Les Sept Chemins du Couchant - Seven Ways from Sundown - 1960 - Harry Keller

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Re: Les Sept Chemins du Couchant - Seven Ways from Sundown - 1960 - Harry Keller

Messagepar Tecumseh » 02 oct. 2011 18:19

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COWBOY PAT-EL ZORRO
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Re: Les Sept Chemins du Couchant - Seven Ways from Sundown - 1960 - Harry Keller

Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 04 oct. 2011 10:27

Bonjour Tecumseh!Belle photo...Vivement que le dvd sorte!!A ma grande honte je ne l'ai pas... :?
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Re: Les Sept Chemins du Couchant - Seven Ways from Sundown - 1960 - Harry Keller

Messagepar gilson » 18 nov. 2011 12:45

Intéressant, cette notion de film B, par rapport aux grands films. Ce serait quoi, une série B ? Un film qui se concentre. Qui se concentre sur un thème et n’en sort pas ou en sort peu. C’est ce que je répondrais. Il appuie où ça doit appuyer, et le résultat ne peut guère manquer : si on tape sur le même clou, il finit par « tenir ».

Ici, c’est du très bon boulot, réserves faites au cours du fil déduites (attaque indienne, notamment) : un film qui tient à l’estomac. Correctement salé, accommodé juste comme il faut, qui rend heureux un peu de la même façon que quand on a mangé dans un bon petit restaurant où on retrouve la cuisine qu’on attendait, faite avec conscience et amour. « Retrouve » parce que ce thème de la fascination pour le déviant, du fade pour l’épicé, on le repère décidément presque partout dans le ciné américain. Pratiquement plus un thème, mais une situation donnée, un cliché de départ. Et, sur ce schéma, le film ne déçoit pas : beau et subtil, subtil et beau. L’attirance se mue en mimétisme (le ranger anticipe le comportement du si séduisant méchant, à la fin) : infusion, encore, vases communicants. Presque une image d’Epinal philosophique, sauf que ce ne serait pas la partie masculine qui rechercherait sa part de femme, mais Dr Jekyll en quête perpétuelle de son double hideux.

Série B ? Prévisible ? Le film m’a arraché (ça ne m’arrive pas souvent) un vrai cri de surprise, quand la petite fiancée du ranger s’écroule : énorme coup de théâtre qui remet tout en cause, redistribution du jeu qui ouvre un gouffre dans le personnage du ranger et ébranle toutes les certitudes du spectateur quant à l’issue des relations de ce duo qui se grave dans la mémoire.
"Words have too many shadows." (Little Dog, dans "La Plume Blanche"). Et j'ajoute: "Na!"

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Re: Les Sept Chemins du Couchant - Seven Ways from Sundown - 1960 - Harry Keller

Messagepar lasso » 18 nov. 2011 17:52

voici l'affiche allemande du film

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Re: Les Sept Chemins du Couchant - Seven Ways from Sundown - 1960 - Harry Keller

Messagepar gilson » 18 nov. 2011 19:04

Jolie affiche, Lasso. Si tu as des affiches allemandes, j'imagine quelle doit être ta collection: inépuisable!!!
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Re: Les Sept Chemins du Couchant - Seven Ways from Sundown - 1960 - Harry Keller

Messagepar lasso » 19 nov. 2011 9:41

Malheureusement pas ma collection, ils appartiennent à la FRIEDRICH WILHELM MURNAU STIFTUNG comme tu peux lire.

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Re: Les Sept Chemins du Couchant - Seven Ways from Sundown - 1960 - Harry Keller

Messagepar gilson » 19 nov. 2011 11:12

J'avais bien vu MURNAU, Lasso, mais j'avais cru à une surimpression malencontreuse. "Stiftung", je regarde dans le dictionnaire: fondation, donation. On peut interpréter cela différemment: ils ont de tout, dans cette fondation, et leurs sources peuvent être multiples (dons de particuliers, collection systématique, etc); ou bien ils choisissent, et, pour ce film, ils choisissent bien. Je penche plutôt pour la première hypothèse. Mais, a priori, on se dit qu'avec ce film, on est loin du ciné expressionniste allemand. A priori seulement, puisque, tu le sais comme moi, "c'est toujours la même histoire".
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Re: Les Sept Chemins du Couchant - Seven Ways from Sundown - 1960 - Harry Keller

Messagepar lasso » 19 nov. 2011 12:46

l'Affiche n'est pas apparenté aux films expressionistes allemands, mais c'est une collection d'affiches concernant des
films allemands, anglais etc avec leurs titres en allemand et créés par des artistes allemands, lors de la
sortie, je pense...

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Re: Les Sept Chemins du Couchant - Seven Ways from Sundown - 1960 - Harry Keller

Messagepar gilson » 19 nov. 2011 15:55

C'est bien ce que j'avais compris, amigo. Le principal de la fondation doit concerner MURNAU, mais rien n'interdit qu'il y ait d'autres sections, notamment western. Plus on se prend à y songer, d'ailleurs, plus on se dit que l'histoire, l'histoire en général, est au coeur des choses, qu'elle se passe dans l'Ouest avec un Audie MURPHY qui se cherche, ou à Prague avec le Golem* qui cherche à faire:"Bououououhh!" à tout bout de champ, ou ailleurs. L'histoire, par opposition au sens, qu'on cherche trop souvent (moi aussi, quand je ne me satisfais pas du reste, dans un film). Histoire qui, pour être au coeur des choses, n'en est pas moins ... inessentielle, au bout du compte. Alors, quoi? La lumière? Le rythme? L'ensemble? Pour moi, mystère et boule de gomme.

*je sais, ce n'est pas MURNAU
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Re: Les Sept Chemins du Couchant - Seven Ways from Sundown - 1960 - Harry Keller

Messagepar Abilène » 22 janv. 2012 21:29

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Re: Les Sept Chemins du Couchant - Seven Ways from Sundown - 1960 - Harry Keller

Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 22 janv. 2012 21:42

BONSOIR LES AMIS!!

J'ai eu ce film en cadeau pour Noël...

J'avoue avoir adoré ce film...Murphy semble reprendre encore une fois son perso habituel mais j'adore...Barry Sullivan est un hors-la-loi pour lequel j'avoue avoir ressenti une certaine sympathie,sauf lorsqu'il abat le pauver John Mc Intire...Un western plaisant avec des seconds rôles que j'ai jadis découvert avec ZORRO(Suzanne LLYOD en fille de saloon copine de SULLIVAN(Raquel dans ZORRO saison 1)et Ken LYNCH en chasseur de primes(Pablo au début de la seconde saison)...

Un bon MURPHY encore une fois pour moi!
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Re: Les Sept Chemins du Couchant - Seven Ways from Sundown - 1960 - Harry Keller

Messagepar Yosemite » 29 févr. 2012 13:19

Merci à Sidonis de nous permettre de découvrir ("découvrir", pour ma part) ce très beau western. Il y a beaucoup de choses à en dire.
En parcourant ce topic j'ai lu le qualificatif de "un peu routinier", je rebondis sur ce propos puisque justement une des premières qualités que j'ai trouvé à ce western est justement son rythme.
Alors évidemment, je ne le qualifierais pas de "routinier" mais encore moins de trépidant certes, on peut même lui trouver une certaine lenteur. Toutefois, cette lenteur n'est pas, selon moi, une faiblesse mais une volonté maîtrisée de Harry Keller.
Nous sommes dans une histoire qui est un peu à l'image d'un arbre... la partie visible est tout aussi importante que celle invisible.
L'histoire de tous ces personnages se recoupe ici de par leur passé : le frère perdu, la couverture mal assurée d'un ranger, les tribulations d'un séducteur...
Dans le fond, la véritable vitesse d'action appartient ici au passé. A leur passé plus exactement. Passé qui nous est peu à peu, et fort adroitement dévoilé. Ce que nous dévoile ce western, c'est déjà la période d'un retour au calme, d'apaisement, de dépliage.
Merveilleux sur ce plan-là. Entre-autres... :sm80:
Yo.
Modifié en dernier par Yosemite le 29 févr. 2012 17:16, modifié 1 fois.

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Re: Les Sept Chemins du Couchant - Seven Ways from Sundown - 1960 - Harry Keller

Messagepar Yosemite » 29 févr. 2012 13:45

Barry Sullivan. Il en est également beaucoup question sur le fil, et comment pourrait-il en être autrement ?
Pour se risquer à une comparaison française, il m'a rappelé dans son jeu Yves Montand.
Il joue avec une justesse merveilleuse.

Le propre de Dom Juan et de Casanova est qu'ils avancent masqués. On ne sait pas qui ils sont et peut-être n'a-t-on pas envie de le savoir tant nous sommes fascinés par leur capacité à nous donner envie d'être comme eux.
Impressionnant Barry Sullivan qui joue sur toutes les cordes de cet arsenal de la séduction, et il est certain d'une chose, s'il en avait fait trop, cela n'aurait pas fonctionné !
Alors, qui opposer à un tel personnage interprété par un tel acteur ? Le choix d'Audie Murphy ne pouvait pas être supplanté je pense. Une jeunesse, une (fausse ?) candeur, un sens de l'éthique dont on se demande jusqu'au bout de quel côté il va se diriger...
D'un certain côté mais avec des outils de séduction et d'éthique moins prégnant au profit de choix virils et meurtriers, je me demande si ce duo n'aurait pas pu influencer Leone dans sa trilogie des dollars. Le duo entre Eastwood et Cleef ne me semble pas dénué de similitudes avec celui-ci.

D'une façon générale, la distribution a fait l'objet d'une attention toute particulière. Vanessa Stevenson est elle aussi magnifique et très crédible dans son jeu d'amoureuse hésitante mais... faisant le premier pas. Quand même !

Au rang et de la distribution, et du rythme que j'évoquais dans mon précédent message, je mentionnerais le fameux Sergent Henessey (John McIntire).
Impeccable en tant que témoin des générations liant l'histoire des uns et des autres et en tant que personnage calme, initié, un brin paternaliste avec notre beau "N° Sept".
Il fait partie de ces personnages qui, légèrement en arrière plan, donne le rythme, véhicule l'intrigue, et s'efface lorsque celle-ci doit laisser place au dénouement.
Yo.

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Re: Les Sept Chemins du Couchant - Seven Ways from Sundown - 1960 - Harry Keller

Messagepar Yosemite » 29 févr. 2012 13:57

laurent a écrit :Barry Sullivan que j'avais personnellement déjà vu dans "40 tueurs" de samuel Fuller joue un personnage complexe et ambigu à souhait.
En effet, ci celui-ci charme facilement son entourage, il peut également s'attirer haine et jalousie d'une façon toute aussi violente. Il ne peut laisser personne indifférent car il est "libre comme l'oiseau", libre de paroles et de faits.
Des faits pour lui sans grande importance ou tout au moins pendant quelques secondes puis aprés...il passe à autre chose et oublie tout remord.
C'est la raison pour laquelle j'ai du mal à expliquer son "absence" quasi-suicidaire lorsqu'il doit empêcher Murphy de l'arrêter à la fin du film. Il se laisse quasiment tirer dessus, un peu comme kirk Douglas dans "El Perdito".
Il propose pourtant juste avant à Murphy de s'associer pour écumer la région.
J'aime beaucoup aimé ce film. De la même veine pour moi que "Le diable dans la peau" en ce qui concerne la qualité d'interprêtation d'audy Murphy. :applaudis_6:


A mon avis, la réponse est dans ton propos je pense Laurent.
La scène lors de laquelle le jeune Sept règle son compte aux chasseurs de prime dans le saloon de Hobbes, entérine définitivement la transition qui est préfigurée lors du choix fait entre ces deux directions.
Choix opéré à cet instant par John Seven :

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A cet instant donc, John éloigne Jim de la belle Lucinda qui l'attend à Sterling.
Pour un séducteur tel que lui, c'est un coup de massue en dedans (bien qu'il n'en montre rien bien entendu et ce, toujours pour la même raison... c'est un séducteur).
Ce coup de massue sera renouvelé, lorsqu'ils sortent du saloon de Hobbes. Non seulement le jeune Coucouche vient de lui sauver la vie, mais en plus il lui enlève le baiser d'une belle admiratrice... cf. la photo que j'ai posté à la rubrique bisous ce matin (je ne sais pas faire le lien désolé).

C'est je pense ce qui enterrera définitivement la suprématie de JimFlood sur John Seven.
Son seul recours qui permettrait de ne pas ternir la légende qu'il incarne est désormais d'en faire un allié. Proposition sincère bien que toute égocentrique et propre à son personnage. Mais sans alternative, il est détrôné

N'oublions pas que muni du revolver qu'il dissimule en douce dans son pantalon, il aurait pu tuer John Seven dans son dernier trajet avant la prison et s'enfuir. Il ne veut pas, il ne peut pas le faire. Il se doit de s'évader avec grandeur. Et cette grandeur elle est à l'aune du ranger qui le mène en lui tournant le dos.

Pour finir d'illustrer cette mini-démonstration, le coup de feu de Jim Flood qui atteint Joy Karrington (Vanessa Stevenson) à la fin du film n'est pas du tout anodin symboliquement.
C'est elle qui lui ravit sa moitié !
C'est elle la plus séduisante donc.
Insupportable pour lui, il n'a plus qu'un recours pour préserver son image et ce recours, il va le chercher chez son seul vrai rival... à qui il rappellera avant de mourir, qu'il lui doit des sous... grandeur et humilité, puisqu'il s'agit d'un trait d'humour de sa part.

Quant à Joy, elle, ouf ! elle ne meurt pas...
Vive le cinéma.
Yo.



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