Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Le western au travers de ses thématiques, de classements de films, ...
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yves 120
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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar yves 120 » 15 févr. 2017 18:15

Hombre , :sm43:
" Qu' est - ce qu 'un revolver ? Ni pire ni mieux qu 'un autre outil , une hache , une pelle ou une pioche .
Qu 'il en sorte du bien ou du mal dépend de qui s'en sert . " SHANE

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 16 févr. 2017 4:05

yves 120 a écrit :Hombre , :sm43:


Merci Yves. :beer1:

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 24 mars 2017 23:44

Année 1915



W. S. Hart dans The Sheriff's Streak of Yellow :
Image
Photo: The Complete Films of William S. Hart. Diane Kaiser Koszarski.


W.S. Hart et l’année 1915

Par Marc


Pour William S. Hart , 1914 fut l’année de la notoriété.
1915 fut , elle aussi , essentielle car c’est au cours de celle-ci que l’acteur pérennisa son image.
17 films , tous réalisés et interprétés par Hart sortirent sur les écrans américains en 1915 , parmi
ceux-ci 14 westerns.

Thomas H. Ince produisit tous ces films. D’abord par l’intermédiaire de la New York Motion Pictures
Company pour les 16 premiers , et via The Triangle Film Corporation pour le dernier , The Disciple ,
lequel marqua une étape pour Hart par l’accession à des productions plus prestigieuses.

Mais c’est d’abord par les films de la New York Motion Pictures que l’acteur-réalisateur fit ses
preuves en termes artistiques et financiers.
Ces films de 2 bobines pour la plupart , étaient tournés en 2 semaines et pour moins de 2000 $ .
Ils contribuèrent à faire de Hart une référence dans l’industrie cinématographique américaine.
Par leur intrigue simple mais palpitante et leur réalisation fluide et sans fioritures , ces métrages
passionnèrent le public.
De plus , leur modèle économique de production ( des coûts limités , des délais de tournages assez
courts , et donc des sorties fréquentes tout au long de l’année ) garantissait une forte probabilité
de rentabilité.
Hart fut d’ailleurs sollicité par d’autres producteurs, qui lui proposèrent un salaire plus élevé ,
mais il resta fidèle des années à celui qui lui avait donné sa chance.
Ince en joua probablement et augmenta les émoluments de son collaborateur de façon très mesurée.
Fin 1915 , lors de son passage à la Triangle Films , Hart obtint un salaire de 1000 $ par semaine.
Conséquent , certes , mais dix fois moins que Chaplin au même moment.

Hart , cumulant sur chaque film les responsabilités de metteur en scène et d’acteur principal, s’épuisa
à la tâche , il déclara par la suite : « Je travaillais seize heures par jour et j’étais stressé les huit autres. »

Il est notable que l’acteur se diversifia dès cette année en tournant trois films qui n’étaient pas des
westerns , son genre de prédilection :
The Darkening Trail est un mélodrame très noir se déroulant en Alaska.
The Ruse est un vrai film de gangster où un westerner affronte les gangs de Chicago .
The Roughneck est un drame social sur fond de rivalités amoureuses et financières.

il est remarquable que les personnages joués par Hart , aussi différents soient-ils et quelque soit leur
environnement, montrent tous les mêmes caractéristiques : tenacité , détermination , rigueur et
finalement dévotion .
Qu’il soit hors-la-loi , shérif , enquêteur , mineur ou pasteur , le même personnage apparait toujours
en filigrane.
Cela est d’abord dû à l’interprétation de l’acteur (peu de gestes , beaucoup d’intensité dans le regard ,
une distance apparente) mais aussi au scénariste C.Gardner Sullivan dont l’écriture des rôles destinés
à Hart fit beaucoup pour la notoriété de l’acteur.
Dans le western , cette fusion de l’image de l’acteur avec celle de ses personnages fut telle que
ceux –ci se virent souvent affublés d’un nom identique lors de la distribution des films à l’étranger.
Rio Jim en France par exemple. On peut parler ici de la naissance d’une icône.

On ne peut pas vraiment dire que l’année 1915 soit l’année des chefs d’œuvres pour William Hart,
ceux-ci arriveront l’année suivante. Mais les films de cette année qui sont encore visibles ne manquent
pas de qualités , en particulier l’émouvant Pinto Ben , la destinée tragique d’un mustang , inspiré par
un poème écrit par Hart lui-même.

L’un des westerns les plus emblématiques de cette année 1915 est le sombre The Taking of Luke Vane .


_________________________________________
The Taking of Luke Vane (La Capture de Rio Jim)
_________________________________________

Luke , un chercheur d’or, arrive dans une petite ville avec son pécule , durement acquis.
Il y rencontre Mercedes , entraineuse de Saloon dont il tombe amoureux.
Au cours d’une altercation avec un joueur de poker qui veut le dépouiller , il abat son adversaire en
légitime défense.

Luke McVane défends Mercedes des assiduités indésirables de Garcia :
Image
Photo: The Complete Films of William S. Hart. Diane Kaiser Koszarski.


Inquiet des conséquences de son geste , il prend la fuite dans le désert , traqué par le shérif et les
amis de la victime.
Le shérif perd sa piste , mais son adjoint Jim , isolé , retrouve la trace du fugitif.
Luke lui tend une embuscade et le blesse sérieusement. Toutefois , il ne se résout pas à abandonner
sa victime dans le désert.

Cliff Smith, (au centre) assistant réalisateur de Hart joue le rôle de l’adjoint blessé :
Image


Le blessé est amené par Luke à l’abri d’une cabane oubliée. Le tireur y soigne son malheureux poursuivant.
Luke raconte à Jim les circonstances de l’acte qui lui est reproché et souhaite être jugé honnêtement.
L’adjoint lui promet son aide et lui propose de rentrer en ville pour se justifier. Luke accepte.
Sur la route du retour, les deux hommes sont attaqués par une bande d’indiens.
Le shérif , qui a repris la traque , retrouvera les cadavres de Luke et Jim , gisant dans le désert.
Mercedes se recueillera seule sur la tombe rudimentaire de Luke.

Largement tourné en extérieurs , ce western de 25 mns fait la part belle à l’action.
La séquence du dernier combat des deux héros , encerclés par les indiens est magnifique : plans lointains
et rapprochés se succèdent , faisant progressivement admettre au spectateur la destinée tragique des
personnages.

McVane et l'adjoint sont attaqués par les Apaches :
Image
Photo: The Complete Films of William S. Hart. Diane Kaiser Koszarski.


Hart, toujours aussi charismatique joue avec sa sobriété habituelle cette victime du destin , le chercheur
d’or devenu hors-la-loi.
Subtilement ,son comportement souvent impassible laisse filtrer un certain désarroi lorsqu’il évoque le
sort tragique qui est le sien.
La fin du film surprend par sa noirceur : ici pas de pure jeune fille pour remettre le héros dans le droit
chemin , juste une entraineuse qui arrivera trop tard.
Au bout de la piste , pas de vie nouvelle , que la mort dans la poussière.
Cette conclusion reste mémorable.
Hart réalisateur n’est pas un styliste , sa mise en scène concise et dépouillée convient parfaitement à
cette histoire sèche et réaliste.
Voir sur le forum : viewtopic.php?f=10&t=12174&p=137750&hilit=The+Taking+of+Luke+Vane#p137679

Fiche technique :
Réalisateurs : William S. Hart, Clifford Smith
Scénario : Thomas H. Ince, Richard V. Spencer
Production : Kay-Bee Picture
Durée : 2o minutes - 600 mètres (2 bobines)

Distribution : William S. Hart : Luke McVane; Enid Markey : Mercedes; Clifford Smith: Shérif Stark;
Ernest swallow : Jack Ashley.

William S. Hart et Enid Markey :
Image.Image

William S. Hart et Enid Markey :
Image




Westerns de William S. Hart sortis aux USA en 1915 :

* The Scourge of The Desert
* Mr Silent Haskins
* The Sheriff ‘s Streak of Yellow
* The Grudge
* The Taking of Luke Mc Vane
* The man from Nowhere
* Bad Buck of Santa Ynez
* The conversion of Frosty Blake
* Tools of Providence
* Cash Parrish’s Pal
* Pinto Ben
* Keno Bates , Liar
* A Knight of The Trails
* The Disciple

Dossier établi par Marc.



____________________________________________
Le timide (The Lamb)
____________________________________________

Image


"The Lamb est une comédie western mettant en vedette Douglas Fairbanks dans son premier rôle au cinéma.
Dirigé par W. Christy Cabanne , le film est adapté de la pièce The New Henrietta jouée à Broadway en 1913,
dans laquelle Fairbanks est co-vedette avec William H. Crane , Amelia Bingham et la très jeune Patricia Collinge.
DW Griffith , écrit le scénario sous le pseudonyme de Granville Barker, avec le réalisateur Christy Cabanne.
Il a essentiellement enrichi la pièce de théâtre en rajoutant un élément westernien à l'histoire et libéré la
pièce des contraintes liées au théâtre. Ce qui a donné à Fairbanks la possibilité de montrer ses prouesses
physiques au cinéma, Griffith a également modifié les personnages; Le nom de Fairbanks dans la pièce
était Nick et devient Gerald; le personnage du père dans la pièce devient sa mère ( Kate Toncray ).
Une copie de The Lamb est conservée à la George Eastman House."
Wikipédia.


Douglas Fairbanks et Seena Owen :
Image

Image


Fiche technique :
Réalisateur : William Christy Cabanne
Scénario : D.W.Griffith d'après The New Henrietta de Winchell Smith et Victor Mapes
Image : William E. Fildew
Production : The Fine Arts Film Company
Durée : 56 minutes - 1500 mètres (5 bobines)
Lieu de tournage : San Diego, Santa Monica, California

William Christy Cabanne et D.W.Griffith :
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Distribution : Douglas Fairbanks [Gerald], Seena Owen [Mary], William E. Lowery (William Lowery) [Chef Yaqui], Lillian Langdon, Monroe Salisbury, Kate Toncray, Alfred Paget, Eagle Eye

Douglas Fairbanks, Seena Owen, Monroe Salisbury et Alfred Paget :
Image.Image.Image.Image





_____________________________________________
The Outlaw’s Revenge
_____________________________________________
« Au Mexique, un humble péon a beaucoup de difficultés à garder sa petite ferme à l'abri de la convoitise
des hommes du gouvernement. Alors qu'il est dans une autre ville, deux officiers pillent son exploitation
et s'en prennent à ses sœurs. La plus grande, boiteuse de naissance, se tue plutôt que de leur succomber.
La plus jeune, âgée de 14 ans, devient folle et meurt après avoir raconté à son frère ce qui s'est passé.
Le péon crie vengeance mais est déclaré hors-la-loi par les officiers. Il s'échappe de prison à l'aide d'un
vieux serviteur de la famille, et parvient à échapper à ses poursuivants grâce à un couple d’Américains
voyageant dans un chariot bâché. 
Des années plus tard, le hors-la-loi, maintenant commandant en chef de l'armée, remporte de nombreuses
victoires. À une de ces occasions, il tue un des officiers qui avaient attaqué ses sœurs. Lorsqu'il apprend
que les Américains qui l'avaient aidé sont en danger, il conduit une charge de cavalerie pour les sauver.
Parmi les agresseurs, il reconnaît l'autre officier. »
Wikipédia.
« Ce film serait en fait issu de The Life of General Villa (1914) du même réalisateur, remonté et resorti
par Mutual Film Corporation sous ce nouveau titre. »
Wikipédia.

Fiche technique :
Réalisateur : William Christy Cabanne
Image : Marcel Le Picard
Production : Reliance Film Company
Durée : 56 minutes - 1200 mètres (4 bobines)
Lieu de tournage : Mexique
Distribution : Walsh (Raoul Walsh) [Le hors-la-loi], Irene Hunt [ soeur du hors-la-loi], Teddy Sampson [petite soeur du Hors-la-loi], Robert Harron [le fiancé], Mae Marsh, Eagle Eye, Walter Long , W.E. Lawrence


Raoul Walsh, Teddy Sampson, Mae Marsh et Robert Harron :
Image.Image.Image.Image



________________________________________________
The Stagecoach Driver and the Girl
________________________________________________

Fiche technique :
Réalisateur : Tom Mix
Scénario : Tom Mix
Production : The Selig Polyscope Company
Durée : 12 minutes - 300 mètres (1 bobine)

Distribution : Tom Mix : Conducteur; Luella Maxam : Edythe, la fille de l'Est; Goldie Colwell : Alice, sœur de Tom; Ed Brady : Le joueur; Ed Jones : le Shériff.

Tom Mix et Ed Brady :
Image.Image



_______________________________________________
The Gold Dust and the Squaw 
_______________________________________________

Fiche technique :
Réalisateur : Tom Mix
Scénario : Cornelius Shea
Production : The Selig Polyscope Company, Incorporated
Durée : 300 mètres (1 bobine)

Distribution : Sid Jordan : Bob; Leo D. Maloney : Ned; Pat Chrisman : Lame Dog; Robert Anderson;
Tall Elk; Bettie O'Neal.

Tom Mix et Ed Jordan :
Image



_______________________________________________
The Lone Cowboy
_______________________________________________

Fiche technique :
Réalisateur : Raoul Walsh
Production : Fox Film Corporation

Distribution : Tom Mix; Mildred Harris; Alan Hale: Crazy Wolf.

Tom Mix, Mildred Harris et Alan Hale:
Image.Image.Image



Raoul Walsh nous raconte l'histoire d'un tournage en ces temps, édifiant!


La première chose que Raoul Walsh remarque ce jour de 1915 lorsque Tom Mix se présente devant lui :
« son chapeau blanc de cowboy pendait sur ses oreilles et le talon de ses bottes était éculé ».
Il avait fait 3 films, 3 échecs qui l'avaient mené tout droit à sa ruine. « Raoul je suis content de te voir.
Je suis acculé, mon vieux. Peut-être peux-tu m'aider à m'en sortir. »
Walsh décide de l'aider et en parle à Fox qui l'engage aussitôt, ne trouvant pas de scénario approprié
il se met à en écrire un, qu'il nomme The Lone Cowboy. Mildred Harris (qui épousera plus tard Chaplin)
joue le rôle de Christine et Alan Hale celui de l'ivrogne.

Laissons la parole à Raoul Walsh :

Une semaine plus tard, nous débarquâmes à Truckee dans le Nevada. Nous avions choisi ce lieu de
tournage parce que Tom Mix y avait un ami qui possédait du terrain, un ranch et environ 800 têtes
de bétail. Je comptais y tourner quelques scènes de
The Lone Cowboy.
Nous commençâmes à travailler le lendemain matin dès qu'il y eut assez de soleil. L'histoire
débutait par une vue de Tom chevauchant, solitaire, le long d'une crête sauvage, avec les montagnes
et le ciel en toile de fond et à ses pieds une prairie dégagée. Une diligence (la sienne) menée par
un attelage de six chevaux (les siens également) fonce à toute allure dans sa direction, poursuivi par
deux indiens. Tom éperonne sa monture, dévale la pente et arrête les attaquants juste au moment
où ils tirent sur le conducteur et son escorte. Pan! Pan! Les fidèles colts du héros font tomber les
peaux rouges de leurs poneys. (L'un d'eux était Crazy Wolf.) Il s'était attaché un pied à la crinière
de son poney pour pouvoir faire ce que le cirque affichait comme « la traîne à la russe ». Le cheval
le traîna sur deux kilomètres avant que l'on pût retrouver. Quand on le remit debout, il ne lui restait
plus de fond de culotte.
Les chevaux, sans conducteur à présent, prennent le mors aux dents, mais Tom et son cheval Tony sont
trop rapides pour eux. Tom bondit sur l'animal de tête, puis sautant de bête en bête, atteint le siège
du conducteur, réunit les rênes et lâche un « Ho ! » qui tombe plutôt à plat.
Pendant ce temps, apparaissent environ une douzaine d'hommes, les amis des Indiens morts, galopant
vers la diligence qui ralentit. Un voyageur pointe la tête hors de la voiture et crie à Tom de partir de là,
mais notre intrépide cowboy attache les rênes au porte-fouet et grimpe sur le toit de la diligence
cahotante. De cette position avantageuse, il se met tranquillement à abattre les douze poursuivants,
avec une adresse remarquable, compte tenu du fait que ses revolvers n'ont que six cartouches chacun
et qu'il a déjà tiré deux fois.
Cette fois-ci les Indiens étaient des cowboys vêtus de peau de daim et coiffés de plumes et ils gagnèrent
leur cinq dollars en exécutant d'autres chutes spectaculaires.
S'étant débarrassé des assaillants, Tom regagne le siège du conducteur et réussit cette fois à maitriser
l'attelage en amenant la diligence dans endroit charmant, en lisière d'un bois érables. Pendant ces
instants périlleux, les deux voyageurs n'ont pas été oubliés. Des plans répétés les montrent passant la
tête par la fenêtre de la diligence, l'homme s'adressant en criant à Tom et le visage de Christine
exprimant toute la frayeur et la peur que requiert la situation. Quand leur sauveur saute à terre,
ouvre la portière et très chevaleresque, aide l'héroïne à descendre, celle-ci s'écrie : « Oh merci,
cher monsieur, de m'avoir sauvé la vie. » La réplique de Tom n'est pas moins nauséabonde
: « Ce fut un plaisir pour moi, ma'am. »
Le voyageur, un acteur grand et maigre nommé Alan Hale, jouait à merveille les ivrognes. Il sort de la
voiture en agitant une bouteille qu'il offre généreusement d'abord à Christine, puis à Tom. Tous deux
la refusent, si bien que lorsque la jeune fille s'écrie : « Cet homme courageux nous a sauvé la vie ! » Hale
lève la bouteille en déclarant : « ça s'arrose » et, après avoir avalé une gorgée de whisky (qui n'avait pas
été remplacé par du thé froid),fait mine d'en offrir aux chevaux. N'importe quel cowboy sait que lorsqu'un
cheval renifle de l'alcool, il secoue généralement la tête.
L'attelage se prête bien sûr à ce petit numéro comique et l'héroïne débite un couplet immortel; elle
regarde son sauveur avec émotion et murmure :  « cela me réjouit le cœur de vous voir refuser de boire
car les lèvres qui ont touché à de l'alcool ne toucheront jamais les miennes. »
Christine se met à frissonner légèrement tandis qu'il recharge nonchalamment ses revolvers. « Ils ont l'air
si dangereux ! » soupire-t-elle. « Ils ne le sont que si on ne sait pas s'en servir, ma'am. » Elle pose enfin la
question que tout le monde attend : « Vous dites que vous étiez rancher, monsieur. Avez-vous une famille? »
« Non, ma'am, je vis tout seul. » La fille s'appuie alors sur l'épaule de son sauveur. Elle le regarde dans les
yeux, de très près,mais Tom repousse la tentation avec fermeté. Le devoir l'appelle. Il attache son fidèle
cheval, Tony, derrière la diligence, aide la fille et Hale, l'ivrogne, à remonter en voiture, puis se met en
route pour aller livrer le coffre-fort.
N'oublions pas la scène où Tom défend l'honneur de Christine. Le public voulait du sensationnel ? Eh bien,
on
allait lui en donner ! Au moment où un « méchant » se met à insulter l'héroïne, le sous-titre indique
: « Ce furent les premiers et les derniers mots qu'il prononça. » Tom lui casse une chaise sur la tête,
et ils se battent et roulent sur le plancher, comme il se doit. Quand Tom, vainqueur, se relève, le barman
de l'hôtel annonce que la maison offre une tournée générale. Tous, sauf la fille, le héros et le « méchant »
vaincu, s'alignent au bar et la bonne humeur est retrouvée.
On entend alors quelqu'un crier : « Christine, ma chérie ! » l'héroïne se retourne et se jette au cou d'un
petit bonhomme qui vient d'entrer. C'est un gringalet à col dur et boutons de manchettes, mais il est
évident que la fille est amoureuse de lui. Elle n'a été gentille avec Tom que parce qu'il lui a sauvé la vie.
« Nous nous marions demain », annonce-t-elle à son héros. « Nous serions très honorés, monsieur, si vous
vouliez bien assister à notre mariage. » Tom, cependant, en a assez vu. Soulevant son Stetson noir, nous
lui en avions fourni un spécialement pour le film, il souhaite aux amoureux un bonheur éternel, s'éloigne
dans un cliquetis d'éperons, saute sur son cheval et chevauche résolument vers le soleil couchant. Fin...

C'était du mélo d'un bout à l'autre, mais du bon mélo dont le public naïf de l'époque raffolait. Comme
certains vieux cinéphiles s'en souviendront,
The Lone Cowboy fut un immense triomphe.

Raoul Walsh. Un demi siècle à Hollywood.


_________________________________________
The Love Route
_________________________________________
"John Ashby et Allene Houston, deux éleveurs voisins sont amoureux, mais le violent conflit qui oppose
leurs pères à propos du tracé de la route du nouveau chemin de fer X.Y.Z. les sépare . Le colonel Houston
et le fils ainé Ashby sont tués dans un combat, laissant ainsi John et Allene en plein conflit. John accepte
un poste dans la compagnie de chemin de fer et Allene jure qu'il ne traversera jamais sa propriété. Allene
est aidée dans sa lutte par le contremaître du ranch Houston, Harry Marshall, un homme ambitieux qui espère
faire d'elle sa femme. Après une lutte intense, l'un des hommes d'Allene tire sur John, mais même si elle gagne
le combat, Allene se rend compte qu'elle aime encore John. À la fin, Allene elle-même attache le dernier cordon
juste à temps pour sauver les droits de franchise de l'entreprise."
- Écrit par Pamela Short. IMDb.
Film probablement perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : Allan Dwan
Scénario : Allan Dwan d’après la pièce The Love Route d’ Edward Peple.
Production : Famous Players Film Company
Durée : 1200 mètres (4 bobines)

Allan Dwan et Edward Peple :
Image.Image


Distribution : Harold Lockwood [John Ashby], Winifred Westover [Allene Houston], Donald Crisp [Harry Marshall], Jack Pickford [Billy Ball], Dick La Reno [Colonel Houston], Juanita Hansen [Lilly Belle], Marshall Neilan

Harold Lockwood et Winifred Westover :
Image.Image


Donald Crisp, Jack Pickford, Juanita Hansen et Marshall Neilan :
Image.Image.Image.Image



Image




___________________________________________
Broncho Billy and the baby
___________________________________________
“Un hors-la-loi en fuite (Broncho Billy) sauve la petite Bernice Sawyer qui était tombée dans les bois.
La mère reconnaissante remercie Billy en lui offrant un endroit pour se reposer, mais son mari, voyant
une affiche offrant une récompense veut le dénoncer au shérif. Finalement, le couple se met d'accord et
distrait le shérif, permettant à Billy de s’échapper »
Boyd Magers.
Une copie du film est conservé dans le George Eastman Museum film archive.

Fiche technique :
Réalisateur : GM Anderson
Scénario : Gilbert M « Broncho Billy » Anderson, Peter B. Kyne
Production : The Essanay Film Manufacturing Company
Durée : 300 mètres (1 bobine)
Lieu de tournage : Niles, Californie

Gilbert M « Broncho Billy » Anderson :
Image


Distribution : Gilbert M « Broncho Billy » (Broncho Billy), Lee Willard (Père du bébé),
Evelyn Selbie (Mère du bébé), Sally Phipps (Le bébé)

Evelyn Selbie, Lee Willard et Sally Phipps :
Image.Image.Image



__________________________________________
Broncho Billy’s Sentence
__________________________________________
Billy auteur d’un hold-up, est en fuite, il s’introduit chez un fermier et sa fille, cette dernière le blesse.
Plus tard il atterrit chez un pasteur lequel avec sa femme lui fait la lecture de la bible. Il se rend
volontairement chez le shérif et à la prison…

A gauche, Billy chez le fermier. A droite la fille tire et blesse Billy :
Image.Image


Billy recueilli par le pasteur et sa femme. A droite Billy se rend au shérif :
Image.Image

Fiche technique :
Réalisateur : GM Anderson
Scénario : Gilbert M « Broncho Billy » Anderson
Production : The Essanay Film Manufacturing Company
Durée : 300 mètres (1 bobine)
Lieu de tournage : Niles, Californie

Distribution :
Gilbert M « Broncho Billy » (Broncho Billy), True Boardman [le sheriff],
Virginia Eames[femme dans la cabane], Ernest Van Pelt [son père], Carl Stockdale [le pasteur],
Evelyn Selbie [femme du pasteur]




A suivre...
Modifié en dernier par Hombre le 14 juin 2017 16:52, modifié 23 fois.

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Sitting Bull » 25 mars 2017 0:59

Juste un petit complément à ce magnifique travail.
1911

Image


1912

Image


À déplacer, voire supprimer si ça gêne.
Image

"What is this ? The stuff that dreams are made of." (W.Shakespeare)

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 26 avr. 2017 22:23

Année 1915 (suite)



_______________________________________
Naissance d’une Nation (The Birth of a Nation)
_______________________________________
Autres titres : The Clansman et In the Clutches of the Ku Klux Klan aux USA
J'avoue, je n’avais jamais vu ce film et, franchement je ne m’attendais pas à une telle ignominie
faite film. Du point de vue technique, Naissance d'une Nation, est bien évidemment fondateur.
Sur cet aspect beaucoup a été dit donc je ne m'étendrais pas d'avantage.

Au début, dans l’avertissement inscrit sur l’écran je lis cette phrase : « la liberté de montrer le
coté obscur du mal, afin que nous puissions éclairer le bon coté de la vertu »
, il ne faut pas être
grand sorcier pour déduire, après une vision du film, que le coté obscur du mal est l’homme noir
et le bon coté de la vertu est l’homme blanc ; surtout membre du KKK.
Puis, le premier intertitre nous dit « L’arrivée des Africains en Amérique a semé la première graine
de la discorde »
, il laisse sous-entendre qu’ils y seraient arrivés quasi volontairement. Même
si l’intertitre est suivi d’une vente d’esclave. Bien entendu Griffith omet de préciser que se sont les
blancs qui ont introduit de force les noirs en Amérique.
Après, quelques scènes d’un sud éternel, paisible : les blancs distingués, toujours en villégiature,
entourés de serviteurs noirs aimant leurs maitres. Il s’ensuit des scènes insoutenables (pas autant
que celles qu’on verra en deuxième partie) des blancs paradant et se pavanant dans un champ de
coton au milieu d’esclaves à la tâche de la récolte. Au moment de la pause ( deux heures, c’est
un intertitre qui nous l’annonce), les esclaves dansent et démontrent à leur maitres, oh ! combien
ils sont heureux, et ne cessent de les remercier servilement, satisfaits de leur sort, chacun dans
leurs conditions : les blancs, des bons maitres et les noirs, des bons esclaves. Et ainsi va le monde
heureux dans le Sud esclavagiste. Tout cela vous donne une envie irrépressible de chanter à tue tête :
Ah! ça ira, ça ira, ça ira...

Le film a été présenté à l'époque en deux parties.

La première partie raconte le destin de deux familles amies : Les Stoneman du Nord et les Cameron
du Sud, que la Guerre de Sécession séparera. Une scène significative montrera lors d'une bataille le
jeune fils Cameron prêt à planter une baïonnette dans un soldat à terre en qui il reconnaît son grand ami Tod,
le jeune Stoneman, ils mourront tous les deux sous les balles enlacés. La ville des Cameron est envahie
par une troupe composé de noirs qui saccageront et mettront le feu à leur maison. Elle se termine
avec l'assassinat de Lincoln.

Le colonel Ben Cameron interprété par Henry Walthall :
Image



La deuxième partie du film, parle de La Reconstruction du Sud. C'est là que Griffith représente les
noirs comme des gens vicieux, ambitieux ne désirant que prendre la place des blancs et les écraser.
Un intertitre signale : “Le noir aime au-dessus de sa condition”, le noir convoite la femme
blanche, la désire sexuellement, alors qu'à l'inverse la femme blanche est terrifiée à l'idée d'être touchée
et salie par l'homme noir.

La jeune Flora Cameron (Mae Marsh), harcelée par Gus (Walter Long) :
Image


“Le Grand KKK” est crée par l'ainé des Cameron avec ses complices, suite à la mort de sa jeune sœur
qui poursuivie et se voyant rattrapée par Gus, un soldat noir, préfère se jeter du haut d'une falaise.
Gus sera pourchassé et lynché par le nouveau KKK. Les noirs par réaction massacrent des blancs sans

Lynchage de Gus :
Image



pitié. Intertitre : “Les anciens ennemis, Nordistes et Sudistes, à nouveau réunis pour défendre leur
droits naturels d'Aryens”
. La résistance des blancs s'organise. La famille Cameron, encerclée par des
soldats noirs, est sauvée de justesse par l'arrivée du KKK. Les noirs sont désarmés. Le film se termine
avec un défile triomphal du KKK mené en tête par la fille Cameron et la fille Stoneman.

Défilé triomphal mené par Margaret Cameron (Miriam Cooper) et Elsie Stoneman (Lillian Gish) :
Image


Finalement, à mon avis Griffith représente dans ce film le sentiment généralisé à cette époque,
c'est peut-être pour cela qu'il se disait non raciste.

Notez que Griffith était issu d'une famille du Sud et son père avait combattu coté Confédéré.
Voir l'article de Pak : viewtopic.php?f=7&t=16278&p=224362&hilit=r%C3%A9compens%C3%A9s#p224868
Et aussi les commentaires du forum : viewtopic.php?f=10&t=6091#p52738

Fiche technique :
Réalisateur : D.W. Griffith
Scénario : D.W. Griffith et Frank E. Woods + [Thomas Dixon Jr.], d’après la pièce adaptatée de The Clansman
par Thomas Dixon Jr. du roman The Clansman: An Historical Romance of the Ku Klux Klan de Thomas Dixon Jr.
d’après le roman The Leopard’s Spots de Thomas Dixon Jr.
Image : G.W. Bitzer.
Musique : Joseph Carl Breil + [D.W. Griffith].
Production : David W. Griffith Corp., Epoch Producing Corporation
Durée : 3 hr 15 min (195 min) - 3530 mètres (13 bobines)
Lieu de tournage : Calexico, Hollywood et plusieurs autres endroits de Californie.

D.W. Griffith avec le scénariste Frank E. Woods et le cameraman G.W.Bitzer :
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Le compositeur Joseph Carl Breil :
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Distribution :
Henry Walthall [ le colonel Ben Cameron], Miriam Cooper [Margaret Cameron], Mae Marsh [Flora Cameron], Spottiswoode Aiken ([Docteur Cameron], Josephine Crowell [Mme Cameron], Ralph Lewis [Austin Stoneman], Lillian Gish [Elsie Stoneman], Elmer Clifton [Phil Stoneman], Robert Harron [Tod Stoneman], Mary Alden [Lydia Brown], George Seigmann (George Siegmann) [Silas Lynch], Walter Long [Gus], Wallace Reed [Jeff], le juge Beringer ( André Beranger ) [Wade Cameron], Maxfield Stanley [Duke Cameron], Jennie Lee [Mammy], Joseph Henabery [Abraham Lincoln], Raoul Walsh [John Wilkes Booth], Donald Crisp [général Ulysses S. Grant], Howard Gaye [général Robert E. Lee], William DeVaull [Nelse], William Freeman [Jake], Thomas Wilson [le serviteur de Stoneman]; Sam de Grasse, Fred Burns, Allan Sears, Elmo Lincoln, Violet Wilkey, Alberta Lee, Eugene Pallette, Olga Gray, Jack Ford ( John Ford ), Victor Adamson, Monte Blue, Bessie Love, Mme Sul-te-Wan, John French , Erich von Stroheim , Charles king , Fred Hamer

Henry Walthall, Miriam Cooper, Mae Marsh et Spottiswoode Aiken :
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Josephine Crowell, Ralph Lewis, Lillian Gish et Elmer Clifton :
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Sur Naissance d'une Nation :



James Baldwin dans The Devil Finds Work :
«Un des grands classiques du cinéma américain et une tentative de justification
élaborée de meurtres de masse».


Dorian Lynskey :
(...) "il dépeignait la Reconstruction (celle du Sud après la guerre de Sécession),
dans laquelle les personnages noirs étaient présentés comme des prédateurs sexuels
et des voyous avides de revanche, les anciens propriétaires d’esclaves comme de
pauvres victimes et les membres du Ku Klux Klan comme des chevaliers blancs.
Comme Le Triomphe de la Volonté, de Leni Riefenstahl, ce film est à la fois un tour
de force technique et une abjection morale, qui illustre à merveille la pensée raciste:
violente, paranoïaque, névrotique sur le plan sexuel, sentimentale et absurde."



Steve McQueen (réalisateur de 12 ans d'esclavage) :
"Autant en emporte le vent est un grand drame romantique et romanesque. Dans un an,
ce sera le centenaire de Naissance d'une nation, un film qui a toujours été pour moi très
problématique. On évoque toujours les progrès narratifs et esthétiques accomplis par ce
film, mais jamais le fait que c'est un film de propagande.
Beaucoup de gens ont été tués à cause de lui. Naissance d'une nation a permis la résurrection
du Ku Klux Klan. En ce sens, je le rapprocherais du film de Leni Riefenstahl, Le Triomphe de
la volonté (1935). On parle sans cesse de chef-d'œuvre à son propos. J'aimerais bien que l'on
s'intéresse aussi à son contenu."




__________________________________________
Buckshot John
__________________________________________
« À la suite d'une fusillade avec le shérif et ses hommes, Buckshot John, le seul survivant du gang de
Bad Jake Kennedy, refuse de divulguer l'emplacement de la cachette du gang et est condamné à trente
ans de prison. Après avoir purgé quinze ans, Buckshot "se converti" et décide de rendre l'or. Il convoque
le celebre The Great Gilmore, qui est également le chef du culte de la "Pensée purifiée", lui demandant
de contacter Bad Jake pour obtenir des conseils. Gilmore alors organise une scéance de voyance, étant
bien entendu deja au courant des détails du vol, Gilmore convainc Buckshot de révéler la cachette du butin
pour sauver son âme. Jimmy Dacey, journaliste, interview Buckshot et lui apprend que Gilmore est un
charlatan. Buckshot fou de rage, retrouve Gilmore, récupère l'or et le renvoie à l'une des entreprises qu'il
a volées. Puis Il se rend et obtiendra plus tard une grâce. »
AFI American Film Institut

Fiche technique :
Réalisateur : Hobart Bosworth
Scénario : Hetty Grey, d’après The Message to Buckshot John de Charles E. Van Loan.
Image : George W. Hill.
Production : Hobart Bosworth Productions
Durée : 50 minutes - 1500 mètres (3 bobines)
Lieu de tournage : Banning, Californie

Le réalisateur et acteur Hobart Bosworth :
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La scénariste Hetty Grey et le cameraman George W. Hill :
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Distribution : Hobart Bosworth [‘Buckshot’ John Moran], Courtenay Foote [Jake Gilmore, ‘The Great Gilmore’],
Carl Von Schiller (Charles Von Schiller) [Jimmy Dacey], Helen Wolcott [Ruth Mason], Herbert Standing [John Mason],
Marshall Stedman [the prison warden], Frank Lanning [‘Bad’ Jake Kennedy], Art Acord [Jordan], Oscar Linkenhelt [the sheriff],
Rhea Haines [Mrs. Hayden]

Courtenay Foote, Herbert Standing, Marshall Stedman et Art Acord :
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__________________________________________
The Desert Breed
__________________________________________
Film perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : Joseph de Grasse
Scénario : Tom Forman
Production : Rex Film Company
Durée : 592,85 mètres (2 bobines)

Le réalisateur Joseph de Grasse et le scénariste Tom Forman :
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Distribution : Pauline Bush (Jessie) ; William Dowlan (Fred) ; Lon Chaney (Jack).

Pauline Bush, William C. Dowlan, Lon Chaney :
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Photo : Allison Sheal



___________________________________________
The Heart of a Bandit
___________________________________________
Film perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : ?
Production : Biograph Company
Durée : 300 mètres (1 bobine)

Distribution : Harry Carey (Texas Pete, le bandit), Charles West, Violet Reed (la femme du rancher), Claire McDowell.

Harry Carey, Claire McDowell et Charles West :
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__________________________________________
The Ring of Destiny
__________________________________________

Fiche technique :
Réalisateur : Cleo Madison
Scénario : Olga Printzlau, Marshall Stedman
Production : Rex Motion Picture Company
Durée : 20 minute - 600 mètres (2 bobines)

La réalisatrice et actrice Cleo Madison :
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Les scénaristes Olga Printzlau et Marshall Stedman :
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Distribution : Cleo Madison (Dolly), Joe King (Big Bill), Hoot Gibson (Jack), William Steele (le Cattle Rustler)

Joe King, Hoot Gibson et William Steele
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__________________________________________
The Slave Girl
__________________________________________
Le deuxième film réalisé par Tod Browning est un western.
Film perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : Tod Browning
Scénario : George Hennessey
Production : Motion Picture Corporation
Durée : 600 mètres (2 bobines)
Lieu de tournage : Iverson Ranch, Chatsworth, California.

Tod Browning :
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Distribution : Otto Lincoln [Bob West], Teddy Sampson [Ida West, soeur de Bob ], Mary Alden [Sally, yellow girl],
W.E. Lawrence [Fred Gilbert], O.R. MacDiarmid, Miriam Cooper, Jennie Lee.

Otto Lincoln, Teddy Sampson et Mary Alden :
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W.E. Lawrence, Miriam Cooper et Jennie Lee :
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A suivre...
Modifié en dernier par Hombre le 03 mai 2017 21:55, modifié 10 fois.

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pak
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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar pak » 27 avr. 2017 0:39

En phase avec toi Hombre.

Un film qui a marqué, pour le meilleur comme pour le pire. J'en bafouille un peu là : viewtopic.php?f=7&t=16278&p=224362&hilit=r%C3%A9compens%C3%A9s#p224868.

Toujours cette interrogation sur le racisme ordinaire, qui revient dans des débats sur des films du passé. Est-ce plus ou moins condamnable que le racisme d'état ? Difficile de répondre tant la société et les mœurs ont évolué. Et trop facile de juger avec le recul des années.

Pourtant, il y a quand même des discours ou postures qui dérangent. Cela me rappelle, hors western, Les Cinq gentlemen maudits de Julien Duvivier (film de 1931), réalisteur que je vénère, mais dont j'ai du mal à supporter ce film, dans lequel, cinéma colonial oblige, on voit des maghrébins affolés s'enfuir avec un bruitage de gloussement de poules quand des marocaines se dispersent et d'aboiements de chiens quand ce sont des marocains.

Certes, l'époque était autre, mais quand même...
Quand on joue dans un western, on peut embrasser le cheval mais pas l'actrice.

Gary Cooper


http://www.notrecinema.com/

Le quiz western 2014

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 17 mai 2017 0:19

Année 1916




Alice Guy Blaché (1873 – 1968)


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Au commencement était Alice Guy…

Alice Guy est un cas unique, elle est la première femme réalisatrice, scénariste et
productrice de l'histoire du cinéma, tous sexes confondus.
L’enfance d’Alice se passe entre la Suisse, le Chili et la France.
Sans doute ce sont ces grands voyages qui forgeront l’imaginaire dont elle fera preuve plus tard.

Sténographe, métier réservé aux hommes, se fait engager comme secrétaire par Léon Gaumont
alors ingénieur au Comptoir Général de la Photographie à Paris. Puis il crée sa propre entreprise
d'appareils de projection et des caméras.
Alice découvre émerveillée la photographie animée et la secrétaire se transformera en cinéaste
prolifique.

Dès 1896 tourne La Fée aux choux, son premier film. « J’étais fille de libraire et
j’aimais lire des livres
», disait-t-elle et c’était peut-être cela l’avantage qu’elle avait sur
les hommes, tout au moins sur ceux qui s’occupaient de cinéma à ce moment. On devine ici une
étonnante période initiatique à tous égards, riche et créative ; tout en donnant au cinéma
balbutiant ses premiers jalons du coté de la fable, du conte qui sied si bien à l’enfance du
cinéma même.

En 1907, Alice se marie à Herbert Blaché, et ensemble débarquent aux Etats-Unis.
Elle crée le premier studio en 1910, Solax Film Co. En 1912 fait construire des locaux à Fort Lee,
New Jersey. Elle y produira plus de 300 films, des mélodrames, des westerns, des comédies…


Voir sa biographie : http://forum.westernmovies.fr/viewtopic ... 10#p264445
Madame Guy Blaché n'est pas répertorié dans le dictionnaire d' Harris M. Lentz III. Western and
Frontier Film and Television Crédits. 1903-1995.



_________________________________________
Greater Love Hath No Man (1911)
_________________________________________
"Dans une concession de mine d’or au Nouveau Mexique, un nouveau directeur est nommé.
C’est le coup de foudre pour la jeune Florence au grand désespoir de Jake qui en était
éperdument amoureux. Les chercheurs d’or mexicains du camp trouvent que le nouveau directeur
ne pèse pas correctement ce qu’ils ont extrait et menacent… "
L'Œil sur l'Ecran.

Deux scènes de Greater Love Hath No Man :
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Fiche technique :
Réalisateur : Alice Guy
Production : Solax Film Company
Durée : 300 mètres (1 bobine)
Lieu de tournage : Fort Lee, New Jersey

Alice Guy
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Distribution : ?


__________________________________________
Two Little Rangers (1912)
__________________________________________
« Wild Bill » Gray, un bandit veut partir de chez lui, sa femme l' implore de rester à la maison, mais pour toute
réponse, il la bat.
Jim, un cow-boy, prend sa défense et l’amène chez Paxton, chef de poste. « Wild Bill » planifie sa vengeance
et vole l’argent. Jim est accusé injustement et jeté en prison. May et Gladys, les filles de Paxton doutent
et décident de mener l’enquête…
Ce film préfigure des productions plus récentes avec des héroïnes dans les rôles principaux, comme
Les belles de l'Ouest, et autres Bandidas.
Film visible sur YouTube : https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q= ... 1-DrSsTjRQ

Vinnie Burns :
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Blanche Cornwall (derrière à gauche) et Vinnie Burns (à droite) :
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Fiche technique :
Réalisateur : Alice Guy
Production : Solax Film Company
Durée : 300 mètres (1 bobine)
Lieu de tournage : Fort Lee, New Jersey


Alice Guy :
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Distribution : Vinnie Burns, Blanche Cornwall

Vinnie Burns et Blanche Cornwall :
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__________________________________________
Algie, the Miner (1912)
__________________________________________
Algie, un jeune homme efféminé et élégant, veut épouser la fille de Harry Lyons, mais celui-ci ne le
considérant pas comme un homme véritable désapprouve le mariage. Algie part alors dans l’ouest
pour faire de la prospection. Il est accueilli par Big Jim, un mineur rustre qui trouve ce personnage bien
ridicule et avec ses amis, s'en moque donc allégrement…
Film visible sur le site Archive.org : https://archive.org/details/AlgieTjheMiner

Fiche technique :
Réalisateur : Edward Warren
Production : Solax Film Company
Durée : 10 minutes - 300 mètres (1 bobine)
Lieu de tournage : Fort Lee, New Jersey

Distribution : Billy Quirk, Mary Foy

Billy Quirk, Mary Foy
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« Alice Guy était une réalisatrice exceptionnelle, d'une sensibilité rare,
au regard incroyablement poétique et à l'instinct formidable. Elle a écrit,
dirigé et produit plus de mille films. Et pourtant, elle a été oubliée par
l'industrie qu'elle a contribué à créer ».

Martin Scorsese, New York, octobre 2011.



_____________________________________


Les Pionnières du muet

Le cinéma muet ne cessera pas de m’étonner. C'était un véritable vivier, où l’invention primait,
les initiatives ne manquaient pas et la création d’une expression nouvelle se mettait en place
puisque tout restait à inventer.

Il est vrai, le cinéma à ses débuts était réputé vulgaire et peu de gens s’y intéressaient. Cette
situation permit l'accès inattendue des femmes et les incita à travailler dans cette industrie naissante.

Cette percée, dotée d’un flair, d’une clairvoyance remarquable (tout ce qu’il y a de féminin),
leur permettra d’être à l’initiative des premières performances, des premiers éclairs d’inventivité
dans cette nouvelle aventure.
Une place dans l’histoire qui leur a été ravie par la suite.

« Les femmes dans l’industrie cinématographique en Amérique entre 1916 et 1923 étaient plus
importantes que dans toute autre entreprise. En effet, en 1923, le nombre d’emplois tenus par
des femmes dans les studios étaient plus nombreux que ceux tenus par des hommes » (1)

L’industrie naissante du cinéma américain accueille pour l’essentiel des femmes et des juifs
d’Europe de l’est, « deux catégories de personnes interdites dans les secteurs plus prestigieux ».
Les femmes peuvent donc réaliser, scénariser ou monter des films, « surtout parce que monter
un film est proche de la couture »


En 1915, chez Universal les réalisatrices Jeanie Macpherson, Grace Cunard et Lois Weber étaient
déjà sous contrat. Puis, arriveront les scénaristes : Cleo Madison, Ruth Ann Baldwin, Eugenie
Magnus Ingleton, Bess Meredyth, Ida May Park, Ruth Stonehouse, Lule Warrenton et Elsie. En 1919,
le studio Universal compte dans ses rangs plus de 11 réalisatrices qui produisent 170 films.
Lois Weber surnommé « Maire d’Universal » réalisera plus de 300 films. « En 1925, la moitié des
films étaient réalisés par des femmes »
Mais plus encore qu’une simple histoire de chiffre il faut reconnaitre que ces pionnières furent à
l’origine de prouesses et de records : première réalisatrice, premier film en couleur, premier film
sonore, premiers films traitant des thèmes de société, l'aspect racial mais aussi la condition de
la femme.

C’est dans la lignée de cette attention portée à la création qu’aujourd’hui, l’histoire du cinéma
se précise, se dévoile, plus riche tout en restant toujours aussi admirable et actuelle.
Avec l’arrivée du parlant (Griffith et Chaplin ne seront pas les seuls à le regretter), l’industrie du
cinéma mute, de plus la crise du 29 poussant les chômeurs vers un secteur en plein essor, tous
ces éléments feront que les portes qui étaient grandement ouvertes aux femmes, tant que ces
messieurs s'en désintéressaient, leurs seront soigneusement fermées.

(1) Kathleen Wallace.
Source : Site, Women Film Pioneers Project.


Trois réalisatrices :


Lois Weber (1879 – 1939)


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Lois Weber, réalisatrice, scénariste, productrice et actrice.
Elle est d'abord actrice de théâtre, associé à son mari Phillips Smalley, elle
débute une carrière au cinéma en 1907. Ils écrivent des scénarii qu'ils
signent « The Smalleys ».
En 1912, ils prennent la direction du studio Rex Motion Picture, produisant
1 ou 2 films par semaine d'une bobine. Elle réalise The Merchant of Venise,
en 1914, premier long métrage comprenant 4 bobines, co-réalisé par une
femme. Elle écrivait tous les scénarii de leur films. Elle reflète dans ses
scripts les thèmes sociaux, qui lui tenaient à cœur, parfois controversés,
tels que la peine de mort, les drogues, la misère et la contraception.
Lois Weber croyait que le cinéma était un outil culturel, qu'on pouvait
obtenir une qualité égale aux autres arts, qu'il était selon ses dires un
« divertissement d'image idéal » ainsi « qu'une étagère de livres ouverts 
à la vie ». De plus, elle pensait que le cinéma pouvait être utilisé comme
moyen de changement politique positif et qu'il avait « une bonne influence
sur l'esprit du public ».
Le nom de Weber était couramment cité avec ceux de Griffith et DeMille
comme étant les meilleurs talents d'Hollywood.
Source : Site, Women Film Pioneers Project.


Lois Weber aux commandes :
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______________________________________
L'éveil d'une conscience (When a Girl Loves) (1919)
______________________________________
« Un pasteur et sa fille, Bess, se rendent vers l'ouest où il espère retrouver sa santé.
Ils rencontrent un bandit 'Eagle' Ryan. Le hors-la-loi est influencé par le pouvoir de la
religion et avec la douce persuasion de Bess, change de vie et il est pardonné par tous
les habitants de la ville. »
IMDb.
Film considéré perdu.

Fiche technique :
Réalisateurs : Lois Weber, Phillips Smalley
Scénario : Lois Weber
Production : Lois Weber Production, Universal Film Manufacturing Company
Durée : 1800 mètres (6 bobines)

Lois Weber, Phillips Smalley :
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Distribution : Mildred Harris [Bess], William Stowell [‘Eagle’ Ryan], Wharton Jones [Pasteur], Alfred Paget [Ben Grant], Willis Marks [William Wiatt]

Mildred Harris, William Stowell et Alfred Paget :
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Ida May Park (1879 – 1954)

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Ida May Park était une réalisatrice, scénariste et actrice.
Dès l'âge de 15 ans elle est actrice de théâtre.
En 1909, scénariste chez Pathé. Puis, avec son mari Joseph De Grasse entrent
chez Universal Film Manufacturing Company, elle fera partie du groupe de femmes
appelées les "Universal Women", avec Ruth Ann Baldwin, Cleo Madison, Ruth Stonehouse...
Les 2 premiers scénarios qu'elle a écrit en 1914 ont été mis en scène par Wallace Reid.
Entre 1914 et 1919 Ida May Park écrit 44 films dont la plupart dirigés par son mari De
Grasse et à partir de 1917 réalise elle même ses propres scénarios. Elle dirige Dorothy
Phillips dans The Flashlight, son premier film.
Elle a écrit tout au long de sa carrière plus de 500 scénarios et elle a fondée Ida May
Park Productions,
en 1920.

Dans un entretien Ida May Park nous dit « une femme peut apporter à cette activité :
une imagination débordante, un enthousiasme splendide, un goût inné du détail et
une connaissance intuitive de la psychologie. »
(1).

« Les films de May offrent un témoignage unique et durable de l'ambition d'une femme
de créer une structure sociétale alternative par le biais du cinéma. »
(1).

(1) Gwendolyn Audrey Foster. Women Film Directors : An International Bio-Critical Dictionary.

Ida May Park, assise avec un châle, Bess Meredyth à droite :
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________________________________________
The Grand Passion (1918)
________________________________________
« Dick Evans (Stowell), patron de Powderville, décide de créer un journal. Il embauche Jack Ripley (Mulhall),
un journaliste de New York, comme rédacteur en chef. Viola Argos (Phillips), nièce de Paul Argos (Chaney),
arrive par le même train que Ripley, tous deux se lient d’amitié. Entre temps, Viola a été kidnappée et cachée
dans un relais de l’autre côté de la voie ferrée. Evans et Ripley vont à son secours, mais subissent l’hostilité
des habitants du quartier. Ils attaquent le Bureau du journal et, se voyant perdus, Evans ordonne à Ripley de
s’échapper avec Viola. Quand elle découvre l’absence d’Evans, elle retourne à la ville en feu, le retrouve
blessé, et lui déclare son amour. »
Wikipedia.
Film probablement perdu.

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Photo : Beyond Boundaries. The Lost (and rare) films of Lon Chaney.


Lon Chaney :
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Photo : The Lon Chaney Home Page.



Fiche technique :
Réalisateur : Ida May Park
Scénario : Ida May Park, d'après “The Boss of Powderville” de Thomas Addison
Image : King Grey
Production : The Universal Film Manufacturing Company
Durée : 2100 mètres (7 bobines)

Distribution : Dorothy Phillips [Viola Argos], Jack Mulhall [Jack Ripley], Lon Chaney [Paul Argos],
William Stowell [Dick Evans], Bert Appling [‘Red’ Pete Jackson], Evelyn Selbie [‘Boston Kate’],
Alfred Allen [Ben Mackey]

Dorothy Phillips et Jack Mulhall :
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Lon Chaney, William Stowell et Evelyn Selbie :
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Cleo Madison (1883 – 1964)


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Cleo Madison était une réalisatrice, scénariste, productrice et actrice.
Elle exerce d'abord le métier d'actrice de théâtre. C'est en 1912 qu'elle fait sa première
apparition au cinéma dans A Business Buccaneer, une production de la Kalem Company.
Par la suite, on la voit dans plusieurs westerns aux côtés de Dave Hartford et Walter
Kerrigan. En 1913, arrive comme d'autres femmes réalisatrices aux studios Universal.
Un an plus tard elle interprète le rôle de deux sœurs jumelles Rose et Judith dans
The Trey o'Heart, une série de 15 épisodes qui la rendirent célèbre. C'est probablement
cette renommée qui lui a permis de passer à la réalisation des films.

Entre 1915 et 1916, elle dirigera en tout pour tout 18 films.

En 1916 elle fonde avec Isadore Bernstein une société de production qui n'aura qu'une
courte durée. En 1919 elle tente de créer sa propre entreprise sans grande réussite.

Sa carrière de réalisatrice s'arrête net on en ignore les raisons. Elle continue néanmoins
à apparaître dans de rôles secondaires, et cela jusqu'en 1924.

C'était une personnalité originale des années 1910, une des premières femmes à travailler
dans le cinéma naissant. Femme moderne, dans toutes les acceptions du terme, sportive,
dynamique. Elle pensait que le fait d'être une femme influençait son travail positivement
et donnait une « touche féminine » à chacun de ses films.

Deux faces de Cleo : l'actrice et la réalisatrice :
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_______________________________________
The Guilty One (1916)
_______________________________________
Film considéré perdu.

Fiche technique :
Réalisateurs : Cleo Madison, Willam V. Mong
Production : Bison
Durée : 600 mètres (2 bobines)

Cleo Madison et Willam V. Mong :
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Photo de Cleo : Silent Era.






Trois Scénaristes :


Grace Cunard (1891 - 1967)


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Grace Cunard était une actice, scénariste et réalisatrice. Bien qu'elle n'a pas toujours
été crédité, elle est l'auteur d'après le journaliste Hugh Wier, de plus de 400 scénarios :
drames, comédies, fantastiques mais aussi de westerns.
En 1912, rencontre Francis Ford (frère ainé de John Ford) avec lequel se produit une
connivence et une complicité créative qui va durer plusieurs années. « Monsieur Ford
semblait saisir intuitivement le fait que j'avais quelque chose en moi et m'a encouragé
à mettre par écrit mes idées et ainsi à l'aider pour l'élaboration de ses films  ».
En 1914,
ils entrent aux studios Universal où ils enchainent les serials et films à succès, tout en
étant les vedettes, scénaristes et aussi coréalisateurs. Le partenariat Cunard-Ford semble
le fruit de deux artistes énergiques en fusion.

« Les histoires écrites par Cunard tendent vers le fantastique et ses personnages féminins
tendent aussi vers le fantastiquement non conventionnel. »
(1)

« Le comportement intrépide des personnages féminins délicats de Grace Cunard l'a rendu
favorite auprès du public à l'époque. »
(1)

(1)Jennifer M. Bean

A gauche : Grace Cunard. A droite : Francis et Grace accroupis, Eddie Polo allongé et John Ford
avec son mouchoir sur le tournage de The Broken Coin, en 1915 (Robert S. Birchard Collection) :

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_______________________________________
The Bandit's Wager (1916)
_______________________________________
« L'un des rares films de Francis Ford à avoir survécu, un court métrage d'une bobine dans lequel une
jeune femme arrivée de fraîche date dans l'ouest est confrontée à un bandit dans une aventure excitante.
Elle le rencontre dehors, et il lui vole un baiser, puis... il parie avec elle que le prochain baiser, c'est
elle qui le lui dispensera de son plein gré! Quelques temps après, son automobile étant en panne d'essence,
son frère part chercher du carburant pendant qu'elle se réfugie dans une cabane apparemment abandonnée...
Mauvaise idée: c'est celle du bandit!
Grace Cunard est la jeune femme, Francis Ford le bandit, sinon le frère de la dame est interprété par le
tout jeune Jack Ford, un an avant qu'il ne devienne metteur en scène, et qu'il ne supplante son aîné qui
n'allait pas tarder à survivre en jouant les poivrots chez son petit frère. Le film est parfaitement efficace,
et d'une légèreté très enthousiasmante. »
Allen John.

« Une tentative un peu confuse de western humoristique, néanmoins je l’ai apprécié. C’est presque
entièrement dans ce style et la réalisation, mais au bout du compte reste toujours assez charmant.
La musique composée par Donald Sosin est vraiment bien, avec une cadence parfaite qui ajoute une
dimension au film sans quoi il nous manquerait. J’ai certainement apprécié le côté humoristique et
il y avait de grands moments tout le long du film. »
Arik Devens

Fiche technique :
Réalisateur : Francis Ford
Scénariste : Grace Cunard
Production : Universal Film Manufacturing Company
Durée : 15 minutes - 300 mètres (1 bobine)

Grace Cunard et Francis Ford :
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Distribution : Grace Cunard, Francis Ford et John Ford

Grace Cunard, Francis Ford et John Ford :
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Autres titres de westerns ayant Grace Cunard comme scénariste :

The Call of the Tribe (1914)
The Curse of the Desert (1915)
Three Bad Men and a Girl (1915)




Frances Marion (1888 – 1973)


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Frances Marion était écrivaine et scénariste.
Avant d’être la célèbre scénariste, elle a été correspondante de guerre pendant la première
guerre mondiale. Elle débute comme scénariste dans la Lois Weber Productions, où elle
travaille aux côtés de Lois Weber. Elle a écrit pour les grands acteurs du muet comme
Mary Pickford avec qui elle se liera d’amitié, elle savait trouver les caractéristiques propres
de chaque acteur et on lui accorde le modelage de stars telles : Marie Dressler, Greta Garbo,
Marion Davies et Mary Pickford.
Frances a travaillé aussi dans les autres activités du cinéma, production, réalisation (3 films)
et aussi comme actrice (3 films).
Sa générosité était reconnue par tous ceux qui l'ont côtoyé : scénaristes, réalisateurs, acteurs
ainsi que le personnel technique, sans tenir compte des relations hiérarchiques.
Longtemps présentée par les magazines comme le symbole d'une femme qui réussit, ne montrant
que le côté glamour, négligeant le côté social et ses préoccupations pour améliorer les conditions
de travail des gens du métier.
Elle a écrit plus de 300 scénarios et elle est la première femme à être récompensée de 2 Oscars.


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______________________________________
All Man (1916)
______________________________________
"Jim Blake, le fils du milliardaire new yorkais John Sherman Blake, va à l'Ouest pour devenir un homme.
Il travaille dans le ranch de son père, au Wyoming. Jim gagne le respect des éleveurs en fouettant une
brute et en essayant de se faire indemniser , auprès du président du chemin de fer, John Maynard les
degâts causés par sa société. Lorsque Maynard refuse de payer, Blake achète un terrain dont Maynard a
vraiment besoin, ce qui oblige le magnat à lui payer une somme extrêmement élevée pour l'obtenir.
Entre temps, Jim tombe amoureux d'Alice, fille de Maynard et après lui avoir promis de l'épouser un jour,
part vers l'est. Ethel, la soeur d'Alice, jalouse de leur amour, détruit toute la correspondance des amoureux,
mais son plan échoue. Les amants finissent par se rétrouver, et même le père d'Alice convient de la valeur
de son beau-fils."
AFI.
Film considéré perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : Emile Chautard
Scénariste : Frances Marion, d’après une histoire de Willard Mack
Image : Lucien Tainguy
Production : Peerless Productions
Durée : 50 minutes - 1500 mètres (5 bobines)

Emile Chautard et Frances Marion :
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Distribution :
Robert Warwick [Jim Blake], Mollie King [Alice Maynard], Gerda Holmes [Ethel Maynard],
Louis Grisel [Sandy Bluebottle], Charles Duncan [John Sherman Blake], Alec B. Francis [John Maynard], George
MacQuarrie [Gillette Barker], Johnny Hines [Snap Higgins], Henry West [McKin]

Robert Warwick, Mollie King et Gerda Holmes :
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Autres titres de westerns ayant Frances Marion comme scénariste :

The Crimson Dove (1917)
L'enfant de la forêt [M'Liss] (1918)
Sundown (1924)
Pour l'amour de Carmelita [Thundering Hoofs] (1924)
L'amazone [Zander the Great] (1925)
La conquête de Barbara Worth [The Winning of Barbara Worth] (1926)
Le vent [The Wind] (1928)
Pioneer Scout (1928)
Amour d'indienne [Kit Carson] (1928)




Marion Fairfax (1875 – 1970)


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Marion Fairfax est à ses débuts une actrice de théâtre, puis entre 1904 et 1915 écrit ses
propres pièces à Broadway. En 1915 s'installe en Californie et commence l'écriture des
scénarios pour le cinéma incitée par William DeMille, frère ainé de Cecil, pour lequel
elle écrit plusieurs films. Elle collabore avec le réalisateur Marshall Nielan, avec qui elle
avait nouée une amitié durant ses années à Broadway.

Marion, son talent reconnu, est sollicitée par d'autres réalisateurs comme Maurice Tourneur,
elle écrit pour des stars du muet : Mary Pickford, Norma Talmadge, Dorothy Gish, John
Barrymore, Sessue Hayakawa...

En 1926, Ivan St. Johns déclare « Probablement, vous ne le saviez pas, mais l'avis de Marion
Fairfax sur un film est considéré comme le plus précieux à Hollywood » .

Elle a mis dans ses films muets de nombreuses idées progressistes, dans certains films elle
représente Sessue Hayakawa comme un héros, alors que le sentiment du « péril jaune » régnait;
les luttes ouvrières dans The Blacklist où des mineurs sont mis sur liste noire, les empêchant
de trouver du travail.

Ses problèmes de santé l'ont poussé à prendre sa retraite en 1926.

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_______________________________________
La petite Tennessie (Tennessee's Pardner) (1916)
_______________________________________
"Encore bébé, Tennessie est abandonnée par sa mère, Kate Kent, qui s'enfuit avec Romaine,
ami de la famille. Romaine tue Bill, le père de Tennessee. Son dernier souhait est que
son partenaire, Jack Hunter, soit le tuteur de sa fille. Hunter place Tennessee dans un
couvent durant quinze ans. Pendant ce temps, il fait fortune dans le nord-ouest et fait venir
Tennessie. Elle traverse le pays en diligence pour rencontrer Hunter, qu'elle croit être son
père, mais en route, la diligence est attaquée par Romaine, qui est devenu un bandit de
grand chemin . Il s'éprend de Tennessee et veut l'épouser. Il demande l'aide de Kate lui
demandant de le présenter comme son frère. Quand Kate rencontre Tennessee, elle ignore
que c'est sa propre fille. Hunter reconnaît Kate et Romaine, et veut les arrêter mais le bandit
s'échappe emmenant Tennessie . Un groupe part à sa recherche et le capture et le pend. Tennessie
apprend la vérité sur Romaine, elle se réconcilie avec Kate et commence une relation avec Hunter."
AFI.

Fiche technique :
Réalisateur : George Melford
Scénario : Marion Fairfax, d'après la nouvelle “Tennessee’s Pardner” de Bret Harte
Production : Jesse L. Lasky Feature Play Company
Durée : 50 minutes - 1500 mètres (5 bobines)

George Melford et Marion Fairfax :
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Distribution : Fannie Ward [Tennessee], Jack Dean [Jack Hunter], Charles Clary [Tom Romaine],
Jesse Arnold [Kate Kent], R. Bradbury [Bill Kent], Raymond Hatton [Gewilliker Hay],
James Neill [le padre]

Fannie Ward, Jack Dean et Charles Clary :
Image.Image.Image



Autres titres de westerns ayant Marion Fairfax comme scénariste :

On the Level (1917)
A Daughter of the Wolf (1919)
Bob Hampton of Placer (1921)
The snowshoe Trail (1922)



Sources : le site, Women Film Pionners Project.
Western and Frontier Film and Television Crédits. 1903-1995. De Harris M. Lentz III.
Wikipédia




A suivre...
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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 06 juin 2017 16:50

1916 (Suite)




Petit lexique des pionnières :


Dorothy Arzner (1897 - 1979)

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Entre 1928 et 1943, elle a réalisé 3 films muets et 17 parlants.
Réalisatrice, formée sur le tas, elle passe par tous les stades de l'industrie du cinéma (dactylo,
scénariste, monteuse script …) Dorothy travaille pour La Paramount puis en tant qu'indépendante
à partir de 1932, elle a lancé la carrière de plusieurs actrices dont Katherine Hepburn. Seule
femme réalisatrice étant passée avec succès du muet au parlant, et première femme membre
de la Directors Guild. Voici deux westerns, scénarios signés par Dorothy Arzner : The Breed of the Border (1924);
The No-Gun Man (1925).


Hettie Gray Baker (1881 - 1957)

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Réalisatrice, scénariste écrivain, Hettie Gray Baker est dès son adolescence employée dans l'industrie
du cinéma. Elle écrit des scénarios de films à ses moments perdus, et réussit à vendre l'une ses histoires
à Vitagraph, puis à Selig, Edison, Kalem, Biograph et Mutual. En 1913 Hettie travaille pour Hobart Bosworth
tout particulièrement sur des adaptations de Jack London. En 1915, on disait de Baker qu'elle était : « une
des leaders du monde cinéma ». Un scénario cosigné dans le film de Tom Mix : The Real Thing in Cowboys (1914).


Ruth A . Baldwin (1886 - ?)

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D'abord journaliste, Ruth A. Baldwin devint l'une des premières femmes scénaristes et réalisatrices.
En 1913, elle rejoint l'Universal Manufacturing Company. En 1916, après avoir été monteuse et formée
aux côtés de Lynn Reynolds, elle passe à la réalisation et dirigera douze films. Puis, part à la Fox Film
Company et la Metro Pictures Corporation, où l'on trouve la trace de 6 films. Los Angeles Times, en 1925,
relate que « Ruth Ann Baldwin, un écrivain, vivait dans un ranch en pierres en plein désert » Puis, plus
de nouvelles d'elle. Réalisation et scénario de 49-17 (1917); Scénario de Chasing Rainbows (1919).


Marguerite Bertsch (1889 – 1967)

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Scénariste, réalisatrice et écrivaine, Marguerite fait partie de ces « femmes oubliées ». Elle est
entrée en 1911 à la Vitagraph, en tant que scénariste. En 1914, elle a pour mission de sélectionner
les nombreux scénarios reçus par l'entreprise, tout en écrivant les siens. Elle a écrit 49 scénarios.
En 1916, tout d'abord co-réalise, avec W.P.S. Earle, puis dirige seule quatre films. Elle a publié un
manuel d'instruction pour les futurs scénaristes en 1917 . On la décrit comme une « femme très
féminine mais avec le cerveau d'un diplomate »
, une bande dessinée la représente en 1916 avec
des lunettes et un stylo sous la légende « Margaret Bertsh est une femme savante ».
Scénario d'un western : Una of the Sierras (1912).


Bertha Muzzy Bower (1871 - 1940)

B.M. Bower en 1888 :
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(Image courtesy of Oklahoma State Library)

Romancière et scénariste. Elle est l'auteure de 57 romans westerns, Ayant vécu dans l'ouest elle
reflétait dans ses romans la vraie vie des cowboys, elle était très populaire et plusieurs de ses livres
ont été adaptés au cinéma. Notamment, Chip of the Flying U, duquel on a tiré 4 films (1914, 1926, 1939).
Bertha Bower a écrit 20 scénarios. Gary Cooper et Tom Mix comptaient parmi ses amis. Quelques films :
The Last of her Tribe (1912); The Lonesome Trail (1914); How Weary Went Wooing (1915);
The Wolverine
(1921)...


Adele Buffington (1900 - 1973)

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Scénariste. Jeune travaille comme caissière dans une salle de cinéma. Cela lui permettra de connaitre
les goûts du public. Chaque soir après son travail courait à la bibliothèque où elle lisait pour s'imprégner
"des détails et de l'atmosphère pour les scènes que j'avais à l'esprit (...). Ensuite, alors que tout le monde
dormait, j'écrivais et écrivais "
. En 1919, âgée de 19 ans est remarquée par Thomas H Ince qui fera un film
à partir d'un de ses scénarios (L'Apache). Elle a écrit plusieurs westerns sous les pseudonymes de Jesse
Bowers et Colt Remington.Titres de quelques westerns : The Bloodhound (1925); Love on the Rio
Grande
(1925); The Avenging Rider (1928)...


Lenore Coffee (1897 - 1984)

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Scénariste d'un seul western : La conquête de Barbara Worth [The Winning of Barbara Worth] (1926).


Winifred Dunn (1898 - 1977)

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Scénariste. A 16 ans écrit son premier scénario pour Selig Polyscope. Elle signe le scénario de deux westerns :
Two Kinds of Women (1922); The Eagle's Feather (1923).


Beulah Marie Dix (1876 – 1970)

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Scénariste de films muets et sonores, auteure de livres historiques, de romans, de pièces de théâtre et
de livres pour enfants. Béatrice de Mille, la mère des réalisateurs célèbres était son agent, ce qui lui
facilitera l'entrée à Hollywood. En 1916, son expérience de romancière lui permet de passer rapidement
à la scénarisation pour William de Mille puis elle travaille à plein temps chez Famous Players-lasky qui
deviendra Paramount Pictures. Elle a écrit cinquante neuf films dont des westerns. En 1924, elle quitte
Paramount, et en 1925 passe chez DeMille Studios. Beulah Dix continuera d'écrire des scénarios mais sous
le couvert de l'anonymat ce qui marquera la fin de sa carrière. The Cost of Hatred (1917); The Squaw Man
(1918); The Crimson Challenge (1922)...


Dot Farley (1881-1971)

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Actrice, scénariste et réalisatrice. Dot Farley est surtout connue comme actrice de comedie,
mais est également une scénariste reconnue pour avoir écrit une grande partie des scénarios de
la Warner Brother ainsi que la Alburquerque Film Company, à l'époque du muet. Quatre scénarios
de western : The Lust of the Red Man; The Trail of the Law; The Toll of the War-Path
et The Daughter of the Tribe, tous de 1914.


Gene Gauntier ( 1885 – 1966 )

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Actrice, scénariste, réalisatrice, et écrivaine. Débute chez Kalem en 1906 ou elle deviendra son actrice
principale, connue sous l'appellation "Kalem Girl", avant de se lancer dans l'écriture et la réalisation des
films en collaboration avec son ami le réalisateur Sidney Olcott. Puis, travaillant à la Biograph, en 1907,
elle donne l'occasion à un acteur, surnommé "Larry", de diriger son premier film, il deviendra plus tard le
célèbre réalisateur D. W. Griffith. Elle a écrit plus de 300 scénarios, dont une adaptation de Tom Sawyer
et Ben-Hur. Elle met fin à sa carrière cinématographique en 1920. Scénariste dans : Wolfe, or the Conquest
of Quebec
(1914).


Helen Holmes (1893 – 1950)

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Réalisatrice, scénariste, actrice mais aussi cascadeuse. Débute comme modèle de photographe, puis en
1909 est actrice de théatre à Broadway, avant d'obtenir des petits rôles chez Keystone. Ensuite,
poussée par son amie Mabel Normand, signe avec la Kalem où durant deux ans elle enchaînera cascades
sur cascades . De 1914 à 1917 The Hazards of Helen avec 119 épisodes fera sa notoriété surtout pour ses
capacités sportives, toutes les scènes à grand risque étant jouées par elle même. Helen Holmes quitte
la Kalem pour Thomas H. Ince accompagnée de son mari, le réalisateur J.P McGowan. Dans les années
1920 elle est actrice dans plusieurs westerns avec Jack Hoxie. Scénariste dans un western : A Desperate Leap (1915).



Eugenie Magnus Ingleton (1873 – 1936)

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Britanique. Productrice, scénariste et actrice. Dès son plus jeune âge, elle monte sur les planches
à Londres. Après avoir été journaliste et correspondante de guerre (et espionne) en Afrique du Sud,
joue dans des théâtres à Chicago et New-York. Elle entre dans le monde du cinéma en 1915 dans les studios
Paragon de World Film Corporation, ensuite passe à Universal en 1916, où elle écrit une trentaine
de courts métrages, puis travaille pour Triangle Film Corporation, Thomas Ince et termine sa carrière
avec The Kis Barrier en 1925 pour la Fox Film. Scénariste dans, The Love Call (1919).


Julia Crawford Ivers (1869 – 1930)

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Photo : Woman Crush Wednesday.

Réalisatrice, productrice, scénariste et écrivain. Julia Crawford était une personnalité timide et discrète,
on l'avait surnommée la « Dame des Ombres » Dans les années 1910, elle entre dans l'industrie du cinéma
grâce à son mari Oliver Ivers scénariste. Quelques années plus tard, elle continue sa carrière au sein de la
Famous Players-Lasky Corporation. On lui doit cinq films comme productrice, quatre en tant que réalisatrice
et cinquante comme scénariste. Elle continuera a écrire des scénarios jusqu'au début du parlant. Un western
co-réalisé avec William Desmond Taylor, The heart of Paula (1916) et quatre scénarios westerns : Fatherhood
(1915); Ben Blair (1916); La rédemption de Panamint (1916) et Her Own People (1917).


Maibelle Heikes Justice ( 1871 – 1926)

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Ecrivaine et scénariste. En 1895, elle commence en écrivant des articles et en 1897, publie sa première pièce.
Elle arrive tardivement au cinéma et écrira une quarantaine de films. Dont un film contre la peine de mort,
Who Shall Take My Life? (1917), pour cela Maibelle a visité le « couloir de la mort » de la prison Sing Sing. Elle a travaillé pour les studios : Selig, Lubin, Polyscope, Metro et Essanay. Scénariste d'un western : Durand of the Badlands (1917) et deux histoires westerns : The Lure O' the Windigo (1914); The End of the Trail (1916).


Bradley king (1894 - ?)

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Ecrivaine, dramaturge, scénariste et productrice. Bradley King durant sa carrière écrivit soixante scénarios
dont une quarantaine de muets. Elle travailla pour la Lubin,Thomas Ince, la Fox, la MGM, ainsi que Paramount.
Son dernier scénario date de1947, ensuite elle disparaît de la scène cinématographique. Trois westerns produits
par Bradley : The sunshine Trail (1923); Morgan's Last Raid (1929) et The Lash (1930).


Anita Loos (1893 - 1981)

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Actrice, écrivaine et scénariste. Auteure notamment du roman, Les hommes préfèrent les blondes (1925),
elle était considérée comme une des meilleures scénaristes. Anita a écrit un western : Wild and Woolly (1917)


Josephine Lovett (1877 - 1958)

Image

Actrice de théâtre d'abord, puis de cinéma, ensuite scénariste.
Un western à son actif : Le rappel [The Bugle Call] (1927).



Jeanie Macpherson (1878 - 1942)

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Actrice de théâtre, danseuse, scénariste et réalisatrice. Actrice pour la Biograph apparait dans une
trentaine de films souvent dirigés par Griffith. En 1913, elle écrit et réalise The Tarantula, puis à partir
de 1915 débute une longue collaboration avec Cecil B. DeMille, l'une des plus fructueuse de l'histoire
du cinéma américain. Elle a écrit une soixantaine de scénarios dont pas mal de westerns :
Bablin Tongues (1915); The Sheriff of Red Gulch (1915); Thunderbolt Jack (1921)...


Sarah Y. Mason (1896 - 1980)

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Scénariste, co-scénarite, scripte. Elle entre dans le cinéma dès 1918 avec Arizona, de Douglas Fairbanks
premier film de l'histoire employant une scripte, métier crée par Sarah Y.Mason à cette occasion. Mariée
en 1920 avec le réalisateur Herman, elle semble avoir été desservi par rapport à son mari, avec lequel
elle a tout de même partagé un Oscar pour le scénario de Little Women en 1933. Elle a écrit 36 scénarios
dont deux westerns : Le Lieutenant Douglas [Arizona] (1918); One Hour of Love (1927).


June Mathis (1887 - 1927)

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Scénariste, éditrice, productrice exécutive, réalisatrice et rédactrice. A l'âge de 13 ans elle entre dans une
troupe de théâtre et y restera durant 13 années. Vers 1910 elle décide de passer derrière la caméra,
et signe avec la Métro, très rapidement elle grimpe les échelons, devient responsable du département
de scénarios et en 1918 elle écrit pour les plus grandes stars et est à l'origine de la carrière de Rudolph
Valentino dans Les quatre cavaliers de l'apocalypse (1921). Sur le choix de ses acteurs, elle dit ;
"Je remarque d'abord les yeux, je cherche ce que j'appelle l'âme et là, je juge". Elle a écrit , adapté,
scénarisé, produit environ 120 films. A sa mort survenue brutalement lors d'une représentation théâtrale,
elle était l'une des trois femmes les plus importantes d'hollywood. Trois westerns : The Trail of the Shadow
(1917); The Claim (1918); The Trail to Yesterday (1918).


Bess Meredith (1890 - 1969)

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Actrice, romancière, scénariste et cinéaste. Fille d' un directeur de théâtre, elle publie ses histoires dès
l'âge de 13 ans. Actrice de théâtre, Meredyth débute chez Biograph avec D. W. Griffith ; elle y rencontre
Wilfred Lucas qui deviendra son mari et son collaborateur. Tous deux quittent Biograph pour Universal,
départ d'une collaboration fructueuse. Elle aurait écrit environ 200 scénarios entre 1914 et 1920, puis,
écrit pour la Kalem une histoire par semaine. En 1929, se remarie au célèbre réalisateur Michael Curtiz
avec lequel un partenariat s'établit, même si son travail n'était pas toujours crédité. On lui doit plusieurs
westerns : The Mystery of Yellow Aster Mine (1913); The Ghost Wagon (1915); The Red, Red Heart (1918);
The Fighting Breed (1921); Rose of the Golden West (1927)...


Jane Murfin (1884 – 1955)

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Dramaturge, scénariste et productrice américaine. Jane a commencé a écrire en 1913 des pièces de
théâtre avec Jane Cowl sous le pseudonyme d'Alan Langton Martin. Elle a débuté en tant que scénariste
en 1913 chez Vitagraph, a aussi adapté de nombreuses pièces et de romans pour le cinéma notamment
pour RKO (1929 – 1926) et la MGM (1938 - 1944) ainsi qu'une comédie musicale en 1932. Dans les années
1920 elle écrit et produit des films pour « Strongheart », son chien, première vedette canine.
The Silent Call (1921).


Mary Murillo (1888 - 1944)

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Actrice, femme d'affaire, scénariste. Elevée en Angleterre, elle prend le nom de Murillo, après avoir été
comparée à l' une de ses peintures, "La Madonna". A son arrivée en Amérique, en 1908, elle débute au
théatre, écrit et envoit ses premiers scénarios aux studios. Elle a travaillé pour Vitagraph, Eastern Film
Corporation, Fox Film, etc ... On lui connait 56 scénarios. Un scénario Western : Le prix du silence
[The Heart of Wetona] (1919).


Mary O'Connor  (1872–1959)

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Scénariste. Elle a travaillé pour plusieurs studios : Biograph, Lasky, Paramount, etc. Entre 1914 et 1917
Mary O’Connor travaille pour D.W.Griffith, puis passe au studio Lasky Company auprès de Frank E. Woods,
où est nommée chef du département scénarios et chef monteuse. Entre temps elle est trésorière de la
Screen Writers Guilde. Elle est crédité de 29 scenarios écrits entre 1913 et 1921, dont 2 westerns :
A Yankee from the West (1915) et Girl of the Timber Claims (1917).
 

Agnes Parsons  (?)
Scénariste. Deux westerns : Riding With Death (1921) ; The Fast Mail (1922).


Elizabeth Chevalier Pickett (1896 – 1984)

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Scénariste, documentariste, auteure, (très connue pour son roman Drivin' Woman paru en 1942).
Vers la fin de la première guerre mondiale, elle a dirigé pour la Croix-Rouge des courts métrages
et s'est orientée tout naturellement vers le cinéma. En 1923, elle entre chez Fox Film Corporation,
déclare au producteur Winfield Sheehan qu'elle veut « écrire et diriger ses propres films »,
produit une quarantaine de films, et en 1929 scénarise son premier long métrage Redskin, pour la
Paramount après avoir passé des mois en compagnie des Amérindiens.
 

Grace Adele Pierce  (?)
Scénariste. Deux westerns : The Angel of the Desert (1913); Anne of the Mines (1914).


Olga Printzlau (1891 - 1962)

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Adaptatrice, scénariste, écrivaine. Tout d'abord romancière, très jeune elle se tourne vers l'écriture de
films, attirée par "ses possibilités littéraires". En 1914 elle est employée à la Majestic Film Company, puis
chez Universal, en 1920 elle signe un contrat de 5 ans avec Flamous Players pour se consacrer uniquement
à William de Mille. Cette même année elle totalise 352 scénarios. Elle a publié deux essais sur l'écriture
du scénario, où elle défend "le scénario en tant qu'art", comparant "les outils de l'imagination et le symbole
du film aux ciseaux et au marbre de Michel-Ange"
. Parmi ses scénarios, voici quatre westerns : The Ring of
Destiny
(1915); Two Men of Sandy Bar (1916); Lawless Love (1918) et The Bacchelor Daddy (1922).

 
Josephine Rector (1885 – 1958)

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Photo : IMDb.

Actrice et scénariste. Entre 1911 et 1914 on la voit dans les westerns de « Broncho Billy »  Anderson.
Cinq scénarios :  Across the Plains (1911) ; The Dance at Silver Gulch (1912) ; The Last Shot (1913) ;
The Dance at Eagle Pass (1913) ; The Cowboy Samaritan (1913).

 
Lillian Case Russell (1876 – 1947)

Olga Petrova à g. et Lillian à d. :
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Ecrivaine et scénariste. Avant d’arriver au cinéma est enseignante et en 1914 écrit son premier
scénario pour la Vitagraph, elle en écrira une trentaine : comédies, mélodrames, aventures
dont 3 westerns : When Big Dan Rides (1919) ; The Heart of Big Dan (1920) et Red Love (1925).

 
Adela Rogers St Johns (1894 – 1988)

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Journaliste, romancière et scénariste. Fille d’un père avocat, elle abandonne très tôt l’école.
Sa véritable éducation s’est faite en observant la cohorte de personnages qui défilaient dans le bureau
de son père : flics, reporters, voleurs, assassins… Deux westerns : Arizona Wildcat (1927) et
Broncho Twister (927)


Nell Schipman (1892 - 1970)


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Actrice, réalisatrice, scénariste, productrice et monteuse canadienne. De 1921 à 1925 dirige une société de
production en Californie. Elle execute une des premières scènes de nu du cinéma. Réalise au moins un western :
Trail of the North Wind (1924) et écrit le scénario de Outwitted by Billy (1913)


Ruth Stonehouse (1892 - 1941)

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Actrice, réalisatrice et scénariste. Ruth a débuté en tant que danseuse à l'âge de 8 ans en Arizona. En 1907,
femme d'affaires astucieuse, elle a participé au lancement avec Gilbert M. "Broncho Billy" Anderson et George K.
Spoor de la Essanay Studios pour laquelle elle a réalisé plus de 100 films. Elle signe avec Universal en 1916
ou elle est non seulement actrice, mais aussi productrice et scénariste. Sa carrière se poursuivra jusqu'en 1928.
Elle écrit un western : Rough Going (1925).


Margaret Turnbull (1872 - 1942)

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Dramaturge, adaptatrice, scénariste. Ecossaise et soeur du producteur Hector Turnbull, elle écrit des romans,
des pièces de théâtre. En 1907, elle co-écrit avec William De Mille la pièce Classmates, ils en feront un film en
1914. En 1920, Margareth Turnbull est engagée par les nouveaux studios Famous Players-Lasky en Angleterre,
pour écrire des scénarios elle y restera environ une année. Puis, elle est venue en France pour écrire le scénario
de La Bataille, sortie en 1923, tourné à Toulon avec Sessue Hayakawa. Un Western : Jack and Jill (1917).


Lule Warrenton (1862 - 1932)

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Actrice, productrice,scénariste. Lule entre à Universal en 1913, seule femme directrice de l'époque à avoir son
propre studio, elle est surnommée "Mère" Warrenton car elle s'est spécialisée dans la direction d'enfants dans ses
films, et aussi pour son implication sociale auprès des femmes. En tant qu'actrice, elle a joué dans 88 films,
comédies, dont des westerns. Voici quelques titres : When a Man Rides Alone (1919); The Wilderness Trail (1919); The Rose of Nome (1920) et Blind Hearts (1921).


Eve Unsell (1887 - 1937)

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Actrice, écrivaine, lectrice, éditrice, scénariste. Eve Unsell a étudié la littérature et le théâtre. Béatrice
De Mille agente de théâtre, conquise par ses histoires l'embauche en tant que lectrice et devient son mentor.
C'est en lisant des pièces, et aussi en observant les répétitions de "Rose of the Rancho" de David Belasco
qu'elle apprendra les bases de l'intrigue, et la construction d'un scénario. Elle en écrira 96 . En 1913, Eve
vend plusieurs scénarios à Pathé Fréres et à la Kalem et signe un contrat avec Cecil B. DeMille et Jesse L. Lasky.
En 1921 elle fonde à New York sa propre entreprise, Eve Unsell Photoplay Staff, Inc., la Seule compagnie de
ce type dirigée par une femme. Quelques titres de westerns écrit par Eve : The Long Trail (1917);
Captain Fly-By-Night (1922); The Golden Strain (1925) et Le dernier de sa race [The Yankee Señor] (1926).


Dorothy Yost (1899 - 1967)

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Ecrivaine, scénariste, Dorothy est née dans une famille d'écrivains. Elle travaille comme journaliste avant
de débuter au cinéma à l'âge de 26 ans et cela jusqu'aux années 50. On a oublié aujourd'hui ses films de
l'époque muete et aussi qu'elle a écrit pour Katherine Hepburn ainsi que les comédies musicales avec Ginger
Rogers et Fred Astaire. Nous lui devons des films impliquant des animaux ainsi que de nombreux westerns :
You Must Have Love (1922); The Footlight Ranger (1923); Romance Ranch (1924); Wings of the Storm (1926)...






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Sources : le site, Women Film Pionners Project.
Western and Frontier Film and Television Crédits. 1903-1995. De Harris M. Lentz III.
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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 10 juin 2017 14:03

Année 1916 (Suite 2)



Hart dans The Patriot :
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Photo: The Complete Films of William S. Hart. Diane Kaiser Koszarski.



W.S. Hart et l’année 1916

Par Marc


Si William S. Hart avait disparu à la fin de l’année 1916, il n’est pas certain que son empreinte cinématographique
eût été moins grande.
Aujourd’hui, sa célébrité est essentiellement due à sa fidélité au genre western qui perdura jusqu’ à son retrait de
l’écran en 1925.
Mais cette notoriété n’en est pas moins liée à Hell’s Hinges , film complexe et brillant , qui sortit en cette année 1916.
Sans Citizen Kane, Orson Welles n’aurait pas tout à fait la même place au firmament du septième art .
On peut dire la même chose de Hell’sHinges et de William S.Hart.

A l’aube de 1916, Hart avait déjà atteint les sommets en termes de popularité.
Son nouveau contrat, toujours sous l’égide de Thomas H. Ince, signé fin 1915 avec la Triangle Film Corporation lui
garantissait le meilleur.
Il bénéficia ainsi d’une plus grande autonomie, de plus gros budgets (dix fois supérieurs à ceux alloués l’année
précédente par la New York Motion Pictures ) et de l’assurance d’une durée des métrages fixée à cinq bobines
( contre deux , le plus souvent , auparavant ).
Les scénarios furent donc plus travaillés, les décors plus soignés, et l’ambition artistique supérieure.

Hart et Bessie Love dans Pour sauver sa race (The Aryan) :
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Dix films interprétés par Hart (il réalisa neuf d’entre eux) sortirent en 1916 : neuf westerns et un film d’aventures
exotiques très curieux.
Cette dernière curiosité mérite que l’on s’y arrête : The Captive God , réalisé par Charles Sickward , conte l’histoire
d’un blanc ( Hart ) devenu une sorte de Dieu à l’époque de l’empire aztèque.
Gros budget (50 000 $) , mais succès moyen , le public préférant Hart dans le rôle de l’homme de l’Ouest pur et dur.
L’acteur lui donna satisfaction en interprétant cette année-là des joueurs de poker, des éleveurs, des hors-la-loi et
même un pasteur. Plusieurs de ces westerns lui permirent de renouer avec le personnage du « Good badman »,
désormais, sa marque de fabrique.

Toutefois, il est important de noter que dès 1916, apparaissent les limites de W.S.Hart.
Durant toute sa carrière d’acteur, Hart fut prisonnier d’un personnage tragique aux multiples facettes.
Il en était conscient au point de de s’essayer dès 1919 à la comédie (Branding Broaway), mais il n’avait pas la
versatilité d’un Douglas Fairbanks ou le charme aimable d’un Wallace Reid.
Hart est avant tout un tragédien. On a dit que son visage aurait pu être sculpté sur le mont Rushmore tant il était
grave. Moins que d’autres, il a parfois fait évoluer sa palette d’interprétations, mais il faut avouer qu’il n’était ni
doué pour la romance ni pour l’humour. En tant qu’acteur, bien sûr.

W.S.Hart est Joe Elk, le métis, dans The Dawn Maker :
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Par ailleurs, un aspect caractéristique du western a toujours été la mise en avant de la race blanche et de la
« civilisation » qu’elle a apportée. Marketing ou idéologie, ce n’est pas le sujet ici. Mais Hart n’était pas un
progressiste en la matière.
Un chef d’œuvre comme The Aryan (Pour sauver sa Race en France, tout est déjà dans ces deux titres) décrit
un blanc trahi par les siens, mais qui revient finalement à une solidarité raciale.
Dans The Dawn Maker (toujours en 1916) , Hart interprète un métis qui n’a de cesse d’imposer, au prix de sa vie,
les idéaux des blancs aux indiens.
Autre aspect, le patriotisme le plus accentué est présent dans The Patriot, où un honnête homme perd tout
( fortune et surtout enfant ) par la faute d’agents corrompus du gouvernement US . Après avoir rejeté la bannière
étoilée, il redeviendra un vrai patriote américain en s’opposant aux raids de mexicains féroces.
Il ne s’agit pas de critiquer cette vision, mais il est important de la souligner.

En 1916, Hart s’est déjà assuré une notoriété mondiale. Il lui restera à la pérenniser.




__________________________________________
Le justicier (Hell’s Hinges)
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Scénario :

Le révérend Henley et sa sœur Faith s ‘établissent dans une ville de l’Ouest violente et dépravée, justement
appelée Hell’s Hinges.
Le révérend, bien que doté d’une personnalité peu affirmée, réussit à acquérir une certaine influence dans
cette cité corrompue. Avec ses partisans, il entreprend de bâtir une église.
Miller, maitre de la ville et propriétaire de tripot, voit d’un mauvais œil cette intrusion et engage un desperado
local, Blaze Tracy (Hart), pour neutraliser les nouveaux venus.
Tracy, touché par le dévouement du révérend et sensible à l’innocence de Faith, décide, au contraire, de les
soutenir.
Miller trouve alors le moyen de corrompre le révérend. Celui-ci sous l’influence de l’alcool et d’une entraineuse
chargée de le séduire renie ce à quoi il croyait.
Profitant de l’absence de Tracy, Miller et ses hommes attaquent l’église, entrainant avec eux un pasteur hagard
et dépassé.
Malgré une féroce défense de ses bâtisseurs, l’église est en feu et l’affaire tourne au carnage au cours duquel le
révérend est abattu. Miller triomphe.
A son retour, Tracy laisse exploser sa colère, il exécute Miller et ses lieutenants et fait brûler toute la ville.
Tracy et une Faith désespérée donnent une sépulture au révérend et quittent la région ensemble.

Une scène du film :
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Hell’s Hinges est généralement considéré comme le meilleur film tourné par William S. Hart.
Esthétiquement, c’est une œuvre magnifique, mais surtout, la profondeur de sa réflexion est exceptionnelle.

Le film se présente comme une variation épique du thème du « Good badman » et de sa rédemption. On peut
d’ailleurs le limiter à cette approche superficielle.
Mais l’intrusion de la religion et la notion de rejet de celle-ci donne à cette œuvre une direction aussi intéressante
que perturbante.
En effet, on voit ici la volonté de l’homme de Dieu balayée par celle du tenancier, individu sans scrupules et
uniquement motivé par son intérêt personnel.
Il y est démontré qu’au final, celui qui l’emporte n’est pas le vertueux, mais le plus habile.
La rédemption elle-même devient douteuse, puisque la sauvagerie y est présentée comme un aboutissement.
Tout se résume à une question : La morale collective, basée sur une approche religieuse est-elle plus forte que
l’assouvissement du désir individuel ? La réponse du film est plus qu’ambigüe.

On peut même débattre du comportement du héros Blaze Tracy. Son attitude d’ange exterminateur dans la
dernière partie du film peut être interprétée comme l’expression de la colère divine, mais aussi comme un
retour à la barbarie et donc un échec à la rédemption.
Sa « conversion » aux principes du pasteur peut, elle aussi, être questionnée : Est-il guidé par la grâce divine
ou par son désir pour Faith ?

Clara Williams et W.S.Hart :
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Photo : Silent Era


Hell’s Hinges , malgré sa conclusion en demi-teinte (où l’on voit un Hart/Blaze Tracy plus impénétrable que jamais
prier pour le salut de Faith), reste une œuvre extrêmement pessimiste. Elle approche par moment le nihilisme
total du Greed de Von Stroheim.

Ce qu’ont voulu faire W.S.Hart et son scénariste C.Gardner Sullivan reste une énigme.
Ont-ils eu conscience de la dimension que prenait le film ?
Difficile à dire, Hart sortait à l’époque un film toutes les cinq semaines, peut-être la résonance de celui-ci lui
a-t-elle échappé ?
Ou, au contraire, ce projet était-il plus intime que les autres ?
Quoiqu’il en soit, cent ans après sa sortie Hell’sHinges n’a pas livré ses secrets.
Le film reste intact de puissance et le trouble qu’il diffuse est plus prégnant que jamais.

L'avis de Pak : viewtopic.php?f=7&t=16278#p225567

Fiche technique :
Réalisateurs : Charles Swickard, William S. Hart, non crédité.
Scénariste : C. Gardner Sullivan.
Image : Joseph August
Musique : Victor Schertzinger , non crédité
Production : Kay-Bee Pictures , New York Motion Picture
Durée : 64 minutes - (5 bobines)
Lieu de tournage : Lake Arrowhead, San Bernardino National Forest, Californie

C. Gardner Sullivan, Joseph August et Victor Schertzinger :
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Distribution : William S. Hart [‘Blaze’ Tracy], Clara Williams [Faith Henley], Jack Standing [Reverend Robert Henley], Alfred Hollingsworth [‘Silk’ Miller], Robert McKim [le pasteur], J. Frank Burke [Zeb Taylor], Louise Glaum [Dolly]; Jean Hersholt [un citadin], John Gilbert [un cowboy], Robert Kortman, Leo Willis

William S. Hart, Clara Williams, Jack Standing et Alfred Hollingsworth :
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Films de William S. Hart sortis aux USA en 1916 :

- Between men ( Janvier)
- Hell’sHinges ( Mars )
- The Aryan (Avril)
- The Primal Lure ( Mai )
- The Apostle of Vengeance ( Juin )
- The Captive God ( Juillet )
- The Dawn Maker ( Septembre )
- The Patriot ( Septembre )
- The Return of Draw Egan ( Octobre )
- The Devil’s Double ( Novembre )

Dossier préparé par Marc (Hart).
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A Knight of the Range
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Dans ce western Harry Carey inaugure le personnage qui le rendra populaire, Cheyenne Harry.
Il l’interprétera dans 25 films.
Film considéré perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : Jacques Jaccard
Scénario : Harry Carey
Production : The Universal Film Manufacturing Company
Durée : 50 minutes - 1600 mètres (5 bobines)

Distribution : Harry Carey [Cheyenne Harry], Olive Golden [Bess Dawson], Hoot Gibson [Bob Graham],
William Canfield [Gentleman Dick], Bud Osborne [sheriff], A.D. Blake [Nick], Bill Gettinger [Buck],
Peggy Coudray [Dolores]

Harry Carey, Olive Golden, Hoot Gibson :
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Love's Lariat
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Photo IMDb.


"Un cow-boy appelé Sky High apprend qu'il a hérité d'une fortune, mais pour la recevoir il doit aller dans l'Est.
L'autre héritier, Allan Landers, conspire avec Goldie Le Croix pour qu'elle séduise et ensuite abandonne Sky High,
pour partager ainsi son héritage. Leur plan échoue car Goldie éprouve des sentiments pour lui."
Wikipedia.
Cette année 1916, George Marshall débute sa longue carrière de réalisateur. Love's Lariat est son troisième
film et western.
Film considéré perdu.

Harry Carey, Olive Carey, William Gillis, Tom Grimes, Neal Hart, Pedro León, George Marshall, William Quinn, et Joe Rickson durant le tournage de Love's Lariat :
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Photo : IMDb

Fiche technique :
Réalisateurs : George Marshall and Harry Carey
Scénario : George Marshall , W.B. Pearson
Images : Milton Moore
Production : The Universal Film Manufacturing Company
Durée : 50 minutes - 1500 mètres (5 bobines)

Distribution : Harry Carey [Sky High], Olive Golden [Goldie Le Croix], William Quinn [Allan Landers],
Neal Hart [Skeeter]

Harry Carey, Olive Golden, Neal Hart :
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Tournage de Love's Lariat en 1916. À droite, la vedette du film, Harry Carey. En haut à gauche, les visiteurs du studio.
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The Three Godfathers
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"Trois hors-la-loi qui fuient la milice dans le désert trouvent une femme mourante et son bébé dans un chariot.
Avant de décéder, elle fait promettre aux hommes de prendre soin de son bébé et de veiller sur lui."
IMDb.
Film considéré perdu.
Première adaptation d'une série de cinq films d'après le roman The Three Godfathers de Peter Bernard Kyne.
Voyez les remakes : viewtopic.php?f=1&t=2252&p=224536&hilit=the+three+godfathers+1916#p224536

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Fiche technique :
Réalisateur : Edward J. Le Saint
Scénario : Harvey Gates, Edward J. Le Saint, d'après le roman The Three Godfathers de Peter Bernard Kyne.
Image : Allen M. Davey
Production : The Universal Film Manufacturing Company
Durée : 1800 mètres (6 bobines)
Lieu de tournage : Désert du Mojave, Californie

Distribution : Harry Carey [Bob Sangster], Stella Razetto [Ruby Merrill, ‘The Mojave Lily’], George Berrell [Tim Gibbons], Joe Rickson [Rusty Connors], Hart Hoxie (Jack Hoxie) [Shérif Pete Cushing], Frank Lanning [Bill Kearney], Mr. Briscoe [Johnny Pell]

Harry Carey, Stella Razetto, George Berrell, Joe Rickson :
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Blue, Blood and Red
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"Lorsqu'Algernon DuPont se fait expulser d'Harvard, son père millionnaire le met dehors. Il part alors vers
l'Ouest avec son valet. En route, il montre qu'il sait se débrouiller et même se battre. Il tombe amoureux
de la fille d'un riche rancher et parvient à déjouer le complot d'un cow-boy jaloux grâce à ses poings et à
son arme. Il se marie avec elle, et après la naissance de jumeaux, ils partent vers l'Est, où Algernon se
réconcilie avec son père."
Wikipédia
Film considéré perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : Raoul Walsh
Scénario : Raoul Walsh
Image : Georges Benoit, Leonard S. Powers and George Richter.
Production : Fox Film Corporation
Durée : 50 minutes - (5 bobines)
Lieu de tournage : Désert du Mojave, Californie

Raoul Walsh
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Distribution : George Walsh [Algernon DuPont], Martin Kinney [Peterkin], Doris Pawn, James Marcus,
Jack Woods, Augustus Carney

George Walsh et Doris Pawn :
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Le Métis (The Half-Breed)
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Douglas Fairbanks :
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Le Métis est sorti aux États-Unis le 30 Juillet 1916. Il est le neuvième des treize films que D. W. Griffith
supervisa avec Douglas Fairbanks, et le troisième réalisé par Allan Dwan. Dans le film, Fairbanks joue le
rôle de l’orphelin L’Eau Dormante, prononcé Lo Dorman par les habitants de la région. Il est le fruit de
l’union entre une mère amérindienne et un père blanc inconnu. Élevé comme un orphelin, le paria métis
doit s’exiler pour vivre seul dans les bois. Le film est une histoire fascinante sur les discriminations raciales
dans l’Ouest américain. Les intertitres sont intelligents et incisifs, les deux rôles féminins complexes et
nuancés. Les décors et la photographie étaient, comme le dit le biographe du caméraman Victor Fleming,
« visuellement enchanteurs ». Mais le film n’est pas un succès commercial. « Nous qui étions dans le film,
pensions que le succès était assuré », écrivait Fairbanks deux ans plus tard. « Mais le public… ne l’a pas vu
comme tel ». La Cinémathèque française.
Voir aussi sur le forum : viewtopic.php?t=12464#p142822

Fiche technique :
Réalisateur : Allan Dwan
Scénario : Anita Loos d’après “In the Carquinez Woods” de Bret Harte
Image : Victor Fleming
Musique : Donald Sosin
Production : The Fine Arts Film Company
Durée : 73 minutes - 1500 mètres (5 bobines)
Lieu de tournage : Boulder Creek, Calaveras County, California.

Allan Dwan et Anita Loos :
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Distribution : Douglas Fairbanks [Lo Dorman], Alma Reuben [Teresa], Sam de Grasse [Sheriff Dunn],
Tom Wilson [Curson], Frank Brownlee [Winslow Wynn], Jewel Carmen [Nellie], George Beranger
(André Beranger) [Jack Brace]
Douglas Fairbanks, Alma Reuben et Sam de Grasse :
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The Yaqui
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" Au Mexique, un Indien Yaqui pauvre perd sa famille à cause des persécutions d'un officier raciste
mexicain nommé Martinez."
Imdb
Film considéré perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : Lloyd B. Carleton
Scénario : D’après The Land of the Broken Promise par Dane Coolidge
Musique : Winkler.
Production : Universal Film Manufacturing Company
Durée : 1500 mètres (5 bobines)
Lieu de tournage : Mexique ; Tempe, Arizona.
Lloyd B. Carleton :
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Distribution : Hobart Bosworth [Tambor], Goldie Colwell [Modesta], Dorothy Clark [Lucia], Charles H. Hickman [Señor Esteban], Jack Curtis [Martinez], Yona Landowska [Ysobel], Gretchen Lederer [Señora Esteban], Emory Johnson [Flores], Louis A. Valderna [Lieutenant Hernandez], Alfred Allen

Hobart Bosworth [Tambor], Goldie Colwell et Jack Curtis :
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Immediate Lee
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"Lorsque "Immediate" Lee, un cowboy qui tire son surnom de sa rapidité à dégainer, décide de poursuivre des
voleurs de bétail, il découvre que Kentuck Hurley est un de leurs chefs. Pour le contrer, Immediate séduit
Beulah, une danseuse de music-hall dont Kentuck est épris, et l'emmène loin de lui. Kentuck les poursuit
et défigure Lee. Beulah soigne ce dernier et, au fur et à mesure de sa convalescence, Immediate tombe
amoureux d'elle. Une fois rétabli, il poursuit implacablement Kentuck, qui finalement est tué lors d'une
bataille entre les voleurs et les hommes de Lee. Après avoir transformé le music-hall en église pour un
jour seulement, Immediate se marie avec Beulah."
Wikipédia.
Film probablement perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : Frank Borzage
Scénario : Kenneth B. Clarke, d’apès sa nouvelle “Immediate Lee”
Image : Harry Wilkie
Production : American Film Company, Incorporated,
Durée : 1400 mètres (5 bobines)
Frank Borzage :
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Distribution : Frank Borzage [Immediate Lee], Ann Little [Beulah], Jack Richardson [‘Kentuck’ Hurley], Chick Morrison [John Masters], William Stowell [King], Harry McCabe], George Clark, John Smith, Charles Newton

Ann Little, Jack Richardson et Chick Morrison :
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Humanity
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Dernier western d'Anderson en tant que "Broncho Billy" et un ultime tournage à Niles.

Fiche technique :
Réalisateur : Gilbert M. Anderson
Scénario : Gilbert M. Anderson
Production : Essanay Film Manufacturing Company
Durée : 1800 mètres (6 bobines)
Lieu de tournage : Niles, Californie

Distribution : Broncho Billy Anderson (Gilbert M. Anderson) [Billy Adair], Ruth Saville [Edith Adair], Rodney Hildebrand [Arthur Stanton], Robert McKenzie, Harry Todd, Lee Willard, Tom Crizer (Thomas J. Crizer), Bill Cato, Darr Wittenmyer], Henry Youngman, Ella McKenzie.


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Ramona
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« En Californie du Sud, durant le XIXe siècle, alors que des colons blancs maltraitent les Indiens
de la Mission, Alessandro, un Indien, épouse Ramona, qui est moitié-écossaise et moitié-indienne.
Traqués par les préjugés des gens de la ville, le couple se déplace d’une collectivité à une autre,
jusqu'à ce que l’un des colons assassine Alessandro. »
American Film Institute.
Deuxième version muette du roman écrit par Helen Hunt Jackson.
Film probablement perdu, cependant 5 bobines ont survécu, préservées dans la Library of Congress.
Voir les remakes : viewtopic.php?f=1&t=2252&start=90#p221724

Fiche technique :
Réalisateur : Donald Crisp
Scénario : D’après le roman Ramona: A Story de Helen Hunt Jackson
Image : Enrico Vallejo et Bert Glennon
Musique : Emil Bierman
Production : Clune Film Producing Company
Durée : (14 bobines)

Donald Crisp :
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Enrico Vallejo et Bert Glennon :
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Distribution : Adda Gleason [Ramona], Mabel Van Buren [Ramona, dans le prologue],
Anna Lehr [Ramona, enfant], Monroe Salisbury [Alessandro Assis], N. de Brulier ([Felipe Moreno],
Richard Sterling [Angus Phail], Princess Red Wing [Mrs. Phail], Lurline Lyons [Señora Moreno],
Alice Morton Otten [Starlight], James Needham.

Adda Gleason et Monroe Salisbury :
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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 21 juin 2017 16:01

Année 1917




John Ford (1895 - 1973)


Image Jack Ford en 1915

Le hasard a voulu qu'un jour le jeune John Ford découvre son frère ainé Francis Ford
sur l'écran d'une salle de cinéma de Portland, c'est peut-être l’élément déclencheur
du début de son histoire avec le cinéma.

Entre les frères on ne peut parler de partenariat mais plutôt de rapport de maitre
à élève. Et quel maitre! En effet John est très impressionné par l'hyper créativité et
l'hyperactivité de Francis qui, de l'aveu même de John, "faisait tout à la perfection".
Son influence perdurera de longues années, sinon toute sa vie.

On peut dire que le cinéma muet était en mutation permanente, John en parallèle
faisait de même, abandonnant les noms qu'il portait (John Feeney, Sean O'Feeney,
Jack Ford)*. C'est une période de chamboulement, de progression créative et artistique
qui s'étale entre ses 19 ans et ses 33 ans année de son premier film parlant.

Si, son apprentissage John l'a effectué avec les modestes moyens de l'époque du muet,
il a par la suite incontestablement bénéficié des nouveaux moyens techniques de l'après
cinéma sonore et deviendra le "héraut" du western et selon Ingmar Bergman "Le plus
grand réalisateur du Monde".


*Ce n'est pas sans rappeler que dans certaines tribus indiennes il était
d'usage d'adopter différents noms dans une vie.


Francis et John Feeney
le maitre et l'élève :

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Sean O'Feeney, allait sur ses 19 ans lorsqu'en compagnie de sa mère, il a vu sur l'écran d'un cinéma
de Portland, son frère ainé Francis Ford jouant dans un western. Francis, après de longues années
d'absence revient, l'été 1914, à la maison familiale, au volant d'une Stutz Bearcat, vêtu de cachemire
et accompagné de la star du muet, Grace Cunard.
Dès lors tout va très vite pour Sean. En juillet de la même année Francis le vit débarquer par le train
et l'engagea pour les derniers épisodes de la série à succès Lucile Love : The Girl of Mystery. "Ford se
souvient d'avoir été accessoiriste. Il y joua probablement des petits rôles dans différents épisodes, fit
quelques cascades (il doubla souvent son frère) et travailla comme assistant à tout faire sur le plateau".(1)
Dès son arrivée en Californie, on peut dire que Francis s'est bien occupé de son jeune frère : "Il l'a fait
sauter en tirant avec un canon sur un local bourré de dynamite où Jack était assis; il l'a fait sauter
d'une vingtaine de mètres de hauteur d'un train de marchandises roulant sur un pont à chevalets; il l'a
fait sauter d'une voiture roulant à vive allure; il l'a fait courir sur un champ de bataille confédéré, tout
en évitant les obus, une grenade devait exploser sur sa tête (pour une prise de vue rapprochée) au final
elle éclata sous son menton. "C'était à un poil près", lui dira Francis à l'hôpital. "Une seconde de plus le
public aurait crut que j'avais un double".
Jack, lui en a voulu longtemps. Vingt ans plus tard durant le tournage de Judge Priest, "Francis jouait
un ivrogne se reposant dans une brouette, on avait reliée celle-ci d'une corde à une voiture qui démarra, Francis
alla s'écraser au bas de la rue, avalant sa chique à la première secousse". "C'était pour la grenade",

grogna Jack.
Pendant trois ans Jack a assisté de près au travail de son frère Francis, lequel était engagé par Universal
comme acteur, scénariste et réalisateur. Il ne pouvait pas avoir de meilleur professeur pour apprendre
toutes les ficelles du métier. En plus d'être cascadeur, assistant réalisateur, accessoiriste, homme à tout
faire, il a joué dans au moins douze films d'une ou deux bobines de Francis, tous perdus aujourd'hui.
En cette année 1917 et comme se fut le cas pour Griffith et Ince, Jack Ford débuta dans la réalisation
grâce à l'absence d'un réalisateur. Il fut choisi par Carl Laemmle parce que "il braille vraiment très fort" et
il tourna avec la troupe de Francis, Tornado, son premier film et son premier western, "Il n'y avait que
des cascades, rien que des cascades"
(1). Puis, c'est The Trail of Hate, sa deuxième réalisation, dont un
critique a dit qu'il était "passionnant... grouillant de vie, de couleur et d'action". A la sortie de son
troisième film The Scrapper, un journaliste du The Universal Weekly écrit, avec une clairvoyance qu'il
ne pouvait imaginer : "Pendant longtemps, les gens entendant le nom de Ford, à propos d'un film, disaient :
Ford ? Quel rapport avec Francis ? Très bientôt, à moins que tous les pronostics actuels n' échouent, les gens
diront : Ford ? Quel rapport avec Jack ?"

Francis disait aussi que le premier film de Jack "était pas mal, sauf son jeu". Par contre il trouvait que
son quatrième film Pour son gosse, "était un petit bijou".

Voir aussi sur le forum (il n'y a pas de biographie de John Ford) : http://forum.westernmovies.fr/viewtopic ... 05#p109576
Source : Senses of Cinema.
(1) Peter Bogdanovich : John Ford.

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Pour son gosse (The Soul Herder)
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"La communauté d'une petite ville déclare Harry indésirable et l'expulse. Harry traverse un désert
où il rencontre un pasteur et sa famille. Le pasteur est tué au cours d'une attaque d'Indiens. Harry
prend la petite fille sous sa protection avant d'enfiler les vêtements du défunt et de convertir ceux
qui l'avaient banni.
Pour son gosse est le premier des vingt-six films tournés avec Harry Carey. Ford le considère comme
sa premier véritable mise en scéne. Hoot Gibson y fait également sa première apparition dans un
film de Ford"
. Peter Bogdanovitch : John Ford.
Film considéré perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : Jack Ford
Scénario : George Hively
Image : Ben Reynolds
Production : Universal Pictures Corporation
Durée : 30 minutes - (3 bobines)
Lieu de tournage : Universal Studios - 100 Universal City Plaza, Universal City, Californie

Jack Ford et Ben Reynolds :
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Distribution : Harry Carey [Cheyenne Harry], Molly Malone, Hoot Gibson, Jean Hersholt [the priest],
Elizabeth James [daughter], Duke R. Lee, Vester Pegg, Fritzi Ridgeway, William Steele

Harry Carey, Molly Malone et Hoot Gibson :

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Le Ranch Diavolo (Straight Shooting)
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Fiche technique :
Réalisateur : Jack Ford
Scénario : George Hively
Image : George Scott
Production : Universal Pictures Corporation
Durée : 57 minutes - 1500 mètres (5 bobines)
Lieu de tournage : Californie

Distribution : Harry Carey [Cheyenne Harry], Molly Malone [Joan Sims], Duke R. Lee [Thunder Flint],
George Berrell [Sweet Water Sims], Ted Brooks [Tom Sims], Milt Brown [Black-Eyed Pete], Hoot Gibson
[Danny Morgan], Vester Pegg, [Sheriff Daniels]

Harry Carey :
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A Marked Man
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Fiche technique :
Réalisateur : Jack Ford
Scénario : George Hively, d'après une histoire de Ford
Image : John W. Brown
Production : Universal Pictures Corporation
Durée : 50 minutes - 1500 mètres (5 bobines)

Distribution : Harry Carey [Cheyenne Harry], Molly Malone [Molly Young], Harry Rattenbury [Mr. Young],
Vester Pegg [Kent], Mrs. Townsend (Anna Townsend) [Harry’s mother], William Gettinger [sheriff],
Hoot Gibson, Joe Harris



Harry Carey (1878 - 1947)

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Harry Carey né au sein d'une famille aisée à New York n'était pas destiné à devenir un des acteurs
le plus représentatif du western muet. Les aléas de la vie l'ont fait dévier d'une voie toute tracée,
vers le théâtre. Ce n'est qu'à l'âge de 31 ans qu'Harry tourne son premier film avec Griffith pour
la Biograph à New York. Il suivra Griffith à Hollywood.
Puis en 1915, Harry Carey signe chez Universal où il tournera avec des jeunes réalisateurs tels :
Fred Kelsey, George Marshall et John Ford. Il incarnera un cowboy taciturne à la gestuelle particulière,
avec grand succès jusqu'au début des années 20. Son personnage sombre, ayant moins les faveurs
du public, Universal promut à sa place Hoot Gibson, ce qui poussa Harry à quitter Universal.

Voir la biographie de Demerval : http://forum.westernmovies.fr/viewtopic ... 15#p179258


Harry Carey et John Ford


En 1917, Harry Carey tourne pour la première fois sous la direction de Jack Ford, Pour son gosse.
Il y incarne son personnage récurrent, Cheyenne Harry. C'est le début d'une collaboration étroite
et complémentaire qui durera 4 ans, ils feront 26 films ensemble.
John Ford admirait Harry Carey. Il a déclaré "Harry Carey m'a beaucoup appris les premières années".
En effet Harry son ainé de 16 ans, avait déjà une longue expérience d'acteur depuis ses débuts avec
Griffith, en 1910. De plus, lorsque Harry Carey reprit le personnage de Cheyenne Harry avec Ford
dans Pour son gosse, il l'avait déjà interprété 8 fois auparavant. Dans cette collaboration Ford
lui même dit "Carey et moi écrivions nos propres scripts", ce qui leur a permis de peaufiner le
personnage de Cheyenne Harry.

La cowgirl Vera McGinis assise à gauche, John Ford avec des lunettes et Harry Carey assis à droite.
Tournage d'un film non identifié, en 1917 :

Image
Photo : My Favorite Westerns.

Jack se souvient avoir proposé à Harry Carey de faire un film ensemble, ce qu'il accepta. "Je lui
ai fait remarquer qu'on n'avait même pas de machine à écrire. "Nom d'un chien, mais c'est inutile,
on n'a qu'inventer au fur et à mesure."
ils avaient tout dans leurs têtes, rien sur papier. Une fois
que Jack avait finit le film, George Hively écrivait le scénario et l'envoyait aux archives d'Universal.
Contrairement à la vague des cow-boys fringants et "pomponnés" ils décident "de faire de Carey une
sorte de clochard, de vagabond à cheval. L'idée venait à 50% de Carey et à 50% de moi. Il portait
toujours une chemise bleue et sale, ainsi qu'une vieille veste et une espèce de combinaison rapiécée."

Malheureusement, la plupart des films ont disparu et il n'en restent que trois : Ranch Diavolo et
Bucking Broadway, tous deux de 1917 et Hell Bent, de 1918. Néanmoins quelques extraits de
The Scarlet Drop et Gun Fightin' Gentleman ont survécu.

Source : Peter Bogdanovich : John Ford.

L'hommage de John Ford à Harry Carey dans Le fils du désert (1948) :

"A la mémoire de Harry Carey
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Brillante étoile au firmament des premiers westerns"
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À l'assaut du boulevard (Bucking Broadway)
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Poster original de 1917 de Gabriello de Angelis :
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Photo : Wikipédia.


Ce film, longtemps considéré perdu, a été retrouvé en 2004 et a été restauré par les Archives
françaises du film du Centre national de la cinématographie.

Une excellente copie restaurée avec sous-titres français est visible sur le site Vimeo : https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q= ... ix48bRgAdA

Fiche technique :
Réalisateur : Jack Ford
Scénario : George Hively
Image : John W. Brown, Ben F. Reynolds
Production : Universal Pictures Corporation
Durée : 53 minutes - 1500 mètres (5 bobines)

Distribution : Harry Carey [Cheyenne Harry], Molly Malone [Helen Clayton], L.M. Wells [Ben Clayton] , Vester Pegg [Eugene Thornton], William Gettinger [Buck Hoover]






Peter Bogdanovitch : Comment se faisait la réalisation des films à cette époque ?

John Ford : Les films à deux bobines étaient tournés en cinq, voire six jours au maximum.
On allait sur les lieux du tournage à cheval. on tournait jusqu'à la nuit et on dormait sur
place dans des sacs de couchage. On restait jusqu'à la fin du film et on repartait à cheval.
A cette époque, comme les rushes se vérifiaient directement sur les négatifs, il était
difficile d'en dire quoi que ce soit.


____________________________________________________________________





Carl Laemmle (1867 - 1939)

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Photo : Museum zur Geschichte von Christen und Juden


Laemmle est né à Laupheim en Allemagne dans une famille juive.
Dès l'âge de 13 ans Carl travaille comme apprenti.
A la mort de sa mère en 1883, il émigre aux USA pour y rejoindre son frère en compagnie d'un
camarade d'école avec en tout et pour tout 50 dollars en poche. Il y exerce différents emplois,
il devient aide-comptable et développe ses talents de publicitaire puis dirige une chaine de
magasins de vêtements. Lors d'un voyage à Chicago il est étonné du succès des nickel-odéons et
en 1906,il décide d'investir dans le cinématographe, et il en achète plusieurs.

« Il n'y a probablement pas de théâtre dans la ville aujourd'hui qui soit aussi mauvais que mon
premier théâtre. Mais j'ai adoré. Tout ce que je possédais au monde était lié à ce petit théâtre.
Mes amis m'ont traité de fou, me disant que j'échouerais, que les gens se lasseraient, que le cinéma
ne serait jamais une bonne affaire. Mais, malgré tout j'avais confiance en cette nouveauté que
nous appelions le nickel-odéon,et sans être prophète, j'ai cru au cinéma ; allez savoir pourquoi !!!
Et, j'étais un vendeur ».


En 1909, Laemmle crée L'Indépendant Moving Pictures (IMP) basé à New York City et Fort Lee,
New Jersey.
Dès la première année, l'IMP produit environ 100 films, embauche Mary Pickford et Florence Laurence.
Son premier film est Hiawatha (1909) avec Gladys Hulette
Il se bat et gagne contre le monopole de la MPPC d'Edison qui impose des taxes aux studios indépendants
comme le sien, désirant produire des films.

En 1912, l'IMP est absorbée par Film Manufactuing Company Universal (composé de plusieurs studios)
et C. Laemmle en devient le président et produira plus de 400 films. Puis, il s'installe en Californie .
Harold Lloyd, Harry Carey, et Lon Chaney en seront les premières stars.
Laemmle vit à New York et Irving Talberg devient son bras droit à Hollywood.
John Ford et Erich Von Stroheim qui désirent passer derrière la caméra, ont le feu vert de Laemmle .
Le deuxième film d'Eric Von Stroheim s'avère un gouffre financier, Laemmle s'en sépare. Universal
compte sur son étoile Lon Chaney, et Carl Laemmle est mis petit à petit à l'écart, son fils le remplace à
la tête des studios en 1928 mais tous deux quittent l'entreprise en 1936 au moment de la Grande Dépression.

Laemmle est resté fidèle à sa ville natale en Allemagne et dans les années 30 a financé l'émigration
de centaines de juifs les sauvant ainsi de l'Holocauste.

Carl Laemmle et Albert Einstein :
Image
Photo : Silent Hollywood.com


A suivre...
Modifié en dernier par Hombre le 24 juil. 2017 17:46, modifié 9 fois.

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar lafayette » 23 juin 2017 0:28

:applaudis_6: Les Ford avaient du tonus...
Ford créa John Wayne Et Wayne créa son Bourbon.

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar yves 120 » 23 juin 2017 11:51

lafayette a écrit ::applaudis_6: Les Ford avaient du tonus...

Elle est bonne pour une fois :lol:
" Qu' est - ce qu 'un revolver ? Ni pire ni mieux qu 'un autre outil , une hache , une pelle ou une pioche .
Qu 'il en sorte du bien ou du mal dépend de qui s'en sert . " SHANE

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar pak » 07 juil. 2017 22:26

Bon... Et la suite ? :sm20:

:sm28:
Quand on joue dans un western, on peut embrasser le cheval mais pas l'actrice.

Gary Cooper


http://www.notrecinema.com/

Le quiz western 2014

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar lafayette » 08 juil. 2017 14:21

:lol: Oui c'est vrai ça ! Bon Hombre, tu as le droit de sortir ce samedi soir, d'aller à la messe ou ailleurs dimanche, mais après au boulot! :sm57:
Ford créa John Wayne Et Wayne créa son Bourbon.

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 04 sept. 2017 16:18

Année 1917 (suite)



Hart dans Wolf Lowry :
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W.S. Hart et l’année 1917

Par Marc


Par leur qualité , les films de William S. Hart diffusés en 1916 apportèrent à l’acteur/réalisateur
une notoriété artistique de premier plan.
1917 ne fut pas aussi prodigue en réussites que l’année précédente , mais pour des raisons d’un
autre ordre , elle fut essentielle dans la carrière de l’artiste. C’est , en effet , au cours de cette
année que Hart prit ses distances avec Thomas H. Ince , estimant celui-ci déloyal dans l’exécution
de leurs relations contractuelles.
Plus positivement , c’est également en 1917 que l’acteur entreprit une longue et fructueuse
collaboration avec un réalisateur talentueux , mais aujourd’hui bien oublié : Lambert Hillyer.

Hart entama l’année sous l’égide de la Triangle Films Corporation avec laquelle il était sous contrat.
Il réalisa et interpréta six westerns, ses derniers films pour cette compagnie de production.
En effet , la Triangle périclita dès cette année avant de connaitre la faillite en 1918. Le débauchage
à prix d’or de certaines de ses stars par la Paramount hâta la fin de la compagnie qui avait produit
Intolerance.
Hart , entrainé par Thomas H. Ince , rejoignit en Juin 1917 Famous Players Lasky pour une nouvelle
étape. Le nouveau contrat prévoyait pour l’acteur seize films sur deux ans.
Les métrages produits seraient distribués par Artcraft Line , emblème des productions de prestige
de la Paramount.
Financièrement , le contrat était mirobolant pour Hart : 150 000 $ par film + 35 % des profits
( à partager à 50-50 entre Ince et lui ).
Néanmoins, cette opération eut pour conséquence la rupture de la confiance entre Hart et Ince.
Dès ses débuts, Hart avait été une importante source de profits pour son producteur et il s’estimait
injustement rétribué en regard des gains qu’il avait générés.
Une reconnaissance certaine envers Ince , qui lui avait donné sa chance , l’avait conduit à ne pas
rompre leur accord en dépit de sollicitations de concurrents et cela dès 1915.
Le contrat signé avec Players Lasky détériora définitivement leurs relations , Hart considérant avec
amertume que Thomas H.Ince gonflait artificiellement les frais des nouvelles productions pour
réduire la part des bénéfices et , de fait , leur distribution.
Et bien que, pour des raisons publicitaires , les nouveaux films furent estampillés «  Produced by
William S . Hart »
 , l’acteur n’eut pas l’opportunité ( ou la volonté ? ) de rompre ce nouveau contrat.
Paramount Artcraft distribua donc les films de Hart « Supervised by Thomas H. Ince » jusqu’en novembre 1919.

L’année 1917 peut ainsi se scinder en deux périodes :

La fin de la période Triangle Films Corporations : 6 films distribués.
Le début de la période Paramount Artcraft : 2 films distribués.
Tous ces films furent des westerns .
On peut ajouter à ces métrages un petit film de propagande distribué en octobre 1917 où Hart s’associe
à Mary Pickford , Douglas Fairbanks et au controversé président Woodrow Wilson pour favoriser l’achat
de bons de la défense émis pour l’entrée en guerre des USA sur le continent européen.

La fin de la période Triangle parait excellente, au conditionnel cependant car les films concernés sont
extrêmement difficiles à voir aujourd’hui.
Truthful Tulliver , The Square Deal et le mythique Wolf Lowry ( au scenario magnifique ) semblent toujours
inaccessibles.

The Desert Man , lui , est bien visible si on a de la chance.
L’unique copie nitrate ( très bien restaurée , mais malheureusement incomplète ) de ce film est
détenue par la Cinémathèque Française et on peut parfois la voir à Paris lors de certaines programmations
( la dernière fois , ce fut en Janvier 2015).
Ce film ayant fait l’objet d’une courte critique dans WM , il ne parait pas utile d’y revenir sinon pour
réaffirmer que Hart y est toujours à l’aise dans le rôle de l’étranger sauveur de la jeune fille et de
l’orphelin ( à prendre dans le cas présent au premier degré ) et que la réalisation y est d’une grande sobriété.

Image


The Cold Deck ( un terme de poker pour ce titre ) est plus original et peut-être le meilleur Hart de l’année.
Mais c’est plus un mélodrame qu’un western. Film sur le thème de l’expiation et fortement empreint de
religiosité ( le dernier plan montre une croix ) , il a aussi fait l’objet d’une restauration superbe par la
Cinémathèque française.
Ici , le personnage principal ( Hart en joueur de poker professionnel ) se retrouve au fond d’un abîme
de malheurs : ruine , décès d’un proche , compromission inutile , injustice et prison…
Il s’en sortira néanmoins au cours d’un final improbable mais miraculeux.
Beaucoup de pathos , mais une réelle efficacité . L’acteur régulièrement bon est ici exceptionnel.

Image


The Gunfighter , film plus renommé , est , au contraire , un vrai western. Hart remet son costume
du «  good badman » , mais presque plus « bad » que « good » pour une fois.
Chef de bande impitoyable ( surnommé «  The Killer » ), il s’oppose au prix de sa vie à un outlaw encore
plus redoutable pour sauver une jeune femme.
Ce film fait penser à Hell’s Hinges , mais moins ambitieux et abouti , il se contente de célébrer la
mythologie de l’acteur et de son personnage fétiche.
A noter , toutefois , une séquence saisissante au cours de laquelle le héros , en pleine crise de
« delirium tremens » , revoit les victimes de ses meurtres.

Image


Film de la discorde entre Ince et Hart , et premier film tourné pour Artcraft Paramount , The Narrow Trail
adopte un ton plus léger que les westerns précédemment évoqués.
Encore un rôle de bandit pour Hart , mais loin de la noirceur du « Killer » , l’acteur joue sur un registre
moins crispé pour se convertir en Romeo contrarié.
Romance , défiance amoureuse , mais aussi longue bagarre de saloon et excitante course de chevaux
font de ce film un agréablement divertissement clairement destiné à élargir le public de l’acteur.

Hart et Sylvia Breamer dans The Narrow Trail :
Image


Notablement , Hart n’a pas réalisé The Narrow Trail , il a laissé cette responsabilité à Lambert Hillyer ,
le scénariste de The Desert Man et de Wolf Lowry.
C’est une étape pour l’acteur car cette association artistique avec Hillyer apportera beaucoup aux
deux hommes. Ce nouveau «  Director » réalisera quelques- uns des meilleurs westerns de la
deuxième partie de carrière de Hart.


Quelques mots sur Lambert Hillyer , sans doute le plus méconnu des réalisateurs de westerns.
Outre une douzaine de westerns pour Hart ( dont au moins deux chefs d’œuvre : The Toll Gate et White Oak ) ,
il réalisa environ quatre-vingt westerns entre 1917 et 1949.

Lambert Hillyer :
Image


La quasi-totalité d’entre eux est inédite en France. Son déficit de reconnaissance est assez inexplicable.
Il a été certes cantonné dès le milieu des années 30 aux budgets plus que limités de la série B , mais c’est
aussi le cas de Sam Newfield ou Lew Landers qui eux sont plus connus , mais moins déterminants .
A remarquer parmi les westerns de Lambert Hillyer encore visibles , un étonnant film interprété par
Buck Jones , South of the Rio Grande , où l’acteur tient le rôle inattendu d’un policier mexicain.
Quant aux historiens du cinéma , ils retiennent paradoxalement Hillyer pour deux films fantastiques
Universal tournés en 1936. L’excellent et palpitant The Invisible Ray avec Bela Lugosi et Boris Karloff
et surtout , le somptueux Daughter of Dracula. Ce dernier film , suite directe du Dracula de Tod Browning
est une extraordinaire variation sur le vampirisme , d’une audace stupéfiante pour son époque ,
le lesbianisme y est clairement évoqué.
N’oublions pas Lambert Hillyer.
Second film tourné par Hart pour Paramount Artcraft , mais sorti avant le précédent , The Silent Man
joue sur le stéréotype du héros taciturne immortalisé par l’acteur. La recette est , une fois de plus ,
efficace, mais pas d’originalité au rendez-vous.
Ce film semble entériner la nécessité pour Hart de rechercher des thèmes et des environnements
différents pour éviter la monotonie.
Les tentatives de 1918 iront dans ce sens.


Films de William S. Hart ( tous réalisés par lui-même à l’exception de The Narrow Trail ) diffusés
aux USA en 1917 :

Truthfull Tulliver ( Janvier )
The Gunfighter ( Février )
The Square Deal Man ( Mars)
The desert man ( Avril)
Wolf Lowry (Mai)
The Cold Deck (Novembre )
The Silent Man ( Novembre )
The Narrow Trail (Decembre)

Dossier préparé par Marc.




______________________________________
The Fighting Trail
______________________________________
"Comme il est décrit dans un magazine : un minerai découvert dans une mine de la Californie nécessaire
dans la fabrication d'un nouvel explosif est convoité par des puissances. Ce document secret se trouve
en possession de Nan (Holloway) lequel est capturé par les sbires de l'espion allemand Von Bleck (Rogers)
il est sauvé par l'ingénieur des mines John Gwynn (Duncan)."
Wikipédia.
Film considéré perdu.

Image
Photo : Wikipedia


Fiche technique :
Réalisateur : William Duncan
Scénario : Edward J. Montagne, Garfield Thompson
Production : Vitagraph Company of America
Durée : 9 300 m (31 bobines) (15 épisodes)

William Duncan :
Image


Distribution : William Duncan : John Gwynn; Carol Holloway : Nan; George Holt : "Cut Deep" Rawls
Joe Ryan : "Shoestring" ; Walter Rodgers : Von Bleck ; Fred Burns -

Carol Holloway, George Holt et Joe Ryan :
Image.Image.Image



__________________________________________
The Squaw Man's Son
__________________________________________
Film probablement perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : Edward LeSaint
Scénario : Charles Maigne, Edwin Milton Royle
Image : Allen M. Davey
Production : Jesse L. Lasky Feature Play Company
Durée : 50 minutes - (5 bobines)

Edward LeSaint, Charles Maigne et Edwin Milton Royle :
Image.Image.Image


Distribution : Wallace Reid, Anita King, Dorothy Davenport

Wallace Reid, Anita King et Dorothy Davenport :
Image.Image.Image


__________________________________________
Wild and Woolly
__________________________________________

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"Un jeune homme riche de l'est, qui a toujours voulu vivre dans «l'Ouest sauvage» prévoit de déménager
dans une ville de l'Ouest. Mais il ignore que, les jours «sauvages» de la ville ont disparu depuis longtemps,
et c'est maintenant un endroit ordonné et civilisé. Les citadins, ne voulant pas perdre un riche habitant
potentiel, parviennent transformer la ville pour convenir au fantasme du jeune homme."
IMDb.


Douglas Fairbanks :
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Fiche technique :
Réalisateur : John Emerson
Scénario : Anita Loos d'après Horace B. Carpenter
Production : Douglas Fairbanks Pictures
Durée : 72 minutes - 1500 mètres (5 bobines)
Lieu de tournage : Nogales, Arizona

Le réalisateur John Emerson et la scénariste Anita Loos :
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Distribution : Douglas Fairbanks, Eileen Percy, Calvert Carter, Charles Stevens

Douglas Fairbanks, Eileen Percy, Calvert et Charles Stevens :
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_______________________________________________


Sessue Hayakawa (1889 – 1973)


Image

Il fut l'une des plus grandes vedettes d'Hollywood à l'époque du cinéma muet.
Il arrive à Chicago en 1911 pour faire des études. Attiré par le métier d'acteur
il se lance dans le théâtre, où, il est remarqué par Thomas H. Ince lors d'une
représentation. En 1914, il débute donc dans les Kay-Bee Studios avec l'actrice
Tsuru Aoki, qui deviendra sa femme.
Il tournera près de 70 films, dont quelques westerns et vivra pleinement le
« rêve américain », donnant des diners fastueux et roulant dans une Pierce Arrow
plaqué or. Mais son rêve sera de courte durée. Lors de la période frisant l'hystérie
de l'anti-japonisme des étasuniens, il sera expulsé. Après un séjour au Japon
il viendra en France, où il tournera en 1937 Yoshiwara, de Max Ophuls et Forfaiture,
de Marcel L'Herbier. En 1957, il sera le sadique colonel Saïto dans : Le pont de la rivière Kwaï
de David Lean.




__________________________________________
El Jaguar (The Jaguar's Claw)
__________________________________________
"Le directeur de l'American Oil Company, s'en va par peur d'El Jaguar, le bandit qui terrorise la campagne
mexicaine, Phil Jordan est envoyé à sa place. Phil arrive avec sa jeune soeur Nancy, quand le bandit lui fait
des avances non désirées, Phil le bat. Ce qui pousse El Jaguar à chercher une vengeance. Quand l'épouse
de Phil arrive, El Jaguar capture les trois Américains et, sadiquement, force Phil à choisir entre quitter sa
sœur ou sa femme. Beth se porte volontaire pour rester. Phil et Nancy partent retrouver une troupe de rangers.
Ils se précipitent tous pour secourir Beth, mais avant leur arrivée, le bandit est tué par une femme qu'il avait
enlevée et violée lors de sa nuit de noces."
IMDb.

Sessue Hayakawa dans El Jaguar :
Image


Fiche technique :
Réalisateur : Marshall Neilan
Scénario : William M. McCoy, Beatrice DeMille, Leighton Osmun
Image : Walter Stradling
Production : Jesse L. Lasky Feature Play Company
Durée : 50 minutes - (5 bobines)

Le réalisateur Marshall Neilan :
Image


Distribution : Sessue Hayakawa, Fritzi Brunette, Tom Moore, Marjorie Daw

Sessue Hayakawa, Fritzi Brunette, Tom Moore et Marjorie Daw :
Image.Image.Image.Image


__________________________________________
La Bête enchaînée (A Romance of the Redwoods)
__________________________________________

Image


"Jenny Lawrence part pour l'Ouest à la recherche de son oncle, sans savoir qu'il a été tué par des Indiens et
que "Black" Brown, un bandit qui attaque les diligences, a usurpé son nom pour se protéger de la loi. Quand
Jenny arrive à Strawberry Flats, elle réalise ce qui se passe, mais elle se retrouve forcée d'accepter la protection
que lui offre Brown, la seule autre possibilité étant le saloon. Peu à peu, ils tombent amoureux l'un de l'autre
et Jenny le pousse à s'amender. Toutefois, l'attrait du passé est trop grand pour Brown, qui décide d'attaquer
une dernière diligence, attaque au cours de laquelle il est capturé par une milice. Malgré la plaidoirie de Jenny,
Brown est condamné à la pendaison. À bout d'arguments, Jenny déterre des vêtements de poupée et redemande
la libération de Brown, en prétendant qu'il est le père de son enfant. Il est libéré et ils sont mariés par le shérif.
Plus tard, la ruse est découverte, mais les habitants de la ville acceptent leur défaite avec bonne humeur."
Wikipédia

Film visible sur le site Internet Archives : https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q= ... r52IMjAXQq

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Fiche technique :
Réalisateur : Cecil B. DeMille
Scénario : Cecil B. DeMille, Jeanie Macpherson
Image : Alvin Wyckoff
Production : Artcraft Pictures Corporation, Paramount Pictures
Durée : 70 minutes - 2004 mètres (7 bobines)
Lieu de tournage : Californie

Cecil B. DeMille, Jeanie Macpherson et Alvin Wyckoff :
Image.Image.Image


Distribution : Mary Pickford, Elliott Dexter, Tully Marshall, Raymond Hatton

Mary Pickford, Elliott Dexter, Tully Marshall et Raymond Hatton :
Image.Image.Image
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The Heart of Texas Ryan
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Le cow-boy Jack Parker est visiblement amoureux du portrait d’une fille qu’il n’a jamais vu. Texas Ryan,
la fille du colonel William ryan, propriétaire du ranch, reviens après avoir étudié plusieurs années dans un
collège de l’est ; Le bandit Antonio Moreno allié à « Dice » McAllister convoite le ranch du colonel. Moreno
décide de faire la cour à Texas Ryan mais Jack Parker s’aperçoit qu’elle est la fille de la photographie…

Film visible sur le site Internet Archives : https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q= ... UlBGkodYvN


Image
Photo : Boyd Magers

Fiche technique :
Réalisateur : E.A. Martin
Scénario : Gilson Willets, d’après le roman The Light of Western Stars de Zane Grey
Image : Walter Stradling
Production : The Selig Polyscope Company, Incorporated
Durée : 56 minutes -(5 bobines)


Gilson Willets et Zane Grey :
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Distribution : Tom Mix [‘Single-Shot’ Parker], Bessie Eyton [Texas Ryan], George Fawcett [Colonel Ryan],
Goldie Colwell [Marion Smith], Frank Campeau [‘Dice’ McAllister], Sid Jordan [cocher]


Tom Mix et Bessie Eyton :
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George Fawcett, Goldie Colwell, Frank Campeau :
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Modifié en dernier par Hombre le 21 oct. 2017 22:50, modifié 11 fois.



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