Les Piliers du ciel - Pillars of the sky - 1956 - George Marshall

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Trane
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Re: Les piliers du ciel - Pillars of the Sky - George Marshall - 1956 - Jeff Chandler

Messagepar Trane » 23 nov. 2015 13:45

pass a écrit :Voilà un western comme je les aime : décors somptueux , scènes de batailles bien réalisées , véritables amèrindiens ( à part bien sur Mickael Ansara ) , cinèmascope et aussi faits historiques. Pour moi , c'est un vrai caviard ! " vive les années "50" ".


Revu avec plaisir ce film dont le scénario est très original et qui fait la part belle aux extérieurs et aux indiens.
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metek
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Re: L'aventure est à l'Ouest - The Great Sioux Uprising - 1953 - Lloyd Bacon - Jeff Chandler

Messagepar metek » 16 avr. 2016 2:59

Jeff Chandler - Pillars of the Sky (1956)

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Re: L'aventure est à l'Ouest - The Great Sioux Uprising - 1953 - Lloyd Bacon - Jeff Chandler

Messagepar metek » 13 août 2016 6:19

Keith Andes - Pillars of the Sky (1956)

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Arizona Kid
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Re: Les piliers du ciel - Pillars of the Sky - 1956 - George Marshall avec Jeff Chandler

Messagepar Arizona Kid » 18 sept. 2018 19:17

Parfois, il arrive qu'il faille plusieurs visionnages pour apprécier un film...
C'est justement ce qui m'est arrivé avec Les Piliers du Ciel, acheté en DVD l'année dernière, et qui m'avait quelque peu laissé de marbre lors de sa découverte. Il faut dire que je l'avais regardé plus ou moins en diagonale tout en faisant autre chose.

Aussi cette seconde vision m'aura-t-elle permis de réviser mon jugement, car George Marshall -dont j'aime beaucoup l'auto-remake de Destry avec Audie Murphy- nous propose ici de suivre un western plutôt inhabituel, imprégné de religion chrétienne, aspect qui transparaît parfois en filigrane dans d'autres productions du genre, mais qui à ma connaissance n'avait jamais été le pivot central d'un western avant celui-ci.

J'ai trouvé très intéressant l'étude de cette facette de la conquête de l'Ouest, à savoir l'évangélisation -forcée, il faut bien l'admettre- des tribus indiennes, progressivement " matées " par les pionniers et les Tuniques Bleues.
Une acculturation qui a pour conséquence tragique l'éradication d'un mode de vie et de coutumes immémoriaux, ainsi que le souligne fort justement Kamiakin (Michael Ansara) , le chef des Palouses: les Indiens rejettent en leur for intérieur la domination de l'envahisseur blanc mais, trop accoutumés aux facilités de vie offertes par ce dernier, seraient incapables de se passer de lui s'ils parvenaient à le bouter hors de leurs terres légitimes.

Une observation aussi ironique que tragique, et qui résume à elle seule tout le propos de l'histoire.
Car aussi gentils et bien intentionnés que soient les Blancs du film envers les Indiens " domestiqués ", ils n'en demeure pas moins que ces malheureux, qui étaient là des siècles avant les premiers colons, n'avaient rien demandé à personne et se seraient bien contentés de pouvoir vivre selon leurs traditions ancestrales.

Mais tout en admettant le tort fait aux Indiens dans ce western, ne boudons pas notre plaisir face à l'honnêtes numéros d'acteurs, au premier rang desquels Jeff Chandler, que je voyais pour la première fois sans la perruque du taciturne Cochise, et qui se révèle tout aussi crédible sous la Tunique Bleue de ce sergent frondeur et alcoolique.

On ne saurait hélas en dire autant de sa douce Calla, incarnée par Dorothy Malone, pourtant fidèle habituée du genre: son personnage, une fois n'est pas coutume, manque quelque peu d'épaisseur, tout comme celui de son mari jaloux, le Capitaine Gaxton (Keith Andes) , affadissant un triangle amoureux pourtant prometteur.

Au niveau de la mise en scène, si George Marshall se montre économe sur les scènes d'action durant la majeure partie du film, il se rattrape dans la dernière séquence, nous gratifiant d'une brève mais belle bataille entre l'armée et les Indiens bellicistes soulevés par le rebelle Kamiakin.

Je ne regrette donc pas cette seconde vision des Piliers du Ciel, un western méconnu qui ne manque pas de qualités, hélas desservi par un piètre DVD aux couleurs fanées et à l'encodage 4/3 rédhibitoire, obligeant le spectateur à zoomer l'image pour l'adapter au format 16/9.
Mais comme je le dis souvent, mieux vaut voir un bon film sur un mauvais DVD que ne pas le voir du tout...
Modifié en dernier par Arizona Kid le 23 déc. 2018 15:47, modifié 1 fois.
" Personne ne t'empêchera de partir si c'est ce que tu veux; mais laisse-moi te donner un conseil, fiston: dans ce pays, c'est très mal vu de toucher au cheval d'un autre homme... " (Joël McCrea, Cattle Drive, 1951)
:sm70:

Kiwibuster
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Re: Les piliers du ciel - Pillars of the Sky - 1956 - George Marshall avec Jeff Chandler

Messagepar Kiwibuster » 23 déc. 2018 15:38

Bonjour à tous ! Pour ceux qui s'intéressent aux affiches autant qu'aux films, je voudrais montrer la peinture originale créée pour Pillars of the Sky que je possède. C'est une peinture à la gouache de Reynold Brown, le fabuleux illustrateur américain à l'origine d'un grand nombre d'affiches de films dans les années 50 et 60, dont de nombreux westerns (Backlash, Four Fast Guns, Shodown At Abilene, The Alamo, How The West Was Won...). Son affiche la plus connue reste certainement l'Attaque de la Femme de 50 Pieds, en 1958.
Grâce aux photos postées par certains membres dans ce topic, j'ai pu me rendre compte que Reynold Brown s'est appuyé sur des photos du film pour créer cette affiche.
Voici les images de cette peinture, avec des gros plans:
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U.S. Marshal Cahill
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Re: Les piliers du ciel - Pillars of the Sky - 1956 - George Marshall avec Jeff Chandler

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 23 déc. 2018 16:51

magnifique
merci Kiwibuster et bienvenu parmis nous :applaudis_6:
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Kiwibuster
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Re: Les piliers du ciel - Pillars of the Sky - 1956 - George Marshall avec Jeff Chandler

Messagepar Kiwibuster » 23 déc. 2018 22:57

Merci Monsieur l'US Marshall ! :)

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Longway
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Re: Les piliers du ciel - Pillars of the Sky - 1956 - George Marshall avec Jeff Chandler

Messagepar Longway » 24 déc. 2018 11:17

Bonjour Kiwibuster et bienvenu sur le site.

Il est déjà difficile et cher d'acquérir certaines affiches devenues rares, alors posséder l'original peint par l'artiste lui-même, modèle unique qui servit à l'impression du matériel publicitaire, est encore plus rare. :applaudis_6:

Kiwibuster
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Re: Les piliers du ciel - Pillars of the Sky - 1956 - George Marshall avec Jeff Chandler

Messagepar Kiwibuster » 16 janv. 2019 10:17

Merci beaucoup ! Ce la dit, en plus de la rareté d'une affiche, l'importance du film compte dans le prix. Pour les films "mineurs" du cinéma américain (et "Pillars of the Sky" en est un), les affiches et objets liés ne sont pas spécialement recherchés et ne sont donc pas à des prix excessifs (moins de $50 pour une affiche d'époque de "Pillars of the Sky", par exemple). La peinture originale n'était donc pas à un prix inabordable.
Alors que pour le film "Alamo" avec John Wayne, dont l'affiche a aussi été créée par Reynold Brown, un poster d'époque se vend pour plusieurs centaines de dollars, voire plusieurs milliers pour la 24 sheet. Le prix de la peinture originale d'Alamo reflèterait très certainement cet engouement, et se vendrait probablement au delà de 20 000 dollars (soit beaucoup beaucoup beaucoup plus que le prix de la peinture de "Pillars of the Sky").
Reynold Brown a aussi créé l'affiche du film "L'Attaque de la Femme de 50 Pieds", en 1958 (on sort de l'univers des westerns). Cette affiche est tellement iconique que si la peinture originale devait être proposée aux enchères (je ne sais pas si elle existe encore), elle se vendrait sûrement pour plusieurs centaines de milliers de dollars.

:lol: :mrgreen: Plutôt celle-ci:

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Moonfleet
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Re: Les piliers du ciel - Pillars of the Sky - 1956 - George Marshall avec Jeff Chandler

Messagepar Moonfleet » 05 mai 2019 14:30

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Les Piliers du ciel (Pillars of the Sky - 1956) de George Marshall
UNIVERSAL


Avec Jeff Chandler, Dorothy Malone, Ward Bond, Keith Andes, Lee Marvin
Scénario : Sam Rolfe
Musique : William Lava & Heinz Roemheld sous la direction de Joseph Gershenson
Photographie : Harold Lipstein (Technicolor 2.35)
Un film produit par Robert Arthur pour la Universal


Sortie USA : 12 octobre 1956


Des westerns pro-indiens, il en sortait à la pelle depuis le début de la décennie ; pour continuer à attirer les foules dans les salles, il fallait alors que les scénaristes se creusent les méninges afin de trouver des détails insolites ou des idées nouvelles. Quelques semaines plus tôt, la Universal proposait déjà sur les écrans L’Homme de San Carlos (Walk the Proud Land) de Jesse Hibbs qui narrait l’histoire d’un ‘pied tendre’ venu de l’Est prendre les rênes d’une réserve indienne sans avoir jamais vu un seul ‘native’ et sans avoir porté une seule arme de sa vie. Les faits n'ont pas été inventés et John Philip Clum (interprété par Audie Murphy) était un personnage ayant réellement existé. Au final un western curieux et intéressant sans quasiment d’action. Si son scénario reste dans l’ensemble plus conventionnel, le postulat de départ de Les Piliers du ciel est tout aussi inaccoutumé mais également véridique : le film nous décrit d’emblée des tribus indiennes ayant été évangélisées, ses membres aux noms bibliques se rendant à l’office tous les dimanches y prier le dieu des blancs. Un western ‘chrétien’ qui de plus se déroule dans une région au Nord-Ouest des USA que l’on a peu l’habitude de voir au sein du genre, l’Oregon, avec ses majestueuses montagnes et ses immenses plateaux herbeux. Ces deux élément réunis plus le fait que les tribus indiennes ne soient pas des Apaches, des Comanches ou des Sioux mais des Nez-Percés, des Cœurs d’Alène, des Walla-Wallas, des Umatillas ou des Palouses, apportent du sang neuf et un peu ‘d’exotisme’ au genre même si le film se révèle au final somme toute très moyen sans être déplaisant pour autant.


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1868 en Oregon. La paix entre les tribus indiennes et les blancs est maintenue surtout grâce à l’action du pasteur Joseph Holden (Ward Bond) qui a converti au christianisme la plupart des indiens de la réserve dans laquelle il officie, leur donnant à tous un nom biblique. Mais comme ailleurs, les traités ne sont pas respectés : le gouvernement décide de faire traverser une piste destinée aux pionniers en plein milieu de la réserve alors qu’il avait été stipulé qu’aucun civil blanc ne pourrait y mettre les pieds. L’équilibre précaire qu’Holden et le Sergent Emmett Bell (Jeff Chandler) avaient réussi à maintenir est désormais compromis. Pour savoir ce qu’il en est réellement, le Sergent, chef de la force de police indienne de la cavalerie américaine, accompagné de deux de ses éclaireurs Nez-Percés, se rend au camp de l’officier chargé de mettre en place ce projet, le Colonel Stedlow (Willis Bouchey), commandant d’une troupe de très jeunes soldats. Jeff apprend que le chef des Palouses, Kamiakin (Michael Ansara), a convoqué les chefs des autres tribus, espérant les convaincre de se joindre à lui afin de ne pas laisser de nouvelles troupes armées empiéter leur territoire, appelant à l’extermination si nécessaire. Est également présent lors de cette rencontre au quartier général militaire, le Capitaine Tom Gaxton (Keith Andes), le rival amoureux de Jeff. En effet, s’il sait que Calla (Dorothy Malone), son épouse, s’apprête à arriver en ces lieux, il est persuadé que c’est pour retrouver son amant qui n’est autre que Jeff. En pleine réunion, on vient annoncer que Kamiakin a pris en otage deux femmes : il y a de fortes chances pour que l’une d’elles soit Calla. Avant toute chose, il s’agit d’aller la délivrer, ce que s’apprêtent à faire le sergent insubordonné et son ami le pasteur…


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D’après les connaisseurs en histoire indienne, contrairement à ce que l’on aurait pu penser à la vision du film, le scénario écrit par Sam Rolfe (l’auteur de l’histoire de The Naked Spur – L’Appât d’Anthony Mann) n’a pas grand-chose de fantaisiste, mais au contraire s’avère historiquement assez conforme, costumes, coiffes et tout le reste du background étant également très proches de la réalité. Il faut dire aussi que George Marshall et son équipe sont partis tourner sur les lieux même de l’action et qu’ils ont employés en tant que figurants des membres des différentes tribus évoquées dans le film. Les évènements narrés, ainsi que le fait que les indiens de la région aient été évangélisés avec douceur, sont donc tout à fait justes. De nombreuses missions chrétiennes et églises étaient alors implantées dans les réserves indiennes de l’Oregon et les membres de la tribu des Nez-Percés, ayant commencé à être convertis au christianisme depuis à peu près 40 ans, avaient même accompli des pèlerinage à l’Est afin de mieux appréhender la culture chrétienne. Quant aux noms des chefs indiens des différentes tribus vivant dans ces réserves, ils avaient bien été transformés en Isaac, Abraham ou autres Joseph ! En revanche, ‘les piliers du ciel’ évoqués dans le titre (de majestueuses montagnes aux sommets pointus délimitant le territoire de la réserve), on ne les voit que lors d’un seul plan au cours duquel on les évoque mais ne semblent pas se situer au même endroit que le reste de l’intrigue, les réserves décrites ne permettant pas de distinguer de montagnes à l’horizon. A l’exception de ce fait assez singulier (erreur topographique ?), la seule importante liberté prise par les auteurs vis-à-vis de la réalité se situe lors de la séquence finale péniblement et niaisement saint-sulpicienne au cours de laquelle les chefs des différentes tribus révoltées sont pardonnés lors d’une cérémonie religieuse initiée par Jeff Chandler ! Ils furent en réalité tous pendus par l’armée américaine !


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Pillars of the Sky (on devine aisément le sous-texte religieux au travers de ce titre) est donc un western de série B contant un épisode réel et peu connu des guerres indiennes mais avec une approche plutôt originale, se voulant être un western 'chrétien'. Dommage que George Marshall soit un cinéaste si médiocre, n’arrivant presque jamais à faire décoller son film qui avait au départ été proposé à John Ford, John Wayne ayant été prévu pour interpréter le rôle du Sergent. Tous deux occupés par le tournage de La Prisonnière du désert (The Searchers), ils durent décliner l'offre et furent donc remplacés par George Marshall et Jeff Chandler. Le résultat aurait probablement été tout autre entre les mains du célèbre borgne, mais contentons nous de ce que nous avons puisque le film reste néanmoins tout à fait correct en l’état, plutôt efficace lors des scènes d’action (notamment celle de l’attaque faisant se rencontrer, dans une inextricable mêlée, indiens et soldats, et au cours de laquelle l’aspect fouilli donne un rendu assez réaliste ; dommage que les effets spéciaux des coups de canons s’avèrent ratés), assez bien dialogué et bénéficiant d’un casting plutôt convaincant à l’exception d’une Dorothy Malone qui ne semble pas à sa place et dont le personnage n’avait franchement pas vraiment lieu d’être. Le triangle amoureux est effectivement de trop au sein de cette intrigue, d’autant plus que l’achèvement de cette romance s’avère lui aussi, à l’instar de la dernière séquence, très édifiant, la femme retournant à son époux ; la morale chrétienne est sauve à ce niveau aussi ! Sinon, Jeff Chandler, même si surtout connu pour ses interprétations de Cochise, tout aussi habitué d’être vêtu de l’uniforme des Tuniques Bleues (il la portait déjà dans Au mépris des lois – The Battle at Apache Pass et A l’assaut de Fort Clark – War Arrow, tous deux de George Sherman ou encore dans Les Rebelles de Fort Thorn – Two Flags West de Robert Wise), ne s’en sort pas trop mal, assez à l’aise et charismatique dans le rôle de cet officier insubordonné, soudard et grande gueule. Et puis aviez-vous déjà vu un sergent aussi débraillé, les manches sans arrêt relevées afin de bien faire remarquer la pilosité virile de ses avant-bras ? Pas très réglementaire mais personne ne lui en fait la remarque.


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A ses côtés, si l’on fait l’impasse sur le fadasse Keith Andes, on trouve Ward Bond et Lee Marvin dans des seconds rôles sur mesure et hauts en couleur, les trois acteurs étant d'ailleurs réunis lors de la plus belle séquence du film, celle de la mort en haut de la montagne du personnage joué par Lee Marvin que ses deux copains accompagnent durant ses derniers instants en étant couchés près de lui, chantant et buvant jusqu’à la fin de la nuit. Quant aux indiens, leurs interprètes paraissent crédibles et les auteurs les décrivent avec noblesse que ce soient ceux appartenant au camp des révoltés ou au contraire ceux ayant acceptés de rester sous la tutelle des blancs. Le scénariste nous propose d’ailleurs une intéressante réflexion sur les indiens souhaitant rester dans le giron de l’église et de l’armée : sont-ce des traîtres, des poltrons, des collaborateurs ou des résignés ? Ne seraient-ce pas tout simplement des hommes réalistes et pleins de bons sens ayant compris, comme l’explique l’un des éclaireurs Palouses, que, le ver étant dans le fruit ("Nous n’avons plus l’habileté de nos pères, nous l’avons perdue il y a des lunes et des lunes" ), au lieu de se faire exterminer plus intelligent était vivre en bon terme avec les hommes blancs. Tout aussi intéressante est la description de ces très jeunes recrues inexpérimentées (presque des enfants) parmi les soldats du régiment chargé de construire la piste. Dommage que les auteurs se soient sentis obligés d'inclure de l'humour lourdingue avec cette sentinelle sans cesse en lutte avec son cheval récalcitrant nommé Razorback.


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Le tout se déroulant au sein de beaux paysages photographiés en Technicolor, l’ensemble s’avère plaisant. Dommage une fois encore que la mise en scène soit aussi quelconque, le cinéaste utilisant le cinémascope sans génie, n’ayant pas, loin s’en faut, le sens du cadre d’un George Sherman ou d’un Delmer Daves, et du coup ne mettant pas assez en valeur les magnifiques panoramas qu’il a devant ses yeux. George Marshall ne fait pas d'étincelles mais enveloppe heureusement le tout avec un professionnalisme certain. Au sein de la filmographie en dent de scie de ce réalisateur très inégal (allant dans le genre du très mauvais La vallée du soleil au très bon Femme ou démon'), un western routinier mais pas désagréable se situant dans une honnête moyenne. En tout cas peut-être l'unique western ouvertement chrétien, et à ce titre une véritable curiosité !


MARCHAND
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Re: Les piliers du ciel - Pillars of the Sky - 1956 - George Marshall avec Jeff Chandler

Messagepar MARCHAND » 05 mai 2019 15:17

Moonfleet a écrit :
peut-être l'unique western ouvertement chrétien


Il y en a d'autres, sur ce forum, ceux financés par les mormons, entre autres...
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Loco
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Re: Les piliers du ciel - Pillars of the Sky - 1956 - George Marshall avec Jeff Chandler

Messagepar Loco » 23 mai 2019 18:45

Suite musicale extraite du film - il reste quelques effets sonores, mais il fallait rendre justice à ces compositeurs boudés par les éditeurs de musique de films que sont William Lava et Heninz Roemheld.

See what I did?
I said I wouldn't, and then I did!



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