Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 21 janv. 2018 18:25

Année 1920



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Le Signe de Zorro (The Mark of Zorro)
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Douglas Fairbanks et Marguerite De La Motte :
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Don Diego de la Vega est un riche héritier blasé qui trimbale sa nonchalance au grand désespoir de son père
qui voudrait le voir marié. Il l'invite donc à rendre visite à Lolita la fille des Pulido, famille poussée à
la ruine par le capitaine Romero qui harcèle Lolita. Celle-ci, enthousiaste tout d’abord à l'idée de la venue de Don Diego,
déchante rapidement et va le mépriser en tant qu’homme. Mais ce que tous ignorent, c'est que Don Diego est " Zorro,"
le chevalier masqué défenseur des pauvres et des opprimés, dont le mot d’ordre est « Justice pour tous »…

Film fondateur du mythe de Zorro. Douglas Fairbanks est à l’origine du projet, il écrit le scénario et son apport
sur plusieurs aspects du film lui doit à n’en pas douter, son grand succès, notamment son jeu d’acteur mettant
l’accent sur la dualité des personnages. L'indolence de Don Diego contrastant avec le dynamisme de Zorro.
L’un provoquant le rejet et l’autre l’adhésion immédiate.

Voir le film sur le site Internet Archive : https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q= ... GAo4V0XCxU
Ainsi que sur ce site même : viewtopic.php?f=10&t=6097#p52797

Douglas Fairbanks :
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Fiche technique :
Réalisateur : Fred Niblo
Scénario : Elton Thomas d'après le roman The Curse of Capistrano de Johnston McCulley
Image : William McGann, Harry Thorpe
Production : Douglas Fairbanks Pictures
Durée : 107 minutes
Lieu de tournage : Raleigh Studios, Californie

Le réalisateur Fred Niblo et le caméraman William McGann :
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Distribution : Douglas Fairbanks (Don Diego de la Vega / Zorro), Noah Beery (le sergent Pedro), Charles Hill Mailes
(Don Carlos Pulido), Claire McDowell (Donna Catalina), Marguerite De La Motte (Lolita), Robert McKim (le capitaine
Juan Ramon), George Periolat (le gouverneur Alvarado), Walt Whitman (Fra Felipe), Sidney De Grey
(Don Pulido Alejandro), Charles Stevens (un ouvrier), Tote Du Crow (Bernardo), Noah Beery Jr., Charles Belcher,
Albert McQuarrie, John Winn

Douglas Fairbanks, Marguerite De La Motte, Noah Beery et Robert McKim :
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Pour le cœur de Jenny (An Eastern Westerner)
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Manhattan. Encore un fils à papa qui exaspère ses parents et son entourage . Pour lui apprendre
la vraie vie, son père l’envoie dans l’ouest…

Voir le commentaire de Pak : viewtopic.php?f=7&t=16278&p=224362&hilit=r%C3%A9compens%C3%A9s#p226655

Film à voir sur le site Internet Archive : https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q= ... 78PwwBSWSH


Les frasques de Harold dans Manhattan :
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Puis dans l'Ouest :
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Fiche technique :
Réalisateur : Hal Roach
Scénario : Frank Terry et H.M. Walker
Image : Walter Lundin
Production : Rolin Films
Durée : 23 minutes
Lieu de tournage : Hal Roach Studios - California,

Hal Roach
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Distribution : Harold Lloyd (le jeune homme), Mildred Davis (la jeune femme), Noah Young (Tompkins), Sammy Brooks, Belle Mitchell (femme au saloon), Charles Stevenson (joueur de cartes), Ben Corbett

Mildred Davis et Harold Lloyd :
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Buck Jones (1891 – 1942)

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Buck Jones bien que né dans l’Indiana, a été élevé au sein d’un ranch de Red Rock,
en territoire indien appelé aujourd’hui Oklahoma. Il y apprend le métier de cowboy,
devient un excellent cavalier et un bon tireur : acquis qui lui serviront dans ses futurs
westerns. Par la suite, il fera partie de la troupe du Miller Brothers Wild West Show,
on le verra aussi dans le Ringling Brothers Circus et lors d’une tournée en Californie,
il entrera comme figurant chez Universal puis comme doublure de William S. Hart,
Tom Mix et William Farnum, et deviendra une célèbre star cowboy à leurs côtés.
C’était un passionné de bolides , pilote d'essai de voitures de courses ainsi que
pilote d’avion.

1920, est une bonne année pour Buck Jones, elle marquera sa naissance en tant
que star ; il tournera 8 films , tenant le rôle de vedette dans sept d'entre eux.
The Last Straw est le premier long métrage où il obtient le rôle principal. Il tournera,
également un film avec John Ford : Pour son gosse.
1920, est aussi le début de sa très grande popularité. Le club de ses fans "Buck Jones Rangers",
regroupe 4 millions d’adhérents, ce qui était l'un des plus importants des EU. Il était
si célèbre que dans l'espace de quelques mois, il reçut 50.000 demandes de photos dédicacées.

Il sera crédité dans 168 films comme acteur et il en produira 23.
Il mourra en 1942 dans le célèbre incendie de l’hôtel Cocoanut Grove à Boston.

Voir sur ce forum : viewtopic.php?f=30&t=8788#p80723

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The Last Straw
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« Après avoir hérité du HC Ranch, la jeune Eastern, Jane Hunter, s'aventure dans l'Ouest pour prendre possession
de son héritage. Peu de temps après son arrivée, elle désigne un cow-boy nommé Hepburn comme contremaître.
L’employé du ranch Tom Beck soupçonne Hepburn d'être lié à la bande de voleurs qui s'en prennent au ranch,
mais ne dit rien. Une liaison s'établit entre Tom et sa patronne, et lorsque Dick Hilton, l'ancien prétendant de Jane,
la suit dans l'Ouest et lui fait des avances malvenues, Tom intervient et lui ordonne de quitter la maison.
Après la démission de Hepburn comme contremaître, Tom reprend le travail, se querelle avec Jane, et part traquer
les voleurs. Capturé par les hors-la-loi, Tom est laissé pour mort dans un canyon isolé. Alors que Tom se démène
pour se libérer, le gang est appréhendé et traduit en justice. Au moment même, ou Jane les accuse ,Tom apparaît
dans la salle d'audience. Ravie, elle se précipite vers lui, et dans le chaos qui s'ensuit, le gang s'échappe.
Suit une fusillade, Tom en sort indemne , et gagne le cœur de Jane. »
AFI
American Film Institute.

Premier long métrage de Buck Jones et le premier film où est la vedette.
Film considéré perdu.

Buck Jones et Vivian Rich :
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Fiche technique :
Réalisateur : Denison Clift
Scénario : Denison Clift, d’après une histoire Harold Titus
Image : Vernon L. Walker
Production : Fox Film Corporation
Durée : 50 minutes – 1500 mètres (5 bobines)

Distribution : Buck Jones (Tom Beck), Vivian Rich (Jane Hunter), Jane Tallent (Bobby Cole), Colin Kenny
(Dick Hilton), Charles Le Moyne (Hepburn], Bob Chandler (Alf Cole), William Gillis (‘Two Bits’), H.W. Padgett
(Sam McKee), Hank Bell (Pat Webb, Zeib Morris (Riley, Lon Poff (Reverend Beal)



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Forbidden Trails
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« Larry Harlan supplie son partenaire Quinton "Squint" Taylor de localiser et de protéger sa fille Marion. Squint
parcourt le Kansas City, à la recherche de Marion, mais, sans succès . Lorsque Squint contrecarre
une tentative de vol durant le voyage, il rencontre Marion et gagne son respect. En arrivant à la maison, Squint
apprend qu'il a été élu shérif, mais son élection est invalidée par l’action de William Carrington. Celui-ci cherche
à séduire Marion, qui s'enfuit avec Squint pour se protéger. Désirant se venger, Carrington accuse Squint de
la mort de son partenaire et soudoie un Mexicain pour témoigner contre lui. Carrington tente alors d'enlever
Marion, mais Squint la sauve et tue son rival. Après que le Mexicain avoue s’être parjuré, Squint tient sa
promesse et épouse Marion. »
AFI American Film Institute.
Film considéré perdu.


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Fiche technique :
Réalisateur : Scott Dunlap
Scénario : Scott Dunlap, d’après l’histoire “Forbidden Trails” de Charles Alden Seltzer
Image : Vernon L. Walker
Production : Fox Film Corporation
Durée : 50 minutes – 1500 mètres (5 bobines)

Distribution : Buck Jones (Quinton ‘Squint’ Taylor), Winifred Westover (Marion Harlan), Stanton Heck (William Carrington),
William Elmer (Davis), George Kunkel (Sheriff Danforth), Harry Dunkinson (Henry Parsons), Fred Herzog (Larry Harlan),
Edwin Booth Tilton (Judge Butterfield), Silver le cheval


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Pour son gosse (Just Pals)
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A l’aube du XXe siècle, nous sommes à Norwalk, à la frontière entre le Wyoming et le Nebraska. La vie va bon
train dans cette ville tranquille. Bim (Buck Jones) un sympathique paresseux, prend sous son aile, Bill (George Stone)
un jeune vagabond, jeté sans ménagements d’un train par un vigile des chemins de fer. Bim a par ailleurs un faible
pour Mary Helen Ferguson) l’institutrice. Mais, celle-ci est courtisée par Harvey (William Buckley), un banquier qui
se sert dans la caisse et convainc Helen de lui confier l’argent de l’école. Des bandits avec la complicité de Harvey
attaquent la banque. Bim, s’accuse du vol de l’argent de l’école et avec l’aide de Bill fera tout pour blanchir Mary…

Buck Jones :
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Pour son gosse, est une comédie. L’histoire, il est vrai est assez simple, mais, on peut y voir plusieurs aspects qu’on
verra dans les films de Ford plus tard : Une galerie variée de personnages, évoluant dans un microcosme, des
femmes fortes, un vieux shérif, les « gens respectables » qui ne le sont pas vraiment, et nos deux vagabonds qui
sauvent la maitresse accusée à tort. Ce sont eux les vrais gens respectables par leurs actions.
Buck Jones, longtemps figurant, doublure et covedette de Tom Mix, est au mieux de sa forme et se
donne à fond. Ford dira plus tard à Peter Bogdanovitch « Buck Jones était très bon. C’est dans ce film que les studios
ont découvert à quel point il avait du talent »
. George Stone, avait 13 ans au moment du tournage du film et on ne
peut s’empêcher de penser au film de Chaplin Le Kid, tourné l’année suivante.

C'est le premier film de Ford tourné pour la Fox.
A propos des titres français : Pour IMDb, Pour son gosse; pour Wikipédia, Pour la sauver et pour Peter Bogdanivitc,
Pour le sauver (?).

Regardez le film dans Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pour_la_sauver

Les deux potes, Buck Jones et George Stone
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Fiche technique :
Réalisateur : Jack Ford
Scénario : Paul Schofield, d’après une histoire de E. McDermott
Image : George Schneiderman
Production : Fox Film Corporation
Durée : 50 minutes – 1500 mètres (5 bobines)

John Ford, en 1920 :
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Distribution : Buck Jones (Bim), Helen Ferguson [Mary Bruce), George Stone [Bill), William Buckley [Harvey Cahill),
Edwin B. Tilton (Doctor Warren Stone ) Eunice Murdock Moore [Mrs. Stone), Johnny Cookie (the Norwalk constable),
Duke R. Lee (Shérif), Slim Padgett (hors-la-loi), Pedro Leone (hors-la-loi), Bert Apling], Ida Tenbrook

Buck Jones et Helen Ferguson :
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Le plan final :
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The Daughter of Dawn
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"Ce film inconnu en France, n'avait été montré qu'une poignée de fois, lors de sa sortie à Los Angeles en octobre
1920, suivie de quelques projections à Kansas City, Tulsa et une poignée d'autres villes, avant de tomber dans
l'oubli. Malgré des preuves de son existence, notamment une évocation de la première du film au College Theatre
de Los Angeles dans le Montion Pictures News du 17 octobre 1920, une rumeur depuis persistait de son existence,
mais sans qu'il n'apparaissait dans aucune archive, les copies étant introuvables..."
Pak

La suite de l'article de Pak : viewtopic.php?f=32&t=16482#p230089



A suivre...
Modifié en dernier par Hombre le 22 févr. 2018 18:08, modifié 15 fois.

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar lafayette » 24 janv. 2018 14:41

Hombre tu nous parles d’un produit masqué, La marque de Zorro en pleine période de démarques! En plus une année sans vin!
Mais c’est mieux avec Lloyd qu’on ne voit pas faire banc.

Si je comprends bien Pak aurait vu en 1920 un film muet à Los Angeles!!!
Modifié en dernier par lafayette le 03 mars 2018 23:44, modifié 1 fois.
Pour moi la vie va commencer...

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Sitting Bull » 24 janv. 2018 15:47

Hombre a écrit :
Année 1920



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__________________________________________
Le Signe de Zorro (The Mask of Zorro)
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A suivre...


Ne serait-ce pas plutôt "The MARK of Zorro" :?: (comme indiqué sur les "lobby-card")

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"What is this ? The stuff that dreams are made of." (W.Shakespeare)

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 24 janv. 2018 20:32

:num1

C'est fait !
Merci Sitting Bull :beer1:

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar pak » 24 janv. 2018 21:18

Hombre a écrit :_________________________________________
Pour le cœur de Jenny (An Eastern Westerner)
__________________________________________


Quelques mots sur ce film ici : Liste chronologique des westerns et de leurs récompenses (prix et nominations) (qu'il faudra qu'un jour je me décide à alimenter un peu plus... ).

:sm57:
Quand on joue dans un western, on peut embrasser le cheval mais pas l'actrice.

Gary Cooper


http://www.notrecinema.com/

Le quiz western 2014

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 01 févr. 2018 9:22

Année 1920 (suite)



"Le cinéma des premiers temps avait beau être muet. Il a délié
les langues comme si tous les mots pouvaient ne pas suffire »


Jérôme Prieur in Le spectateur nocturne. Les écrivains au cinéma.

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George Marshall ( 1891 – 1975 )

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Eh oui ! Georges Marshall a commencé à travailler dans la période du cinéma muet
et cela peu le savent et peu le disent.
Marshall se souvient, qu’en 1912, il était venu voir sa mère après son expulsion de
l’université de Chicago, Il exerçait toutes sortes d'emplois : bûcheron, journaliste,
mécanicien...
Drôle de destin que celui de Georges Marshall. Le cinéma n'était pas vraiment une
vocation ni une passion chez lui, c'était surtout l'occasion d'un emploi et comme
il aimait à le dire « de s'amuser ».
Sa curiosité le pousse vers Hollywood, en plein essor de l’industrie cinématographique
et il va y rester 60 ans et réaliser 186 films (400 selon d'autres sources), de tous les
genres existants : westerns, comédies, thrillers, etc... « J’étais caméraman. J’ai coupé,
sur quelques blocs mes propres films avec une paire de ciseaux et les ai collés moi même
avec de la pâte ».

Formé sur le tas, Georges Marshall a d’abord été acteur et cascadeur dans les westerns
chez Universal (sa haute taille lui permettait de faire des acrobaties et de gagner un
dollar chaque fois qu'il tombait de cheval ) .
Puis, il se met à l’écriture des scénarios. En 1916 Marshall dirige son premier film qui
est aussi son premier western, Across the Rio Grande, avec Neal Hart, Olive Carey et
William Steele. Cette même année, il y aussi Love’s Lariat (déjà repertorié dans ce topic).
On compte beaucoup de westerns dans sa période muette.
Il réalise les sérials d’aventures interprétées par Ruth Roland et les westerns avec Tom Mix.
Puis, il devient le spécialiste des comédies de Mack Sennett. Entre 1925 et 1930 George
Marshall est le Monsieur comique du studio.

George Marshall martyrisé par Laurel et Hardy :
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Prairie Trails
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Photo : IMDb


« Tex Benton (Tom Mix) veut épouser Janet McWhorter (Kathleen O'Connor), mais son père (Charles K. French) ne lui donnera
sa bénédiction qu'à une condition, que Tex travaille dans son ranch pour s'occuper des moutons. Tex, qui est un cattleman,
refuse et se fait agresser au saloon, il réussit à s'enfuir mais le bandit Jack Purdy ( Sid Jordan ) le poursuit. Malgré tout,Tex au
passage prend le temps de sauver une femme sur un cheval en fuite. Après avoir caché la femme, il retrouve Janet et tous deux
vont à la recherche d'un pasteur.
Mais on pense que la femme a été kidnappée, et Purdy part à sa recherche pour obtenir la récompense offerte. Alors Tex doit
sauver la femme, encore une fois et Janet, dépitée, rentre chez elle. Tex ramène la femme à son mari, puis il doit s'en
prendre à Purdy qui a maintenant kidnappé Janet. Il la sauve et ils finissent par se marier. C'était une histoire particulièrement
stupide de Mix, avec des cascades extrêmes, comme un dessin animé, par exemple il saute d'une falaise à travers le toit d'une
cabane et continue à laisser quelques badguys l'avoir , tout cela sans prendre un moment de pause. »
Janiss Garza. ALL MOVIE

Film considéré perdu.

Charles K. French, Kathleen O’Connor et Tom Mix :
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Fiche technique :
Réalisateur : George Marshall
Scénario : Frank Howard Clark, James B. Hendryx
Image : Frank B. Good
Production : Fox Film Corporation
Durée : 5 bobines


Distribution : Tom Mix (Tex Benton), Charles K. French (Stephen McWhorter), Kathleen O’Connor
(Janet McWhorter), Robert Walker (Winnthrop Adam Endicott), Gloria Hope (Alice Endicott), Sid Jordan,
Harry Dunkinson, William Elmer

Image
Photo : Wikipédia




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Le Dernier des Mohicans (The Last of the Mohicans)
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Lire l'article de Hart sur ce site : viewtopic.php?t=16440#p229308
Et celui de Pak : viewtopic.php?f=7&t=16278&p=270097#p234492

Fiche technique :
Réalisateurs : Clarence Brown et Maurice Tourneur
Scénario : Robert A. Dillon, d’après le roman The Last of the Mohicans de James Fenimore Cooper.
Image : Philip R. Dubois and Charles van Enger
Musique : Arthur Kay
Production : Maurice Tourneur Productions
Durée : 73 minutes – 1800 mètres (6 bobines)
Lieu de tournage : Big Bear Lake et dans Yosemite Valley.

Les réalisateurs Clarence Brown et Maurice Tourneur :
Image.Image


Distribution : Barbara Bedford (Cora Munro), Albert Roscoe [Uncas]), Wallace Beery (Magua), Lillian Hall
(Alice Munro), Henry Woodward (Major Heyward), James Gordon (Colonel Munro), George Hackathorne
(Captain Randolph), Nelson McDowell (David Gamut), Harry Lorraine (Hawkeye), Theodore Lerch (Chingachgook),
Jack F. MacDonald (Tamenund), Sydney Deane (General Webb]), Joseph Singleton, Boris Karloff (Indian)



Cette année une deuxième adaptation allemande du Dernier des Mohicans :
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Lederstrumpf
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Film allemand sortie en 2 parties :
1. Der Wildtöter und Chingachgook.
2. Der letzte Mohikaner

Image


"1740: Leatherstocking est en route pour rejoindre son ami Chingachgook, dont la fiancée Wah-ta-Wah a été enlevée
par les Iroquois. En chemin, il rencontre Harry Hurry, qui sort avec la fille deTom Hutter , Judith. À sa demande,
Leatherstocking et Harry l'aident à retourner chez les Iroquois, qui entre-temps sont allés soutenir les troupes
françaises, au camp anglais sous le commandement du colonel Munro. Le camp, cependant, est tombé aux mains
des adversaires avant leur arrivée.
Hutter et Harry sont à leur tour capturés par le chef iroquois Rivenoak. Leatherstocking doit maintenant
protéger les deux filles de Hutter. Chingachgook vient à son aide, mais ils ne peuvent empêcher Hetty et son père
de mourir dans le feu de l'action. Chingachgook et Wah-ta-Wah forment un couple; Leatherstocking continue
à travers les bois."
Wikipédia

Herta Heden et Bela Lugosy :
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Fiche technique :
Pays : Allemagne
Réalisateur : Arthur Wellin
Scénario : Robert Heymann
Image : Ernst Plhak
Production : Luna-Film GmbH production
Lieu de tournage :

Distribution : Charles Barley (Harry), Edward Eyseneck (Worley), Herta Heden (Judith), Gotfried Kraus
(Tom Hutter), Bela Lugosy (Chingachgook)




William Wellman (1896 – 1975)

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Après avoir combattu durant la Première Guerre mondiale, il est le premier Nord Américain
à s'enrôler dans la célèbre escadrille Lafayette Flying Corps, stationnée en Alsace-Lorraine.

Douglas Fairbanks est fasciné par les aventures vécues par Wellman et lui trouve une certaine
beauté pour être acteur. Il l'engage dans Douglas brigand par amour (1919) une de ses productions.
Mais, haïssant son image sur l'écran, il passe très vite derrière la caméra exerçant comme
"un garçon de courses, un assistant monteur, un assistant accessoiriste, un accessoiriste, un
assistant réalisateur, second directeur d'unité et finalement. .. réalisateur. "


En 1920 coréalise avec Scott Dunlap, The Twins of Suffering Creek, mais il n'est pas crédité.
Il réalisera encore 5 westerns dans sa période muette : The Man Who Won (1923) avec Dustin Farnum
et dirigera par quatre fois Buck Jones : Big Dan (1923) Not a Drum Was Heard (1924) The Vagabond Trail (1924)
The Circus Cowboy (1924)

Voir la Biographie de Demerval : viewtopic.php?t=19147#p273954

William Wellman, Joel McCrea et James B. Clark durant le tournage de Buffalo Bill, 1944 :
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Twins of Suffering Creek
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Louise Lovely et William Russell :
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Photo : Wikipedia.


"William Russel acteur connu pour ses westerns, joue ici le rôle de Bill Lark propriétaire de saloon à qui il ne reste
que 3 jours à vivre.
Après une bagarre (où il a le dessous), avec le méchant Jim Pemberton, il se dit qu'il ferait aussi bien d'occuper
son temps en prenant soin de la seule famille de la ville de Suffering Creek. La femme s'est enfuie avec Pemberton
abandonnant mari et enfants . Pendant que le père poursuit le couple, Lark s'occupe des jumeaux . Il obtient de
l'épouse qu'elle revienne vers son mari et part à sa recontre en diligence au beau milieu d'une attaque des bandits
orchestrée par Pemberton. Celui-ci est tué par le mari vengeur . Lark échappe à sa condamnation à mort et retourne
à sa petite amie danseuse ."
ALLMOVIE

Film considéré perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : Scott Dunlap, William Wellman
Scénario : Julius G. Furthman d’après le roman Twins of Suffering Creek de Ridgwell Cullum
Image : Clyde De Vinna
Production : Fox Film Corporation
Durée : (5 bobines))


Distribution : William Russell (Bill Lark), Louise Lovely (Little Casino), E.A. Warren (Scipio Jones),
Bill Ryno (Minky Clark), Henry J. Herbert (Jim Pemberton), Joe Ray (Sunny Oak), Florence Deshon (Jess Jones),
Malcolm Cripe (un jumeau), Helen Stone (un jumeau)



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Thunderbolt Jack
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Image
Photo : IMDb.


Serial en 15 épisodes :
"Les parents de Jack sont bernés sur la vente de leurs terres par Bull Flint homme important de la ville
et voisin de la famille Hollidays . Du pétrole à été découvert et Flint acquiert malhonnêtement l'acte de
propriété et débute l'extraction du pétrole. Bess Morgan donne aux Hollidays une maison sur son ranch .
A son retour de l'université Jack sauve Bess des mains de Tom, frère de Bull tous les deux faisant partie
d'un gang . Après plusieurs tentatives Jack réussit à envoyer les deux frères Fint en prison , récupérer
ses terres et filer le parfait amour avec Besse." ALLMOVIE


Marin Sais et Jack Hoxie :
Image
Photo : IMDb.


Fiche technique :
Réalisateur : Francis Ford et Murdock MacQuarrie
Scénario : Hugh Hoffman, Webster Collison, d’après une histoire de Hugh Hoffman et Webster Collison
Image :
Production : Berwilla Film Corporation production
Durée : 9 000 mètres (30 bobines) (15 épisodes)

Francis Ford et Murdock MacQuarrie
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Distribution :
Jack Hoxie, Marin Sais, Chris Frank, Steve Clemente, Alton Hoxie (Al Hoxie), Edith Stayart

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Photo : IMDb.



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Vanishing Trails
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Serial en 15 épisodes. Considéré perdu.
"Produit par le pionnier de l'écran William N. Selig, et réalisé par Léon De La Mothe, ce feuilleton western de
15 chapitres met en vedette Franklyn Farnum, (Silent Joe) un cowboy malin qui veut élucider le meurtre de
William Stilman (joué par L M Wells) et prouver qu'il en est l'héritier. Il recherche le trésor caché sur ses terres
par son ennemi , un homme sans scrupule Duke R . Lee. La jolie fille de ce dernier Lou est amoureuse de
Silent Jo . Le terrain montagneux avec "ses sentirs de fuite" est idéal pour leurs aventures"
ALLMOVIE

Fiche technique :
Réalisateur : Leon de la Mothe
Scénario : William E. Wing
Production : Canyon Picture Corporation
Lieu de tournage : 9000 mètres (30 bobines) 15 épisodes

Distribution : Franklyn Farnum, Mary Anderson, L.M. Wells, Duke R. Lee, Harry Lonsdale, Vester Pegg,
W.A. Orlamond, Pedro León, Prince le chien

Franklyn Farnum, Mary Anderson :
Image.Image




_____________________________________________


« Chaque jour, je passais l’heure de déjeuner à regarder des films.
Dans ce temps-là, les films étaient projetés dans des magasins vides
dont les vitrines étaient fermées avec des rideaux. Quelques rangées
de chaises étaient alignées pour le public, un drap de toile blanche
servait d’écran, une petite boite était bricolée pour accueillir le
projecteur et le son était fourni par un seul et unique piano. »


Clarence Brown in Portraits de cinéastes. Un siècle de cinéma. Tay Garnett.
Modifié en dernier par Hombre le 05 févr. 2018 23:53, modifié 1 fois.

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 05 févr. 2018 17:18

Année 1920 (suite bis)



« Ils marchèrent vers la ville basse, dans une lumière nacrée, jusqu’au Majestic,
et à la lueur de l’écran trouvèrent leur place, dans une odeur enivrante de tabac
éventé et de sueur rance, de sous-vêtements et de patchouli. Le piano jouait avec
allégresse pendant que de chevaux galopaient, soulevant le grand étendard de la
poussière. Et c’était William S. Hart, visage chevalin et lèvre en avant, crachant
le feu par les deux bouches de ses revolvers, et la plaine se ruant derrière lui comme
le monde entier. »
James Agee

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W.S. Hart et l’année 1920

Par Marc

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Seulement quatre films interprétés par William S. Hart furent distribués en 1920.

Choix délibéré de l’acteur -producteur, cette approche s’explique par une véritable réflexion sur son travail et sa carrière.
Il est désormais décidé à proposer des œuvres aux sujets plus mûris, plus complexes et parfois moins spectaculaires que ceux de ses précédents films.

Maître de son destin à la suite de son nouveau contrat de distribution signé avec Adolph Zukor de Paramount, il prend le temps de sécuriser ses projets et de contrôler totalement ses productions.

Toutefois, en cette première année d’existence de la « William S. Hart Company », il réduit le risque de désarçonner son public en continuant à interpréter des personnages proches de ceux qui l’ont rendu populaire.
Ce risque, il le prendra l’année suivante en incarnant le rôle le plus inattendu de sa carrière dans un drame social marquant.
En 1920, il se contente de proposer trois westerns et un mélodrame criminel. Les résultats seront inégaux.


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Son meilleur ami (Sand)
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Le premier film du nouveau contrat avec Paramount Artcraft est Sand ! , un western peu spectaculaire et languissant réalisé par Lambert Hillyer.
L’action y est sacrifiée au profit de l’étude des personnages et des situations. L’évolution des sentiments et du comportement du héros y est longuement développée.
Sand ! conte l’histoire de Dan Kurrie (Hart) venu dans une petite ville de l’Ouest pour travailler dans les chemins de fer et retrouver Margaret, la jeune fille dont il est amoureux.
Mais les ennuis surviennent rapidement : les trains sont pillés et l’un des propriétaires de la ligne, lui aussi épris de Margaret, le congédie.

Kurrie attrape le tireur d’élite mexicain :
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Kurrie retrouve du travail dans un ranch, mais sa dulcinée, victime d’une méprise, le rejette.
Au final, tout rentrera dans l’ordre car Dan capturera les pillards et démasquera leur chef, qui n’était autre que son rival.
Cette production fut clairement une déception pour le distributeur, Adolph Zukor, qui bloqua pendant six mois la sortie du film pour signifier son mécontentement.
Une rumeur affirme même qu’il obligea Hart à tourner des séquences supplémentaires intégrant chevauchées et fusillades.
A noter cependant que Woodrow Wilson, président des USA et grand admirateur de W.S Hart, affirma que Sand ! était son film préféré parmi tous ceux de l’acteur.

Kurrie retient les voleurs dans la voie d’arrêt jusqu'à l’arrivée des secours :
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Après ce nouveau départ assez laborieux, Hart se devait d’assurer un succès incontestable. Pour cela, rien de mieux que de revenir aux vieilles recettes.


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Son dernier exploit (The Toll Gate)
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The Toll Gate basé sur un sujet écrit par Hart lui-même, photographié par Joe August, et réalisé par Hillyer est l’un des grands westerns des années20.
Avant ce film, Hart avait déjà interprété ou réalisé plus de quarante westerns.
Il avait déjà fait le tour du genre qui l’a rendu célèbre.
Si l’on considère uniquement son travail d’acteur, ce qui limite évidemment son apport, il faut reconnaître que ses meilleurs films distancent ceux de ses rivaux.
Ceux-ci, même devenus plus populaires que leur aîné, n’ont pas interprété des œuvres aussi séminales que Hell’s Hinges ou Wagon Tracks.
Harry Carey a joué dans deux formidables réalisations de Ford Straight Shooting (1917) et The Outcasts of Poker Flats (1919), mais la plupart de ses westerns sont beaucoup moins ambitieux que ceux proposés par le grand Bill.
Quant à Tom Mix , il ne jouera jamais dans un film ayant l’ampleur des meilleurs westerns tournés par Hart . Son film le plus ambitieux Riders of the Purple Sage (1925) fut d’ailleurs un échec sérieux, le public n’appréciant pas un acteur habituellement décontracté dans un rôle de héros taciturne et violent qui aurait d’ailleurs aurait convenu à merveille à W.S. Hart.
Pour ce dernier, The Toll Gate est une sorte d’aboutissement.
Il va ici pousser aussi loin que possible les thèmes qui ont nourri sa mythologie : l’ambiguïté du « good badman », et les notions de sacrifice et de rédemption.
The Toll Gate en atteignant ces limites souligne également les faiblesses inhérentes à beaucoup des œuvres de Hart : un excès de sensiblerie et un penchant accentué pour le mélodrame.
C’est ce dernier aspect qui empêche ce film de se hisser au niveau de l’inaccessible Hell’s Hinges.

Hart et Anna Q. Nilsson :
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Dans The Toll Gate , Hart incarne Black Deering , l’impitoyable leader d’une horde de voleurs.
Contesté par son lieutenant, Jordan, il humilie ce dernier avec brutalité.
Revanchard, Jordan le trahit lors de l’attaque d’un train. Deering est capturé.
Il parvient à s’échapper et haineux, il recherche l’homme qui l’a vendu. Après l’avoir retrouvé, puis affronté sans pouvoir le vaincre , Deering trouve refuge dans une cabane à la frontière du Mexique.
En cet endroit vivent une femme et sa fillette.
Deering sauve l’enfant de la noyade, et par reconnaissance , la femme accepte de le cacher en le faisant passer pour son époux. Ceci afin de le soustraire aux hommes de loi qui le recherchent toujours.
Mais Deering découvre bientôt qu’il vit aux côtés de la femme et de la fille de Jordan, son ennemi juré, lequel a abandonné sa famille.
Après maintes péripéties, Black Deering assouvira sa vengeance et échappera à la justice. Mais, il en paiera le prix en renonçant à refaire sa vie auprès de celles qui étaient devenues sa famille.

Plastiquement, le film est superbe et les images de Joe August sont magnifiques : la bande qui pénètre à cheval dans une caverne à la lueur des flambeaux, les silhouettes des cavaliers reflétées dans les eaux du fleuve , l’affrontement final au bord d’un précipice…

Hart et Jack Richardson :
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Hart est convainquant dans son rôle de personnage d’abord violent et rancunier. Il livre une belle performance quand il exprime le désarroi provoqué par la découverte de l’identité de sa protectrice.
Par contre, la longue séquence finale de la séparation vire un peu au pathos.
Mais cette vision pessimiste de l’homme qui finalement renonce à ce que la vie peut lui apporter en raison d’un passé trouble a quelque chose d’émouvant.
Il y a une certaine grandeur à filmer Hart, le visage fermé retourner vers la solitude.
C’est aussi la révélation d’une faillite : l’homme de l’Ouest est souvent destiné à finir seul.
Johnny Ringo, Ben Brigade ou Shane le confirmeront dans les westerns de l’âge d’or.


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The Craddle of Courage
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Le film suivant, The Craddle of Courage présente la trame d’un film noir avant la lettre.
Mais c’est plutôt un croisement entre le mélodrame criminel popularisé par LonChaney et les films de gangster des années 20 dont l’aboutissement sera Underworldde Joseph vonStenberg.
Hart y joue Kelly qui ,au retour de la première guerre mondiale , retrouve sa ville de San Francisco et son ancien gang de cambrioleurs.
Mais la guerre a changé le héros qui veut rompre avec son passé. Il y parviendra en rejoignant les forces de police et en brisant douloureusement les liens qui l’unissaient à ses proches d’autrefois.
Encore un très beau travail de Joe August à la photographie qui préfigure les grands opérateurs du film noir des années 40 comme John Alton ou Nick Musuraca par un très beau traitement des ombres et du clair-obscur.
A noter ici le personnage très étonnant de mère du héros qui, par haine de la police , encourage son fils à redevenir un criminel.
Hart égal à lui-même reprend, en costume de ville cette fois-ci , le thème du mauvais garçon touché par la rédemption.


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The Testing Block
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Dernier film de Hart sorti en 1920, The Testing Block montre le pire aspect des westerns tournés par l’acteur. La sensiblerie et le mélodrame y sont à un sommet (qui sera quand même franchi en 1924 dans l’avant-dernier film de W.S. Hart) et l’histoire manque de crédibilité.
Sierra Bill (Hart) chef d’un groupe de hors-la-loi tombe amoureux d’une violoniste rencontrée sur la piste .Il se bat avec ses propres hommes pour « gagner » la jeune femme. Puis, vainqueur et ivre, il force celle-ci à l’épouser.
Retourné dans le droit chemin et devenu un tendre époux et le père aimant d’un petit garçon, Bill voit son ménage compromis par les allégations mensongères d’adultère proférées par les membres de de son ancien gang. Sa femme s’enfuit abandonnant son fils malade.

Hart, Jane Novak et Richard Headrick :
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L’ancien hors-la-loi réussira à réunir sa famille après avoir prouvé sa bonne foi et puni ceux qui l’ont diffamé.
A noter que l’enfant guérira, apaisé par les talents de violoniste de sa mère.
La réalisation de Lambert Hillyer est honorable, mais il était difficile de sauver un tel scénario (concocté par Hart et Hillyer).Hart lui-même est peu inspiré .Il n’est pas aidé ici, par le port d’un ridicule couvre-chef brodé.

Hart et Richard Headrick :
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Les deux déceptions (Sand ! et The Testing Block) de cette année 1920 seront compensées l’année suivante par quatre films qui, eux, seront tous très bons. Ce sera d’ailleurs la dernière grande année de W.S. Hart.
Tumbleweeds , son dernier film (1925 ) devant être considéré comme vraiment à part dans sa carrière.


Sorties des films de William S. Hart en 1920 :

- Sand ! (réalisation terminée en janvier et film sorti en juin) Réalisation Lambert Hillyer
- The Toll Gate (avril) Réalisation Lambert Hillyer
- The Craddle of Courage (octobre) Réalisation Lambert Hillyer
- The Testing Block (décembre) Réalisation Lambert Hillyer

Dossier sur Hart préparé par Marc.



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Bullet Proof
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Photo : Wikipedia


"Pierre Winton promet de venger le meurtre de son père tué par McGuirk, le bandit. En cherchant McGuirk,
Pierre tombe sur Mary Brown qui s'est grièvement blessée lors d'une chute. Entre eux c'est le coup de foudre;
mais en essayant de sauver Mary, Pierre, chute à son tour il gît inconscient. Sauvé par la bande de hors-la-loi
de Jim Boone, Pierre se joint à eux, et la fille de Boone, Jackie, s'éprend de lui, mais Pierre aime toujours Mary,
dont il a été séparé. Il la retrouve finalement lors d'un bal et Jackie, jalouse, part et trouve sa maison en ruines,
oeuvre de McGuirk. Pierre poursuit McGuirk, l'attrape et le tue. Finalement, Jackie se rend compte qu'elle ne
ressent que de l'amitié pour Pierre, et lui et Mary partent vers l'Est pour commencer une nouvelle vie."
AFI

Film considéré disparu.

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Photo : Wikipedia


Fiche technique :
Réalisateur : Lynn Reynolds
Scénario : Lynn Reynolds, d'après une histoire de John Frederick.
Image : Hugh McClung et John W. Brown
Production : The Universal Film Manufacturing Company
Durée : (5 bobines)

Lynn Reynolds en 1920 :
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Distribution : Harry Carey (Pierre Winton), William Ryno (Father Victor), Fred Gamble (Frère Jacques),
Kathleen O’Connor (Mary Brown), J. Farrell McDonald (Jim Boone), Beatrice Burnham (Jackie Boone), Bob McKenzie
(Dick Wilbur), Joe Harris (a bandit), Captain Anderson (un bandit), Charles Le Moyne (un bandit), Robert McKim (McGuirk)






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Fatty, l'intrépide shériff (The Round-Up)
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"Un shérif en surpoids fait de son mieux pour aider un homme accusé de vol." IMDb

"Le dernier plan montre Arbuckle, seul, disant : "Personne n'aime les gros."
Le copain de longue date d'Arbuckle et ancien collaborateur, Buster Keaton, fait une apparition dans
le rôle d'un indien."
ALLMOVIE

Fiche technique :
Réalisateur : George Melford
Scénario : Tom Forman, d'après la pièce The Round Up de Edmund Day.
Image : Paul P. Perry
Production : Paramount Pictures (Famous Players-Lasky Corporation)
Durée : 70 minutes - 1 955,9 mètres (7 bobines)
Lieu de tournage : Lone Pine, Californie

Distribution : Roscoe "Fatty" Arbuckle (Slim Hoover), Mabel Julienne Scott (Echo Allen), Irving Cummings [Dick Lane),
Tom Forman (Jack Payson), Jean Acker (Polly Hope), Edward P. Sullivan (Bud Lane), Wallace Beery (Buck McKee),
Guy Oliver (Uncle Jim), Jane Wolfe (Josephine), Buster Keaton (un Indien)



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The Moon Riders
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Reeves Eason était acteur, scénariste et réalisateur. Il débute comme acteur en 1913. L’année d’après il écrit
des scénarios et en 1915 réalise ses premiers films ; il en tournera 156 dont beaucoup de westerns, il sera actif
jusqu’en 1950.

Mais il n’est pas connu pour ses propres réalisations, ce sera son activité en tant que réalisateur de deuxième équipe
qui le rendront célèbre et parfois pas pour les bonnes raisons. Il était apprécié par les studios en tant que grand
spécialiste des scènes d’action dans des films de guerre et aussi des westerns. Son nom est associé à de grands westerns :
La ruée vers l’Ouest (1931), La charge fantastique (1941), Duel au soleil (1946) ou encore Dallas, ville frontière (1950).
Connu pour ne pas accorder grande importance à la sécurité des personnes et encore moins à celle des animaux
(des chevaux mourraient dans ses tournages), ce comportement soulevait l’indignation générale. On lui doit la célèbre
course de chars dans Ben-Hur (1925) et l’incendie de la Ville d’Atlanta dans Autant en emporte le vent (1939).

Cette année 1920, B. Reeves Eason a tourné 10 courts dont 9 westerns, parmi lesquels 4 films avec Hoot Gibson,
2 avec Harry Carey et le serial en 18 épisodes The Moon Riders, avec Art Acord.
Film considéré perdu.

Art Acord et Mildred Moore :
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Photo : Silent Era



Fiche technique :
Réalisateur : B. Reeves Eason
Scénario : Georve Hively, Albert Russell et Theodore Wharton, d'après une histore de George Hively, Karl R. Coolidge, William Pigott,
Albert Russell et Theodore Wharton
Image : William Edmunds, Al Latham
Production : The Universal Film Manufacturing Company
Durée : 6 heures - 10 800 mètres (36 bobinas) (18 épisodes)

Reeves Eason, Lucien Hubbard et Douglas Z. Doty sur le tournage de Two Kinds of Love (1920) :
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Photo : Wikipedia


Distribution : Art Acord (Buck Ravelle), Mildred Moore (Anna Baldwin), Charles Newton (Arizona Baldwin, her father), George Field (Egbert, leader of The Moon Riders, Beatrice Dominguez (Rosa, the housekeeper’s daughter), Tote Du Crow (Warpee, the Indian chief), Albert MacQuarrie (Attorney Gant), Milburn Moranti, Duke R. Lee, Ruth Royce

Art Accord :
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Photo : IMDb




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Double Danger
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Le réalisateur, Albert Russell (1890 – 1929) débute dans le cinéma comme acteur en 1912 et joue dans 5 films. En 1916,
il écrit son premier scénario et en 1919 réalise son premier film. Il dirigera en l'espace de 4 ans, 19 films.

Cette année en 1920, il réalisé 5 films tous des westerns et tous avec comme vedette Hoot Gibson : 'In Wrong' Wright;
Double Danger; Tipped Off; Fight It Out
et The Trail of the Hound.
Il mourra à l'age de 39 ans d'une pneumonie.

Fiche technique :
Réalisateur : Albert Russell
Scénario : Ford Beebe
Production : Universal Film Manufacturing Company
Durée : 20 min - 600 m (2 bobines)

Distribution : Hoot Gibson (Jim Marvin / Jerry Marvin (jumeaux), Dorothy Wood (Peggy Dawson), Georgia Davey
(Mary Dawson), Charles Newton (Mr. Dawson), Jim Corey (Bull Condon)
Modifié en dernier par Hombre le 04 mars 2018 8:50, modifié 5 fois.

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 10 févr. 2018 17:23

Année 1921




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Jesse James Under the Black Flag
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Photo : IMDb


"Ce film montre la participation de James aux raids de Quantrill, une force de guérilla qui a lutté contre des sympathisants
de syndicat pendant la guerre civile. James fait allégeance au drapeau noir, la bannière des pillards. Après la guerre, un juge
l'absout concernant ses actes criminels et plus tard, il tombe amoureux de Zee, avec qui il souhaite mener une vie paisible."
IMDb

Première adaptation cinématographique de la vie de Jesse James et c'est son propre fils qui interprète le rôle du célèbre hors-la-loi.
Voir aussi : Jesse James As the Outlaw, film racontant la suite des aventures de Jesse James

Fiche technique :
Réalisateur : Franklin B. Coates
Scénario : Franklin B. Coates
Production : Mesco Pictures
Durée : 69 min. - 2 292,4 m (8 bobines)

Jesse James Jr.
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Photo : Listal


Distribution : Jesse James Jr. (Himself / Jesse James), Franklin B. Coates (lui-même), Diana Reed (Lucille James)
Jack Neil (Robert Standing), Harry Hall (Charles William Quantrell), Marguerite Hungerford (Zee Mimms - Mrs. Jesse James),
F.G. McCabe (Bloody Bill Anderson), Sunshine Baker (Mrs. Sam Clifton), Ralph Johnson (Juge Bowman), Hortense Espey (Mrs. Bowman)...



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I Am a Woman
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Fiche technique :
Réalisateur : Francis Ford
Production : Victor Kremer Film Features
Durée : 50 min - 1 500 m (5 bobines)

Texas Guinan et Francis Ford :
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Distribution : Texas Guinan, Francis Ford



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Desperate Trails
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« Bart Carson (Carey) est amoureux de Lou (La Marr) et va en prison pour sauver Walter (Coxen), un homme
qu'elle dit être son frère mais qui en fait est son mari qui a abandonné femme et enfants. Après avoir appris
la vérité, Bart sort de prison et suit Walter, qui tombe d'un train en essayant de s'échapper. Bart se réfugie ensuite
dans une cabane avec Mme Walker (Rich), où il est capturé, mais le shérif entre temps a appris la vérité et lui
accorde le pardon. »
Wikipedia

Dernière collaboration entre John Ford et Harry Carey.
Film considéré perdu.
Cette année Barbara La Marr (1896 – 1926), avec Desperate Trails en est à son quatrième film, tournant
aux cotés de Harry Carey sous la direction de John Ford. Elle a joué dans deux westerns dans sa courte carrière
d’actrice.
Poétesse également, elle avait commencé l’année précédent à écrire des scénarios. Elle a ébloui son entourage
par sa beauté. Douglas Fairbanks lui donne le rôle de Milady dans Les trois mousquetaires (1921). Louis B. Mayer,
que l’on disait amoureux d’elle, la destine à des rôles exotiques dans les superproductions de la MGM.
Surnommée la femme trop belle, étoile filante du cinéma muet, elle mourra à l’âge de 29 ans à cause
de ses excès.


Fiche technique :
Réalisateur : Jack Ford
Scénario : Elliott J. Clawson, d’après l’histoire “Christmas Eve at Pilot Butte” de Courtney Ryley Cooper
Image : Robert De Grasse et Harry M. Fowler
Production : Universal Film Manufacturing Company
Durée : 50 min (5 bobines)

Les tout premiers débuts au cinéma de Harry Carey Jr. ici avec Harry Carey :
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Distribution : Harry Carey (Bart Carson), Irene Rich (Mrs. Walker), Georgie Stone (Dannie Boy), Helen Field
(Carrie), Edward Coxen (Walter A. Walker), Barbara La Marr (Lady Lou), George Siegmann (Sherif Price), Charles
Inslee (Doc Higgins), Harry Carey Jr. (bebé, non crédité)

Barbara La Marr, Irene Rich et Edward Coxen :
Image.Image.Image




Henry King (1886 - 1982)

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Le réalisateur de deux grands westerns : La cible humaine (1950) et Bravados (1958),
a débuté dans le genre à l'époque du cinéma muet. En effet, en 1917 il dirige son premier
western : The Mainspring, sur la quinzaine tournés par la suite.
Henry King, ne vient pas d'une famille du spectacle, fils d'avocat quitte l'école à 15 ans
pour aller travailler dans les chemins de fer. Puis, il fait quelque temps l'acteur. En 1913,
il se lie d'amitié avec l'actrice Pearl White, grâce à elle, il est engagé par la Lubin où à ses
débuts il sera cantonné dans les rôles des vilains de l'ouest. En 1915, Henry King démarre
vraiment sa carrière d'acteur et obtient des premiers rôles. En 1916 passe à la réalisation
de films. Aussi, il révèlera Gary Cooper en lui donnant son premier rôle important dans
La conquête de Barbara Worth .
Il deviendra l'un des plus grands réalisateurs du cinéma muet avec ce grand prestige qu'on
lui connaît et le passage au cinéma sonore se fera sans difficulté.

Henry King et Gregory Peck durant le
tournage de La cible humaine :

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El Caporal
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Fiche technique :
Pays : Mexique
Réalisateurs : Jesus Hermenegildo Abitia et Rafael Bermúdez Zatarain
Production : Jesus Hermenegildo Abitia
Durée : 110 minutes

Distribution : Enrique Cantalauba, Miguel Contreras Torres, Delia de Altamira, Irma Dominguez,
Alberto Garay, Esperanza Gonzalez, Elizaeth Leyva, Roberto Y. Palacios




Hoot Gibson (1892 – 1962)

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Hoot Gibson était un des célèbres cowboys du cinéma muet issu du Ranch 101, comme Buck Jones et Tom Mix.
Originaire du Nebraska, il a passé son enfance parmi les chevaux. Il a eu son poney à l'âge de 2 ans et demi.
A 13 ans il quitte sa famille et s'engage dans un cirque et part avec vers le Colorado et le Wyoming. Puis,
il travaille au Ranch 101 des frères Miller et s'intéresse au rodéo. En 1907, à l'âge de 15 ans il traverse les
États-Unis avec les spectacles du Wild West.

En 1910, avec son ami Art Acord, il est embauché comme cascadeur dans les westerns du réalisateur
Francis Boggs. En 1912, à 20 ans il devient champion de rodéo.
Hoot Gibson joue souvent des petits rôles. Il se lie d'amitié avec Harry Carey et John Ford lui donne des
rôles plus importants : Cheyenne's Pal (1917), Straight Shooting (1917), The Secret Man (1917) et A Marked Man (1917).
Sa carrière est interrompue durant la première guerre mondiale, il rejoint le Tank Corps de l'armée américaine.
A son retour il réintègre Universal et il est présent dans la plupart des films de son ami John Ford, mais aussi
chez George Holt : The Trail of the Holdup Man (1919), ou Phil Rosen : The Sheriff's Oath (1920)...

L'année 1921 fut très chargée pour Hoot, les tournages se succédèrent à tel point qu'il apparut dans 20 films,
tout en trouvant le temps de réaliser un western. Il devint une star avec le long-métrage Une excellente affaire,
de John Ford.

Hoot Gibson faisait partie de ces cowboys arrivés au cinéma comme cascadeurs formés sur le tas devenant au fil
des ans des stars. Apprécié par le public pour ses dons naturels de comédien, sa drôlerie, bien qu'on l'ait rarement
vu armé à l'opposé des cowboys sombres (Hart ou Carey).

Il a été crédité de 224 films, jouissant d'une grande popularité qui a duré jusqu'au début du cinéma parlant.


Hoot Gibson avec John Ford durant le tournage
de "Les cavaliers" en 1959 :

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Une Excellente affaire (Action)
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"Molly, une orpheline, est l'héritière d'un ranch et d'une mine. Elle tombe sous l'influence du propriétaire du saloon, Plimsoll,
qui cherche à la priver de son héritage. Sandy Brouke et ses amis, Soda Water Manning et Mormon Peters, prennent la défense
des intérêts de la jeune fille. Sandy en tombe amoureux. Ils arrivent à récupérer la mine et y travaillent, pendant qu'ils envoient
Molly faire des études. Plimsoll élabore un coup-monté contre Sandy et ses hommes et, lorsqu'elle revient en ville, Molly les
retrouve en prison. Grâce aux efforts de Molly, Sandy est relâché, et finalement les escrocs sont défaits."
Wikipédia.

Premier grand rôle de Hoot Gibson dans un film de John Ford.
Aussi, dans ce film on remarque la première apparition de Francis Ford dans un film de son frère John.
Ce Film est considéré perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : Jack Ford
Scénario : Harvey Gates, d'après une histoire “The Mascotte of the Three Stars” de J. Allen Dunn.
Image : John W. Brown
Production : The Universal Film Manufacturing Company
Durée : 50 minutes - 1376 mètres (5 bobines)
Lieu de tournage : Malibu Lake, Santa Catalina Island, Channel Islands, Californie

Distribution : Hoot Gibson (Sandy Brouke), Francis Ford ("Soda Water" Manning), J. Farrell MacDonald (Mormon Peters),
Buck Connors (Pat Casey), Clara Horton (Molly Casey), William Robert Daly (J. Plimsoll), Dorothea Wolbert (Mirandy), Byron Munson
(Henry Meekin), Charles Newton (Shérif Dipple), Jim Corey (Sam Waters), Ed "King Fisher" Jones (Art Smith)

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La production de westerns en 1921 :

"Le flot général de films de cette catégorie a pu être remarqué dernièrement
dans les salles les moins chères"
.

In L'Alliance Brisée. Jean-Louis Leutrat.


A suivre...
Modifié en dernier par Hombre le 21 févr. 2018 13:25, modifié 1 fois.

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 20 févr. 2018 23:25

Année 1921 (suite)



Art Acord (1890 – 1931)

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Photo : The Strong, Silent Type. Buck Rainey

Art Acord est né dans l'Utah, dans une famille mormone.
Très jeune les portes du Ranch 101 s'ouvrent à lui, il s'y perfectionnera dans le métier de cowboy,
Hollywood naissant en avait grand besoin, il se fait embaucher avec son ami Hoot Gibson comme
cascadeur. En 1910, Art est crédité dans The Two Brothers, de D.W. Griffith et marque ses débuts
au cinéma comme figurant et dans des rôles secondaires. On le verra notamment dans le premier
film de Cecil B. DeMille, Le mari de l'indienne, en 1914.

Parallèlement, il continue ses activités de cowboy et remporte en 1912, le titre de champion de
rodéo au Pendleton Round-Up, il l'obtiendra une deuxième fois en 1916 face à son ami et concurrent
Hoot Gibson.

En 1915 il est la vedette d'une série western de 3 films de 3 bobines chaque, dirigée par Charles Van Loan,
Buck Parvin in the Movies, qui le rendra célèbre.

En 1917, Art Acord signe avec la Fox pour tourner des westerns, au lieu de cela Art est affecté à des
rôles dramatiques car Tom Mix débarque aux studios. La même année il joue dans le péplum Cléopâtre
aux cotés de la Vamp Theda Bara.

En février 1918, Art Acord s'engage pour combattre en Europe au cours de la première guerre mondiale.

A son retour, en 1919, Art Acord signe chez Universal pour la série The Moon riders, recevant de bonnes
critiques. Il jouera dans d'autres serials : The White Horseman; Winners of the West, en 1921 et In the
Days of Buffalo Bill, en 1922.


Vers la fin des années 20 son comportement, son alcoolisme freinent les tournages de ses films et on fait
moins appel à lui. En pleine prohibition Art est arrêté en possession d'alcool et en état d'ébriété. Il part à
Nogales, où il était très populaire. Il dilapide l'argent qu'il gagne et c'est la déchéance et l'oubli. Son ami
Hoot Gibson lui donnera son dernier rôle dans Trailing Trouble (1930).
Il repart au Mexique où il se produit encore dans des spectacles et travaille comme mineur dans une mine d'or.

Art est retrouvé mort, suicidé selon la version officielle, dans sa chambre d'hôtel, le 4 janvier 1931, à Chihuahua.

Voir sur ce site : viewtopic.php?t=6889#p58494
Et aussi : viewtopic.php?f=32&t=6895&p=118831&hilit=art+acord#p58567

Art Acord monte un Bronco durant un rodéo dans les années 1910 :
ImageImage
Photos : Alexandria Digital Research Library - University of California.


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Winners of the West
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Image
Photo : Wikipédia


“Historique de la piste ouverte par l’expédition du capitaine John C. Fremont en 1849 dans les champs
d’or de la Californie » IMDb
Film considéré perdu.

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Photo : Wikipédia


Fiche technique :
Réalisateur : Edward Laemmle
Scénario : Ford Beebe and Robert Dillon
Production : The Universal Film Manufacturing Company
Durée : 10.800 m (36 bobines) (18 épisodes)

Edward Laemmle
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Distribution : Art Acord (Arthur Standish / ‘The Mysterious Spaniard’), Myrtle Lind (Betty Edwards),
Burton C. Law (John C. Fremont), Bert Frank (Squire Blair), Burt Wilson (Doctor Edwards), Jim Corey (Godney),
Percy Pembroke (Louis Blair), Bob Kortman (Sioux warrior), ZaSu Pitts

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Photo : Wikipédia




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The White Horseman
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Photo : Wikipédia


"The White Horseman est une série américaine de 1921 réalisée par Albert Russell . La série se composait de dix-huit
épisodes et est maintenant considérée comme perdue bien que certaines coupures de presse soient connues pour avoir survécu".

Iva Forrester et Art Acord :
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Photo : Western Clippings


Fiche technique :
Réalisateur : Albert Russell
Scénario : Ford Beebe, Albert Russell
Production : The Universal Film Manufacturing Company
Durée : 11.100 m (37 bobines) (18 épisodes)

Distribution : Art Acord (Wayne Allen / The White Horseman), Iva Forrester (Jean Ramsey), Duke R. Lee (John Ramsey;
Sam Ramsey; momie), Beatrice Dominguez (Zona), Hank Bell (‘The White Spider’), Tote Du Crow (Cuevas), Marie Tropic (Onava)

Art Acord dans Cave of Despair, premier épisode de la série :
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Photo : Wikipédia




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The Cowpuncher's Comeback
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Le réalisateur Edward Laemmle (1887 - 1937) était le neveu du fondateur d'Universal, Carl Laemmle. Il fit ses débuts
au cinéma comme assistant de John Ford. Et lui même a eu à son tour comme assistant Willam Wyler, le futur réalisateur.
Il a réalisé entre 1920 et 1935, 62 films pour la plupart de westerns.

Edward Laemmle :
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Fiche technique :
Réalisateur : Edward Laemmle
Scénario : Robert Dillon
Production : Universal Film Manufacturing Company
Durée : 600 m (2 bobines)

Distribution : Art Acord (Jack O'Lane), Marion Mack (Betty Thompson), Ben Corbett (Jake Morgan)

Art Acord et Marion Mack :
Image.Image

Art Acord et Buddy, en 1920 ;
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Photo : Western Clippings



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Yakima Canutt (1895–1986)

Dans sa première apparition à l'écran,
en 1919 :

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Yakima Canutt a été élevé dans un ranch, il a pratiqué le rodéo très tôt et obtenu
4 fois le titre de champion du monde.
Grâce à Tom Mix il est engagé à Hollywood comme cascadeur et dès 1919 est crédité
comme acteur dans le serial Lightning Bryce, de Paul Hurst, aux côtés de Ann Little
et Jack Hoxie. En 1924, on le voit dans son premier rôle vedette dans un western de
2 bobines : Ridin' Mad, de Jacques Jaccard. Il apparaîtra dans 185 films. Puis, il sera
crédité comme cascadeur ou superviseur de cascades dans 257 films et restera actif
jusqu’en 1975.
Dans un entretien Yakima raconte qu’il s’est bagarré 3 fois avec Art Acord dans une seule
journée. Le lendemain Art lui téléphone demandant s’il avait à boire, il s’est ramené
avec le visage tuméfié, un œil fermé; Yakima était sans aucun doute dans le même état.

Voir la biographie de Iorek : viewtopic.php?t=8954#p82941

Yakima Canutt dans un rodéo en 1917 :
Image


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Ridin' Mad
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Fiche technique :
Année : 1924
Réalisateur : Jacques Jaccard
Scénario : Jacques Jaccard
Production : Ben Wilson Productions production
Durée : 600 m (2 bobines)

Distribution : Yakima Canutt (Steve Carlson), Lorraine Eason (Marion Putman), Wilbur McGaugh (Allen Walker),
Helen Rosson (Ruth Carlson), Annabelle Weenick (Beth Carlson), Dick La Reno (Thornton Hawks)

Yakima Canutt, Lorraine Eason, Helene Rosson, and Annabelle Weenick dans Ridin' Mad (1924) :
Image


__________________________________________


William Duncan (1879 - 1961)

Image

William Duncan était un acteur et réalisateur très populaire dans la période du cinéma muet.
Né en Écosse en 1879.
Il a été engagé par la Selig en 1909, c'est le début d'une longue carrière.
En 1911, on le vit pour la première fois dans un western avec Othis Thayer et Virginia True Boardman :
"The Warrant" de Joseph A Golden.
En 1915, il devint la star la mieux payée chez Vitagraph, avec un contrat de plus de 1 million de dollars par an.
Après avoir réalisé et interprété "Wolves of the North", en 1924 Duncan arrête soudainement le cinéma pour
y revenir en 1935. Il joue Buck Peters, propriétaire du Bar 20 Ranch, aux cotés de Hopalong Cassidy

Duncan a été crédité en tant qu'acteur dans 171 films, entre 1909 et 1940, année de son dernier film et dernier
western : "Le retour des Texas Rangers", dirigé par James Hogan.
De plus, il réalisa 88 films tous datant de la période du muet, en grande partie disparus.

William Duncan et Hopalong Cassidy dans Law of the Pampas (1939) :
Image


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Where Men Are Men
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Fiche technique :
Réalisateur : William Duncan
Scénario : Ralph Cummins (histoire "The Princess of the Desert Dream"), Thomas Dixon Jr.
Image : George Robinson
Production : Vitagraph Company of America
Durée : 50 minutes (5 bobines)

Distribution : William Duncan (Vic Foster), Edith Johnson (Eileen, 'Princess'), George Kunkel (Sheriff Grimes),
George Stanley (Frank Valone), Tom Wilson ('Dutch' Monahan), Gertrude Wilson (Laura Valone), Harry Lonsdale (R.C. Cavendish)


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Steelheart
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Fiche technique :
Réalisateur : William Duncan
Scénario : Bradley J. Smollen
Image : George Robinson
Production : The Vitagraph Company of America
Durée : 60 minutes (6 bobines)

Distribution : William Duncan (Frank Worthing), Edith Johnson (Ethel Kendall), Jack Curtis (‘Butch’ Dorgan),
Walter Rodgers (Steve), Euna Luckey (Mrs. Freeman), Ardeta Malino (Vera), Earl Crain (Dick Colter), Charles Dudley (‘Old Tom’ Shelley)



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Bob Hampton of Placer
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Image


Le film raconte l'histoire de Bob Hampton, un officier qui devient un tueur notoire après avoir purgé une peine
pour un crime qu'il n'avait pas commis. Hampton part vers l'ouest et sauve une jeune fille des mains des Indiens.
Celle-ci s'avère être la fille qu'il n'a jamais connue. Grâce à elle, le gunfighter se rachète et meurt noblement
aux côtés du général Custer, à Little Big Horn.

Marjorie Daw et James Kirkwood :
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Film considéré perdu.


James Kirkwood :
Image


Ce film à bénéficié d'une campagne publicitaire qui vaut la peine d'être décrite:

Une exposition des photographies du film a lieu dans le hall du New York Strand Theater
Des Indiens avec leurs costumes typiques menés par le chef Many Tail Feathers sont reçus par le maire qui pose à leur côté.
Des journalistes questionnent les Indiens et les photographient.
Puis, les Indiens descendent en bus la 5e Avenue, avec des banderoles annonçant le film.

La bataille de Little Big Horn :
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Fiche technique :
Réalisateur : Marshall Neilan
Scénario : Marion Fairfax, d'après le roman "Bob Hampton of Placer" de Randall Parrish
Image : Jacques Bizeul, David Kesson
Production : Marshall Neilan Productions
Durée : 2.215,29 m (8 bobines)
Lieu de tournage : Fort Huachuca, Arizona; Montana

Le réalisateur Marshall Neilan et la scénariste Marion Fairfax :
Image.Image


Distribution : James Kirkwood (Bob Hampton), Wesley Barry (Dick), Marjorie Daw (jeune fille), Pat O’Malley
(Lieutenant Brant), Noah Beery (Red Slavin), Frank Leigh (Silent Murphy), Dwight Crittenden (Général George Armstrong Custer),
Tom Gallery (Révérend Wyncoop), Priscilla Bonner (institutrice), Charles West (Major Brant), Bert Sprotte (shérif), Carrie Clark Ward,
Vic Potel [Willie McNeil), Bud Post [Jack Moffett)


Image
Modifié en dernier par Hombre le 28 févr. 2018 16:19, modifié 16 fois.

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar lasso » 21 févr. 2018 10:15

:applaudis_6: :applaudis_6: :applaudis_6: Bravo pour tes recherches cher Hombre !

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 25 févr. 2018 9:24

Année 1921 (suite bis)


L'Hommage de Louis Delluc à William S. Hart

« Il y a quelque chose de plus. Je pense que Rio Jim est la première
figure campée par le cinéma, c’est le premier type et sa vie est le
premier thème réellement cinégraphique. Déjà classique, l’aventure
de l’aventurier qui cherche fortune au Nevada ou dans les Montagnes
Rocheuses, qui arrête la diligence, pille la poste, violente le dancing,
brûle la maison du pasteur et épouse la fille du shérif, voilà un thème
établi, si établi que vous le jugez banal désormais. Mais on n’en a pas
trouvé d’autre encore aussi net et aussi attachant. C’est que toute la
photogénie s’y trouve rassasiée. Plaines grises dénuées d’obstacles,
montagnes ardues et lumineuses, comme des écrans, chevaux et gens
en pleine animalité, large intensité de vie simple qui permet le rythme,
le relief, la beauté et qui donne un éclat d’humanité comparable au
sentiment toujours simple –amour, devoir, vengeance- qui y surgit »

Extrait d'Oreste à Rio Jim in Cinéa , N°31, 9 décembre 1921.



W.S. Hart et l’année 1921


Image


Par Marc


Au début de l’année 1921, Hart doit encore cinq films à la Paramount pour honorer le contrat qu’il a signé
avec Adolph Zukor.

Son étoile a pâli les années précédentes et bien qu’il conserve un capital de fidèles et connaît encore des
critiques souvent élogieuses, il sait que la piste va s’achever.
A l’issue de son contrat, il peut se retirer, fortune faite, dans son ranch de Newhall en Californie.
Il peut aussi développer des projets cinématographiques qui lui tiennent à cœur.
Mais, avant cela, en bon professionnel, il soigne les productions de l’année que Paramount distribuera.
Il va livrer quatre films de bonne tenue en 1921, toujours avec la collaboration du fidèle Lambert Hillyer à la réalisation.


___________________________________________
O’Malley of the mounted
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Image


Hart est l’une des premières stars du western à incarner un représentant de la Police Montée Canadienne dans
O’Malley of the mounted.
Au contraire des trois autres films de 1921, ce western reste extrêmement difficile à voir.
C’est dommage car le scénario audacieux qu’il propose tranche avec les intrigues faisant intervenir la célèbre
police qui seront tournées par la suite.
Le sergent O’Malley est l’un des meilleurs limiers de la Police Montée.
Il est envoyé enquêter sur le meurtre d’un tenancier de Saloon. Ses investigations le mènent au-delà de la
frontière américano-canadienne, dans une petite ville isolée.

Big Judson (à gauche) et sa bande de hors-la-loi ne prennent aucun parti quand leur nouvelle
recrue bat Red Jaeger au nom des Laniers (à droite) :
Image
Photo : The Complete Films of William S. Hart. Diane Kaiser Koszarski.


Là, convaincu que l’assassin qu’il poursuit fait partie d’une bande de hors-la-loi de la région, il infiltre la
dite bande.
Malheureusement, il est lui-même démasqué et promis à une mort certaine. Il est finalement délivré et sauvé
par l’un des membres de la bande et la sœur de celui-ci.
Ayant découvert que le tueur qu’il recherche est son sauveur, O’Malley est déchiré entre son devoir et sa reconnaissance.
Toutefois, il s’avère que le meurtre avait été commis pour soustraire la jeune sœur à un suborneur.
O’Malley décide alors de ne pas appréhender le coupable.
Il rentre au Canada, avoue tout à son supérieur, et donne sa démission avant de revenir vers ceux qui l’ont sauvé .
Il retrouve ainsi la jeune femme dont il est tombé amoureux.
La prestance et le charisme de W.S.Hart conviennent à merveille au port de l’uniforme, expérience qui sera très
rare chez l’acteur.
Individu raide et impitoyable au début du film, on le voit progressivement évoluer vers plus de compassion et d’humanité.
Le héros applique ici ce qu’il juge le plus juste en s’affranchissant des règles établies.
Ce choix est très étonnant dans le contexte moralisateur et rigide de l’époque, d’ailleurs souvent relayé dans
les films de William Hart.
La justice se traduit ici par la vie et la liberté pour le responsable du meurtre commis.
C’est un propos assez rare pour être souligné. Nous sommes loin des thèmes de violence et de vengeance, célébrés
depuis toujours dans le western.
W.S Hart auteur de l’histoire mise ici en images, dévoile un humanisme pudique, loin de la sensiblerie excessive
de certains de ces films.

Rose Lanier révèle le passé criminel de son frère au policier infiltré quand elle soigne sa blessure :
Image
Photo : The Complete Films of William S. Hart. Diane Kaiser Koszarski.



__________________________________________
Sa haine (The Whistle)
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Le film suivant The Whistle n’est pas un western, mais c’est le film le plus étonnant et le plus inattendu de sa carrière.
Si dans son film précédent Hart préférait sa propre conception de la justice aux règles institutionnelles, dans
The Whistle, son propos semble encore plus iconoclaste.
Il intègre son intrigue dans un contexte d’opposition entre un capitaliste/propriétaire d’usine et un prolétaire/ouvrier
(qu’il interprète) dans une Amérique contemporaine du film.
En raison de son approche teintée de socialisme, que certains trouveront subversive, le film sera interdit dans plusieurs états.
Pour sauver la production, Paramount fera même insérer au début du métrage un carton expliquant que l’opposition entre le capital et le travail n’est ici que la toile de fond d’une intrigue familiale, toute polémique politique étant sans objet.
Le scénario vaut que l’on s’y attarde :
Robert Evans (Hart) et son seul parent, son jeune fils Danny sont ouvriers dans l’usine détenue et dirigée par Henry Chapple.
Evans demande à son patron de procéder à des mesures de sécurité pour éviter de probables accidents.
Chapple refuse pour des raisons de productivité. Le drame survient. Danny en meurt.
Evans, accablé de chagrin, assiste par hasard à un accident de voiture : une limousine quitte la route et plonge
dans une rivière.
Le fils de son patron, un très jeune enfant est passager du véhicule. Evans le sauve, mais par pure vengeance,
il kidnappe l’enfant. Laissant croire aux parents que leur fils s’est noyé et a été emporté par le courant, il quitte
la région avec l’enfant.
Des années plus tard, Evans retrouve Chapple qui a entrepris des réformes pour soulager ses employés. L’ouvrier
confesse son acte et rend l’enfant qu’il aimait comme son fils à sa famille.
Au-delà du mélodrame bien présent dans ce film, il y a ici une audace dans le propos tout à fait inattendue de
la part de Hart.
La critique d’un capitalisme sans scrupules y est indiscutable. Cela a sans doute déstabilisé bon nombre des fans
de l’acteur.
Hart n’était pourtant pas un socialiste (pas plus que Ford quand celui-ci réalisa The Grapes of Wrath ), mais la
démonstration est dévastatrice. Même l’amélioration annoncée des conditions de travail des ouvriers n’efface
pas la colère ressentie à la vision du corps de Danny déchiqueté par les machines.
W.S. Hart était un homme complexe, il dévoile ici un aspect de lui-même tout à fait insoupçonné.
Il y avait plus de risques à attendre que de profits de The Whistle (le titre désigne la sirène de l’usine qui appelle
les ouvriers au travail).
C’est une œuvre méconnue, mais essentielle dans la filmographie de l’acteur.


___________________________________________
White Oak
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Troisième film de l’année, White Oak est l’un des très bons westerns de Hart.
Ici, l’acteur se drape de nouveau de la redingote du joueur de poker professionnel.
Oak Miller (Hart) est décidé à se venger de Mark Granger, individu odieux, responsable de la déchéance de la
sœur du joueur.

Sa soeur bien-aimée est détruite par la déchéance aux mains de Granger :
Image
Photo : The Complete Films of William S. Hart. Diane Kaiser Koszarski.


Le premier intérêt de ce film est d’avoir donné au héros une Némésis redoutable au point de sembler invincible.
Le pauvre Miller assiste à la mort de sa sœur, est injustement jeté en prison, et voit son ennemi mortel convoiter
la femme qu’il aime.
Hart ne s’était pas retrouvé dans une situation aussi précaire depuis The Cold Deck (1917) auquel White Oak fait
beaucoup penser.
Mais ici, l’acteur a davantage développé son personnage. L’adresse au révolver et le courage ne sont plus suffisants
pour gagner la partie. Oak devra se montrer encore plus rusé et impitoyable que son ennemi.
D’ailleurs sa victoire sera entachée de frustration, son adversaire sera, au final, exécuté par un tiers.
Ce métrage ne manque pas de scènes d’action : fusillades, attaques d’indiens, et poursuites se succèdent.
Si l’on assiste bien à un happy end, il faut convenir qu’une conclusion tragique aurait été tout aussi plausible tant
le ton du film est sombre et le héros tourmenté.

Miller capture le chef Long Knife, tout seul mettant fin à l’attaque indienne du train :
Image
Photo : The Complete Films of William S. Hart. Diane Kaiser Koszarski.



__________________________________________
L'homme marqué (Three Word Brand)
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Le dernier film de l’année Three Word Brand est aussi un western, mais c’est surtout une curiosité.
Pour suivre une mode de l’époque, popularisée par Charlie Chaplin et Buster Keaton, Hart interprète ici plusieurs
personnages. Trois en fait, dans un film plaisant mais inférieur à ses autres productions de l’année.
Encerclé par les indiens, Ben Trego (Hart) , se sacrifie pour sauver ses enfants , deux petits jumeaux , en se faisant
exploser dans son chariot afin d’ exterminer ses agresseurs.
Les enfants, recueillis par des familles différentes, grandissent chacun de leur côté, séparés par le destin.
A l’âge adulte, l’un devient gouverneur de l’Utah (encore Hart), l’autre un cow-boy taciturne et peu loquace
(toujours Hart).
Ce dernier personnage est surnommé par dérision « Three Word » qui donne au film son titre original.
Les chemins des deux frères finiront par se croiser suite aux agissements illégaux d’individus aux prises avec
« Three Word ».

Three Word est arrêté victime d'un complot ourdi par Murray (à gauche) :
Image
Photo : The Complete Films of William S. Hart. Diane Kaiser Koszarski.


Moins dramatique que les dernières productions de Hart, ce film est empreint d’une ironie parfois marquée.
La séquence où le cow-boy quasi-mutique prend la place de son frère et doit s’exprimer comme un homme
politique est assez savoureuse.
Hart se tire honorablement de cet exercice multi-rôles. On peut cependant regretter que son registre d’acteur
ne soit pas assez étendu pour marquer davantage les différences de caractère des personnages interprétés.

Les jumeaux Brand et Marsden redécouvrent leur parenté :
Image
Photo : The Complete Films of William S. Hart. Diane Kaiser Koszarski.


W.S. Hart tourna également en 1921 le dernier film prévu dans son contrat avec Paramount, encore un western :
Travelling’ On. Mais celui-ci ne sera distribué qu’en 1922.


Hart et Jane Novak :
Image


Sorties des films de William S. Hart en 1921 :

- O’Malley of the mounted (Février) Réalisation Lambert Hillyer
- The Whistle (Mars) Réalisation Lambert Hillyer
- White Oak (octobre) Réalisation Lambert Hillyer
- Three Word Brand (décembre) Réalisation Lambert Hillyer

Dossier sur Hart préparé par Marc.


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The Honor of Ramirez
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Le réalisateur Robert N. Bradbury (1886 – 1949) était fils d’un éclaireur indien de l’armée des EU et il a
grandi dans le ranch familial à Wastukna, Washington. Après son mariage Il a déménagé en Californie et trouvé
du travail dans l’industrie du cinéma.
En 1915, il joue le rôle d’un colonel dans le western de 5 bobines, Colorado avec Hobart Bosworth et Anna Lehr.
Il a été crédité dans 63 westerns en tant qu'acteur, tous tournés dans la période du muet. .
En 1918 Robert N. Bradbury a débuté dans la réalisation avec un western de 2 bobines, The Wooing of Riley.
Il a dirigé 127 films.
Dans cette myriade de westerns fauchés, on compte13 parmi les premiers John Wayne : Les cavaliers du destin
(1933) ; Le texan chanceux ou L’homme de l’Utah (1934)…

Robert N. Bradbury, en 1907 :
Image
Photo : Find A Grave


Fiche technique :
Réalisateur : Robert N. Bradbury
Production : C.J. Williams Productions
Durée : 600 m (2 bobines)

Distribution : Tom Santschi (Ramirez) ; Bessie Love (Mme Ramirez) ; Ruth Stonehouse ; Edward Hearn;
Thomas G. Lingham; Jay Morley

Tom Santschi, Bessie Love, Ruth Stonehouse et Edward Hearn :
Image.Image.Image.Image


Robert North Bradbury, John Wayne et Lucile Browne
durant le tournage de Texas Terror (1935) :
Image
Photo :Western Clippings




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The Bull-Dogger
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Image


"Une suite de plans montrant les activités du 101 Ranch Wild West Show." IMDb.

William "Bill" Picket (1870 - 1932), fils d'un ancien esclave et d'une mère indienne, a montré très tôt des aptitudes pour
le métier de cowboy.
De 1905 à 1931 Pickett travaille dans les spectacles du 101 Ranch Wild West Show. Là il côtoie et influence Tom Mix et Will Rogers.
Il était l' une des plus grandes attractions grâce à sa technique du Bulldogging. Il arrivait sur son cheval Spradley, se plaçait à
côté d'un bœuf de Longhorn se laissait tomber sur sa tête, la lui tordait et lui mordait la lèvre pour le faire plier.
Il se produisit dans tous les EU, Canada, Mexique, Amérique du Sud et en Europe.
Il lui était interdit de participer aux compétitions avec des cowboys blancs, de ce fait sa carrière a été certainement freinée.
Bill Pickett est aussi le premier acteur de cinéma cowboy noir.

Bill Pickett mordant la lèvre d'un bœuf :
Image


Fiche technique :
Réalisateur : Richard E. Norman
Scénario :
Image :
Production : Norman Film Manufacturing Company :
Durée : 1.500 m (5 bobines)
Lieu de tournage : Oklahoma, Floride

Distribution : Bill Pickett, Bennie Turpin, Anita Bush, Steve Reynolds

Bill Pickett sur Spradley :
Image




Zane Grey, deux films cuvée 1921 :

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L'épervier noir (The Last Trail)
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Image


Voir les remakes : viewtopic.php?f=1&t=2252&p=226578&hilit=1921+last+trail#p226578

Fiche technique :
Réalisateur : Emmett J. Flynn
Scénario : Jules Furthman et Paul Schofield d'après le roman de Zane Grey
Image : Lucien N. Andriot
Production : Fox Film Corporation
Durée : 70 mn - 1937m (7 bobines)


Distribution : Maurice "Lefty" Flynn (étranger), Eva Novak (Winifred Samson), Wallace Beery (William Kirk),
Rosemary Theby (Chiquita), Charles K. French (Shérif Nelson)...

Image




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The Man of the Forest
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Image


"Le propriétaire d'un ranch en difficulté, Al Auchincloss, envoie chercher ses deux nièces, Helen et Bo Raynor,
ses héritières. Milt Dale, qui vit dans la forêt descend pour aider à rassembler le bétail, une romance jaillit
entre lui et Helen. Cela ne plaît pas à Harvey Riggs, qui essaie de prendre le contrôle du ranch. Riggs obtient
de l'aide auprès du trafiquant Lem Beasley, qui envoie ses hommes de main pour kidnapper les filles. Dale,
quant à lui, a été mis à l'écart, mais il parvient tout de même à sauver Helen et Bo. La tentative de Beasley
d'empoisonner Auchincloss est déjouée quand il est abattu par Los Vegas, un cow-boy . Les méchants sont mis
en déroute, et Dale peut continuer sa romance avec Helen. Cette histoire a été filmée à nouveau en 1926 et 1933. »

Janiss Garza. ALL MOVIE.

Film considéré perdu.
Voir les remakes : viewtopic.php?f=1&t=2252&p=226578&hilit=1921+last+trail#p226578

Fiche technique :
Réalisateur : Howard Hickman
Scénario : Howard Hickman, Richard Schayer et W.H. Clifford, d'après le roman Man of the Forest de Zane Grey
Image : Joseph A. Dubray
Production : Zane Grey Pictures, Incorporated
Durée : 70 mn - 2.72,64 m (7 bobines)

Distribution : Carl Gantvoort (Milt Dale), Claire Adams [Helen Raynor), Robert McKim (Harvey Riggs), Jean Hersholt (Lem Beasley), Harry Lorraine [Al Auchincloss), Eugenia Gilbert (Bessie Beasley), Frank Hayes (Los Vegas), Charlotte Pierce (Bo Raynor), Charles B. Murphy

Image




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Les cowboys vont également au cinéma voir les westerns.
Sherwood Anderson écrit que « les cowboys viennent de
très loin à cheval là où ils ont la possibilité de voir »
les films
de Bill Hart.
. L'Alliance Brisée. J.L. Leutrat.

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Modifié en dernier par Hombre le 11 mars 2018 17:27, modifié 19 fois.

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Sitting Bull » 25 févr. 2018 9:48

J'espère que tu fais de bonnes sauvegardes de toutes ces infoS.
Il ne faudrait pas que ce magnifique travail se perde. :applaudis_6:
Image

"What is this ? The stuff that dreams are made of." (W.Shakespeare)

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 03 mars 2018 10:33

Année 1922




Une séance au temps du cinéma muet :

« Ah ! si Charlot l’avait su ! il serait venu trinquer avec nous pour applaudir avec les
cheminots délirants, au triomphe de M. Nouvel-An, son sosie. M. Nouvel-An était le
directeur de ce cinéma bistrot.
… Dans ses imitations des bruits, c’était un véritable virtuose, c’est pourquoi son
programme se composait des films d’actualité et de films documentaires qu’il choisissait
lui-même, ce qui lui permettait de donner libre cours à son talent et à sa fantaisie.
Il faisait le vent, la pluie, le clair de lune, la nuit l’orage, la tempête, le bruit des machines,
le télescopage d’un train en marche, le ronflement d’un moteur d’avion, le brouhaha de
la foule dans la rue, la sortie du métro, l’incendie, tous les animaux, mâles et femelles,
tous les oiseaux, à volonté, la mer ou l’océan, et imitait comme pas un le téléphone,
sa sonnerie, sa friture, son dialogue coupé ou une bataille de revolvers. Pour les films
de Charlot il improvisait des sketches vertigineux et irrésistibles. Sa voix imitait toutes
les contorsions, toutes les acrobaties de Charlot et de ses comparses, et dans les moments
pathétiques, quand l’action marquait un temps d’arrêt pour laisser apparaître en gros plan
sur l’écran la face consternée de Charlot, figé, hébété, foudroyé, avec ce sourire si triste,
à retardement, désarmé, qu’il a devant la méchanceté du sort, quand il est désemparé,
qu’il tombe de son haut, que la vie lui a rogné les ailes, M. Nouvel-An trouvait des mots
d’un drôle qui vous tirait les larmes. Le petit chapeau, le large pantalon, la petite canne,
la fuite, la chute, les glissades, l’équilibre instable, la soif, la faim, l’amour, chacune des
particularités de Charlot avait sa voix propre, son intonation spéciale, son accent et son timbre.
Il y avait des grimaces, des gifles, des coups, d’affreux retours sur soi-même, un étonnement
angélique dans les intonations que M. Nouvel-An savait prendre ; sa voix arrivait même à rendre
la démarche les pieds en dehors de Charlot. »
Blaise Cendrars. Les Confessions de Dan Yack.

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Le Palace cinéma, théâtre, dancing de Loudun, avec son piano et son orgue :
Image

L'orchestre du Palace :
Image
Photos : E. Verger

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Helen Holmes (1892 – 1950)

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Selon son arrière petite fille, Helen Holmes, n'était pas actrice de théâtre, contrairement à ce qu’on a pu écrire.
Par ailleurs, c'est grâce à Mabel Normand qu'elle démarre sa carrière d'actrice cinématographique.

Fille d'un ingénieur des chemins de fer, elle a grandi dans cet univers et adolescente savait déjà conduire une locomotive.
En 1910, la famille déménage, à cause de la maladie de son frère à la Vallée de la Mort. Helen vit aux côtés des Indiens
et elle a été chercheuse d'or. A la mort de son frère Helen part pour Los Angeles.

En 1912, Helen Holmes fait la connaissance de Mabel Normand qui la présente à Mack Sennett et signe pour la Keystone.
L'année suivante elle tournera 20 films. Cette même année Helen rencontre l’acteur et réalisateur J.P. McGowan
(fils de cheminot aussi) son futur mari et partenaire.

En 1914, Helen Holmes est l'héroïne du serial aux 119 épisodes
The Hazards of Helen, qui l'a rendu célèbre. Elle participe également à la réalisation et à l'écriture :
"si une actrice de cinéma veut montrer de vrais frissons, elle doit les écrire elle-même dans le scénario ».

En 1915, elle coproduit avec JP McGowan le serial de 15 épisodes The Girl and the Game, dans lequel
" l'intrépide Helen sauve son père et son petit ami d'un accident de train, sauve encore ce dernier, mais cette
fois d'une locomotive en feu ; sauve la compagnie de chemin de fer de la ruine financière ; récupère les salaires
des mains des voleurs, sauve à nouveau son petit ami et un ami d'un autre accident de train ; sauve un homme
d'un lynchage ; capture des voleurs ; sauve deux hommes après l'éboulement d'une mine ; récupère encore de
l'argent volé et décroche un train de marchandises pour éviter un «terrible accident».



ImageImage

Helen Holmes était connue pour faire les cascades de ses films elle-même et était appelée la Railroad Girl.
Ses exploits durant les tournages de ses films étaient vraiment dangereux à une époque ou les conditions de sécurité
n'étaient pas les meilleures et il arrivait de déplorer des morts. Elle a échappé une fois à un train en feu;
une autre fois elle se sauve d'un camion dont les freins ont lâchés; elle aurait perdu un pouce en sautant d'une
monture au galop sur un train roulant à toute vitesse.

Aimant les voitures et la vitesse, Helen n’hésitait pas à s'inscrire avec l'initiale de son prénom pour contourner les
règles interdisant aux femmes les compétitions.

Dans les années vingt la mode n'étant plus aux héroïnes, la popularité d'Helen chute. Elle tourne encore un peu, on la
voit donnant la réplique aux acteurs tels : William Desmond, Hoot Gibson et Jack Hoxie ainsi que JP McGowan.


Helen Holmes conduisant une locomotive en 1912 :
Image


2 westerns avec Helen Holmes :

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Whispering Smith
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Image


J. P. McGowan (1880-1952) dirige en 1916 la première adaptation du roman Whispering Smith, et il compte sur le
concours de l'auteur : Frank H. Spearman pour le scénario.
Par la suite il y aura 2 remakes : en 1926 avec H. B. Warner et Lilian Rich et en 1948 avec Alan Ladd et Brenda Marshall.

Fiche technique :
Année : 1916
Réalisateur : J.P. McGowan
Scénario : Frank H. Spearman d'après son roman
Production : Signal Film
Durée : 5 bobines


Image


Distribution : Helen Holmes (Marion Sinclair), Belle Hutchinson (Sinclair's friend), J.P. McGowan
(Whispering Smith), Paul Hurst (Murray Sinclair), Leo D. Maloney (DuSang)

Helen Homes, JP McGowan et Paul Hurst :
Image.Image.Image




_______________________________________
Ghost City
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Helen Holmes et Jack Connolly :
Image


"Nada Mayhew persuade son père malade de passer quelques mois dans les montagnes, où ils sont soupçonnés
à tort d'être des agents fédéraux par les trafiquants Bob Clark et Jim Hendricks. Utilisant une carte trouvée
par Nada, père et fille partent à la recherche d'une veine d'argent cachée, mais pour échapper à la bande
ils chevauchent jusqu'à Ghost City. Quand l'arpenteur Dick Carroll trouve Nada dans sa cabine, elle le soupçonne
de faire partie du gang et l'attache. Jim Hendricks arrive et capture Nada. Réalisant son erreur, Nada ronge les
liens de Dick tandis que Hendricks cherche la carte, boit accidentellement du poison et provoque un incendie.
Tous les trois s'échappent. Dick bat Hendricks, et Nada et Dick reprennent la recherche de la veine"

AFI Catalog of Feature Films

Fiche technique :
Année : 1921
Réalisateur : William Bertram
Scénario : George Rix, d'après l'histoire, The Girl in Gopher City
Image : Stephen Norton
Production : Helen Holmes Productions
Durée : 1.500 m (5 bobines)

Distribution : Helen Holmes (Nada Mayhew), Leo Maloney (Jim Hendricks), Ann Schaefer (Desert Meg),
Tom London (Bob Clark), Jack Connolly (Dick Carroll)

William Bertram et Anne Schaefer :
Image




_______________________________________
L'Aigle (Sky High)
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Image


Grant Newbury (Tom Mix), est un agent, envoyé pour démanteler le trafic à la frontière mexicaine. Alors qu'il
est en reconnaissance, il tombe sur Estelle (Eva Novak), perdue dans le Grand Canyon en faisant du tourisme.
Grant est capturé et ligoté par Bates (J. Farrell MacDonald), le chef des contrebandiers, au courant de sa mission.
Avec l'aide d'Estelle, il s'échappe et arrive à Williams City et demande l'aide du shérif. Pendant ce temps, Bates
kidnappe Estelle, ignorant qu'elle est la nièce de son employeur, Jim Halloway. Grant Newbury grimpe dans
un avion, saute dans un ruisseau, nage vers l'endroit où est détenue Estelle et la sauve. Les bandits sont arrêtés
et la romance de Grant et Estelle...

Le rythme du film est soutenu, on y voit de belles images du Grand Canyon, ce malgré les copies moyennes existantes,
le film a 96 ans !

Film visible sur Internet Archive : https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q= ... mzSjPdNG1E

Voir aussi l'article de Pak : viewtopic.php?f=7&t=16278&p=230584&hilit=In+the+Land+of+the+Head+Hunters#p230596

Tom Mix, Eva Novak, Pat Chrisman, Sid Jordan et Wynn Mace :
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Fiche technique :
Réalisateur : Lynn Reynolds
Scénario : Lynn Reynolds
Image : Benny Kline
Production : Fox Film Corporation
Durée : 58 min – 1.385 m '(5 bobine)
Lieu de tournage : Grand Canyon National Park ; Williams, Arizona

Tom Mix et Eva Novak :
Image.Image


Distribution : Tom Mix (Grant Newbury), Eva Novak (Estelle Halloway), J. Farrell MacDonald (Jim Frazer,
gardien), Sidney Jordan (Andrew ‘Bullet’ Bates), William Buckley (Victor Castle), Pat Chrisman (Pasquale),
Wynn Mace (Patterson), Adele Warner, (Marguerite Castle), Tony (cheval)




______________________________________
Youth Must Have Love
______________________________________
« Earl Stannard (Wallace MacDonald ), est accusé de meurtre, arrêté et envoyé en prison. Della Marvin
(Shirley Mason) découvre qu’il est victime d’un complot ourdi par son père (Cecil Van Auker). Earl s'échappe
et retrouve celui qui l’avait dénoncé. Marvin Sr. avoue avoir menti pour protéger son ami. Finalement,
le vieil homme innocente Stannard et désigne son ami comme le vrai coupable. »
AFI
Film considéré perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : Joseph Franz
Scénario : Dorothy Yost, d'après son histoire
Image : George Schneiderman
Production : Fox Film Corporation
Durée : 5 bobines

Shirley Mason et Wallace MacDonald :
Image.Image


Distribution : Shirley Mason (Della Marvin), Cecil Van Auker (Mr. Marvin), Wallace MacDonald (Earl Stannard),
Landers Stevens (Frank Hibbard), Wilson Hummel (Austin Hibbard)



____________________________________________
The Greater Duty
____________________________________________

Gilbert M. « Broncho Billy » Anderson :
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Après 349 films, le premier cowboy du cinéma, G. M. « Broncho Billy » Anderson tire sa révérence et livre ici
son dernier film en tant qu’acteur. Cette même année il réalisera aussi, ses trois derniers films dont deux
comédies avec Rigolo Stan Laurel.

Tournage d'un film avec "Broncho Billy", en 1910 :
Image


Fiche technique
Production : Amalgamated Producing Corporation
Durée : 1500 m (5 bobines)

Distribution : Gilbert M. « Broncho Billy » Anderson; Carol Holloway; Frank Campeau; Melbourne MacDowell


Carol Holloway, Frank Campeau et Melbourne MacDowell :
Image.Image.Image
Modifié en dernier par Hombre le 30 mars 2018 21:37, modifié 17 fois.

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lasso
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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar lasso » 03 mars 2018 12:14

merci Hombre, et tout ça à Loudun, la cité du Père Grandier !

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lafayette
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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar lafayette » 03 mars 2018 23:59

J’ai rajouté un petit commentaire lié à Pak à mon dernier commentaire sur ta première partie année 1920.

Pour la suite. J’ai pensé â écrire « Hart au feu! » et me suis aperçu que je pouvais tout aussi bien écrire « Art au feu! ».
Sympa le pugilat avec Yakima!!!
Pour moi la vie va commencer...



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