Les tambours de la guerre - War Drums - Reginald Le Borg - 1957

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Arizona Kid
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Re: Les tambours de la guerre - War Drums - Reginald Le Borg - 1957

Messagepar Arizona Kid » 01 oct. 2018 18:47

Un petit western sans prétention, que j'aime bien et que j'ai récemment revu, il y a peut-être un mois ou deux.
Contrairement à sa médiocre réputation, je ne le trouve pas nanaresque, et j'estime que Lex Barker fait le job -pour employer une de ces horribles expressions à la mode- sous la perruque du chef Mangas Coloradas.
C'est d'ailleurs l'un des premiers westerns édités par Sidonis que j'avais achetés au début de ma collection, mi-2016.

:sm80:
Modifié en dernier par Arizona Kid le 01 oct. 2018 19:51, modifié 1 fois.
" Personne ne t'empêchera de partir si c'est ce que tu veux; mais laisse-moi te donner un conseil, fiston: dans ce pays, c'est très mal vu de toucher au cheval d'un autre homme... " (Joël McCrea, Cattle Drive, 1951)
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pass
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Re: Les tambours de la guerre - War Drums - Reginald Le Borg - 1957

Messagepar pass » 01 oct. 2018 19:06

Arizona Kid a écrit :Un petit western Universal sans prétention.


Non, c'est un film Bel-Air filiale de United-Artists distribué aujourd'hui pour le compte de la M.G.M. .

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Re: Les tambours de la guerre - War Drums - Reginald Le Borg - 1957

Messagepar Arizona Kid » 01 oct. 2018 19:46

Aïe, mince, je me suis gourré :lol:
C'est sans doute que parce que la plupart de mes westerns Sidonis sont des Universal que je me suis emmêlé les pinceaux.
Merci pour la remarque, je vais corriger mon message.

persepolis a écrit :nanaresque , ça existe comme mot ? :lol:


Je l'ai souvent vu dans Mad Movies, en tous cas -sous l'ère Moïssakis, la meilleure période- , aussi je reprends sans vergogne cet adjectif à mon compte :mrgreen:
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Sitting Bull
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Re: Les tambours de la guerre - War Drums - Reginald Le Borg - 1957

Messagepar Sitting Bull » 01 oct. 2018 23:52

Arizona Kid a écrit :
persepolis a écrit :nanaresque , ça existe comme mot ? :lol:


Je l'ai souvent vu dans Mad Movies, en tous cas -sous l'ère Moïssakis, la meilleure période- , aussi je reprends sans vergogne cet adjectif à mon compte :mrgreen:



On trouve facilement "nanardesque", que je préfère et que l'on trouvera certainement un jour dans tous les bons "dico." :D

nanardesque \na.naʁ.dɛsk\ masculin et féminin identiques

Qui est de piètre qualité, en parlant d’un film.
Bronson accède au statut de star et inaugure une saga prolifique (5 films en vingt ans, soit 108 voyous envoyés ad patres), et de plus en plus nanardesque. — (Valérie Lejeune, Le Figaro Magazine, numéros 1419 à 1422, page 64)
(Wikitionnaire)
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"What is this ? The stuff that dreams are made of." (W.Shakespeare)

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Re: Les tambours de la guerre - War Drums - Reginald Le Borg - 1957

Messagepar Arizona Kid » 02 oct. 2018 8:57

Merci pour tes lumières, Sitting Bull: je dois avouer que je ne songe pas à trouver certains néologismes dans le dictionnaire.
Pauvre Bronson, il méritait mieux que d'être réduit à cette caricature de chantre de l'auto-justice: si l'on s'attarde vraiment sur son personnage de Paul Kersey dans Un Justicier dans la ville et ses suites, on se rend bien compte que c'est un héros tragique et meurtri, qui ne flingue pas spécialement par gaieté de coeur, mais parce qu'il réprouve le laxisme d'une " justice " qu'il estime inefficace et mollassonne.
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Re: Les tambours de la guerre - War Drums - Reginald Le Borg - 1957

Messagepar Sitting Bull » 02 oct. 2018 10:08

Je suis d'accord, Bronson vaut mieux que ça. :D
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Moonfleet
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Re: Les tambours de la guerre - War Drums - Reginald Le Borg - 1957

Messagepar Moonfleet » 15 mai 2019 10:00

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Les Tambours de la guerre (War Drums - 1957) de Reginald LeBorg
UNITED ARTISTS


Avec Lex Barker, Joan Taylor, Ben Johnson, Larry Chance
Scénario : Gerald Drayson Adams
Musique : Les Baxter
Photographie : William Margulies (DeLuxe 1.37)
Un film produit par Howard C. Koch pour la United Artists


Sortie USA : 21 mars 1957



Mangas Coloradas (Lex Barker) et ses braves guerriers Apaches attaquent un ranch où s’étaient réfugiés des bandits mexicains venant de voler leurs chevaux. Les indiens massacrent tous les mexicains et récupèrent leurs biens ; ils ramènent aussi Riva (Joan Taylor), métisse moitié indienne moitié mexicaine qui était devenue l’esclave des brigands après que son père se soit fait assassiner par leurs soins, en attendant d’être vendue comme prostituée. Sur le chemin du retour au campement, Mangas croise la route d’un grand ami à lui, le trappeur Luke Fargo (Ben Johnson), qui tombe immédiatement sous le charme de la jeune femme et qui propose au chef Apache de l’échanger contres des armes. Mais Mangas refuse, ayant décidé de la prendre pour épouse ; les voilà repartis chacun de leurs côtés. Dans son village, on voit d’un très mauvais œil le fait que Mangas décide de se marier avec une métisse, et notamment le sorcier (John Colicos) qui pense que cet acte va porter malheur à leur tribu. Mangas doit d’ailleurs se battre à mort contre deux guerriers qui refusaient également cette union. Les sœurs et cousines du chef sont elles aussi choquées lorsque, au lieu de s’occuper des tâches ménagères dévolues aux femmes, Riva décide d’être guerrière et chasseresse aux côtés de son époux. Elle va d’ailleurs bientôt pouvoir prouver ses capacités à se battre le jour où des chercheurs d’or viennent mettre à mal le traité de paix en s’aventurant sur les terres indiennes. Craignant le pire, Luke va faire son possible pour que la situation ne s’envenime pas plus, en allant trouver son ami indien…


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Avant de vous toucher deux mots de ce western qui ne mérite pas que nous nous y attardions bien longuement (d’ailleurs Patrick Brion lui-même, lors de sa présentation du film sur le bonus du DVD Sidonis, prèfère carrément éviter d’en parler, se contentant de dire en une phrase laconique qu’il s’agit d’une curiosité), revenons brièvement sur Reginald Le Borg, cinéaste d’origine autrichienne qui, aux dires des connaisseurs, n’aurait pas démérité dans d’autres domaines que le western. Espérons que ce soit effectivement le cas, car en revanche il ne nous aura démontré aucun talent dans le genre qui nous concerne ici. Il commença par étudier la musique avec Arnold Schoenberg puis partit faire des études en France à la Sorbonne, avant de travailler à la mise en scène de spectacles musicaux en Allemagne dans les années 20 aux côtés de Max Reinhardt. Autant dire que le cinéma n’était pas sa vocation première. Il ne s’en cachera d’ailleurs jamais, disant avoir tourné uniquement pour gagner sa vie et non par passion pour son métier. A Hollywood, il commença par superviser les scènes d’opéras incluses dans les films de la Fox et de la Paramount avant de devenir réalisateur de seconde équipe à la MGM. Une fois passé à la Universal, on lui confia tout d’abord la réalisation de nombreux courts métrages musicaux avant qu’il ne se spécialise surtout dans le fantastique (Le Fantôme de la Momie - The Mummy’s Ghost) -faisant parfois tourner les habitués du genre que sont Lon Chaney Jr et Vincent Price- ainsi que dans le film d’aventures de série Z (la série des Joe Palooka). Il est également à l’origine d’une adaptation parait-il intéressante du Horla de Maupassant (L’étrange histoire du juge Cordier - Diary of a Madman) ainsi que d’une série de cinq westerns dont le minable Wyoming Mail (Dangereuse mission) qui sera son premier essai dans le genre, ou bien encore ce guère meilleur Les Tambours de le guerre (War Drums). "Je n'ai jamais fait attention à ce que je tournais" disait le cinéaste avec une grande lucidité ; en effet, ce western vient malheureusement de nouveau nous le confirmer. Et pourtant le pitch de départ s’avérait une fois encore, comme celui de Wyoming Mail, pour le moins alléchant, certaines situations assez nouvelles.


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En effet, nous n’avions encore que rarement eu l’occasion de voir un western narrant les rivalités entre indiens et mexicains ou de tomber sur un triangle amoureux mettant en scène un indien, un blanc et une métisse. Et puis, surtout en ces temps d’intolérance et de remise en cause de nos valeurs démocratiques les plus saines, il n’est jamais désagréable de tomber sur un western progressiste, en l’occurrence à la fois pro-indien et féministe avant l’heure, prônant l’émancipation de la femme. Dans la première séquence avec Ben Johnson, celui-ci, pour contrer son compagnon de voyage qui critique la sorte d’esclavage qui consiste pour les mexicains à vendre leurs prisonnières pour les saloons, lui rétorque que le fait pour les États-Unis de vouloir enfermer les Apaches dans des réserves en est également une autre forme. Et puis voir l’épouse d’un grand chef préférer la bagarre et la chasse aux tâches ménagères et à la cuisine n’était pas non plus si courant dans le cinéma de l’époque. Le premier quart d’heure laissait donc espérer un honnête western d’autant que la scène d’action qui lui servait de prologue n’était pas sans une certaine brutalité inaccoutumée, les lances et flèches lacérant et traversant allègrement les corps. De l’action, une situation bien posée, des messages progressistes, trois comédiens assez convaincants et de superbes paysages en couleurs : ça partait plutôt bien ! Puis au bout d’un quart d’heure, dès que l’on arrive au campement indien au sein duquel va se dérouler une grande partie du film, plus rien ne fonctionne ! Si le film de Reginald LeBorg semblait vouloir suivre la droite lignée de La Flèche brisée (Broken Arrow), il n’emprunte finalement que la voie d’un mauvais film de la série des Winnetou, la naïveté lyrique du premier se transformant bien vite en niaiserie infantile, kitsch et risible. Et cela débute dès l'apparition des personnages de la sœur et de la cousine de Mangas qu’on dirait sorties tout droit d’un mauvais Soap : maquillages, coiffures et accoutrements, accents et comportements…rien n’est crédible un seul instant et on se met discrètement à décrocher devant un film au budget de série B se mettant à ressembler de plus en plus à une œuvre de série Z.


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S’ensuivent des combats mal filmés, des répliques d’une grande niaiserie, des scènes romantiques d’un ridicule achevé (Joan Taylor apprenant à Lex Barker à rouler un patin) et une intrigue qui devient totalement inintéressante. La mise en scène amorphe de Reginald LeBorg n’arrange évidemment rien à l’affaire, les petites 72 minutes du film semblant alors durer une éternité. Heureusement qu’il reste de très beaux paysages (néanmoins très moyennement exploités par le cinéaste), ainsi que les deux acteurs principaux qui, à défaut de grands talents dramatiques, font cependant ce qu’ils peuvent pour rendre leurs personnages captivants, s’acquittant au moins avec professionalisme de leur travail d’interprétation. Lex Barker, doté d’une belle musculature (il le fallait pour avoir été l’un des innombrables interprètes de Tarzan) arrive à convaincre dans la peau de Mangas Coloradas, personnage réel qui fut l’un des chefs Apaches les plus charismatiques avant Geronimo et Cochise, et que l'on avait précédemment rencontré dans un western de Lesley Selander datant de 1955, Fort Yuma avec déjà l’actrice Joan Taylor ; quant à Ben Johnson, entre les univers de John Ford et de Sam Peckinpah, il arrive toujours à se rendre sympathique, son personnage de trappeur amoureux de l’épouse de son meilleur ami parvenant à nous être par moments attachant. Il y avait donc de quoi accoucher d’un honnête western si les auteurs avaient fait un minimum d’efforts ; ce qui n’est ni le cas de Reginald LeBorg, pas plus que celui de Gerald Drayson Adams. Si ce dernier, surtout spécialisé dans le western pro-indien, avait écrit le très honorable Au mépris des lois (The Battle of Apache Pass) de George Sherman, il avait en revanche déjà complètement ratés ceux de Taza fils de Cochise de Douglas Sirk ou du Grand Chef (Chief Crazy Horse) de George Sherman, néanmoins bien plus agréables à regarder grâce à la qualité de leur mise en scène, surtout d’ailleurs le second et la splendeur de ses cadrages en cinémascope.


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A voir éventuellement pour la beauté des paysages naturels, pour quelques cascades, pour un thème musical romantique assez plaisant (le reste de la composition s’avérant totalement à côté de la plaque), pour les admirateurs de Ben Johnson, pour ceux qui veulent voir Stuart Whitman le temps de quelques minutes, ou au contraire pour ceux qui voudraient rigoler entre copains devant une squaw qui préfigure Xena la princesse guerrière ou au vues des danses indiennes parmi les plus kitschs jamais filmées. Mais plus sérieusement, pour le reste, mieux vaut passer son chemin plutôt que de perdre son temps devant un western aussi mollasson et qui devient très vite extrêmement ennuyeux. Que ceux qui auraient voulu tomber sur une bonne biographie de Mangas Coloradas ne s'y attardent pas non plus ; pour un exemple parmi tant d'autres, il leur faut savoir que contrairement à un Lex Barker en pleine fougueuse jeunesse, le chef indien avait en réalité plus de 60 ans au moment où l’histoire se déroule ! Un western pro-indien sur lequel on peut aisément faire l'impasse.

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COWBOY PAT-EL ZORRO
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Re: Les tambours de la guerre - War Drums - Reginald Le Borg - 1957

Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 19 mai 2019 15:57

J'ai acheté ce film en dvd il y a bien deux ans maintenant... Ce qui me surprit le plus... Lex BARKER en Indien... Je ne vais pas critiquer en mal ou en bien mais, l'ayant découvert dans LE CINEMA DE QUARTIER avec les WINNETOU aux côtés de notre compatriote Pierre BRICE (LA REVOLTE DES APACHES et LE TRESOR DES MONTAGNES BLEUES) je me demandais "Sérieusement ??".

Certes pas un grand film mais ici Mangas Coloradas a un rôle important, dans FORT YUMA on ne le voyait que le temps de mourir (et encore même pas comme ce fut le cas historiquement) donc... Pour faire simple je me contenterai de dire qu'il vaut mieux le voir comme ce qu'il est: un sympathique petit western pour passer un bon moment...
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