Nevada Smith - 1966 - Henry Hathaway

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Hannie Caulder
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Re: Nevada Smith - 1966 - Henry Hathaway

Messagepar Hannie Caulder » 05 févr. 2018 11:46

Nombreux sont les westerns abordant le thème de la vengeance. Eh bien, Nevada Smith est un des meilleurs appartenant à cette catégorie. Henry Hathaway a signé plusieurs westerns au cours de sa longue carrière. Et Nevada Smith s'inscrit parmi les plus réussis aux côtés du Grand Sam ou de Cent Dollars pour un shérif. Le cinéaste connait son métier. En plus de nous offrir une mise en scène maîtrisée, il dirige efficacement ses acteurs, nous livre une réflexion sur la vengeance, se gardant bien d'en faire l'apologie, et en profite pour dénoncer au passage le racisme. On se réjouit de la présence de Steve McQueen, excellent en homme totalement dominé par des pensées de vengeance. Cela motive chacun de ses mouvements. Je ne recommande pas cette attitude, mais ça fait un bon film. On a le plaisir aussi de retrouver Karl Malden qui nous a déjà prouvé dans le passé qu'il savait interpréter à la perfection de véritables pourris (voir la Colline des Potences, la Vengeance aux deux visages). On regrettera toutefois le fait qu'il n'occupe pas une grande partie du film. Bref, Nevada Smith reste un western de grande qualité qui offre un excellent moment.
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Abilène
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Re: Nevada Smith - 1966 - Henry Hathaway

Messagepar Abilène » 24 juin 2018 11:53

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L..
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Re: Nevada Smith - 1966 - Henry Hathaway

Messagepar L.. » 24 juin 2018 12:06

Un western qui ressortait l'été, jusque assez tard après 1966, en salles, sur copie neuve (VF) ...

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lasbugas
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Re: Nevada Smith - 1966 - Henry Hathaway

Messagepar lasbugas » 04 sept. 2018 19:32

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Moonfleet
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Re: Nevada Smith - 1966 - Henry Hathaway

Messagepar Moonfleet » 18 juin 2019 19:13

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Nevada Smith (1966) de Henry Hathaway
PARAMOUNT


Avec Steve McQueen, Karl Malden, Brian Keith, Arthur Kennedy
Scénario : John Michael Hayes d'après un roman de Harold Robbins
Musique : Alfred Newman
Photographie : Lucien Ballard (Eastmancolor 2.35)
Un film produit par Henry Hathaway pour la Paramount


Sortie USA : 23 mai 1966

Fin du 19ème siècle. Max Sand (Steve McQueen) est un jeune métis qui vit dans une région désertique avec son père blanc et sa mère Kiowa. Installés près d’une mine, ils espèrent encore découvrir un filon d’or. Tout bascule pour Max le jour où trois bandits (Martin Landau, Arthur Kennedy et Karl Malden), croyant dur comme fer que le prospecteur possède un gros magot, torturent et tuent ses parents. Le jeune homme n’a plus qu’une idée en tête : retrouver les agresseurs et mettre fin à leurs jours. Après avoir brûlé sa maison il se lance sur leurs traces. Sur sa route il rencontre Jonas Cord (Brian Keith), un marchand d’armes qui va le prendre quelques temps sous sa coupe, lui donnant entre autre des leçons de tir. Son long périple vengeur va l’amener à passer par Abilene où il rattrape l’un des trois assassins, puis jusqu’en Louisiane où il va se retrouver quelques temps dans un établissement pénitentiaire en plein bayou ; ici se trouve non seulement sa deuxième cible mais également Pilar (Suzanne Pleshette), une femme Cajun dans les bras de laquelle il va trouver quelques moments de bonheur et qu’il finit même par décider d’épouser. Après la réussite de son évasion et quelques drames, il finira sa quête vengeresse en Californie…


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La prolifique filmographie de Henry Hathaway aura été assez logiquement inégale et en dents de scie y compris d’ailleurs son corpus westernien allant du magnifique Le Jardin du diable (Garden of Evil) au peu reluisant La Conquête de l’Ouest (How the West was Won) dont il réalisa trois segments sur cinq. Après le très séduisant 4 fils de Katie Elder l’année précédente, qui aura réjouit les amateurs de John Wayne au point d’en faire l’un des westerns les plus rentables de la décennie, le cinéaste signe l’un de ses opus les plus médiocres avec ce Nevada Smith et son thème archi-rebattu de la vengeance ; il fait cependant lui aussi partie de ses films les plus célèbres et les plus diffusés à la télévision grâce (ou à cause) de sa tête d’affiche, Steve McQueen. Le comédien ne sera d’ailleurs pas pour rien dans l’échec artistique du film, non seulement bien trop âgé et donc assez peu crédible dans la peau de ce jeune analphabète métis un peu naïf mais -faute aussi à un scénario mal écrit y compris dans la description de ses personnages- moyennement convaincant et cette fois sans véritable charisme.


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La première demi-heure s’avérait pourtant très prometteuse, Hathaway démontrant d’emblée qu’il n’avait encore rien perdu de son sens de la concision et de la rigueur (ce qui fera par la suite bien défaut à son film), de son immense talent à appréhender les paysages (aidé en cela par la magnifique photographie de Lucien Ballard) ou encore de sa grande aptitude dans le domaine du cadrage. Les scènes initiales, quasiment muettes, sont remarquables, et ce jusqu’au drame qui est à l’origine du véritable démarrage de cette histoire de vengeance et d’apprentissage en fin de compte assez banale et convenue. Après quelques séquences encore assez sympathiques grâce notamment au talent de Brian Keith dans la peau du père de substitution du jeune Max, le scénario accuse très vite sa faiblesse et paradoxalement, alors que les péripéties s'accélèrent, l'ennui prend le pas au fur et à mesure de l'avancée du film d’autant que le cinéaste semble s’être lui aussi assoupi en cours de route, ne parvenant ensuite quasiment plus jamais à entretenir quelconque tension si ce n’est dans la belle et puissante confrontation finale. Ceci s’explique avant tout par le travail à l’écriture de John Michael Hayes (pourtant auteur de quelques uns des meilleurs scénarios pour Hithcock durant sa période faste des 50’s), décrit très justement par Bertrand tavernier et Jean-Pierre Coursodon dans leur 50 ans de cinéma américain comme versant dans l’épisodique, s’étirant arbitrairement et se faisant vite languissant. Et c’est peu de le dire ! Selon les deux auteurs, ce serait d'ailleurs un trait commun à la plupart des productions de Joseph E. Levine.


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Sans véritable crescendo émotionnel, nous avons non seulement du mal à ressentir de l'empathie pour le personnage principal mais ce western perd également assez rapidement toute sa saveur initiale. Passant du western au film d'aventure, rempli de pantins dénués de chair et de vie, véritable catalogue de situations segmentées mal reliées par des ellipses foireuses et (ou) mal gérées, Nevada Smith finit par vite se révéler inintéressant et sans aucune âme ; la faute en incombant donc principalement à l'envie de vouloir courir trop de lièvres à la fois mais avec un systématisme assez pénible et sans trop de liant. Les amateurs d’aventure et de westerns auront certes eu droit à leur lot de situations attendues, à une impressionnante succession de rebondissements, à une multitude de paysages traversés, à une multiplication de personnages secondaires (aussitôt arrivés, aussitôt oubliés) et à un maximum d’éléments constitutifs de ces deux genres (indiens, bagne, bayou, bateau à aube, saloon, bordel, mine…) sans qu’ils n’en soient captivés pour autant tellement l’émotion et la tension auront été aux abonnés absents, tellement l’histoire se sera révélée basique voire même naïve et enfantine (il faut avoir vu le prêchi-prêcha de Rav Vallone), tellement la psychologie des personnages se sera avérée sommaire voire souvent inexistante, tellement la multiplication des situations aura semblé totalement arbitraire.


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Au sein de ce western paresseux, prévisible et mal rythmé, reste néanmoins un thème musical principal tout en verve signé Alfred Newman, une multitude de paysages traversés d'Est en Ouest (de la Louisiane à la Californie, pas moins de 46 lieux de tournage différents ont été comptabilisés), tous très bien photographiés par Lucien Ballard, une bonne scène d’exposition ainsi qu’une superbe confrontation finale qui permet d’oublier l'ennui qui a précédé, et enfin un casting certes sous utilisé mais de très grande classe (notamment Martin Landau, Arthur Kennedy et Karl Malden, le trio infernal par lequel le drame arrive). A ce propos, les comédiens ne sont pas forcément fautifs, leurs personnages ayant été bien trop sacrifiés y compris malheureusement celui joué par la charmante Suzanne Pleshette. Qu’à cela ne tienne, même si Hathaway se sera révélé aussi moyennement inspiré que son scénariste, il prouvera quelques années plus tard que l’on pouvait encore compter sur lui avec l’excellent Cent dollars pour un shérif (True Grit) en 1969, western pour lequel John Wayne obtiendra le premier Oscar de sa carrière.


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Pour finir par une anecdote plutôt que sur une note négative, sachez que Nevada Smith est une préquel à The Carpetbaggers (Les Ambitieux) de Edward Dmytryk, le western de Hathaway racontant la jeunesse du personnage qu’interprétait Alan Ladd dans le film précédent.

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COWBOY PAT-EL ZORRO
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Re: Nevada Smith - 1966 - Henry Hathaway

Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 18 juin 2019 21:07

Rediffusé dimanche dernier sur Arte j'en avais justement profité pour le revoir.
NEVADA SMITH...Un des premiers films de ma collection alors en vhs UNIVERSAL rouge...

Je ne vais pas faire de contre-critique mais je dirais juste que malgré un point de départ classique (la vengeance après le meurtre des siens) on a un scénario assez intéressant (le personnage métis dont la mère est Kiowa), la quête avec le guide (Brian KEITH)...
On a un moment atroce suggéré (mais évoqué par Max-Nevada) les corps atrocement mutilés de ses parents qui justifie cette haine...

Il y a aussi quelques passages qui semblent (indirectement) hommages à AU NOM DE LA LOI (l'achat de la boîte de pêches à l'épicerie mentionné dans une brochure de la collection dvd AU NOM DE LA LOI, épisode LES ANGES DE LA VENGEANCE où Randall achète cette boîte),(le début quand il part avec son fusil , le chapeau ressemblant un peu à celui de la dernière saison).

La quête et la vengeance... Franchement même si je trouve un peu gros le truc de se faire envoyer au bagne et en revenir... Pourquoi pas ?
La dernière partie avec Karl MALDEN est assez réussie avec aussi avant cela la tentative du prêtre (Raf VALLONE) de pousser Max à renoncer...Je dois cependant dire que la fin, si elle semblait un peu prévisible m'a pourtant déçu mais bon...

A noter que dix ans après vers 1975 si je me souviens bien Gordon DOUGLAS réalisa aussi NEVADA SMITH avec Cliff POTTS reprenant le rôle (et semblant davantage métis que Steve Mc QUEEN) et Lorne GREENE (Jonas CORD)... Mais contrairement à ce que nombre de critiques disent... Ce n'est pas un remake mais une suite directe où ils se retrouvent... Cord lui demande ce qu'il est devenu et il comprend pourquoi Max ne lui répondit pas quand il l'appela (alors qu'il est avec la bande de Fitch (Malden)). Max résume alors quand et comment il a retrouvé les assassins... Désormais traqué par les proches d'un des deux tués (il dit jamais lequel) il fuit...
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Re: Nevada Smith - 1966 - Henry Hathaway

Messagepar major dundee » 18 juin 2019 22:04

"Pour finir par une anecdote plutôt que sur une note négative, sachez que Nevada Smith est une préquel à The Carpetbaggers (Les Ambitieux) de Edward Dmytryk, le western de Hathaway racontant la jeunesse du personnage qu’interprétait Alan Ladd dans le film précédent."
Ah bon ?..merci pour l'info.
A part ça, commentaire un peu dur quand meme...le film est satisfaisant malgré ses quelques défauts.

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Abilène
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Re: Nevada Smith - 1966 - Henry Hathaway

Messagepar Abilène » 09 juil. 2019 15:52

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