon rôle de barbu de John Carradine!

Pour le final, on doit tous penser aux Oiseaux d'Hitchcock! J'ai bien apprécié l'anecdote de tournage du bonus de Patrick Brion qui explique que les mouettes avaient bouffé les criquets apportés pour le film ce qui avait nécessité des effets spéciaux au grand dam de Zanuck. Heureusement, une attaque de criquets étant intervenue dans le Nevada, toute l'équipe du film avait pu être rassemblée et conduite en peu de temps sur place pour les scènes des Mormons écrasant en groupe ces petits monstres. C'est dire la réactivité de l'époque.

Evidemment, comme je l'ai lu plus haut, ce n'est pas un western au sens où on l'entend d'habitude, mais c'est un pan important de la colonisation de l'Ouest! Et je ne me suis pas ennuyé à le voir, appréciant que le film ne soit pas centré sur la petite vie du personnage joué par Tyrone Power. Mais les quelques scènes y consacrées passent bien, notamment la déclaration d'amour avec rideau interposé. On se rend compte que le couple avec Linda Darnell marche bien, ce qui est sans doute le pourquoi de leurs retrouvailles dans le Signe de Zorro.
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Re: L'odyssée des Mormons - Brigham Young - 1940 - Henry Hathaway

Messagepar lasbugas » 08 mai 2018 18:32

Brian Donlevy

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Modifié en dernier par lasbugas le 08 mai 2018 19:06, modifié 1 fois.
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Re: L'odyssée des Mormons - Brigham Young - 1940 - Henry Hathaway

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 08 mai 2018 18:44

Si tu peux rajouter les nom des acteurs lors de tes envois Lasbugas ? merci

ici (photo post précédent) c'est Brian Donlevy
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persepolis
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Re: L'odyssée des Mormons - Brigham Young - 1940 - Henry Hathaway

Messagepar persepolis » 03 févr. 2019 13:46

Première partie intéressante où on nous montre la persécution des mormons aux yeux de tous. La deuxième partie raconte l'odyssée elle même et les difficultés rencontrées , cette partie est moins intéressante. Tyrone Power est bien terne.

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Moonfleet
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Re: L'odyssée des Mormons - Brigham Young - 1940 - Henry Hathaway

Messagepar Moonfleet » 01 mai 2019 12:22

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L’Odyssée des Mormons (Brigham Young, 1940) d’Henry Hathaway
20TH CENTURY FOX


Sortie USA : 27 septembre 1940

Ne considérant pas le très beau The Trail of Lonesome Pine comme faisant partie du genre, Brigham Young est le premier western d'envergure d'Henry Hathaway, n'ayant réalisé avant celui-ci que de petites bandes de série que peu de monde semble avoir vu. C'est donc le début d'une belle filmographie du cinéaste dans le genre qui nous intéresse ici.


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A la question de Bertrand Tavernier dans son « Amis Américains » qui voulait savoir si Hathaway avait fait ce film en tant que supporter des Mormons, ce dernier lui répondit : «Absolument pas. J’ai simplement lu leur histoire et cela m’a fasciné. » Sur quoi il enchaînait un peu parlant de ce qu’il pensait de son long métrage : « C’était un film drôlement bon. Vous savez, le genre de film difficile à faire, c’est un film avec une caravane de chariots. On n’arrive pas à faire rejaillir l’intérêt : on est obligé de commencer toutes les séquences par les chariots qui avancent, et la scène suivante, les chariots continuent à avancer ou ils s’arrêtent et ensuite repartent. C’est dur de varier la construction plastique. Ensuite, le second genre le plus difficile : c’est le film religieux. Dans Brigham Young, j’avais les deux. On passait des chariots qui roulent à la religion pour revenir aux chariots qui roulent. C’est un miracle qu’on s’en soit sortis. »


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Et il avait raison ; sans atteindre des sommets, son film se révèle franchement bon ne tombant à aucun moment dans le prêchi-prêcha ni dans la mièvrerie, travers dans lesquels il aurait effectivement pu être tenté de se vautrer avec un tel sujet de départ, l’histoire d’un des ‘prophètes’ de la religion des Mormons conduisant son peuple vers leur terre promise. Au final, une aventure humaine plus qu’un laborieux sermon. En 1844, après avoir été évincé quelques années auparavant de l’Ohio puis du Missouri, les Mormons sont à nouveau victimes de persécutions dans l’Illinois en raison de leurs croyances religieuses. Les habitants font tout pour les chasser allant jusqu’aux expéditions punitives se terminant par des meurtres de sang froid. A la suite d’un procès truqué, Joseph Smith (Vincent Price), le fondateur de leur Église, est violemment abattu par une foule déchaînée. Il trouve cependant en Brigham Young (Dean Jagger) un digne successeur ; malgré l’avis de certains voulant rester pour se défendre, il décide de ne pas tenter le diable et de conduire l’exode de sa communauté hors de cet État où on les malmène. C’est le début d’ un long et pénible voyage en chariots vers les plaines d’Amérique du Nord ; en 1947, tombé en arrêt devant une vallée située en Utah, Brigham et ses centaines de suiveurs y fondront la future Salt Lake City après avoir passé un rude premier hiver au cours duquel beaucoup faillirent mourir de faim.


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Alors que la vie de Brigham Young avait été déjà pas mal mouvementée, Henry Hathaway et son scénariste Lamar Trotti (dont je ne me lasserais jamais de dire tout le bien que j’en pense) décident de débuter sa biographie au moment où, à Carthage (Illinois), il prend la succession du fondateur de l’église des Mormons après que ce dernier se soit fait purement et simplement massacré par une foule haineuse lui déchargeant des coups de fusil à bout portant. Un seul flash back lors du procès de Joseph Smith nous fera revivre la première rencontre entre les deux hommes. Dean Jagger, l’un des très grands seconds rôles des années 40 et 50, semble véritablement habité par son personnage, un homme décrit comme profondément humain et rarement sentencieux. Charismatique sans trop en faire, l’acteur est excellent jusque lors de ce final où, harassés par les épreuves qu’ils ont enduré et l’hiver rigoureux qu’ils ont eu à subir, ses fidèles se retournent contre lui le taxant de menteur et de faux prophète incapable d’enrayer le dernier fléau qui leur tombe dessus, une invasion de crickets ; Lamar Trotti, avec sa tendresse habituelle, finit d’en faire un homme fragile et encore plus attachant.


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Et, malgré aussi un Tyrone Power assez effacé et des seconds rôles prestigieux tels John Carradine ou Brian Donlevy (encore eux, de quasiment tous les westerns de ces années !), ce sont surtout les personnages féminins qui nous restent en tête après la fin du film. Mary Astor (inoubliable l’année suivante face à Bogart dans Le Faucon Maltais) et la sublime Linda Darnell (future Chihuahua de John Ford dans My Darling Clementine) dans l’un de ses premiers grands rôles nous livrent de magnifiques compositions et offrent ainsi deux très beaux portraits féminins. La première interprète l’épouse aimante et compréhensive de Brigham Young, la seconde une jeune femme qui, après la mort de son père persécuté pour ses croyances, suit la communauté sans pour autant vouloir adhérer elle-même à leur religion et qui tombe amoureuse d’un des membres du groupe. Toutes deux filmées avec grâce et sensibilité sont certainement les protagonistes les plus attachants de cette fresque ne manquant pas de souffle, narrant les persécutions (50 premières minutes) puis l'exode (30 minutes suivantes) et enfin l'arrivée de la communauté religieuse dans la vallée du Lac Salé sous les Montagnes Rocheuses avec les difficultés qu’elle eut à s’y installer au cours d’un premier hiver glacial (30 dernières minutes). Une sorte de "remake" des 10 commandements façon western plutôt bien mené par un Hathaway en pleine possession de ses moyens surtout quand il s'agit de filmer d'immenses paysages et des scènes mouvementées (les séquences initiales montrant les cruelles exactions commises par les habitants de l’Illinois à l’encontre des Mormons possèdent une réelle puissance, celle que Zanuck souhaitait avoir dans ses films à caractères sociaux de l’époque comme Les Raisins de la colère). Parfois bavard, quelquefois frisant l'académisme par son sérieux imperturbable (quoique la discussion sur la polygamie entre Tyrone Power et John Carradine fasse preuve d’humour) mais retombant toujours sur ses pattes grâce à la conviction du réalisateur, du scénariste et des interprètes.


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Même si sa communauté manque un peu de vie (Hathaway est plus un cinéaste de l’individualité que du groupe), même si la caravane de La piste des Géants avait plus d’ampleur, même si la communauté fordienne de Sur la piste des Mohawks était bien plus chaleureuse, il n’en reste pas moins qu’Henry Hathaway nous offre, avec une figuration importante, une belle photographie et de splendides paysages naturels (le panoramique à 180° qui ouvre la séquence de l’arrivée au dessus de Salt Lake City est superbe), une épopée spectaculaire et intimiste tout ce qu’il y a d’honorable, une vraie réussite dans son genre qui prône de plus un respectueux message de tolérance. On y voit, à Council Bluffs, les Indiens être les seuls à accueillir avec chaleur les Mormons, se découvrant à l’occasion des frères de persécutions dans ce pays qui leur en a fait voir de toutes les couleurs. Et puis la touchante romance entre Tyrone Power et Linda Darnell achève de faire de ce Brigham Young un western qui mérite d’être redécouvert.

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Loco
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Re: L'odyssée des Mormons - Brigham Young - 1940 - Henry Hathaway

Messagepar Loco » 16 juin 2019 15:20

Brigham Young March composée par Alfred Newman.


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LordDécadent
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Re: L'odyssée des Mormons - Brigham Young - 1940 - Henry Hathaway

Messagepar LordDécadent » 16 avr. 2020 18:32

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Dean Jagger


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