[Archive] Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Hombre vous propose un aperçu des westerns muets au fil des années
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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 13 oct. 2017 17:04

Année 1918




Texas Guinan (1884 - 1933)


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Texas Guinan a été la première cowgirl du cinéma au temps où le genre
western était principalement dominé par la gente masculine. Elle était
alors connue comme la “female William S. Hart”. Étant originaire du Texas,
tout naturellement on la surnomme « Texas ».

Sa gouaille, sa dégaine de garçon manqué, son visage carré, ont fait qu'elle
fut remarqué par un agent de la Balboa APC, qui l'a fait débuter dans des westerns.
« Son aspect rugueux de garçon manqué délibéré, pas glamour du tout et capable
de dompter aussi bien les hommes que les chevaux ».


Mais elle n'est pas uniquement cowgirl, elle opte pour des rôles de femme
indépendante où elle est une vraie « pistolera » et non pas une dulcinée
timide ayant besoin d'être sauvée.
Frank Borzage la dirige dans The Gun Woman (1918) et Francis Ford dans
deux films : I Am the Woman et The Stampede, en 1921.

Cependant les studios privilégient les belles actrices. Texas se sentant délaissée,
crée sa propre maison de production: Texas Guinan Production, en 1921.

Selon Louise Berliner, sa biographe: « Guinan était une productrice energique et
novatrice, diffusant elle même chaque film plutôt que de le confier à une
quelconque compagnie de production; inaugurant ainsi les droits de distribution
de ses propres films, de superviser les campagnes de publicité (y compris la mise
en scène des sketchs en direct avant la projection) ».


Voir la biographie de Demerval : viewtopic.php?f=30&t=18322#p264499

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The Gun Woman
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"Une propriétaire de saloon prête de l'argent à son amant pour acheter une maison, car il lui a fait
croire qu'ils y vivront après leur mariage. Au lieu de cela, il prend l'argent et achète un saloon dans
une autre ville."
IMDb.

Fiche technique :
Réalisateur : Frank Borzage
Scénario : Alan James
Production : Triangle Film Corporation
Durée : 50 minutes - 1378,06 mètres (5 bobines)

Frank Borzage :
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Distribution : Texas Guinan, Ed Brady, Francis McDonald, Frank Borzage.

Texas Guinan, Ed Brady, Francis McDonald :
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La bête féroce (The Hell Cat)
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Film probablement perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : Reginald Barker
Scénario : Willard Mack
Production : Diva Pictures - Goldwyn Pictures Corporation
Durée : 60 minutes - 6 bobines

Reginald Barker et Willard Mack :
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Distribution : Geraldine Farrar, Milton Sills, Tom Santschi, Texas Guinan.

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Indian Life
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Une scène du film :
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photo : IMDb


"C'est un documentaire sur les Amérindiens, réalisé par Paul Powell montrant la vie dans les réserves des
Cheyennes et des Crows dans le Montana, le Dakota du Sud ainsi que le Wyoming."
IMDb
Film probablement perdu.

John E. Maple durant le tournage d'Indian Life :
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Photo : IMDb


Fiche technique :
Réalisateur : Paul Powell et/ou John E. Maple?
Scénario : Willard Mack
Image : John Leezer
Musique : Vern Elliott
Production : Northwestern Film Corporation production
Durée : 4 bobines
Lieu de tournage : Montana, South Dakota, Wyoming

Distribution : Inconnue



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Tom Mix (1880 – 1940)

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Tom Mix fils d'un maître d'écurie a grandi dans l'amour des chevaux.
Avant d'être l'acteur le plus célèbre du cinéma muet il a exercé différents métiers :
militaire, manœuvre, barman, shérif, cow-boy. Il a participé aux spectacles
du Far-West du « 101 Ranch ». Il est ainsi engagé par la Selig, d'abord pour s'occuper
des chevaux. Sa première apparition dans un écran de cinéma c'est dans Le cow boy
millionnaire
(1909), mais Ranch Life in the Great Southwest (1910), est considéré
comme son premier film. Scénariste et réalisateur pour Selig, puis pour la Fox Films,
il surpasse en popularité tous les autres acteurs du western muet.

Étant un cavalier émérite, il faisait lui même les cascades avec son fameux cheval, Tony.
Il tourne plus de 230 films pour la Selig. Puis, après une petite traversée du désert, grâce
à Raoul Walsh il est engagé par la Fox avec laquelle il tournera 85 films de 1917 à 1928.
L'année suivante il tourne 5 films muets pour la société de Joe Kennedy, Film Booking Office.
En 1929, aux funérailles de Wyatt Earp il porte son cercueil et on raconte qu'on l'y a vu pleurer.

Tom Mix et Tony :
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Cette année 1918, Tom Mix est la vedette de six films longs et dans la foulée, réalisera
un court de deux bobines, tous disparus, sauf "Ace High" de Lynn Reynolds :



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Cupid's Round Up
__________________________________________
Premier western long de Tom Mix et c'est également le premier film qu'il tourne en tant que vedette
pour la Fox. On trouve ici l'actrice Wanda Hawley à ses débuts, par la suite elle tournera avec Allan Dwan,
Cecil B. DeMille, Donald Crisp, entre autres. On la verra aussi aux cotés de stars comme Douglas Fairbanks,
William S. Hart ou Rudolph Valentino.
Film considéré perdu.

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« James Kelly et Tom Baldwin, deux vieux amis, conviennent que leurs enfants, Larry et Helen, devraient
se marier. Pendant le mois qui précède le mariage, Larry, qui à l’ intention d’avoir une aventure avant de
remplir son devoir filial, est ébloui par une femme qu’il rencontre dans un train. Sans savoir que cette
femme est Helen, il prend un emploi au ranch où elle est employée, afin d'étudier son caractère .
Tom s'oppose à un groupe de voleurs de bétail, mais est accusé de meurtre et s'enfuit . Après une
course poursuite, son cheval rattrape un train, et lorsqu' il saute par la fenêtre, il se retrouve face à
sa future épouse. »
The AFI Catalog of Feature Films

Fiche technique :
Réalisateur : Edward LeSaint
Scénario : Charles Kenyon d’après une histoire de George Scarborough
Production : Fox Film Corporation
Durée : 1500 mètres - 5 bobines
Lieu de tournage : San Bernardino Mountains, California

Edward LeSaint :
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Distribution : Tom Mix (Larry Kelly); Wanda Hawley (Helen Baldwin); Edwin B. Tilton (James Kelly ;
Roy Watson (Bucland); Verna Marsereau (Peggy Blair) Alfred Paget; Frederick R. Clark…

Tom Mix, Wanda Hawley, Verna Marsereau et Alfred Paget :
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.

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Western Blood
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Tom Mix signe l'histoire de ce film considéré perdu.
Victoria Forde sa partenaire dans ce film a fait la connaissance de Tom Mix chez Selig, en 1915.
Il tourneront plusieurs westerns et se marieront cette année. C'est l'avant dernier film de Victoria,
laquelle se retirera du cinéma l'année suivante, en 1919. Elle est aussi la réalisatrice d'un seul
film, When Cupid Slipped (1916), une comédie western.

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Fiche technique :
Réalisateur : Lynn F. Reynolds
Scénario : Lynn Reynolds
Production : Fox Film Corporation
Durée : 50 minutes -1500 mètres - 5 bobines
Lieu de tournage : Santa Clarita, California

Lynn F. Reynolds :
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Distribution : Tom Mix [Tex Wilson], Victoria Forde [ Roberta Stephens], Barney Furey :[Wallace Payton],
Frank Clark [Colonel Stephens], Pat Chrisman [ Juan], Buck Jones [un cow-boy]

Tom Mix, Victoria Forde, Frank Clark et Buck Jones :
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Tom Mix et Victoria Forde :
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Mr. Logan, U.S.A.
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"Billy Morton, affectueusement surnommé par ses salariés Oncle Billy, exploite une mine de tungstène
dans la ville de Sunrise, Nouveau-Mexique. Les États-Unis étant impliqués dans la guerre mondiale,
Oncle Billy met tout en œuvre pour accroître la production, car le tungstène est un métal précieux pour
l’oncle Sam. Jim Logan, qui semble être un vagabond, arrive en ville en même temps que J. Alexander Gage,
un espion allemand, ce dernier tente d’inciter les mineurs à faire grêve pour obtenir des salaires plus élevés.
Jim gagne l’admiration de Suzanne, la fille de Billy, mais lorsqu’il brise une réunion organisée contre Billy,
Gage dit à Suzanne le cowboy est lié à Dolly Dugan. Après que Jim ait sauvé Billy des hommes de Gage,
l’allemand l'emprisonne mais Jim s’échappe... »
AFI
Film considéré perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : Lynn F. Reynolds
Scénario : Lynn Reynolds, d’après une histoire de Jay Coffin
Image : J.D. Jennings
Production : Fox Film Corporation
Durée : 2100 mètres - 7 bobines
Lieu de tournage : San Bernardino, California

Distribution : Tom Mix [Jim Logan], Kathleen O’Connor [Suzanne Morton], Dick La Reno [ Billy Morton],
Charles Le Moyne [Jim Crosby], Jack W. Dill [Olsen], Val Paul [J. Alexander Gage / espion allemand],
Maude Emory [Dolly Dugan]


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Autres titres de film avec Tom Mix :

Six Shooter Andy de Sidney Franklin.
Ace High de Lynn Reynolds
Who's Your Father de Tom Mix
Fame and Fortune de Lynn Reynolds



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The Grand Passion
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"Dick Evans (Stowell), le patron de Powderville, décide de lancer un journal et de le financer par la publicité
forcée des entreprises de la ville. Il embauche Jack Ripley (Mulhall), un journaliste de New York, pour en être
le rédacteur en chef. Viola (Phillips), nièce de Paul Argos (Chaney), voyage dans le même train que Ripley
et font connaissance. Dick Evans décide de nettoyer la ville. Entre temps, Viola est kidnappée et cachée
dans un relais routier de l'autre côté des voies. Evans et Ripley la sauvent mais s'attirent la colère des habitants
de la ville, ceux-ci attaquent le bureau du journal et se voyant perdus, Evans ordonne à Ripley de fuir avec Viola.
Lorsqu'elle découvre qu' Evans ne les a pas suivi, elle retourne dans la ville en flammes et le trouve blessé.
Elle lui déclare son amour et la suite nous dira qu'il survivra."


Fiche technique :
Réalisatrice : Ida May Park
Scénario : Ida May Park, d’après la nouvelle “The Boss of Powderville” de Thomas Addison.
Image : King Gray
Production : Bluebird Photoplays, Incorporated
Durée : 2100 mètres - 7 bobines

Ida Mae Park :
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Distribution : Dorothy Phillips (Viola Argos]), Jack Mulhall (Jack Ripley), Lon Chaney (Paul Argos), William Stowell
(Dick Evans), Bert Appling (‘Red’ Pete Jackson), Evelyn Selbie (‘Boston Kate’), Alfred Allen (Ben Mackey)

Dorothy Phillips, Jack Mulhall, Lon Chaney, William Stowell :
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Revenge
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Edith Storey :
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Tod Browning dans son étonnante et particulière filmographie a eu le temps de tourner quelques westerns,
dont The Slave Girl (1915), Hands Up (1917) et Revenge (1918) L'année suivante il fera la rencontre de
Lon Chaney qu'il dirigera dans une dizaine de films.

Fiche technique :
Réalisateur : Tod Browning
Scénario : H.P. Keeler, William Parker d’après une histoire de Edward Moffat
Production : Metro Pictures Corporation
Durée : 2100 mètres - 7 bobines
Lieu de tournage : San Bernardino Mountains, California

Tod Browning :
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Distribution : Edith Storey (Alva Leigh); Wheeler Oakman (Dick Randall); Ralph Lewis (“Sudden” Duncan);
Alberta Ballard (Riger Lil); Charles West (Donald Jafray).

Edith Storey, Wheeler Oakman, Ralph Lewis :
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Wallace Reid ( 1891 - 1923)

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Wallace Reid est né dans une famille de théâtre, sa mère étant actrice et son père dramaturge,
Wallace est monté très jeune sur les planches.

Bel athlète, aimant les voitures, doué pour le sport, mais aussi pour la musique : il pouvait tout
jouer, du piano, violon, banjo, percussion... Jeune il se destinait à la chirurgie, cependant le
cinéma le séduisit, d'abord attiré par l'écriture et la réalisation; mais les studios voyaient en
ce beau jeune homme « une idole de matinée ».

Selig l'engage comme « assistant réalisateur, cinéaste, caméraman et homme de service».
Sa première apparition au cinéma date de 1910, l'année suivante il est dirigé dans un western
par Allan Dwan : The Mother of the Ranch. Par la suite on trouvera une vingtaine de westerns
dans sa filmographie.

Dans Naissance d'une nation (1915), les spectateurs sont troublés par la présence du forgeron
torse nu, en colère. On peut dire qu'à partir de ce moment là Wallace Reid est une star de
cinéma à l'égal de Mary Pickford, Douglas Fairbanks et Charlie Chaplin.
De grands réalisateurs : Cecil B. DeMille, Allan Dwan et Griffiths l'ont fait jouer. Il donne la
réplique à des stars féminines telles Gloria Swanson, Dorothy Gish, Geraldine Farrar et Bebe Daniels.

En 1919, durant le tournage de La vallée des géants, l'équipe a un accident de train. Wallace
est grièvement blessé ainsi que le reste des membres du studio. Le tournage doit continuer et
pour soulager sa douleur on lui administre de la morphine. Devenant très vite dépendant aux
opiacés, ce sera le début de sa chute. Il mourra d'une overdose le 18 janvier 1923.

"Wally Reid était un diamant brisé ..."
Cecil B. DeMille.

Wallace Reid dans At Cripple Creek, 1912 :
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Photo : Pinterest.



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Believe me, Xantippe
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« George MacFarland, un jeune homme fortuné aimant l'aventure, parie avec ses amis Thornton Brown
et Arthur Sole la somme de 20 000 $, qu'il commettra un délit et échappera à la police durant un an.
Après avoir refilé un chèque, George se dirige vers l'Ouest et réussit malgré toutes les affiches placardées
portant son nom et son expression favorite, «Croyez-moi, Xantippe», à déjouer la police .
Dans un pavillon de chasse du Colorado, il rencontre la jolie fille du shérif Kamman, Dolly, qui le reconnaît
et essaie de l'arrêter. Cependant, selon les termes du pari, sa capture doit être effectué par un véritable
officier de justice, ce qui n'est pas le cas de Dolly. Les douze coups de minuit annoncent que l'année s'est écoulée .
George a gagne son pari ainsi que la fille du shérif. »
AFI Catalog Feature Films
Film probablement disparu.

Réalisateur : Donald Crisp
Scénario : Olga Printzlau
Image : Henry Kotani
Production : Jesse L. Lasky Feature Play Company
Durée : minutes - 5 bobines

Donald Crisp :
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Distribution : Wallace Reid (George MacFarland), Ann Little, (Dolly Kamman), Ernest Joy (Thornton Brown),
Henry Woodward (Arthur Sole), Noah Beery (sheriff Kamman)

Wallace Reid, Ann Little et Ernest Joy :
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Rimrock Jones
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« Dans la ville minière de Gunsight, un avocat sans scrupules nommé Andrew McBain applique l'obscure
«Loi d'Apex» pour éjecter Rimrock Jones hors de sa mine de cuivre nouvellement découverte. Sans se laisser
démonter, le jeune prospecteur trouve une mine encore plus riche. N'ayant pas d'argent pour développer
la Tecolote, Rimrock emprunte 2 000 $ à la sténographe Mary Fortune, qui, lorsque la mine fait ses preuves,
décide de conserver son vote au conseil plutôt que de reprendre son prêt. En proie à la surdité, Mary se rend
à New York pour consulter un spécialiste, suivie par Rimrock, qui en est amoureux. Stoddard, un financier
de Wall Street qui a des projets sur la mine de Rimrock, engage une « vamp » nommée Hazel Hardesty pour
retenir Rimrock dans l'Est, mais Mary retourne à Gunsight à temps pour empêcher Stoddard de prendre le
contrôle de la Tecolote. Rimrock réapparaît pour sauver Mary du gang de Stoddard, après quoi il enlace Mary. »

AFI Catalog Feature Films.
Film probablement disparu.

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Fiche technique :
Réalisateur : Donald Crisp
Scénario : Harvey F. Thew and Frank X. Finnegan, d’après le roman Rimrock Jones de Dane Coolidge
Image : Faxon M. Dean.
Production : Jesse L. Lasky Feature Play Company
Durée : 5 bobines

Distribution : Wallace Reid [Rimrock Jones], Ann Little [Mary Fortune], Charles Ogle [Hassayamp Hicks],
Paul Hurst [Ike Bray], Guy Oliver [Andrew McBain], Fred Huntley [Leon Lockhart], Edna Mae Cooper [Hazel Hardesty],
Tote Du Crow [Juan Soto], Gustav Von Seffertitz [Stoddard], Ernest Joy [Jepson], George Kuwa [Woe Chong],
Mary Mersch [Mrs. Hardesty]

Wallace Reid et Ann Little :
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Guy Oliver, Edna Mae Cooper et Gustav Von Seffertitz :
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Wallace Reid dans un de ses nombreux westerns :
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Photo : Cinema Immobile. Charles Ford


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Fatty bistro (Out West)
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Roscoe “Fatty” Arbuckle rencontre Buster Keaton en 1917, au moment ou il venait d'obtenir un contrat dans
lequel il exerçait un contrôle total sur ses films. Keaton est immédiatement incorporé dans le projet en cours du
tournage Fatty garçon boucher et ils tourneront 5 courts métrages, cette année là (1918 ) .
Out West en est le premier .

Nous avons dit auparavant que pratiquement tous les thèmes du genre western étaient déjà traités dans la
période du cinéma muet. Out West est un western parodique que d’aucuns ont dit, par ses gags, qu’il était
surréaliste. Il reprend bien évidemment la plupart des sujets du genre : Fatty est un vagabond qui roule sa
cigarette avec une main, bon je vous l’accorde avec une légère variante, il essaye d’échapper aux gardes
d’un train de marchandises qui visent avec leurs colts ses grosses fesses; il court sur les toits avec une aisance
qui rendrait jaloux quiconque. Puis, on le voit en plein désert fuir des indiens qui visent avec leurs flèches… oui,
vous l'avez deviné, ses fesses…
Il atterrit ainsi dans le saloon d’une ville frontière, La Dernière Chance, où le patron n’est autre que Buster
Keaton qui n’hésite pas à tirer dans le dos des tricheurs de cartes et fourguer les cadavres dans le sous-sol
par une trappe s’ouvrant au bon moment.
Tous deux doivent faire face à Wild Bill Hickup et sa bande. Heureusement il y a une jeune fille de l'Armée
du salut...

Regardez le film, vous passerez un bon quart d’heure.

Film visible sur le site The Internet Archive : https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q= ... pvvmNUviIR

Roscoe Arbuckle, Buster Keaton et Al St. John :
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Fiche technique :
Réalisateur : Roscoe Arbuckle
Scénario : Natalie Talmadge
Image : George Peters
Production : Comique film Company
Durée : 25 minutes – 600 mètres. 2 bobines
Lieu de tournage : San Gabriel Canyon, Angeles National Forest, Californie

Le réalisateur et acteur Roscoe Arbuckle et la scénariste Natalie Talmadge :
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Distribution : Roscoe ‘Fatty’ Arbuckle (barman), Buster Keaton (patron de bar), Al St. John [Wild Bill Hickup],
Alice Lake (jeune femme de l’armée de salvation), Joseph Keaton, Ernie Morrison

Buster Keaton, Al St. John et Alice Lake :
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Riders of the Purple Sage
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« Lassiter, un Ranger du Texas, promet de se venger de l'homme qui a poussé sa sœur à abandonner son
mari et à rejoindre la secte mormone. Au ranch de Jane Withersteen, où sa sœur a été vue pour la dernière
fois, Lassiter se lie d'amitié avec un cavalier nommé Venters, tombe sous le charme de la propriétaire du ranch
et prend sous son aile une petite orpheline nommée Fay Larkin. Tandis que Venters recherche une bande
de voleurs qui assaillent le ranch de Jane, Lassiter apprend que sa soeur est morte, et attaque une réunion
mormone, tuant Dyer, l'homme qui l'a enlevée. Venters capture le chef des voleurs de bétail, qui s'avère être
une jeune femme, très vite tous deux tombent amoureux. Poursuivis par les mormons en colère, Lassiter,
Jane et Fay se rendent dans une vallée isolée où ils rencontrent Venters et la voleuse de bétail repentie, en qui
Lassiter reconnaît la fille de sa défunte sœur . Venters et la fille échappent aux Mormons, mais Lassiter,
en roulant un énorme rocher sur ses poursuivants, bloque la seule issue vers la vallée, s'enfermant lui-même,
ainsi que Jane et Fay à l'intérieur. » . AFI

Première adaptation du roman de Zane Grey. Il y en aura encore quatre, dont une autre version muette, en 1925.
Courte apparition d’un certain Charles Jones, futur Buck Jones.
Film probablement perdu.

Kathryn Adams, Nancy Caswell et Marc Robbins :
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William Farnum :
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Fiche technique :
Réalisateur : Frank Lloyd
Scénario : Frank Lloyd, d’après le roman Riders of the Purple Sage de Zane Grey
Image : Billy Foster
Production : Fox Film Corporation
Durée : 57 minutes - 1 972 m (7 bobines)

Distribution : William Farnum (Lassiter), William Scott (Venters), Marc Robbins (Dyer), Murdock MacQuarrie (Tull), Mary Mersch (Jane Withersteen), Katherine Adams (Mille Erne), Nancy Caswell (Fay Larkin), J. Holmes (Jerry Card), Charles Clary, Jack Nelson, Charles Jones

William Farnum, Mary Mersch, et Nancy Caswell :
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A suivre...
Modifié en dernier par Hombre le 09 nov. 2017 8:23, modifié 7 fois.

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yves 120
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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar yves 120 » 03 nov. 2017 13:23

:sm43:

Hombre , je sais que je me répète ( c 'est l âge ) mais sincèrement ce que tu nous "livre là"
est une merveille c 'est juste magnifique , d 'une clarté d 'une simplicité que cela en fait une oeuvre de toute beauté .
Merci à toi pour ce travail Amigo . :beer1:
Un pur régal pour un néophyte comme je suis sur ces fabuleuses années ...
" Qu' est - ce qu 'un revolver ? Ni pire ni mieux qu 'un autre outil , une hache , une pelle ou une pioche .
Qu 'il en sorte du bien ou du mal dépend de qui s'en sert . " SHANE

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 03 nov. 2017 17:44

:num1

Merci Yves :beer1:

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar lafayette » 04 nov. 2017 22:04

Franchement, Hombre, comment as-tu pu perdre Indian Life ? Tu as intérêt à le retrouver !

Ai été touché par la tragique fin de carrière sur la toile de Weir que les besoins du cinéma ont transformé en morphinomane.

Je regarde Arbuckle sur You Tube suite à tes indications et dont j’avais vu l’an dernier une mini bio dans le cadre d’une série doc Scandale à Hollywood.
On dirait qu’il y arrive dans le même saloon où on voit Tom Mix debout sur le bar sur une de tes photos.
Pour moi la vie va commencer...

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar lafayette » 04 nov. 2017 22:08

Ma tape Iphone a fait un loupé, il faut lire Wallace Reid au lieu de ma tape amputée Weir.
Pour moi la vie va commencer...

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Sitting Bull » 04 nov. 2017 23:10

Oui, super boulot.
Tout est très clair et beau travail de calibrage des illustrations. :applaudis_6:
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"What is this ? The stuff that dreams are made of." (W.Shakespeare)

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar lafayette » 04 nov. 2017 23:18

On a l'impression que les pages sont bien plus hautes ici que sur les autres sujets! :sm57:
Pour moi la vie va commencer...

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 06 nov. 2017 9:28

Année 1918 (suite)



W.S. Hart et l’année 1918

Par Marc

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En cette année 1918,W.S. Hart reste la première star du Western.
Toutefois, sa popularité n’est pas sans partage. La concurrence est bel et bien là.

Si Broncho Billy Anderson, le tout premier cow-boy de l’écran, tire sa révérence au cours de l’année ( il reviendra
pour une figuration en 1965 dans « The Bounty Killer » ), d’autres acteurs se positionnent autour du grand Bill :

- Harry Carey, qui a rejoint l’Universal en1915, travaille désormais avec John Ford lui-même. Ses rôles sont
proches de ceux tenus par Hart. Son incarnation, dans plusieurs films, du personnage de Cheyenne Harry est
grandement appréciée par le public et la critique.
- Tom Mix, passé de la Selig à la Fox, joue en totale opposition avec les personnages réalistes et austères
interprétés par Hart. Ses costumes extravagants, son dynamisme et sa décontraction lui ont valu une popularité
fulgurante.
- Buck Jones, ancienne doublure de Hart, tourne son premier western en 1918 et montre déjà une personnalité
attachante.
- Jack Holt, Art Accord, Dustin Farnum ,Hoot Gibson , Jack Hoxie sont des valeurs sûres du Western et concurrencent ,
eux aussi , la star de « Hell’s Hinges ».
Hart doit faire un choix : Se cantonner dans le genre pour garder sa couronne ou bien élargir sa popularité en
évoluant dans des environnements différents.
Il choisit de jouer sur les deux tableaux en faisant de prudentes tentatives vers l’Aventure et la Comédie.

Ses films de l’année peuvent donc s’appréhender en deux catégories : ceux qui confirment son appartenance
au Western, et ses essais pour s’affranchir temporairement du genre.



Les westerns :

___________________________________________
A l'affût du rail (Wolves of the Rail)
___________________________________________

Approche classique sur un scénario assez voisin, en plus optimiste, de « The Taking of Luke Mc Vane » (1915).
Hart, le hors-la-loi, sauve son poursuivant, un marshal, et le fait prisonnier. En endossant l’identité de l’homme
de la loi, le bandit rencontre l’amour et la rédemption. Réalisation vigoureuse, mais bien peu d’originalité dans
l’intrigue proposée.

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Hart et William Elmer :
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__________________________________________
Le tigre humain (The Tiger Man)
__________________________________________

Ici le scénario louche vers celui de « Hell’s Hinges ». On y retrouve bien
le hors-la-loi ( Hart) et le pasteur décidé à apporter la religion dans les contrées hostiles. Différence notable toutefois,
le pasteur est ici accompagné de son épouse (au lieu de sa sœur). Ainsi, le bandit se contentera de sauver, au prix de
sa liberté, le couple victime d’un environnement difficile. Nous sommes loin de la noirceur et de l’ambition de
« Hell’s Hinges ».Mais, comme souvent dans le travail de Hart, la justesse des personnages et l’authenticité des décors
maintiennent un intérêt certain.

Hart et Jane Novak dans Le tigre humain :
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__________________________________________
L’étincelle (Selfish Yates)
__________________________________________

Celui-ci sort davantage des sentiers battus. Ici, Hart interprète un individu vraiment
antipathique pendant les deux premiers tiers du film. Il se ressaisit finalement pour rendre la justice et trouver
l’âme sœur.
L’interprétation de l’acteur est intéressante, il est plutôt glaçant d’égoïsme (d’où le titre ) et de rapacité dans son
rôle de propriétaire de Saloon. Presque meilleur ici que dans ses rôles de « brave type , victime du destin » , on
mesure tout son talent.
A noter que ce film est l’un des rares de Hart à avoir eu des problèmes avec la censure, en raison d’une séquence
montrant une tentative de lynchage particulièrement réaliste, finalement considérablement raccourcie à l’écran.

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___________________________________________
Riddle Gawne
___________________________________________

Ce film est le « Graal » inaccessible des admirateurs de W.S Hart.
Il est réputé impossible à visionner. Métrage perdu, seules quelques minutes auraient été préservées.
Mais, la rumeur d’une copie complète, détenue jalousement par un collectionneur californien circule toujours.
Pourquoi cet intérêt ? Hart, très rarement opposé à d’autres acteurs célèbres, affronte ici le plus fascinant (certains
disent le plus grand ) interprète du cinéma muet : LonChaney Sr.
Chaney , cantonné à l’époque à des rôles d’antagonistes violents n’était pas encore le géant qu’il deviendra , en
particulier dans les films de Tod Browning.
Néanmoins, ses interprétations à la fois agressives et nuancées étaient déjà considérées comme admirables.
De plus, Hart personnifie ici un vengeur particulièrement teigneux. Pourchassant celui qui a tué son frère et qui a
pris la fuite avec la femme infidèle de ce dernier, le traqueur devient aussi déterminé et violent que son ennemi.
Le personnage de Chaney domine son adversaire tout au long du film, Hart ne reprenant le dessus qu’à la toute fin,
où , malgré ses blessures et ses mutilations , il exécute à mains nues son tortionnaire.
Une œuvre qui fait rêver les amateurs, son invisibilité lui donnant le statut d’un mythe.

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Hart et Lon Chaney :
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___________________________________________
Le vengeur (The Border Wireless)
___________________________________________

Ce western patriotique, lui, est considéré comme irrémédiablement perdu.
Pour Hart, c’est la première contribution de l’année à l’effort de guerre.
L’action se situe donc dans un Ouest contemporain de la réalisation du film.
Seve Ransom (Hart) affronte les espions venus de Berlin dont les messages secrets transitent par le Mexique (!!!).
Ce film serait anecdotique si l’acteur le jouait avec sa raideur coutumière.
Or, d’après les critiques de l’époque , son interprétation distillerait une dose d’humour inhabituelle.
Le final spectaculaire tourné dans une mine abandonnée est souvent cité comme une séquence d’action exemplaire.

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Hart et Wandy Hawley :
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Ces films montrent, qu’en 1918, W.S.Hart est bien resté fidèle au genre qui a fait sa renommée.
Fait notable, il a élargi son incarnation d’homme de l’Ouest en la rendant plus extrême ( Selfish Yates ,
Riddle Gawne ) ou plus légère ( The Border Wireless).


Ses intrusions hors du Western vont constituer pour l’acteur-réalisateur un véritable test, c’est pourquoi elles
seront très soignées. Mais, on remarquera que dans ces films l’esprit et les thèmes « westerniens » ne seront
jamais loin, et cela même si le décor change.


- Blue Blazes Rawden : C’est un mélodrame dont l’action se déroule dans les forêts enneigées du continent
nord-américain.
Hart incarne encore un personnage perturbé et assez ambigu : Rawden , après avoir tué un individu aussi peu
recommandable que lui , voit arriver dans son village de bûcherons la mère et le frère cadet de sa victime.
Il leur cache la vérité sur la mort qu’il a donnée et aide les nouveaux venus à s’installer. Mais, une femme
jalouse le trahit.
Victime de la vengeance du jeune frère, Rawden ,gravement blessé , disparait dans la forêt.
Par son ambiance sombre et ses décors superbes, ce film est à classer parmi les réussites de l’acteur.

- Shark Monroe : Ce film semble être une adaptation non déclarée du « Loup des Mers » de Jack London.
Le roman a d’ailleurs fait l’objet de plusieurs adaptations cinématographiques, dont la plus fameuse ( et la
meilleure ! ) est celle interprétée par E.G. Robinson.
Ici, Hart personnifie donc ce capitaine de schooner brutal et sans pitié qui trouvera apaisement et sérénité
après bien des épreuves.
L’acteur-réalisateur s’est sans doute donné beaucoup de mal pour réussir cette épopée maritime.
Laissons-lui la parole : « Je n’ai jamais été un vrai marin. Je fus malade en mer la plupart du temps et il ne
me fut possible de jouer mon rôle que durant les brefs moments que me laissait le mal de mer ». (Propos
rapportés et traduits par Emile Leroux dans le magazine français « Ciné – Miroir »).
Le résultat est un film curieux et passionnant qui, au-delà de son intérêt propre , montre la détermination de l’acteur.

- Branding Broadway : Avec ce film, Hart passe pour de bon à la comédie. C’est un succès.
Dans un rôle de « westerner » un peu ahuri égaré dans New-York, l’acteur prend des risques et il est convaincant.
Il incarne parfaitement ce type de personnage qu’immortaliseront 20 ans plus tard Gary Cooper ou James Stewart :
Le rat des champs qui doit se débrouiller au milieu de la bonne société citadine et qui tire son épingle du jeu par
son charme et sa franchise.
Touchant et par moment désopilant (quand on lui fait boire de la limonade au lieu de whisky !), Hart dévoile un
aspect bien caché de ses talents d’acteur.


Pour conclure cette production annuelle, signalons un court-métrage, tourné dans le cadre de l’effort de guerre ,
où Hart , en tenue de cow-boy , ridiculise le Kaiser et ses conseillers militaires.

En cette année 1918, Hart a donc atteint son objectif : garder sa place dans le genre Western et prouver qu’il
avait tout le talent nécessaire pour s’en éloigner.
Cela lui a été possible car il en avait les capacités, mais aussi les moyens.
Il a pu compter sur ses fidèles collaborateurs, en particulier le scénariste C. Gardner Sullivan et le caméraman
Joe August.
Son contrat mirifique avec Paramount Artcraft lui a garanti une grande autonomie.
Thomas H. Ince , lui s’est contenté d’apposer son nom sur les productions et de toucher ses royalties . Sa brouille
avec Hart étant définitive, les deux hommes se sépareront pour de bon l’année suivante.
Dès 1919, le retour de Lambert Hyllier à la réalisation donnera à W.S. Hart un nouvel élan.

Hart durant un tournage à Inceville :
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Films de W.S. Hart sortis en 1918 (il assure la réalisation de la totalité d’entre eux ) :

- Wolves of the Trail ( Janvier)
- Blue Blazes Rawden ( Février )
- The Tiger Man ( Avril )
- Selfish Yates ( Mai )
- Shark Monroe ( Juillet )
- Riddle Gawne ( Août)
- A bullet for Berlin ( court-métrage , Septembre)
- The Border Wireless ( Septembre )
- Branding Broadway ( Décembre )

Dossier établi par Marc.
________________________________



___________________________________________
The Border Raiders
___________________________________________

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« Le propriétaire du Ranch, John Hardy, épouse Cleo Dade, ne réalisant pas qu'elle appartient à la bande de
Mock Sing, qui envisage d'utiliser le ranch comme leur siège du trafic d'opium. Quand Hardy disparaît
soudainement, Cleo prend la direction du ranch, devançant la fille de Hardy, Rose. Soupçonnant que son
père est toujours vivant, Rose visite la cabane de Mock Sing. John Smith, qui est attiré par Rose, la sauve
des griffes de Mock Sing et libère Hardy. Peu de temps après, les hommes du ranch Hardy attaquent et tuent
Mock Sing, Cleo est révélée comme l'épouse d’un des membres du gang, "Square Deal" Dixon, et le ranch est
récupéré par Hardy. John Smith, un agent du gouvernement envoyé pour lutter contre le trafic d'opium à la
frontière, épouse Rose. »
AFI Catalog of feature Films.

Premier western de l’actrice Betty Compson.

Fiche technique :
Réalisateur : Stuart Paton
Scénario : Frank Beresford et Jack Cunningham
Image : William H. Thornley
Production : Diando Film Corporation - Pathé Exchange
Durée : 1.488,03 mètres (5 bobines)

Stuart Paton :
Image


Distribution : Betty Compson (Rose Hardy), George Larkin (John Smith), Frank Deshon (Mock Sing), H.C. Carpenter
(John Hardy), Claire du Brey (Cleo Dade), Howard Crampton (Emanuel Riggs), Fred M. Malatesta (‘Square Deal’ Dixon)

Betty Compson et George Larkin :
Image.Image


Claire du Brey, Howard Crampton et Fred M. Malatesta
Image.Image.Image




___________________________________________
Du sang dans la prairie (Hell Bent)
___________________________________________

Image


Deux commentaires trouvés :

« Un romancier doit donner plus de réalisme à ses personnages. Il regarde alors un tableau. Celui-ci s'anime
et l'action se retrouve transposée dans l'univers du western... »
Wikipédia.

« Cheyenne Harry arrive dans la ville de Rawhide, où il se lie d'amitié avec le cowboy Cimmaron Bill et Bess
Thurston qui travaille dans la salle de danse locale, afin de soutenir sa mère malade. Beau Ross, le chef d'une
bande de hors-la-loi, s'est entiché de Bess, après avoir convaincu son frère Jack de rejoindre son gang, il l'enlève.
Beau capture Cheyenne, mais celui-ci s'échappe en maîtrisant Jack et en volant ses vêtements. Déguisé en Jack,
Cheyenne capture Beau, et les deux se lancent dans une marche de cinquante milles à travers le désert. Quand
ils atteignent finalement le trou d'eau le plus proche et le trouvent à sec, Beau expire, tandis que Cheyenne est
sauvé par Cimmaron Bill. »
AFI Catalog of Feature Films.

Titre de travail The Three Bad Men.
Ce film était présumé perdu jusqu'à ce qu’une copie ait été trouvée dans les Archives du Film de Tchécoslovaquie.

Harry Carey et Neva Gerber :
Image


Fiche technique :
Réalisateur : Jack Ford
Scénario : Eugene B. Lewis, d’après l’histoire “The Three Bad Men” de Harry Carey and Jack Ford
Image : Ben F. Reynolds
Production : The Universal Film Manufacturing Company
Durée : 50 minutes – 1.689 mètres (6 bobines)

Jack Ford et le caméraman Ben F. Reynolds :
Image.Image


Distribution : Harry Carey (Cheyenne Harry), Neva Gerber (Bess Thurston), Duke R. Lee (Cimmaron Bill),
Vester Pegg (Jack Thurston), Joseph Harris (Beau Ross), M.K. Wilson, Steve Clemento, Molly Malone

Harry Carey, Neva Gerber et Duke R. Lee :
Image.Image.Image

Joseph Harris et Molly Malone :
Image.Image




_________________________________________
Un coeur en exil - Le mari de l'Indienne (The Squaw Man)
_________________________________________

Ann Little et Katherine MacDonald :
Image

Photo : Cecil B. DeMille Foundation


« Le Capitaine Wynnegate quitte l’Angleterre, après avoir été accusé d’avoir détourné des fonds de charité
bien que le vrai coupable soit son cousin, Sir Henry. Dans l’Ouest, la jeune indienne Naturich lui sauve la
vie et ils se marient. Lady Diana, sa fiancée, se présente pour annoncer la mort de Sir Henry. Après le suicide
de Naturich, Wynnegate rentre avec son fils métis et Lady Diana en Angleterre et deviens le nouveau comte
de Kerhill. »
IMDb.

Cecil B. DeMille fait un remake du film Le mari de l'Indienne, qu’il avait lui-même réalisé en 1914, avec cette
fois, Elliot Dexter dans le rôle de Jim Wynnegate et Ann Little dans celui de Naturich.
Film disparu partiellement. Sur les 6 bobines, seule la dernière a survécu.

Elliot Dexter et Jack Holt :
Image
Photo : Wikipédia

Elliot Dexter, Ann Little et Jack Holt (au sol) :
Image


Fiche technique :
Réalisateur : Cecil B. DeMille
Scénario : Beulah Marie Dix, d’après la pièce The Squaw Man de Edwin Milton Royle
Image : Alvin Wyckoff, King D. Gray
Production : Famous Players-Lasky Corporation
Durée : 60 minutes – 6 bobines

Cecil B. DeMille :
Image

La scénariste Beulah Marie Dix et le cameraman Alvin Wyckoff :
Image.Image



Distribution : Elliott Dexter (Jim Wynnegate), Ann Little (Naturich), Theodore Roberts (‘Big’ Bill),
Katherine MacDonald (Diana, Comtesse de Kerhill), Thurston Hall (Henry), Jack Holt (Cash Hawkins),
Tully Marshall (Sir John Applegate), Pat Moore ( Trentham), Edwin Stevens (Sheriff Bud Hardy), Herbert
Standing, Helen Dunbar

Elliott Dexter, Ann Little et Theodore Roberts :
Image.Image.Image


Katherine MacDonald, Thurston Hall et Jack Holt :
Image.Image.Image







A suivre...
Modifié en dernier par Hombre le 22 nov. 2017 15:24, modifié 7 fois.

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar lafayette » 06 nov. 2017 22:44

Hart bien valorisé cher Hombre mais je me demande si, pour Shock Monroe, quand tu parles d’un film curieux et passionnant, tu ne prendrais pas l’apéro avec Brion!
:sm57:
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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Arizona Kid » 07 nov. 2017 23:06

C'est vrai que l'un des leitmotivs de Patrick Brion est de qualifier les films de " très curieux " :mrgreen:

Pour ma part, l'unique western muet que j'aie vu à ce jour est Le Cheval de fer (1924) , l'un des premiers films du
grand John Ford, dont environ plus de la moitié de la production muette est réputée perdue.

Et il m'en a fallu, du courage, pour arriver au bout de ce film-fleuve, car en dépit de ma passion pour le western et
la meilleure volonté du monde, le cinéma muet m'a toujours profondément ennuyé.

Je ne crois d'ailleurs pas avoir vu d'autres " muets " que le Nosferatu (1921) de Murnau et le serial français des Trois Mousquetaires (1922) d'Henri Diamant-Berger, avec Aimé Simon-Girard dans le rôle de d'Artagnan.

L'absence de paroles sonores et cet accompagnement musical perpétuel -le plus souvent au piano, instrument qui a
le don de me torturer les tympans- a pour moi le don de dilater le temps et de m'empêcher d'adhérer à l'histoire.
Pourtant, j'aimerais essayer d'apprécier le cinéma muet, car il est par essence l'étape fondatrice du Septième Art.

Aussi, j'envisage d'acheter le DVD des Trois sublimes canailles (1926) de John Ford, dont le thème, très proche de
celui de son magnifique et émouvant Fils du Désert (1947) , me tente bien...

:horse:
" Personne ne t'empêchera de partir si c'est ce que tu veux; mais laisse-moi te donner un conseil, fiston: dans ce pays, c'est très mal vu de toucher au cheval d'un autre homme... " (Joël McCrea, Cattle Drive, 1951)
:sm70:

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar lafayette » 09 nov. 2017 2:39

Arizona Kid doit oublier les muets burlesques. :sm57:

Cher Hombre, si tu découpes tes longs posts, ça ne fera que plus Enscieclopédie.
Je n'avais pas fait attention que pour le "curieux" embrionnaire, tu faisais une citation.
Pour moi la vie va commencer...

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar lafayette » 09 nov. 2017 17:57

Arizona Kid parle du Cheval de Fer que j’ai eu le grand plaisir de voir sur grand écran lors d’un Festival ciné de Vincennes. J’en ai déjà parlé sur le site.
Pour moi la vie va commencer...

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 11 nov. 2017 18:47

Année 1918 (suite 2)



Jesse L. Lasky Feature Play Company

Jesse L. Lasky (1880 – 1958), après avoir exercé des petits boulots : musicien, reporter pour
le San Francisco Post, prospecteur d'or en Alaska, acteur de boulevard, devient le créateur de
la Jesse L. Lasky Feature Play Company, en 1913, avec Cecil B. DeMille et la participation
de Samuel Goldwin.
Leur première production sera The Squaw Man réalisé par DeMille, sorti en 1914.
Entre 1914 et 1919 Jesse L. Lasky produit 152 films.

Cette grange, construite en 1895, fut louée par Jesse Lasky et DeMille en 1913, lors de la
création de la Jesse L. Lasky Feature Company, un des premiers studios de cinéma à Hollywood :
Image.

Cecil B. DeMille, à droite, tourne The Squaw Man, le premier long métrage tourné à Hollywood :
Image



Famous Players Film Company

La FPFC est fondée en 1912 par Adolph Zukor (1873 – 1976). Celui-ci arrivé aux EU à l'âge de 15 ans
avec quarante dollars cousus dans sa veste, fit fortune dans le commerce de fourrure et dès l'âge
de 19 ans « il roule sur l'or ». A partir de 1903 il investit dans les salles de nickelodéon,
En 1912, distribue aux EU La Reine Elisabeth, interprétée par Sarah Bernhardt, un film français.
A partir de ce moment Zukor se lance dans la production cinématographique.
Entre 1913 et 1919, la compagnie produisit 173 films.

Les locaux de la Famous Players Film Company, à New York :
Image

Tournage dans les studios de la Famous Players, en Californie.
On aperçoit Mary Pickford, à droite, et Allan Dwan, à gauche :

Image


Famous Players – Lasky Corporation

La FP-LC, est due à la fusion en 1916, de Jesse L. Lasky Feature Play Company et Famous Players
Film Company, avec Adolph Zukor comme président et Jesse L. Lasky comme vice-président.
Avec le projet d'avoir le monopole sur la production, la distribution et l'exploitation des films,
activité jamais réalisée jusqu'alors. Entre 1918 et 1927 le studio produit 376 films.
On peut signaler trois westerns en 1918 : Un cœur en exil (The Squaw Man); Unclaimed Goods
et The Man from Funeral Range.
La FP-LC deviendra par la suite la célèbre Paramount Pictures.

Devant le studio de la Famous Players – Lasky Corporation : Albert Kaufman, un inconnu,
Charlotte Pickford (mère de Mary), Mary Pickford, Donald Crisp et Allan Dwan :

Image

Vue aérienne des studios de la Famous Players – Lasky Corporation :
Image



__________________________________________


Nell Shipman (1892 – 1970)

En 1916 :
Image
Photo : Wikipédia

Nell Shipman était une auteure, actrice, réalisatrice, scénariste,
productrice et dresseuse d'animaux.

Elle faisait partie de ses pionnières qui se sont illustrées au début
du cinéma. Née au Canada, à 13 ans elle suit sa famille qui s'installe
à Seattle.
Nell très jeune développe un intérêt pour les animaux et cela durera
toute sa vie. A 18 ans Nell se marie à Ernest Shipman, imprésario
de théâtre et 2 ans plus tard ils arrivent à Hollywood. Entre 1915 et 1918,
Nell travaille pour Universal, Selig et Vitagraph. On citera son premier
grand succès, God's Country and the Woman (1916).

En 1919, elle interprète l'un des premiers nus à l'écran dans L'instinct
qui veille
(Back to God's Country). Mais le film montre aussi « qu'une
femme a la capacité et le courage de se comporter a la fois de façon
héroïque et indépendante, allant même jusqu'à sauver un homme en
détresse. Les personnages forts et assertifs deviennent la marque de
commerce de tous les films de Shipman »
.

Nell Shipman crée avec son mari une société de production
Shipman-Curwood Producing Company.

De nature aventureuse, Nell ne peut rester entre les quatre murs d'un
studio, elle amène les équipes de tournage dans des lieux naturels et
sauvages. Les films devenant trop couteux elle décide de s'installer dans
le Lac des Prêtres, dans l'Idaho, avec toute sa ménagerie, qui compte
quelques 70 animaux: des ours, des ratons laveurs, des loups et des
mouffettes, pour tourner ses films dans des paysages majestueux.

Ces productions n'auront jamais le succès de L'instinct qui veille et
Nell Shipman doit fermer sa maison de production. Par la suite Nell se
consacrera à l'écriture.

Source : Historica Canada.

Nell dans l'Idaho :
Image
Photo : Boise State Public Radio


3 westerns avec Nell Shipman :

__________________________________________
Baree, Son of Kazan
__________________________________________

« McTaggart (Garcia), facteur à la poste de Lac Bain, est attiré par
Nepeese (Shipman), fille du trappeur Perriot (Rickson), mais il est
repoussé par celle-ci . McTaggart a pris au piège un chien loup dont
il a éveillé la rancune par sa maltraitance. Nepeese s'attache à l'animal
et quand McTaggart, harcèle la jeune fille, le chien prend sa défense;
le facteur sort son revolver, Perriot, entre dans la cabane, se bat
avec McTaggart mais est abattu. Nepeese s'enfuit et, poursuivie
par McTaggart, saute par-dessus une falaise. Le chien, laissé
seul, erre dans le pays du Nord. McTaggart le rattrape finalement
et le laisse pour mort, mais il est sauvé par Jim Carvel (Whitman),
un hors-la-loi. Le chien, conduit son nouvel ami vers la cabane du
trappeur et est ravi de retrouver Nepeese. McTaggart, apprend son
retour, s'introduit dans la cabane à minuit, mais le chien veille, lui
saute dessus et le tue. »
Wikipedia
Il n y a que quelques extraits qui ont survécu de ce film.

Fiche technique :
Réalisateur : David Smith
Scénario : From the novel Baree, Son of Kazan by James Oliver Curwood
Image : Charles R. Seeling.
Production : The Vitagraph Company of America
Durée : 50 minutes – 5 bobines
Lieu de tournage : Truckee, California

Le réalisateur David Smith :
Image

L'auteur James Oliver Curwood et le caméraman Charles R. Seeling :
Image.Image


Distribution : Nell Shipman (Nepeese), Alfred Whitman (Jim Carvel), Al Garcia (Bush McTaggart),
Joe Rickson (Perriot), Baree, le chien

Nell Shipman, Alfred Whitman, Al Garcia :
Image.Image.Image


__________________________________________
Cavanaugh of the Forest Rangers
__________________________________________

"Gayne Whitman joue le rôle de Ross Cavanaugh dans cet énergique
western de cinq bobines. Le principal devoir de Cavanaugh est de
maintenir la paix entre les éleveurs de bétail et les éleveurs de
moutons, un travail rendu difficile à cause d'une bande de mercenaires
dirigée par Wetherford ( Otto Lederer ). Quand Wetherford est
incarcéré, sa fille est envoyée à l'Est pour recevoir une bonne éducation.
Quinze ans plus tard, Virginia Wetherford ( Nell Shipman ) est de
retour chez elle, s'attirant rapidement l'inimitié des locaux par ses
manières jugées snobs. Cavanaugh tombe amoureux de Virginia et
s'apprête à «l'apprivoiser», tout en essayant simultanément d'oublier
qu'elle est la fille d'un hors-la-loi.
La grande dame Nell Shipman est restée dans le genre western tout
au long de sa carrière, produisant, dirigeant et écrivant ses propres films. »

ALLMOVIE.

Film probablement perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : William Wolbert
Scénario : George H. Plympton
Image : Reginald Lyons.
Production : The Vitagraph Company of America
Durée : 5 bobines
Lieu de tournage : Mount Wilson, California

Distribution : Nell Shipman (Virginia Wetherford), Alfred Whitman (Ross Cavanaugh),
Otto Lederer (Ed Wetherford), Laura Winston (Eliza Wetherford), R. Bradbury (Sam Gregg),
Rex Downs (Joe Gregg), Joe Rickson (Neil Ballard), Joe Rickson (Neil Ballard), Hal Wilson (Mr. Redfield),
Hattie Buskirk (Mrs. Redfield)


__________________________________________
The Home Trail
__________________________________________

« Tom Evans (Alfred Whitman), l'intrépide boss du Ranch Double X,
tombe amoureux d'une institutrice passionnée de l'Est,
Clara (Nell Shipman). Ils se marient et pendant un certain temps
sont heureux, mais en l'absence de Tom, son partenaire Blackie
(Joe Rickson) convainc la jeune femme tourmentée de s'enfuir
avec lui. Blackie abandonne très vite Clara, et elle est forcée de
gagner sa vie en tant que danseuse dans un saloon sordide. Après
avoir commis un vol, Blackie revient, et Tom, qui attend son ancien
ami, l'affronte. Lors d'une fusillade avec Tom et sa bande, Blackie
tue Clara et s'enfuit, mais Tom le poursuit dans le désert lui prend
son cheval, le laissant mourir de soif. Tom retourne avec Elsie
(Patricia Palmer), la fille au cœur tendre qui l'aimait secrètement
et l'épouse.

Ce western / drame de 1918 a été produit par la compagnie Vitagraph
avec quelques scènes filmées dans le désert de Mojave. Malheureusement,
c'est un film perdu. »
IMDb.

Film considéré perdu

Fiche technique :
Réalisateur : William Wolbert
Scénario : George H. Plympton.
Image : Reginald Lyons
Production : The Vitagraph Company of America
Durée : 5 bobines
Lieu de tournage : Désert de Mojave, Californie

Distribution : Nell Shipman (Clara), Alfred Whitman (Tom Evans), Joe Rickson (Blackie),
Patricia Palmer (Elsie), Hal Wilson (Higgins), S.E. Jennings (le sheriff)



____________________________________________




3 Westerns d'après Zane Grey :

__________________________________________
The Light of Western Stars
__________________________________________
Film probablement perdu.
Il y a eu 3 autres versions.
Voir les remakes : viewtopic.php?f=1&t=2252&start=135#p225249

Fiche technique :
Réalisateur : Charles Swickard
Scénario : Roy Clements d’après le roman The Light of Western Stars de Zane Grey
Image : Homer Scott
Production : Harry Sherman Productions
Durée : 70 minutes – 2.100 m (7 bobines)
Lieu de tournage : Arizona

Distribution : Dustin Farnum (Gene Stewart), Winifred Kingston (Majesty Hammond), Bert Apling (Sherif Hawes),
Virginia True Boardman (Bonita), George Field (Don Carlos)


__________________________________________
The Rainbow Trail
__________________________________________
Film probablement perdu.
2 autres versions : viewtopic.php?f=1&t=2252&start=135#p225235

Fiche technique :
Réalisateur : Frank Lloyd
Scénario : Charles Kenyon et Frank Lloyd, d’après le roman The Rainbow Trail (The Desert Crucible) de Zane Grey
Image : Billy Foster
Production : Fox Film Corporation
Durée : 60 minutes – 1.800mètres (6 bobines)

Distribution : William Farnum (Lassiter / Shefford), Ann Forest (Fay Larkin), Mary Mersch (Jane Withersteen),
William Burress (Wagoner), William Nye (Shad), Genevieve Blinn (Ruth), George Ross (U.S. marshal),
Charles Jones (Buck Jones)


__________________________________________
The Border Legion
__________________________________________
Film probablement perdu.
4 autres versions : viewtopic.php?f=1&t=2252&start=285#p234546

Fiche technique :
Réalisateur : T. Hayes Hunter
Scénario : Victor de Viliers et Laurence Marston, d’après le roman The Border Legion de Zane Grey
Image : A. Scholtz
Production : Goldwyn Pictures Corporation
Durée : 50 minutes – 5 bobines
Lieu de tournage : Sonora, Californie

Distribution : Blanche Bates (Joan Randall), Hobert Bosworth (Jack Kells), Eugene Strong (Jim Cleeve),
Kewpie Morgan (‘Gorilla’ Gulden), Russell Simpson (Overland Bradley), Arthur Morrison (Sherif Roberts),
Bull Montana (Red Pierce), Richard Souzade (Bate Wood), Kate Elmore (Mrs. Wood)





A suivre...

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 16 déc. 2017 18:46

Année 1919



W.S. Hart et l’année 1919

Par Marc

William S. Hart dans Le shérif Carmody (Breed of Men) :
Image


En 1919, W.S. Hart entame la deuxième moitié de sa carrière.

Se doute-il déjà que son avenir cinématographique ne dépassera pas une poignée d’années supplémentaires ?
Certains éléments permettent de le penser.

Il abandonne temporairement son personnage de «  Good Badman  » de l’Ouest, ce qui dénote une lassitude probable pour ce rôle maintes fois interprété.

Par ailleurs, la fonction de réalisateur qu’il assumait pour la plupart de ses films semble désormais lui apporter une charge de travail trop lourde. Elle se cumule avec ses activités d’acteur, de scénariste, voire d’écrivain.

Il supporte de plus en plus difficilement sa popularité et doit s’enfermer dans ses lieux de résidence lors des tournages en extérieurs pour échapper à ses fans.
Il est impliqué dans un procès pour reconnaissance de paternité qui nuit sensiblement à l’image de rectitude morale qu’il véhicule dans la plupart de ses films.

Enfin, 1919 entérine l’arrivée de son rival n°1, Tom Mix, à la Fox.
Cette compagnie va miser beaucoup sur la nouvelle étoile du western en lui proposant des productions toujours conséquentes et prestigieuses.
Les films de Tom Mix, souvent désinvoltes et empreints d’un romantisme à l’eau de rose , savent séduire un public américain d’après-guerre qui semble désormais moins réceptif à la tragédie et plus à la légèreté.

Toutefois, Hart reste une star de premier plan. Mais, en considérant de près son activité de 1919, une modification de son approche cinématographique est notable.
Il réduit le nombre de ses productions annuelles. Seulement 6 films pour 1919 contre 8 pour chacune des années précédentes. Ce chiffre diminuera encore par la suite.
Il renonce à assurer systématiquement la réalisation de ses films. Lambert Hillyer lui succèdera pour 3 des 6 films sortis dans l’année.
Débarrassé du patronage, inutile artistiquement parlant, de Thomas H. Ince , il gagne en indépendance et crée une nouvelle compagnie de production, adossée à la Paramount, à la fin de cette année 1919.
Avant d’en arriver là, il a décliné l’association que lui proposaient Charlie Chaplin, Douglas Fairbanks, Mary Pickford et D.W. Griffith lors de la création de United Artists.

Le premier film de l’acteur-réalisateur sorti en 1919 est un western plutôt décevant.
Dans Breed of Men (Le shérif Carmody), Hart personnifie un chef de convoi devenu shérif. Un escroc abuse de sa confiance et le compromet. Le shérif ira jusqu’à Chicago pour confondre le malfrat et retrouver son honneur.
Une pincée d’action , un soupçon de romantisme , et une ( toute ) petite dose d’humour font de ce film un spectacle passable mais quelque peu ennuyeux , loin des standards de l’acteur.

Image



The Poppy Girl’s Husband n’est pas un western. Ce film illustre bien la volonté de l’acteur d’évoluer dans une intrigue et un cadre ancrés dans une Amérique contemporaine du tournage.
Hart y joue le rôle d’ Harry Dutton , un cambrioleur qui sort de prison après 10 ans d’incarcération. Il n’était pas innocent. A sa sortie, il constate que son ex-femme s’est mise en couple avec le policier qui l’avait arrêté. Le fils de Dutton vit avec eux.
Dutton est un type rancunier et très dangereux, il renoue avec ses connaissances de la pègre et projette de défigurer son ex-épouse pour lui faire payer ce qu’il considère comme une trahison.
Son amour pour son fils le fera- t-il renoncer ? Si la réponse semble évidente, il faut convenir que la conclusion du film est fort bien amenée. La dernière séquence est admirable.

Par son interprétation très élaborée, Hart fait passer beaucoup d’émotion tout en gardant un côté assez effrayant.
Nous avons ici un mélodrame bien plus subtil que la plupart de ceux proposés à l’époque et de surcroit, parfaitement maitrisé.

Retour au western avec Square Deal Sanderson (Le frère inconnu), adaptation d’un livre de Charles Alden Seltzer , l’un des plus méconnus parmi les grands écrivains du western.
Dans cette intrigue ambitieuse, Hart endosse l’identité d’un cadavre découvert sur la piste.
Un peu plus tard, il rencontre une jeune fille, la sœur du défunt. Celle-ci, n’ayant plus de nouvelles de son frère depuis sa petite enfance, est incapable de le reconnaitre.
L’usurpateur qui finit par tomber amoureux de sa «  sœur » se retrouve dans une situation délicate.
La situation se complique encore davantage, car l’héroïne doit affronter des bandits de la pire espèce, prêts à toutes les exactions pour la ruiner.
Le personnage joué par Hart devra donc surmonter bien des épreuves avant de se démasquer pour avouer son amour.
Co-réalisé par Hart et Hillyer, le film est trépidant tout en assumant une structure sophistiquée. Les séquences d’actions se succèdent, certaines franchement violentes.
L’aspect romantique semble en constituer le point faible. Cela est dû, il faut l’avouer, à l’interprète principal, qui à 55 ans a du mal à faire croire qu’il en a 20 de moins.
Même pour un bon acteur, il y a des défis difficiles …

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Le film suivant,The Money Corral (Le gardien de nuit), est considéré comme perdu.
C’est un peu le pendant dramatique de Branding Broadway, sorti l’année précédente et seule franche tentative de Hart pour la comédie.
L’humour semble absent de la nouvelle production. Peut-être existe-t-il pour souligner le comportement moral et chevaleresque de l’homme de l’Ouest déplacé dans une ville de Chicago infestée d’escrocs et de tueurs ?
Hart et ses colts opposés aux truands des bas-fonds et à leurs armes automatiques, c’était alléchant, malheureusement, nous ne saurons sans doute jamais si ce film a tenu ses promesses.

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Wagon Tracks (La caravane), réalisé par Hillyer, est, lui, non seulement visible, mais c’est le seul film de W.S. Hart ayant fait l’objet d’une édition en Blu-ray ( Olive Films 2017).
C’est tant mieux, car cette œuvre est incontestablement l’un des meilleurs films de l’acteur.
The Covered Wagon de James Cruze (1923) est généralement considéré comme le premier “ western épique” évoquant la longue progression des caravanes à travers l’Ouest.
Cette assertion est discutable, le film d’Hillyer, antérieur de quatre ans peut lui contester le titre d’archétype du genre.
Nous n’avons pas ici à faire à des colons mais à des chercheurs d’or.
Dans le rôle du guide taciturne et tourmenté, Hart s’est composé un physique inspiré du légendaire , mais bien réel Kit Carson.
Au thème de la conduite de la caravane se mêle une intrigue plus intime : la recherche par le guide du véritable assassin de son jeune frère. Le tueur étant l’un des membres de la communauté.
Les prises de vues en extérieur sont superbes, et certains aspects du film sont vraiment novateurs.
Ainsi, les indiens ne sont pas réduits à des silhouettes hurlantes et anecdotiques, mais ils font l’objet d’une approche crédible et étudiée. Leur intervention étant d’ailleurs déterminante dans l’intrigue.
Lors d’un passage marquant, Hart emmène les deux suspects de la mort de son frère en plein désert pour y faire avouer le coupable.
C’est l’une des plus fortes séquences jamais tournées par l’acteur.
En la voyant, on ne peut qu’évoquer la célébrissime séquence finale de Greed d’Erich Von Stroheim qui ne sera tournée que cinq ans plus tard …
Le sulfureux cinéaste autrichien était-il un admirateur de «Two guns Bill » ?


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Dernier film interprété par Hart sorti en 1919, John Petticoats (L'enfer des villes), peut être qualifié de tragi-comédie.
Dans le rôle-titre, il interprète un rude bûcheron venu à la Nouvelle-Orléans prendre possession d’ un héritage aussi incongru qu’inattendu : une boutique de modiste.
Ses manières frustes l’empêchent, dans un premier temps, de gagner l’amour d’une jeune et jolie citadine. Celle-ci lui préfère un jeune homme aussi charmeur qu’hypocrite.
La légèreté du propos n’est qu’apparente, puisque escroquerie , suicide et injustice se succèderont avant de voir l’honnêteté de l’homme des bois triompher.
Encore un rôle de rat des champs transporté en ville. Cela va comme un gant à Hart qui en fait désormais une routine.
Il est naïf et émouvant ce qu’il faut, comiquement maladroit par moments , mais toujours fiable.
Mr Deeds, lui non plus ,n’a rien inventé.

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Pour la petite histoire, Hart épousera en 1921 la vedette féminine de ce film : Winifred Westower.
Un mariage fort bref, dont naitra un fils.

En cette fin 1919, W.S. Hart a donc finalisé la constitution de sa propre compagnie.
Ses films sont toujours distribués par Paramount Artcraft, société qui lui garantit le financement de neuf longs métrages pour les deux prochaines années.
Il reste entouré de deux de ses collaborateurs les plus talentueux : Lambert Hillyer (réalisateur) et Joe August ( chef opérateur ).
Cette base lui permettra-t-elle de produire un chef d’œuvre du western dès 1920 ?
Oui.

Les William S. Hart Studios, en 1917 :
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Sorties des films de William S. Hart en 1919 :

Breed of Men (Le shérif Carmody) ( février ) Réalisation W.S. Hart
The Poppy Girl’s Husband ( mars ) Réalisation W.S. Hart
The Money Corral (Le gardien de nuit) (avril ) Réalisation W.S.Hart
Square Deal Sanderson (Le frère inconnu) ( juin) Réalisation W.S.Hart + Lambert Hillyer
Wagon Tracks (La caravane) ( juillet ) Réalisation Lambert Hillyer
John Petticoats (L'enfer des villes) ( novembre ) Réalisation Lambert Hillyer



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Princesse Mona Darkfeather (1883 – 1977)

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Mona Darkfeather est née Josephine M. Workman, en Californie,
de père anglo-indien Pueblo et de mère mi-écossaise, mi-chilienne.

En 1909, elle répond à une annonce passée par Thomas Ince pour
la Bison, recherchant une actrice de type indien, capable de faire
des cascades et de monter à cheval. Sans préciser qu'elle n'avait pas
une grande expérience, mais, très vite elle apprit et devint une
bonne cavalière.

Elle adopte alors son nom de scène Mona Darkfeather, qui deviendra
célèbre, montant à cru sur « Comanche » son cheval pinto,

En 1911, elle joue Owanee, son premier grand rôle vedette, dans
Owanee's Great Love. On peut citer aussi, parmi la centaine des
films tournés, A White Indian (1912) et A Blackfoot's Conspiracy (1912)

Elle a joué des rôles d'indienne dans de nombreux westerns, de
femmes espagnoles dans des drames historiques. Entre 1911 et 1917,
elle apparait dans 102 films.

Elle était une grande star du western muet. Son rôle le plus célèbre
est Prairie Flower dans The Vanishing Tribe (1914).

Elle a travaillé pour Universal, la Bison, la Kalem, la Selig, la Nestor...
et a été souvent dirigée par Frank E. Montgomery, devenu entretemps
son mari.

The Massacre of the Fourth Cavalry (1912) est un immense succès.
Trois autres titres de 1913, méritent qu'on les cite : Justice of the Wild,
A Forest Romance, For the Peace of Bear Valley


En 1917, interprète son dernier film, The Hidden Danger, qui était
un western et arrête sa carrière d'actrice de cinéma.

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Douglas brigand par amour (The knickerbocker boockaroo)
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« Teddy Drake (Douglas Fairbanks) est un clubman paresseux qui se rend compte qu’il est incroyablement égoïste.
Il veut voir de quoi il est vraiment fait, alors il décide d’aller vers l’Ouest. Dans le train, il échange ses vêtements
avec Lopez (Albert McQuarrie), qui prétend aller voir sa mère malade. C’est peut-être vrai, mais il est aussi poursuivi
par un shérif véreux (Frank Campeau). Teddy parvient à échapper au shérif et ses sbires avec l’adresse athlétique bien
connue de Fairbanks. En chemin, il rencontre Rita (Marjorie Daw), qui est détenue en captivité avec son frère (William Wellman)
parce qu’ils ont caché leur fortune et refusent de dire au shérif où elle se trouve. Teddy, bien sûr, prouve sa générosité
en passant par pas mal d’obstacles pour vaincre le shérif et, bien entendu, gagne le cœur de la jeune fille.
C’était le dernier film de Fairbanks pour la Paramount. Il vient de fonder United Artists avec Mary Pickford, Charlie Chaplin et D.W. Griffith. C’était une production finale assez faible, mais pas aussi mauvaise que son film précédent, Arizona. Fairbanks devait faire quelques films avant son personnage de Cape et d’épée, qui révèle dans les années 1920 Mark of Zorro. »
ALLMOVIE.

Première apparition de William Wellman dans un western.
Film considéré perdu

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Fiche technique :
Réalisateur : Albert Parker
Scénario : Elton Banks , Joseph Henabery, Frank Condon, Ted Reed
Image : Hugh C. McClung et Glen MacWilliams
Production : Douglas Fairbanks Pictures Corporation
Durée : 60 minutes - 1 585 m (6 bobines)
Lieu de tournage : Los Angeles, Californie

Douglas Fairbanks, le réalisateur Albert Parker et John Fairbanks, en 1918 :
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Distribution : Douglas Fairbanks (Teddy Drake), Marjorie Daw (Mercedes), William Wellman (Henry), Frank Campeau (sheriff), Edythe Chapman (Mrs. Drake), Albert McQuarrie (Manuel Lopez), Ted Reed, James Mason, Ernest Butterworth

Douglas Fairbanks et Marjorie Daw :
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William Wellman (?), Douglas Fairbanks et Marjorie Daw :
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Cette année John Ford tourne 15 films parmi lesquels on peut en retenir trois :

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The Fighting Brothers
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Photo : Wikipédia


Premier western de John Ford sans Harry Carey.
"Harry est revenu sur la côte Est au cours de l'un des voyages qu'il faisait aux frais de la princesse. J'en ai
profité pour prendre Hoot Gibson et, avec quelques cow-boys, on a fait un film de deux bobines. Comme
on n'avait que deux jours pour le faire, ils ne sont jamais descendus de cheval. Tout se passe à cheval. Le
directeur du studio a adoré."
John Ford.
Film considéré perdu

Fiche technique :
Réalisateur : Jack Ford
Scénario : George Hively, d’après une histoire de George C. Hull
Image : John W. Brown
Production : The Universal Film Manufacturing Company
Durée : 20 minutes – 600 mètres (2 bobines)


Distribution : Pete Morrison (Shérif Pete Larkin], Hoot Gibson (Lonnie Larkin), Yvette Mitchell (Conchita),
Jake Woods (Ben Crawly), Duke R. Lee (Slim)

Pete Morrison et Yvette Mitchell :
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Le proscrit (The Outcasts of Poker Flat)
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"En lisant The Outcasts of Poker Flat de Bret Harte, Harry Lanyon s'aperçoit que la nouvelle comporte de
profondes similitudes avec sa propre vie. En effet, s'il aime Ruth Watson, il la croit amoureuse de son fils
adoptif, Billy. Il s'imagine dans la peau de John Oakhurst, le personnage principal du récit, qui, pour les
mêmes raisons, se sacrifie et se tue..." Wikipédia.
Première adaptation de la nouvelle de Bret Harte et il y en aura encore 2 autres, en 1937 et 1950.
Voir les remakes : viewtopic.php?f=1&t=2252&start=150#p225963
Premier et unique crédit comme acteur de Frank Capra.
Film considéré perdu.

Cullen Landis et Gloria Hope dans une scène du film :
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Fiche technique :
Réalisateur : Jack Ford
Scénario : H. Tipton Steck, d’après la nouvelle “The Outcasts of Poker Flat” in “The Luck of Roaring Camp” de Bret Harte.
Image : John W. Brown
Production : The Universal Film Manufacturing Company
Durée : 60 minutes - 1 720,6 m (6 bobines)
Lieu de tournage : Truckee, Californie

Distribution : Harry Carey (Square Shootin’ Lanyon/John Oakhurst), Gloria Hope (Ruth Watson), Cullen Landis
(Billy Lanyon/Tommy Oakhurst), Joseph Harris (Ned Stratton), J. Farrell MacDonald, Frank Capra



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Les Hommes marqués (Marked Men)
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Voici l'un des films préférés de John Ford :

Peter Bogdanovitch : Je crois qu'au début, le film s’appelait "Three Godfathers" et que les studios ont préféré
l'appeler "Les hommes marqués" pour la sortie. C'est vrai ?

John Ford : Oui, c'est bien ce qu'ils ont fait, les crétins. Je me souviens particulièrement bien de ce film.
C'est l'un de mes préférés en quelque sorte.

Peter Bogdanovitch : De vos premiers films ?
John Ford : Je pense. J'aimais l'histoire, et c'est pourquoi j'ai demandé qu'on la tourne à nouveau des années plus
tard (en 1948). A l'origine, quand ils l'ont achetée, le chef du studio a embauché un type pour écrire le scénario,
un gars très bien habillé, en veste blanche, qui avait plein d'idées et s'est mis à travailler un certain vendredi.
Le type qui dirigeait le studio, pas l'administratif, mais celui qui avait la responsabilité de faire les films, nous
a dit : "Vous allez commencer a tourner lundi." Je lui ai répondu : "Mais on n'a pas le scénario, le rédacteur vient
à peine de commencer." Il s'est énervé : "On s'en balance du scénario. Pour l'instant, vous êtes payés à rien foutre,
alors de lundi, vous commencez !" On a tous fait nos bagages et cap sur le désert. On avait une copie de l'histoire.
La seule. On y tenait donc comme à la prunelle de nos yeux. Le film s'est fait au fur et à mesure, et je crois qu'on
a dû y travailler trois semaines et demie..."
John Ford de Peter Bogdanovitch.

Deuxième adaptation sur les cinq versions de la nouvelle de Peter Bernard Kyne.
Voir remakes : viewtopic.php?f=1&t=2252&start=120#p224536
Film considéré perdu

Les trois parrains : J. Farrell MacDonald, Harry Carey et Joe Harris :
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Fiche technique :
Réalisateur : Jack Ford
Scénario : H. Tipton Steck, d’après The Three Godfathers de Peter Bernard Kyne
Image : John W. Brown
Production : The Universal Film Manufacturing Company
Durée : 50 minutes – 1500 mètres (5bobines)
Lieu de tournage :

Distribution : Harry Carey [Cheyenne Harry], J. Farrell MacDonald [Tom ‘Placer’ McGraw], Joe Harris [Tom Gibbons], Ted Brooks [Tony Garcia], Winifred Westover [Ruby Merril], Charles Lemoyne [Sheriff Cushing], Tom Gribbon, [?] David Kirby [‘Bruiser’ Kelly]?

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Henry King (1892 - 1982)


Image Henry King en 1915

Henry King à ses débuts, avant de venir au cinéma était un acteur
de théâtre itinérant. A partir de 1913, il tourne ses premiers films
comme acteur et en 1916, débute le métier de réalisateur.
Ses premiers films furent essentiellement des westerns exaltant
l'esprit pionnier de l'ouest. En 1926, King tourne La conquête de
Barbara Worth
et donne un des premiers grands rôles à Gary Cooper.
Mais on le connaitra mieux pour ses productions plus importantes
dans d'autres genres, démontrant toujours sa vision de la communité
américaine, sujet qui lui tenait à coeur.

Aujourd'hui, nous le connaissons surtout pour deux westerns sonores :
Le brigand bien aimé (1939) et Les bravados (1958).

Vilma Banky et Gary Cooper dans La conquête de Barbara Worth :

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Photo IMDB

Frank Lloyd, Henry King, John Ford and Frank Borzage, au début des années 1930 :
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Trois westerns d'Henry King période Pathé Frères :

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When a Man Rides Alone
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Olga Grey, William Russell et Lule Warrenton :
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« Une expédition d’or est convoitée par des bandits mexicains. William Sykes, un patrouilleur du Texas
surnommé « capitaine feu de joie », mène un groupe d’hommes au ranch mexicain où « Le Vautour » et sa
bande de voleurs se sont cachés. Le ranch appartient à un mexicain appelé Moreno qui vit seul avec sa belle
jeune fille, Guadalupe. Les voleurs ont convaincu Moreno et Guadalupe que les américains sont des maraudeurs
qui travaillent pour la chute du Mexique. Moreno et sa fille acceptent alors d’attaquer les patrouilleurs du
Texas pour permettre à la bande du Vautour de s’échapper. Guadalupe essaie de tuer Sykes, mais une fois qu’elle
le voit, elle en tombe amoureuse . Elle annonce la mort de Sykes et fait semblant de l’enterrer avec l’aide
de sa vieille bonne. Cela permet à Sykes de s’échapper en tirant sur tous ceux qui bloquent son chemin.
Il promet à Guadalupe qu’il reviendra la prendre pour femme avant de partir à la guerre avec les forces
alliées. »
Filmographie Pathé.

Film considéré perdu

William Russell et Olga Grey :
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Fiche technique :
Réalisateur : Henry King
Scénario : Stephen Fox (Jules Furthman)
Production : Pathé frères
Durée : 50 minutes – 1500 mètres (5 bobines)

Distribution : William Russell (William Sykes), Carl Stockdale ("The Vulture"), Lule Warrenton (Guadalupe Moreno),
Olga Grey (Beatriz de Taos), J. Gordon Russell (Rodolpho), Louis Cota (Juan), Demetrius Mitsoras (Fernando)



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Where the West Begins
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William Russell avec Eileen Percy
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« Le millionnaire new yorkais Luther Caldwell encourage Cliff Redfern, le surveillant de son ranch à Montana,
à ramener son fils déprimé, Ned, à l’Ouest pour chasser son ennui. La fille de Caldwell, Prudence, trouve
Redfern grossier et aide son frère à l’éviter. Néanmoins, Redfern suit Ned jusqu’à un restaurant chic, l’attrape
au lasso et le traine à la gare. Prudence et son père les suivent. Tandis que Redfern lit un livre sur l’étiquette
pour devenir plus raffiné, Ned écoute le récit de ses aventures et commence à s’égayer. Redfern envoie un
télégramme à McCann, qui s’occupe du ranch en son absence, et lui demande de mettre en scène un faux vol
de bétail pour amuser Ned quand il arrive. McCann saisi l’occasion pour voler le troupeau et mettre le blâme
sur Redfern. Lorsque Prudence dénonce Redfern, il la met de force sur son cheval et s’en va à la poursuite des
voleurs. Lorsque McCann est finalement attrapé, il confesse la vérité. Prudence se prépare à repartir à New York,
mais Redfern l’attrape au lasso lorsqu’elle est sur le quai de la gare et l’empêche de partir. Redfern et Prudence
se marient. »
Filmographie Pathé.

Film considéré perdu

Fiche technique :
Réalisateur : Henry King
Scénario : Stephen Fox (pseudonyme de Jules Furthman)
Production : Pathé frères
Durée : 50 minutes – 1458,5 mètres (5 bobines)

Le scénariste Jules Furthman avec William Russell :
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Distribution : William Russell (Cliff Redfern), Eileen Percy (Prudence Caldwell), Cullen Landis (Ned Caldwell),
Frederick Vroom (Luther Caldwell), Carl Stockdale (Gunner McCann), Alfred Ferguson (Blackthorn Kennedy)


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Six Feet Four
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Vola Vale et William Russell :
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« Buck Thornton, également connu comme « Six Feet Four » arrive à l’hôtel Drytown peu après qu'il
a été cambriolé par un homme lui ressemblant physiquement. Buck est chargé de protéger Winifred Waverly,
une jeune femme qui vient d’arriver de l’Est, avec de l’argent pour son oncle, Henry Pollard.
Pendant que Buck nourrit leurs chevaux, Winifred est attaqué par un homme masqué qui s'enfuit avec son
argent. Une fois de plus, les suspicions tombent sur Buck. Sur les lieux du vol, Buck trouve un éperon au nom
de Ben Broderick. Broderick, Pollard et le shérif Cole sont en fait les vrais voleurs. Lorsque le maréchal
Two-Handed Billy Comstock apprend qu'ils vont attaquer la diligence, il demande l’aide de Buck pour
déjouer leur plan et les arrêter. Pendant la bagarre qui s'ensuit , Buck tue Broderick, et il trouve avec
Winifred le bonheur dans une ville redevenue calme. »
Filmographie Pathé.

Fiche technique :
Réalisateur : Henry King
Scénario : Stephen Fox (Jules Furthman) d’après le roman de Jackson Gregory (New York, 1918)
Image :
Musique :
Production : Pathé frères
Durée : 70 minutes – 1800 mètres (6 bobines)

Distribution : William Russell (Buck Thornton), Vola Vale (Winifred Waverly), Charles K. French (Henry Pollard),
Harvey Clark (“Two-Handed” Billy Comstock), Clarence Burton (Cole Dalton), Al Ernest Garcia (Ben Broderick),
Jack Collins (Ed Bedloe), Jack Bramall (Kid Bedloe)
Modifié en dernier par Hombre le 11 janv. 2018 23:36, modifié 4 fois.

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 05 janv. 2018 18:06

Année 1919 (suite)



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Le Calvaire d'une mère (Scarlet Days)
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Dernier Western de Griffith.
"Dans l'ouest américain, une femme aux mœurs douteuses prénommée Rosie, travaille dans un saloon
et est faussement accusée du meurtre d'une de ses collègues. Comme sa fille Lady Fair, qui ignore tout
de sa situation sociale vient lui rendre visite, la justice lui accorde le droit de rester avec elle pendant
trois jours à l'écart de la ville dans une cabane. Cependant le patron du saloon, King Bagley, très
intéressé par Lady Fair agresse les deux femmes.
Elles se barricadent dans la cabane et alors qu'elles sont assaillies par les hommes de main de King Bagley,
elles sont secourues par le gangster Alvarez en quête de rédemption et ses hommes. Un autre homme,
Randolph, aime également la fille et prend aussi part au combat. Dans les échanges Alvarez est tué, mais
les femmes et Randolph sont sains et saufs."
Wikipédia.

Richard Barthelmess :
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Fiche technique :
Réalisateur : D.W. Griffith
Scénario : Stanner E.V. Taylor
Image : G.W. Bitzer (B&W)
Production : D.W. Griffith Productions
Durée : 77 minutes - 2108 mètres (7bobines)
Lieu de tournage : Tuolumne, Californie

Distribution : Richard Barthelmess (Don Maria Alvarez), Eugenie Besserer (Rosie Nell), Carol Dempster
(Lady Fair), Clarine Seymour (Chiquita), Ralph Graves (Randolph), George Fawcett (le shérif), Walter Long,
Kate Bruce (la tante), Rhea Haines

Carol Dempster et Richard Barthelmess :
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2 films européens :


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Haceldama ou le Prix du sang
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« Landry Smith vit avec sa pupille, l'orpheline Minnie Pestrat, dans un château corrézien, avec un domestique
et une femme de chambre, Kate Lockwood. Celle-ci projette de tuer Smith pour s'emparer de sa fortune.
Pour l'aider, elle appelle Bill Stanley, dit Le Loup, un malfrat mexicain qui arrive d'Amérique. Au village,
Stanley rencontre Jean Didier, qui vient venger son père, semble-t-il poussé à la ruine et au suicide, vingt-cinq
ans plus tôt, par Landry Smith. Sur la route, Didier vient en aide à celui qu'il ignore être Landry Smith, pris à
parti par un paysan. Stanley et Didier sont logés dans l'unique auberge du village, tenue par un ancien forçat,
peuplée de louches individus... »
Fondation Jérôme Seydoux.

Ce western corrézien, première réalisation de Julien Duvivier, a été restauré et présenté à la Cinémathèque
Française, en janvier 2015.

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Fiche technique :
Pays : France
Réalisateur : Julien Duvivier
Scénario : Julien Duvivier
Image : Gaston Haon et Julien Duvivier
Production : Burdigala Film - Les Films Julien Duvivier
Durée : 75 minutes - 1.550m
Lieu de tournage : Corrèze

Julien Duvivier :
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Distribution : Suzy Lilé (Minnie Pestrat), Camille Bert (Bill Stanley, dit : Le Loup), Séverin-Mars (Landry Smith),
Jean Lorette (Jean Didier), Pierre Laurel (Pierre Didier), Yvonne Brionne (Kate Lockwood), Angèle Decori


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Bull Arizona
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»Près de la frontière mexico-américaine. Bull Arizona, qui a eu une expérience peu recommandable
en tant qu'orphelin, est un bandit qui attaque principalement les banques. En fait, un bon gars, il tombe
amoureux de Mary, qui voyage avec un Siedlertreck. On lui promet d'être le pasteur Richardson, qui est
gravement malade. Le trek est trompé par Black Cat, un escroc. Mary se perd dans le désert, à la recherche
d'eau pour le pasteur. Arizona Bull sauve sa vie et défend le trek contre les attaques des Indiens. Pour cela
il a été assuré qu'à partir de maintenant Marie voyagera avec lui à travers l'Ouest.“
Wikipédia

Premier film du futur réalisateur de Berlin-Alexanderplatz.

Fiche technique :
Pays : Allemagne
Réalisateur : Phil Jutzi
Scénario : Hermann Basler
Image : Billy Salzmann
Production : Château Art Film (Hermann Basler)
Durée : 93 minutes (6 bobines)
Lieu de tournage :

Distribution : Hermann Basler ( Bull Arizona), Sepha Bernay (Mary), Sonya Bernini (Dolores), Robert Moser (Chat Noir), Mary Basler (Mme Ferry), Horst Krahé (Pasteur Richardson)


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Beatriz Michelena (1890 – 1942)

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La vénézuélienne, Beatriz Michelena, était une chanteuse lyrique, fille d'un père
ténor et d'une mère soprano et pianiste. A l'âge de 11 ans, elle est déjà sur scène
interprétant des rôles d'enfant chantant dans les chœurs de la compagnie
Princess Chic Opera. Dès sa vingtième année, Beatriz est célébrée et
applaudie pour ses rôles à l'opéra.
En 1914, elle se tourne vers le cinéma et immédiatement, dès le premier film,
Salomy Jane, c'est un triomphe.

Fort de ce succès, son mari George E. Middleton pensant que la beauté
latine de sa femme, pourrait rivaliser avec celle de la star du muet Mary Pickford,
fonde une société de production avec Beatriz, Beatriz Michelena Features.
Leur premier film fut un western : Just Squaw, mais il n’obtint pas le
succès escompté.

Les critiques admiraient son aisance dans la manipulation du lasso, ils aimaient aussi
« sa beauté naturelle, sa capacité d'action et sa polyvalence. Elle aurait également
réalisé ses propres cascades dans plusieurs westerns ».


En 1920, elle tourne son dernier film, le western The Flame of Hellgate, puis se retire
définitivement du cinéma pour reprendre sa carrière de chanteuse lyrique.

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Just Squaw
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Beatriz Michelena et Albert Morrison in Moving Picture World du 3 mai 1919 :
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« Ce western à l'ancienne avec Beatriz Michelena reflète les préjugés raciaux de son époque. Après la naissance
d'un fils, un homme blanc quitte son amoureuse amérindienne pour une femme blanche. Dans un acte de vengeance,
l’indienne enlève le bébé fruit de la nouvelle relation de son ex-amant. La petite fille, nommée Fawn, est remise
à un missionnaire pour être élevée. Métis, (Albert Morrison) le demi-frère de Fawn grandit près de la mission,
et est contraint de se cacher lorsqu'il tue l' homme de main du méchant Snake Le Gal (Andrew Robson) lors d'une partie
de cartes. Un étranger (William Pike) arrive en ville et tombe amoureux de Fawn (Michelena), mais la romance est
mise en péril quand il entend qu'elle est métisse. L'étranger est venu à cet endroit pour venger la mort de son père,
le shérif Hollister tué lors d'un vol de la diligence par Le Gal. Celui-ci kidnappe Fawn dans sa cabane et tente de rejeter
la faute sur son demi-frère. Le Gal meurt, mais avant il innocente Fawn. Cela supprime la barrière raciale, et elle
peut s'unir avec le bel étranger. »

Janiss Garza. .ALL MOVIE

Film considéré perdu.

Beatriz Michelena
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Fiche technique :
Réalisateur : George E. Middleton
Scénario : Earle Snell, d’après une histoire de Earle Snell.
Production : Beatriz Michelena Features production
Durée : 50 minutes – 1500 mètres (5 bobines)
Lieu de tournage : Beatrice Michelena's studio, San Rafael, California

Distribution : Beatriz Michelena [Fawn], William Pike [the stranger], Andrew Robson [Snake Le Gal],
Albert Morrison [the half-breed], D. Mitsoras (D.J. Mitsoras) [Romney], Jeff Williams, Katherine Angus



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Border River
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Fiche technique :
Réalisateur : Edgar Jones
Scénario :
Image : Jack Young
Production : Edgar Jones
Durée : 22 minutes – 600 métres (2 bobines)

Evelyn Brent
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Le réalisateur et acteur Edgar Jones et Ben Hendricks Jr. :
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Distribution : Evelyn Brent (Marie Dubuque), Ben Hendricks Jr. (Buck Dubuque), Edgar Jones (Lieutenant Dave Blunt)



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The Devil’s Trail
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Film considéré perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : Stuart Paton
Scénario : D’aprés une histoire de Frank S. Beresford.
Image : William Thornley
Production : World Film Corporation
Durée : (5 bobines)

Le réalisateur Stuart Paton :
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Distribution : Betty Compson [(Julie Delisle), George Larkin (Sergeant MacNair), William Quinn
(‘Dutch’ Vogel), Fred M. Malatesta (Dubec), Claire du Brey (Dubec’s wife), H.C. Carpenter, J.J. France,
Howard Crampton, Robert Magowan

Betty Compson :
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George Larkin, Fred Malatesta et Claire du Brey :
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A suivre...
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