[Archive] Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Hombre vous propose un aperçu des westerns muets au fil des années
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lafayette
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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar lafayette » 08 mars 2018 2:04

Hombre reste silencieux?
Pour moi la vie va commencer...

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 30 mars 2018 17:57

Année 1922 (Suite)


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En 1922, un seul film de W.S. Hart sort sur les écrans.


Par Marc

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Sur les grands chemins (Travelin’on)
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Travelin’on vient confirmer que le crépuscule de la star a commencé.
C’est le dernier film du contrat signé en 1920 entre la William S. Hart Company et la Paramount Artcraft.
L’accord qui portait sur toute une série de films produits et interprétés par l’acteur n’est pas reconduit.
Paramount juge trop aléatoire de s’engager sur la distribution successive de plusieurs métrages mettant
Hart en vedette.
Le nom de celui qui fut la première star du western n’est plus une garantie absolue de succès.
Après 1922, les derniers films de Hart feront l’objet de contrats de distribution ponctuels : deux seront
encore distribués par Paramount et l’ultime, le célèbre Tumbleweeds, le sera par United Artists.

Dans Travelin’on, W.S. Hart construit son film sur un personnage calqué sur ceux qui ont fait sa renommée :
un individu d’abord douteux et égoïste qui se révèle au final sensible et généreux.
C’est la dernière fois.
Ses ultimes westerns, deux reconstitutions historiques et une tragi-comédie ratée, ne reprendront pas de façon
aussi évidente le thème de la rédemption. Le good badman termine ici son chemin.

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Enfin, ce film est le dernier de l’acteur à être dirigé par Lambert Hillyer, il met fin à une série ininterrompue
de onze films entre la star et son réalisateur.
Après leur séparation, Hillyer mettra ses talents au service du premier rival de Hart, le fantasque Tom Mix.
Il continuera à réaliser de nombreux westerns (dont la seconde adaptation de The Spoilers), mais jamais il ne
retrouvera dans le genre l’éclat de ses collaborations avec Hart.
Sa carrière se terminera à la télévision au milieu des années 50, après un long passage par les petits budgets de
la Monogram.

Travelin’on est aujourd’hui un film difficile à voir. Contrairement à d’autres films de l’acteur, il n’a fait l’objet
d’aucune édition sur support VHS ou DVD .
La raison en est simple : il n’existe aucune copie complète du métrage, même celle détenue à la Library of
Congress
est amputée d’une bobine.
Toutefois, ce film semble plus intéressant par la façon dont il a été reçu que pour ses qualités propres.

Hart, Ethel Grey Terry et Mary Jane Irving :
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J.B. (Hart) est un cow-boy sans foi ni loi, son passé trouble le rend inquiétant aux yeux de ceux qui l’approchent.
Au hasard de ses vagabondages, il passe par une petite ville où un prêcheur, Morton, et sa femme Susan,
essaient de faire bâtir une église.
J.B. convoite rapidement Susan, tout comme McGee, le propriétaire du Saloon. Susan les repousse tous les deux.
McGee décide d’employer la force pour parvenir à ses fins. J.B., amoureux sincère de la jeune femme, la
protège, puis la sauve.
De son côté, Morton, désespéré car incapable de trouver de quoi financer son église, décide de voler l’argent
nécessaire à cette bonne cause. Il attaque et pille une diligence.
Le shérif retrouve sa trace et le capture. Il est condamné à la pendaison.
Afin de disculper le prêcheur, J.B. s’accuse du crime. Il renonce ainsi à son amour pour Susan et se sacrifie pour
lui épargner le déshonneur.
Mais, plus malin que Morton, il s’échappe de la prison la veille de son exécution et disparaît.

Pour leur dernière collaboration, Hart et Hillyer livrent un film distrayant, mais en-deçà de leurs meilleures œuvres.
Le scénario pioche des éléments dans certains des précédents films de l’acteur : Hell’s Hinges, Sand !, The Cold Deck
et même On the Night Stage ( 1915).
L’intrigue est tirée d’une nouvelle écrite par Hart, lequel semble avoir de plus en plus de mal à renouveler son inspiration.
Le ton général est tragique, mais des séquences plus légères sont distillées au cours du récit.
Ainsi si Fritz, le légendaire cheval de l’acteur, est toujours présent à l’écran, l’animal vedette du film est
bel et bien le petit singe Jocko, à qui le héros confie ses tourments .
Hart déroule ici un rôle complètement maitrisé.

Hart et Jocko :
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Travelin’on va se distinguer d’une façon tout à fait inattendue dans la filmographie de W.S. Hart.
C’est le film de l’acteur qui a généré les critiques les plus virulentes, certaines d’une violence peu commune.
Elles ne portaient pas sur la forme mais bien sur le fond.
Les autorités religieuses de différentes confessions ne supportèrent pas de voir un homme de foi commettre
un crime, pas plus qu’elles ne tolérèrent de voir un mécréant sauver la brebis égarée.
C’est bien la situation contraire qui était relayée systématiquement par le cinéma américain, trop souvent envahi
par de bonnes (et hypocrites) intentions.
Hart avait pourtant déjà fait mieux (ou pire ?) sans déclencher autant d’opprobre avec Hell’s Hinges (où l’on voyait
un pasteur renier les valeurs spirituelles de sa religion sous l’emprise de l’alcool).
Cela n’empêcha pas Travelin’on d’être qualifié de film nauséabond et pervers dans de nombreux états américains.
En particulier ceux où les méthodistes étaient majoritaires, dans le Middle West et le Sud des Etats-Unis.
Même le magazine Variety, habituellement favorable à l’acteur, fustigea le film sous la pression de ses détracteurs.

Pour W.S.Hart , cette année 1922 est donc symbolique d’une cassure avec la prestigieuse période précédente.
De plus, l’échec de son mariage avec Winifred Westover (actrice qui tint le rôle féminin principal de la première
version de Three Godfathers tournée par Ford) mit fin aux projets domestiques de l’acteur.
Et même si la plupart des films du contrat de Hart avec Paramount Artcraft furent d’honnêtes succès, ils restèrent
loin des triomphes d’un Douglas Fairbanks à la même époque : Mark of Zorro (1920), The Three musketeers (1921)
et Robin Hood (1922) dominèrent sans peine le box-office.

Le western tel que le concevait Hart n’était déjà plus à la mode en 1922.
Ses trois principaux concurrents dans le genre le comprirent vite.
Tom Mix en propulsera les codes hors du continent américain : Tom Mix in Africa (1922).
Hoot Gibson, autre antithèse de Hart, mais moins spectaculaire que Tom Mix , connaitra une popularité extraordinaire
en créant un personnage pétri de bonne humeur et de naïveté.
Buck Jones, enfin, s’imposera par des rôles plus sérieux que les deux autres acteurs cités , mais il prendra toujours
soin d’éviter de donner dans l’amertume et la tragédie, caractéristiques des westerns de W.S. Hart.
Celui-ci, toutefois, ne se découragera pas et va persévérer dans le genre au cours des trois dernières années de sa
carrière.
Pour le meilleur et pour le pire…

Fiche technique :
Réalisateur : Lambert Hillyer
Scénario : Lambert Hillyer, d'après “J.B. the Unbeliever” de William S. Hart
Image : Joe August
Production : William S. Hart Company
Durée : 70 min (7 bobines)

Distribution : William S. Hart (J.B., l'étranger), James Farley (‘Dandy’ Dan McGee), Ethel Grey Terry
(Susan Morton), Brinsley Shaw (Hi Morton), Mary Jane Irving (Mary Jane Morton), Robert Kortman (Gila),
Willis Marks (‘Know-It-All’ Haskins), Fritz le cheval, Jacko le singe


Sorties des films de William S. Hart en 1922 :

Travelin’on (mars) Réalisation : Lambert Hillyer.

Dossier préparé par Marc.



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The Ableminded Lady
_______________________________________
"Un célibataire endurci (Henry B. Walthall) est embauché comme nouveau contremaître par la propriétaire
d'un ranch trois fois veuve (Helen Raymond). Walthall devient non seulement son quatrième mari, mais arrête
aussi une bande de voleurs de bétail. Au passage l'homme réunit deux jeunes amoureux.
L'acteur vétéran, Walthall est entré dans l'histoire comme D.W. Le jeune colonel dans Naissance d'une nation
(1915) de Griffith. L'ingénue, Elinor Fair, a plus tard épousé William Boyd, son partenaire dans The Volga
Boatman
(1926)."
ALLMOVIE

Fiche technique :
Réalisateur : Don Gamble, Ollie Sanders
Scénario : D'après “The Able-minded Lady” de William R. Leighton
Image : Ollie Sellers
Production : Pacific Film Company
Durée : 5 bobines

Distribution : Henry B. Walthall (Breezy Bright), Elinor Fair (Daphne Meadows), Helen Raymond (Widow McGee)

Henry B. Walthall et Elinor Fair :
Image.Image



__________________________________________


Rintintin (1918 – 1932)


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Durant la première guerre mondiale, une femelle berger allemand et ses cinq chiots
seuls survivants d'un chenil bombardé à Flirey sont découverts par le caporal américain
Lee Duncan mitrailleur sur bombardier, qui adopte deux chiots et les nomme Nénette
et Rintintin en souvenir des poupées de laine, amulettes offertes par les enfants
aux soldats pour leur porter chance.

Lee Duncan et Rintintin, en 1918 :
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Nénette et Rintintin, les 2 poupées en laine :
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Lee Duncan amène les deux chiots aux EU. Nénette meurt durant la traversée de
l'Atlantique. Plus tard, Rintintin participe à des spectacles canins, le producteur
Charles Jones le voit franchir une palissade haute de 3,50 mètres et demande
l'autorisation de le filmer. Et c'est le début d'une étonnante carrière.

Par la suite Rintintin joue dans 28 westerns dont le premier sort en 1922, Gaspard
le loup (The Man from Hell's River).

A sa mort à l'age de 13 ans Lee Duncan le fait rapatrier en France et enterrer au
cimetière des chiens à Asnières-sur-Seine.

Rintintin à son étoile sur Hollywood boulevard.
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__________________________________________
Gaspard le loup (The Man from Hell's River)
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Rintintin en 1929 :
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"Connu aussi par Hell's River. Presque tous les acteurs doivent se frayer un chemin à partir des
rôles de soutien et cela inclut même Rin-Tin-Tin. Connu seulement sous le nom de Rin Tin en 1922, il a fait un
début remarquable dans ce drame du Nord-Ouest, basé sur le roman de James Oliver Curwood, God of Her People.
La jolie Maballa (Eva Novak) vit dans un petit poste de traite canadien-français avec son père. Alors que son
amoureux Pierre, un Mountie (Irving Cummings, qui a également dirigé), est en train de capturer des méchants,
elle se retrouve à la merci de Gaspard, un personnage diabolique connu sous le nom de Wolf (non, Rin-Tin-Tin,
mais Wallace Beery en mode méchant élevé). Gaspard sait que le père de Maballa est recherché pour un meurtre
(qu'il n'a bien sûr pas commis) et menace de le faire arrêter à moins qu'elle ne l'épouse. Maballa n'a pas le choix,
et est fiancée à Gaspard au moment où Pierre revient au poste (c'est ici que Rin-Tin-Tin apparaît, en tant que chien
pilote de l'équipe de Pierre). Maballa ne peut pas expliquer la situation à son petit ami, mais un prêtre finit par tout
raconter. Gaspard essaie d'emmener Maballa, mais Pierre le suit et un combat à mort s'ensuit. Au moment où les
choses semblent mauvaises pour Pierre, son fidèle chien-pilote saute sur Gaspard et l'envoie voler au-dessus de la falaise.
Pierre et Maballa sont finalement réunis et Rin-Tin-Tin prend sa place dans l'histoire du cinéma aux côtés d'une
autre star de l'ère du silence, Strongheart. »
Janiss Garza. ALLMOVIE.

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Premier film où apparaît le chien star Rintintin (1918-1932). Il tournera 28 films pour la Warner.

Film probablement perdu.

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Fiche technique :
Réalisateur : Irving Cummings
Scénario : Irving Cummings, d’après l’histoire “God of Her People” de James Oliver Curwood
Image : Conrad Wells
Production : Irving Cummings Productions production
Durée : 1.500 m (5 bobines)

Distribution : Irving Cummings (Pierre de Barre), Eva Novak (Mabella), Wallace Beery (Gaspard, the Wolf),
Frank Whitson (Sergeant McKenna), Robert Klein (Lopente), William Herford (le padre), Rin-Tin-Tin (le chien-loup)

Image



_______________________________________
Moonshine Valley 
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Sadie Mullen, Holmes Herbert, William Farnum et Jean Bronte (le chien) :
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Ned Connors, un prospecteur,vit heureux avec sa femme dans les collines, jusqu'à ce que le destin amène un visiteur
malade à leur cabane: le Dr Martin. La femme de Connors,le soigne et tombe amoureuse de lui. Lors d'un combat Martin,
tire sur Connors et jette son corps du haut d'une falaise. Mme Connors, croyant son mari mort, part avec Martin.
Pendant ce temps, Connors, vivant mais gravement blessé, est sauvé par son chien. Quelques années passent, Connors
devenu un ivrogne, recueille une petite fille égarée. L'enfant tombe malade, Connors appelle le médecin et se retrouve
face à face avec Dr Martin qui reconnaît sa fille et veut l'emmener. Connors le tue. Le film se termine avec Connors sa
femme et la petite fille réunis.

Film considéré perdu.

Dawn O’Day et William Farnum :
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Fiche technique :
Réalisateur : Herbert Brenon
Scénario : Mary Murillo et Herbert Brenon
Image : Tom Malloy
Production : Fox Film Corporation
Durée : 50 min - 1 730,96 m (5 bobines)

Distribution : William Farnum (Ned Connors), Sadie Mullen (sa femme), Holmes Herbert (Docteur Martin),
Dawn O’Day (Nancy, la fille), Jean Bronte (Jeane, le chien)

Dawn O’Day et William Farnum :
Image




_______________________________________
Big Stakes
_______________________________________

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Chassant un veau à travers la frontière, un cow-boy rencontre une señorita fiancée d'un Capitaine mexicain.
Celui-ci jaloux, projette la mort du cow-boy provoqué par la morsure du monstre de Gila appelé le "reptil diablo".
Le cow-boy demande au Capitaine d'accepter une compétition entre les haricots sauteurs. Le cow-boy gagne et
laisse la señorita choisir entre les deux. Puis, il part pour sauver une autre fille kidnappée par les Night Riders,
alors le Capitaine décide de le suivre pour l’aider.

Le réalisateur Clifford Sanford Elfelt (1892 –1975) était aussi scénariste et producteur dans la période du cinéma
muet. Il a essentiellement travaillé pour Universal de 1916 jusqu’en 1926. Il avait aussi créé sa propre maison de
production, Clifford S. Elfelt Productions. Il a été marié à l’actrice Gladys E. Fry (1903 – 1991). Autres westerns :
Flaming Hearts (1922); Crimson Gold (1923); $50,000 Reward (1924); Under Fire (1926)…

Au centre le cowboy et le capitaine :
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Le monstre de Gila appelé le reptil diablo :
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Le cowboy tire sur le reptile :
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Fiche technique :
Réalisateur : Clifford S. Elfelt
Scénario : Frank Howard Clark, d’après l’histoire “High Stakes” de Earl Waylan Bowman
Image : Clyde De Vinne
Production : Clifford S. Elfelt Productions
Durée : 61 min – 1.420 m (5 bobines)

Distribution : J.B. Warner (le cowboy), Elinor Fair (Senorita Mercedes Aloyez), Les Bates, Willie May Carson,
H.S. Karr, Robert H. Gray (Capitan Montoya)
Modifié en dernier par Hombre le 12 avr. 2018 15:15, modifié 2 fois.

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 05 avr. 2018 17:57

Année 1922 (Suite bis)




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Malec chez les Indiens (The Paleface)
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Les dirigeants d'une compagnie pétrolière s'emparent de l'acte de propriété de terres indiennes
et donne une journée aux occupants pour s'en aller.
Le chef décide de saisir et brûler le 1er homme blanc qu'ils apercevront sur leurs terres. Keaton,
insouciant chasseur de papillons se pointe.

Buster Keaton observe un papillon :
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S'en suit une série de gags . Au final Buster reconnu par les indiens comme un grand chef,
les aidera dans leur combat.

Film à voir sur le site Internet Archive. Vous passerez un bon moment (20 min) : https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q= ... uKRe-8enfd

Keaton reconnu chef (Joe Roberts et Keaton) :
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Virginia Fox et Keaton :
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Fiche technique :
Réalisateur : Buster Keaton, Eddie Cline
Scénario : Buster Keaton, Eddie Cline
Image : Elgin Lessley
Production : Comique Film Corporation
Durée : 20 min - 600 m (2 bobines)
Lieu de tournage : Iverson Ranch - 1 Iverson Lane, Chatsworth, Los Angeles, Californie

Distribution : Buster Keaton (petit chef paleface), Virginia Fox (fiancée Indienne), Joe Roberts (chef Indien)

Les indiens, les représentants pétroliers et les deux chefs :

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The Bearcat
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Cow-boy indolent , le Bearcat, alias “The Singin 'Kid”, traverse le Rio Grande en chantant . Il sauve Alys, fille
de l'éleveur John P. May, des roues d'une voiture folle. Le père en récompense lui offre un emploi dans son ranch.
Bien que sachant Alys fiancée à Aitken, camarade de collège de son frère, le Kid en tombe rapidement amoureux.

Voici à quoi ressemble un bearcat
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Hoot Gibson et Lillian Rich :
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Aitken a des ennuis avec Mary Lang son ex petite amie qui veut monnayer son silence . Soucieux de protéger la
réputation d'Alys, le Kid déconseille à Aitken de payer, et lorsque le complice de Mary est assassiné, il en endosse la
responsabilité. Par la suite il prouve son innocence, et arrête le vrai coupable. Quant à Aitken, il part pour l'Est
laissant le champ libre aux deux amoureux.

Film considéré perdu.

Le Bearcat attrape le vrai coupable :
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Fiche technique :
Réalisateur : Edward Sedgwick
Scénario : George Hively, d’après une histoire de Frank R. Buckley
Image : Charles Kaufman
Production : The Universal Film Manufacturing Company
Durée : 50 min – 1.386,84 m (5 bobines)

Edward Sedgwick, en 1914 :
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Distribution : Hoot Gibson (‘The Singin’ Kid’), Lillian Rich (Alys May), Charles K French (Sheriff Bill Garfield), Joe Harris
(Doc Henderson), Alfred Hollingsworth (John P. May), Harold Goodwin (Peter May), William Buckley (Archer Aitken),
Fontaine La Rue (Mary Lang)

Edward Sedgwick (1889 – 1953) était un réalisateur, scénariste, acteur et producteur. Fils de parents acteurs,
dès l'âge de 4 ans il fait partie de la troupe de vaudeville familiale. A 7 ans il obtient son premier rôle dans une comédie
écrite par son père, Just Over. C'est Romaine Fielding qui l’introduit dans le cinéma, en 1915. En 1920 Edward
dirige son premier film, il en tournera 79, dont au moins 25 westerns. En 1921 il intègre l'unité des westerns de Tom Mix.
Edward fait la connaissance de Buster Keaton, son âme sœur et il réalisera la plupart de ses films MGM, dont L'opérateur (The Cameraman), en 1928.

Buster Keaton et Edward Sedgwick durant le tournage de The Cameraman :
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Man to Man
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Steve Packard fils d'un riche éleveur de l'Arizona, est un bon à rien qui vit dans une île du Pacifique Sud.
Après l'assassinat de son père, Steve revient en Arizona réclamer son héritage. Le grand-père de Steve
aidé de son fidèle contremaître tente par tous les moyens de s'approprier le ranch et l'héritage qui reviennent
à Steve. Celui-ci est même accusé de vol, mais au final, Steve traque le meurtrier, appréhende le voleur,
et au passage gagne le cœur de Terry Temple propriétaire du ranch voisin.

Film probablement perdu.

Lillian Rich et Harry Carey :
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Fiche technique :
Réalisateur : Stuart Paton
Scénario : George C. Hull, d'après le roman "Man to Man" de Jackson Gregory (New York, 1920).
Image : William Thornley
Production : Universal Pictures Corporation
Durée : 60 min - 1.715,72 m (6 bobines)

Distribution : Harry Carey (Steve Packard), Lillian Rich (Terry Temple), Charles Le Moyne (Joe Blenham),
Harold Goodwin (Slim Barbee), Willis Robards (Bill Royce)



________________________________________
Colleen of the Pines
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Le trappeur Duncan Cameron, père de deux jeunes filles, Joan et Esther n'a aucune idée de ce qu'elles désirent,
et veut imposer son autorité. Il destine Joan a Paul Bisson qu'elle déteste, et ignore qu'Esther est amoureuse de
Jules Perrault . En l'absence de son père parti trapper en compagnie de Bisson, Esther s'enfuit avec Perrault.
Joan rencontre Barry O'Neil, un officier de la Police montée, ils tombent amoureux l'un de l'autre . Le jour de
son départ, Barry lui promet de revenir . Plusieurs mois ont passés, lorsque Esther portant un enfant, revient
s'accusant du meurtre de Perraut. Au même moment, le père et Bisson sont de retour : pour éviter à sa sœur
la colère de leur père, Joan déclare que le bébé est le sien et s'enfuit. Elle est poursuivie par Bisson fou de rage,
mais aussi par O'Neil qui lui, poursuit la meurtrière présumée. Il s'avère que Perrault n'est pas mort et tout
finira par s'arranger.

Film probablement perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : Chester Bennett
Scénario : J. Grubb Alexander
Image : Jack MacKenzie
Production : Chester Bennett Production
Durée : 1.444,14 m (5 bobines)

Distribution : Jane Novak (Joan Cameron), Edward Hearn (Barry O’Neil), Alfred Allen (Duncan Cameron), J. Gordon Russell (Paul Bisson), Charlotte Pierce (Esther Cameron), Ernest Shields (Jules Perrault), ‘Smoke’ Turner (Jerry-Jo)

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______________________________________
The Masked Avenger
______________________________________

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Pat of Paradise possède un ranch dans un quartier fréquemment attaqué par une bande
de cavaliers masqués. Les propriétaires voisins se réunissent pour se débarrasser des
voleurs, mais Patterson s'en désintéresse jusqu'au jour ou les cavaliers s'en prennent
à son propre bétail. Il décide alors de faire le guet toutes les nuits , lui-même masqué
tel Zorro, afin de les identifier. Les voisins se méprennent et le confondent avec l'un
des voleurs . Il doit à tout prix prouver son innocence.

Dorothy Davenport et Lester Cuneo :
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Fiche technique :
Réalisateur : Frank B Fanning
Scénario : Henry McCarty, James Leo Meehan
Production : Doubleday Production Company
Durée : 60 min – 1.447,8 m (5 bobines)

Dorothy Davenport et Lester Cuneo :
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Distribution : Lester Cuneo (Austin Patterson), Dorothy Davenport (Valerie Putnam) Wallace Reid Jr. (Ecolier),
Claude Payton (Bruno Douglas), William Donovan (Shérif Dan Dustin)
Modifié en dernier par Hombre le 17 avr. 2018 19:59, modifié 7 fois.

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar limpyChris » 08 avr. 2018 21:02

Toujours pas eu le temps de tout lire, mais quel travail de recherches, clair et agréablement présenté ... :applaudis_6: :sm43:
Je suis un vieux Peau-Rouge solitaire qui ne marchera jamais en file indienne.

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Sitting Bull » 09 avr. 2018 1:01

Hombre a écrit :

Voici à quoi ressemble un bearcat
Image


Chez nous on dirait : un "chaource", mais c'est un fromage ! :lol:

OK, je sors. :roll:
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"What is this ? The stuff that dreams are made of." (W.Shakespeare)

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Sitting Bull » 10 avr. 2018 23:39

Dans le sujet ci-dessus, "La musique au temps du muet"
Pour "La naissance d'une nation" essayez ce lien :

https://www.youtube.com/watch?v=3s9GNwT ... wXL9C1eDrW
Image

"What is this ? The stuff that dreams are made of." (W.Shakespeare)

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 12 avr. 2018 14:57

Année 1923



La musique au temps du muet


La musique était présente dès l'origine du cinéma muet. En effet, un piano ou un orgue accompagnaient
les séances et parfois un orchestre surtout les soirs de première. Avec le but d'attirer les badauds, puis, pour
couvrir les bruits des premiers projecteurs et les invectives des spectateurs.

Dès le début les séances des frères Lumière étaient accompagnées par M. Marval pianiste compositeur. En 1904,
Georges Méliès fit adapter une composition de Gounod pour son film Faust et Margueritte.

Quelques thèmes musicaux récurrents reflétaient les différentes scènes des westerns muets. Mais, dès 1911,
les critiques commencèrent à se plaindre, les musiciens se contentant de jouer les mêmes airs répétés jusqu'à
saturation : Hearts and Flowers de Tobani, des ouvertures de Rossini, Home on the Range (adopté par le Texas
comme hymne officiel) ou encore Horses-Horses-Horses... Un chroniqueur conseilla même des thèmes qui pouvaient
accompagner les westerns muets : Starlight Sioux de Aubrey Stauffer, Indian Summer de Niel Moret et My Prairie Queen.

Hearts and flower - Tobani :
https://www.youtube.com/watch?v=_TCIKfWiUSQ
Home on the range :
https://www.youtube.com/watch?v=PE5sJy44s-Y

Par la suite, on vit l'apparition des catalogues qui étaient distribués plus spécialement aux musiciens des petites
salles, dans lesquels on trouvait des thèmes d'atmosphère, suggérant l'amour, la haine, la comédie, mais aussi des
musiques de cowboy ou de danses indiennes. Quant aux grands salles, elles disposaient le plus souvent d' un orchestre et
leur chefs composaient eux mêmes les musiques.

En 1918, un manuel fut publié pour les pianos et orgues mécaniques . Des thèmes pour les westerns, y étaient proposés;
dont My Pinto Pony : défini comme « une solide composition pour le western » et Indian Love Call « un morceau
merveilleux pour les scènes du désert – il suggère la distance, l'immobilité, la désolation tout autant que l'amour indien ».


Le compositeur Joseph Carl Breil :
Image


Joseph Carl Breil compositeur et chef d'orchestre fut l'un des premiers à écrire des partitions spécifiques pour
accompagner les films. Notamment Naissance d'une nation (1915) car il défendait avec ferveur l'avis : « Un film,
comme un opéra ou une comédie musicale, doit avoir sa propre partition »
.

Naissance d'une nation - Breil :
https://www.youtube.com/watch?v=3s9GNwT ... wXL9C1eDrW

Dix ans plus tard, Charles Wakefield
Cadman composa la musique pour La race qui meurt (1925). Cadman, a également accompagné et composé pour
la célèbre mezzo-soprano Princesse Red Feather d'origine Creek et Cherokee, dont les deux chansons thèmes étaient :
« Land of Sky Blue Water », "Indian Love Call".

Indian love call :
https://www.youtube.com/watch?v=IE2B1noiNGY

Le compositeur Charles Wakefield Cadman et la mezzo-soprano Princesse Red Feather :
Image.Image


Un autre aspect des séances de cinéma muet était le prologue qui consistait à mettre en condition les spectateurs.
Il était courant d'illustrer le prologue d'un western par un quartet de musiciens déguisés en cowboys interprétant
des chansons traditionnelles : Jim Along Josie, Wait for the Wagon, Clementine, Old Dan Tucker. Parfois le quartet
pouvait être accompagné d'un cowboy paradant avec un lasso, par exemple.

Wait for the wagon :
https://www.youtube.com/watch?v=qeHdWAAe93c
My darling Clementine :
https://www.youtube.com/watch?v=arL3QzNBc6A
Old Dan Tucker :
https://www.youtube.com/watch?v=jSL6mTzKrd0

D'autres modèles de prologues à grand spectacle se produisaient dans les grandes salles de cinéma, comme ceux
présentés par Sid Grauman dans son célèbre Egyptian Theatre, lors de la sortie des deux westerns parmi les plus
connus des années 20 : La caravane vers l'Ouest (1923) de James Cruze et Le cheval de fer (1924) de John Ford.
Ils comprenaient d'authentiques chefs indiens avec femmes et enfants amenés de leur réserve pour l'occasion,
de vrais chercheurs d'or, et des célèbres chefs d'orchestre et musiciens.

L'Egyptian Theatre de Sid Grauman à Hollywood :
Image


Par ailleurs, les tournages des films à l'époque du cinéma muet, se réalisaient souvent en musique. John Ford
raconte à Peter Bogdanovich : « Parfois une actrice demandait un peu de musique, pensant que cela l'aiderait;
aussi je faisais jouer un air en douceur par Danny Borzage sur son accordéon. Tout le monde faisait cela alors.
Actuellement, ça a l'air idiot, mais cela aidait vraiment. »


Le musicien Danny Borzage et l'actrice Sally Phipps :
Image


Aussi Robert Parrish raconte dans ses mémoires :
"Le Masque de fer était un film muet, ce qui n'empêcha pas Fairbanks de faire venir trois musiciens sur le plateau
pour jouer de la musique "d'ambiance". Dans la grande scène où l'Homme au masque de fer comparaît devant Louis XIV,
ils jouaient Pompe et circonstance(1), que j'entendais pour la première fois de ma vie. l'accordéoniste et le violoniste
faisaient de leur mieux -en l'occurrence, en jouant fortissimo- pour rendre toute la solennité de la musique, mais
sur ce plateau vaste comme un antre caverneux, cela ne donnait malgré tout qu'une mélodie fluette."

La fonction première de la musique de film et du prologue était celle de préparer le spectateur, et de susciter
en lui des émotions, des sentiments correspondants aux images projetés.

(1) Pump and Circumstance, air célèbre du compositeur anglais Elgar (1857-1934).

Les recherches des morceaux musicaux ont été effectuées par Sitting Bull que nous remercions au passage.



___________________________________________
La caravane vers l’Ouest (The Covered Wagon)
___________________________________________

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La caravane vers l’Ouest raconte les péripéties d’un groupe de pionniers partant du Kansas vers l’Oregon.
Un film qui a eu beaucoup de succès à sa sortie. Les figurants ont été embauchés sur place et sont venus
avec leur propre « wagons », hérités de leurs familles.
C’était la production la plus couteuse de l’époque. Lors de sa première, le 23 avril 1923 à l''Egyptian Theatre,
à Hollywood, il a bénéficié d’un orchestre ainsi que de la présence de « 25 chefs indiens, de vrais américains
amenés de leur réserves avec leur Squaws et leurs enfants »


Voir l'article de Pak : viewtopic.php?f=7&t=16278&p=270097#p270097
Et aussi : viewtopic.php?t=11962#p134167

Lois Wilson et J. Warren Kerrigan :
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J. Warren Kerrigan et Johnny Fox :
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Fiche technique :
Réalisateur : James Cruze
Scénario : Jack Cunningham, d’après le The Covered Wagon by Emerson Hough
Image : Karl Brown
Musique : Hugo Riesenfeld
Production : Famous Players-Lasky Corporation
Durée : 98 min – 2.867,25 m (10 bobines)
Lieu de tournage : Antelope Island, Great Salt Lake, Utah et Great Basin National Park, Nevada

Image


Distribution : J. Warren Kerrigan (Will Banion), Lois Wilson (Molly Wingate), Alan Hale (Sam Woodhull),
Ernest Torrence (William Jackson), Tully Marshall (Jim Bridger), Charles Ogle (Jesse Wingate), Ethel Wales
(Mrs. Wingate), Guy Oliver (Kit Carson), Johnny Fox (Jed Wingate), Constance Wilson


Tournage du film :
Image

Image




__________________________________________
The Ghost City
__________________________________________

Image


À Sunshine Valley, en Californie,”Laughing “ Lawton et “Sagebrush” Hilton, sont informés que si les propriétaires
du ranch ne placent pas 10 000 $ dans un endroit désigné, le réservoir d'eau de la vallée sera drainé. Histoire de
montrer qu'ils ne plaisantent pas, les extorqueurs en ont déjà vidé une partie . À la Nouvelle-Orléans, le riche
propriétaire , Austin Sinclair, apprend qu'une conspiration est en cours pour lui enlever son ranch. Etant incapable
de voyager en Californie à cause de son handicap , sa fille Alice se propose de prendre sa place. Son cousin Ray
Moreton un aviateur, l'embarque dans son avion. L'investigateur du complot, Jasper Harwell envoie ses hommes
de main pour empêcher leur départ, mais sans succès. Arrivés à quelques kilomètres de leur destination, l'avion
à des ratés de moteur, les forçant a atterrir. Alice emprunte un cheval à Lawton et se dirige vers Ghost City Ranch ...
fin du premier chapitre.

Film considéré perdu.

Pete Morrison, et Margaret Morris :
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Fiche technique :
Réalisateur : Jay Marchant
Scénario : George W. Pyper
Production : Universal Pictures Corporation 
Durée : 9.000 m (15 episodes)

Pete Morrison, et Margaret Morris :
Image


Distribution : , Pete Morrison,(Laughing Larry Newton), Margaret Morris,(Alice Sinclair), Al Wilson (Raymond Moreton),
Frank Rice (Sagebruch Hilton), Bud Osborne (Jasper Harwell), Lola Todd (Ginger Harwell), Slim Cole (Mort Carley),
Alfred Allen (Austin Sinclair), Princess Neela (Maria de Ortega), Valerio Olivo (Manuel Ortega)



________________________________________
$1,000 Reward
________________________________________

Image


"C'est l'un des 19 westerns produits et dirigés par l'ancien caméraman Charles R. Seeling et mettant en vedette
l'imposant et bien nommé Guinn "Big Boy" Williams . Ici, Williams est faussement accusé de meurtre, revêt le
déguisement d'un homme de loi et procède à l'arrestation du véritable coupable. L'intrigue était peut-être
bonne pour 1923 mais " Big Boy " n'avait personne à blâmer: il a écrit le scénario lui-même."
Hans J. Wollstein.
ALL MOVIE.

Film considéré perdu.

Guinn "Big Boy" Williams :
Image

Guinn "Big Boy" Williams (1899 – 1962), ce grand garçon à la carrure imposante (1,88) vu aux côtés
de Hoot Gibson, Harry Carey, Errol Flynn ou encore John Wayne était fils de rancher et a débuté sa carrière
d'acteur en 1919. Il est resté actif jusqu'au début des années soixante. Sa dernière participation était dans
Les comancheros (1961).

Guinn "Big Boy" Williams avec John Wayne, de dos, dans Les comancheros :
Image

Fiche technique :
Réalisateur : Charles R. Seeling
Scénario : Guinn 'Big Boy' Williams
Production : Charles R. Seeling Productions
Durée : 1.465 m (5 bobines)
Lieu de tournage :

Distribution : Guinn 'Big Boy' Williams


_____________________________________
Big Dan
_____________________________________

Image


De retour de la guerre, Dan O'Hara " surnommé Big Dan " découvre que sa femme l'a quitté. Il transforme
sa maison en gymnase, et devient entraîneur de boxe pour les jeunes du quartier. Il abrite dans sa
structure Dora Allen, qui tente d'échapper à un prétendant désagréable. Bientôt, tout les deux tombent
amoureux, mais leur relation est contrariée d'abord par l'intervention d'un autre prétendant de Dora,
puis par une femme qui révèle que Dan est toujours marié. Mais sa femme meurt et Dan peut déclarer
son amour à sa Dora bien-aimée.

Film considéré perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : William A. Wellman
Scénario : Frederick Hatton et Fanny Hatton,
Image : Joseph H. August
Production : Fox Film Corporation
Durée : 60 min - 1.808 m (6 bobines)

Buck Jones et Marian Nixon :
Image.Image


Distribution : Charles Jones, alias Buck Jones, (Dan O’Hara), Marian Nixon (Dora Allen), Ben Hendricks
(Cyclone Morgan), Trilby Clark (Mazie Williams), Jacqueline Gadsden (Nellie McGee), Charles Coleman
(Doc Snyder), Lydia Yeamans Titus (Aunt Kate Walsh), Monte Collins (Tom Walsh), Charles Smiley (Father Quinn),
Harry Lonsdale (Stephen Allen), Mattie Peters (Ophelia), J.P. Lockney (Pat Mayo), Jack Herrick (Muggs Murphy)




________________________________________
The Man Who Won
________________________________________

William Wellman signe ici sa première réalisation ainsi que son premier western dans lequel on aperçoit
déjà son talent.
Dustin Farnum joue le rôle de Bill, un joueur, dont l'ami Scipio (Ralph Cloninger) part à la recherche de sa
femme Jessie (Jacqueline Gadsden) qui ayant assez de sa vie misérable s'est enfuie avec James (Lloyd Whitlock),
un personnage louche, en laissant ses deux enfants. Avec l'aide de trois vieux joueurs, Bill s'occupe des enfants.
Pour attirer James, Bill conduit la cargaison d'or vers la banque, afin de donner du temps à Scipio de récupérer
sa femme. Une fusillade éclate et Bil meurt. Jessie rentre avec son mari.

Film considéré perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : William A. Wellman
Scénario : Ewart Adamson, d'après la nouvelle Twins of Suffering Creek, de Ridgwell Cullum
Image : Joseph H. August
Production : Fox Film Corporation
Durée : 50 min 1.539,24 m (5 bobines)
Lieu de tournage : Sonora , en Californie.
William A. Wellman en 1937 :
Image :


Distribution : Dustin Farnum (Wild Bill), Jacqueline Gadsden (Jessie), Lloyd Whitlock ("Lord" James),
Ralph Cloninger (Scipio alias 'Zip'), Mary Warren (Birdie) Gilbert Holmes (Toby Jenks ), Harvey Clark ( Sunny Oaks),
Lon Poff (Sandy Joyce), Ken Maynard (Conroy), Muriel McCormac (le jumeau), Mickey McBan (le jumeau),
Bob Marks (l'ivrogne)

Dustin Farnum, Jacqueline Gadsden et Lloyd Whitlock :
Image.Image.Image





A suivre...
Modifié en dernier par Hombre le 19 avr. 2018 14:48, modifié 12 fois.

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Sitting Bull » 12 avr. 2018 18:02

Hombre a écrit :
Année 1923


La musique au temps du muet

(1) Pump and Circumstance, air célèbre du compositeur anglais Elgar (1857-1934).





A suivre...
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"What is this ? The stuff that dreams are made of." (W.Shakespeare)

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 14 avr. 2018 21:40

:num1

Merci Sitting Bull. :applaudis_6: :applaudis_6: :applaudis_6:
Du coup, grâce à ton apport le topic a pris de l'ampleur.

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 20 avr. 2018 0:55

Année 1923 (suite)



... C'est ici le lieu de dire mon sentiment intime. Je ne pense pas qu'on ait
encore inventé le cinéma. Ce qu'on appelle ainsi est un genre beau et mort.
Cela va du roman Eugène Sue au roman Octave Feuillet, voir Michel Zévaco.
Entre un roman-feuilleton et un roman tout court, il y a une question de style.
Or, le style est irréductible au cinéma. Imaginez Le Songe d'une nuit d'été ou
Lecture pour une ombre écrits en langue papouane par un nègre à la plume
en bois : ce serait deux films. On argue qu'au cinéma tout est affaire de technicité.
Un beau film est un film bien fait. Ici, il convient de rire. Il n'y a que les enfants,
les pions et les vérificateurs pour définir un beau poème : un poème bien fait.
Nous avons mis le métier à l'eau. Ce cadavre a été à peu près complètement
éliminé en littérature, en peinture, en musique. Au cinéma, il se porte fort bien.
Le cinéma attend Rimbaud.
Joseph Delteil, Choléra, 1923.


__________________________________________
En trombe (Three Jumps Ahead)
__________________________________________

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« Une bande de hors-la-loi capture Clancy et son oncle et les enferme dans une caverne. Un vieil homme prisonnier,
chargé de les flageller, arrive à s’échapper. Les bandits somment Clancy de le ramener vivant. S’il n’obéit pas, ils
tueront son oncle. Par une astuce, Clancy parvient à capturer le vieil homme qu’il est obliger de protéger car
entretemps notre héros est tombé amoureux de sa fille. »
Peter Bogdanovitch.

Première collaboration de John Ford avec Tom Mix.
Film considéré perdu.

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Fiche technique :
Réalisateur : Jack Ford
Scénario : John Ford
Image : Dan Clark
Production : Fox Film Corporation
Durée : 50 min (5 bobines)
Lieu de tournage : Beale's Cut, Newhall, Santa Clarita, Californie

Distribution : Tom Mix (Steve Clancy), Alma Bennett (Annie Darrell), Edward Piel (Buck Taggitt ), Joe Girard (le père d’Annie), Virginia True Boardman (Mme Darrell), Margaret Joslin (Juliet), Harry Todd (Cicero), Francis Ford (Virgil) Buster Gardner (Brutus), Tony le cheval

Image

Tom Mix et Alma Bennett :
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________________________________________
La tigresse (Tiger Rose)
________________________________________

Image


Rose vit avec son père qui tient un commerce dans une paisible vallée du Nord-Ouest canadien. A la mort
de celui-ci, elle reste seule. Plus tard on la retrouve sur un radeau, inconsciente dérivant vers les rapides.
Elle est sauvée d'une mort certaine par Michael Devlin policier canadien qui n'hésite pas à sauter dans l'eau.

Le sauvetage de Rose par Michael Devlin :
ImageImage

Rose est adoptée par Hector Mac Collins et reçoit régulièrement des visites de Devlin qui en est tombé amoureux.
Rose s'éprend d'un géomètre, Bruce Norton qui travaille pour les chemins de fer. Mais ce que Rose ignore,
c'est que Norton est à la recherche de l'homme qui a séduit et abandonné sa soeur. Il le tue lors d'un combat et
devient alors un fugitif poursuivi par Devlin. Rose aidé du Dr Cusick fera tout pour le sauver....

Rose s'éprend de Bruce Norton :
Image


Lenore Ulric a été d'abord l'interprète de Rose Bocion dans la pièce originale présentée à Broadway,
écrite par David Belasco et Willard Mack.

Lenore Ulric :
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Fiche technique :
Réalisateur : Sidney Franklin
Scénario : Edmund Goulding et Millard Webb d'après la pièce Tiger Rose de Willard Mack et David Belasco
Image : Charles Rosher
Production : Warner Bros.
Durée : 1heure 20 min (8 bobines)

Le réalisateur Sidney Franklin :
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Distribution : Lenore Ulric (Rose Bocion - Tiger Rose), Joseph J. Dowling (Father Thibault)
George Beranger (Pierre), Sam De Grasse (Dr. Cusick), Theodore von Eltz (Bruce Norton), Claude Gillingwater (Hector McCollins) .

________________________________________



Jack Hoxie (1885–1965)

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Jack Hoxie était fils d'un père vétérinaire décédé avant sa naissance et d'une
mère à moitié Nez-Percé. Il est élevé dans un ranch en territoire indien,
en Oklahoma. Bon cavalier, habile au lasso, il participe au Wild West Show
comme Hoot Gibson ou Tom Mix.
A partir de 1910 Jack fait des apparitions dans le cinéma, jouant dans une
trentaine de films avant d'avoir son premier vrai rôle.
Il devient populaire, Universal l'engage en 1923 et il fait concurrence à la
vedette du studio Hoot Gibson.
En 1924, Jack participe notamment dans Hello, 'Frisco, film promotionnel
d'Universal aux côtés des stars du studio, Jackie Coogan, Norman Kerry,
Barbara La Marr, Antonio Moreno, Anna Q. Nilsson, Bebe Daniels et Rin
Tin Tin. En 1926, il interprète Buffalo Bill dans La dernière frontière ce
qu'il considérait comme étant son meilleur rôle.
L'arrivée du sonore marque la fin de sa carrière. Il reviendra aux spectacles
de rodéo.
Voir sa biographie par Demerval : viewtopic.php?t=5029#p262195


______________________________________
The Forbidden Trail
______________________________________

Un convoi de chariots tombe dans une embuscade tendue par "Red Hawk" Dugan. Le colonel
Jim Merriwell est abattu par Dugan; "Red Hawk" kidnappe les survivants y compris Isobel tout bébé.
Le fils du colonel Jack, désireux de se venger, se lance quinze ans plus tard à la recheche du hors-la-loi.
Au cours de sa poursuite , il rencontre Isobel en tombe amoureux mais apprend qu'elle est la fille de
"Red Hawk" qui l'oblige à participer à ses expéditions.
Après différentes péripéties, il s'avère qu'Isobel n'est pas la fille de Red....

Fiche technique :
Réalisateur : Robert North Bradbury
Scénario : Robert North Bradbury
Image : Bert Longenecker
Production : Sunset Productions
Durée : 1.438,95 m (5 Bobines)

Distribution : Jack Hoxie (Jack Merriwell et le Colonel Jim Merriwell), Evelyn Nelson (Isobel),
Frank Rice (Toby Jones), William Berke (Rufe Trent), Joseph McDermott (Red ‘Hawk’ Dugan),
Thomas G. Lingham (John Anthony Todd), Steve Clemente (Oncle Mose).



________________________________________
The Desert Rider
________________________________________
Image


Sous les yeux de son fils,le prospecteur Dan Baird est abattu par le hors- la - loi Ruke Kinkaid
qui lui vole la carte indiquant l'emplacement de sa mine d'or. Avant de mourir Dan confie son fils

Mort du prospecteur et son fils Mickey :
Image.Image


à Jack Sutherland et à son pote Toby. Jack promet de traquer le bandit, il parvient à localiser
la mine , tombe sur Carolyn une jeune femme perdue qui elle aussi est à la poursuite de Ruke.
Il en prend soin et les jeunes gens tombent amoureux. Ruke, toujours sur la piste de l'or surgit,
et durant l'absence de Jack en vole une partie et s'enfuit avec Carolyn...
Jack va t-il confondre Ruke, et retrouver son amour ?

Evelyn Nelson et Jack Hoxie :
Image


Dernière apparition d'Evelyn Nelson (1899 - 1923) à l'écran qui se suicidera peu après la sortie du film.
En 1920 elle débute dans une comédie Springtime où elle est la fille de Oliver Hardy. Elle a tourné en
l'espace de trois ans 20 films, dont 14 westerns. Après sa mort, il a été trouvé une lettre où elle disait :
"je serai bientôt avec mon ami Wally", en référence à Wallace Reid, décédé 5 mois auparavant.

Evelyn Nelson :
Image


Film visible sur le site Archive.org : https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q ... W8-GfrNsel

Fiche technique :
Réalisateur : Robert N. Bradbury
Scénario : D'après une histoire de Frank Howard Clark
Image : Bert Longenecker
Production : Sunset Productions
Durée : 57min 1.332,55 m (5 bobines)


Distribution : Jack Hoxie (Jack Sutherland), Frank Rice (Toby Jones), Evelyn Nelson (Carolyn Grey)
Claude Payton (Ruke Kinkaid),Thomas G. Lingham (Dan Baird), Walter Wilkinson (Mickey Baird).


_______________________________________
Où est-ce c't'Ouest? (Where is This West?)
_______________________________________

Image


"John Harley quitte son emploi de laitier pour prendre possession de la moitié d'un ranch tandis que la serveuse
Sallie Summers se dirige vers l'ouest dans le cadre d'une mission similaire ; récupérer l'autre moitié, partie
de son héritage partagé. Ensemble, Harley et Sallie se battent pour la propriété du ranch contre Buck Osborne
et son gang, qui, pour faire fuir les nouveaux propriétaires, organisent de faux hold-up, des batailles indiennes
et des fusillades.
Harley prend le gang à son propre jeu, le bat et épouse Sallie après l'avoir sauvée d'un kidnapping."

AFI Catalog of Feature Films.

Image


Mary Philbin (1902 - 1993) connue pour son interprétation de Christine Daaé dans la première adaptation
pour le cinéma du célèbre roman de Gaston Leroux Le fantôme de l'Opéra, en 1925.
Elle n'a joué que dans 3 westerns, Red Courage (1921); Sure Fire (1921) aux côtés de Hoot Gibson et
Où est-ce c't'Ouest ? Mary a joué dans une trentaine de films entre 1921 - 1929 mais n'a pas passé le cap du
cinéma sonore et sa carrière d'actrice s'arrête en 1929.

Mary Philbin
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Fiche technique :
Réalisateur : George E. Marshall Scénario : George C. Hively, d'après George C. Hull
Image : Clyde De Vinna, Ray Ramsey
Production : Universal Pictures Corporation
Durée : 1.381,35 m (5 bobines)

Distribution : Jack Hoxie [John Harley], Mary Philbin [Sallie Summers], Bob McKenzie [Bimbo McGuire], Sid Jordan [Buck Osborne], Slim Cole [Wild Honey], Joseph Girard [Lawyer Browns], Bernard Siegel [the Indian servant]





A suivre...
Modifié en dernier par Hombre le 30 avr. 2018 19:03, modifié 11 fois.

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Sitting Bull » 20 avr. 2018 9:46

Ma modeste contribution.

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"What is this ? The stuff that dreams are made of." (W.Shakespeare)

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar lasso » 22 avr. 2018 19:48

toujours du plaisir à te lire, quel travail :applaudis_6:

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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Hombre » 26 avr. 2018 18:23

Année 1923 (suite bis)



W.S. Hart et l’année 1923

Par Marc

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___________________________________________
Wild Bill Hickok"Luck" Sleed), Dempsey Tabler (Silver Sleed), Al Hart (Sam Le Saint)


___________________________________________

En novembre 1923, Wild Bill Hickok sort dans les salles américaines. C’est le retour de W.S. Hart sur les écrans
après une absence de dix-neuf mois.
Les bénéfices générés par les derniers films de l’acteur ont été décevants et les violentes critiques à l’égard de
Travelin’ on rendu son producteur perplexe.
Toutefois, durant l’été 1923, Hart trouve un accord avec Adolph Zukor pour le financement et la distribution de
neuf films à venir.
Mais ce contrat est assorti d’une clause permettant à chacune des parties de rompre l’accord à l’issue de chaque
film produit.
Le nouveau film de Hart sera un western, reste à en trouver le sujet.

W.S. Hart a eu l’opportunité de côtoyer durant sa vie et sa carrière des figures bien réelles et légendaires de
l’histoire de l’Ouest : Bat Masterson, Bill Tilghman, Luke Short et surtout Wyatt Earp qui devint un proche.

Hart (W. B. Hickok), Jack Gardner (B. Masterson) et Bert Lindley (Wyatt Earp) :
Image.Image


C’est d’ailleurs Wyatt Earp qui écrit le 7 juillet 1923 les lignes suivantes à son ami Hart :
« Tu sais, je réalise que je ne vais pas vivre jusqu’à l’âge de Mathusalem et je voudrais raconter mon expérience
dans toute sa réalité avant de partir.
Je sais que le Cinéma peut faire ça, surtout si tu es aux commandes. Je ne veux pas te créer d’obligations au titre
de notre amitié, mais je sais que je peux venir te raconter des épisodes de ma vie.
Je ne m’offusquerai pas pour toute critique que tu souhaiteras me faire.
Peut-être trouveras-tu des évènements du bon vieux temps qui pourraient être exploités.
Les vieux souvenirs doivent être mis en valeur. Je pense pouvoir y contribuer.
Je suis sûr que tu me contacteras bientôt pour en parler ».
(Letters between Wyatt Earp & William S. Hart, Tombstone Archives by Eric Hewitt , 1998 ).

Les échanges entre les deux célébrités ne conduisirent pas Hart à raconter l’histoire des frères Earp et la première
version du célébrissime règlement de comptes d’OK Corral. Il retint néanmoins l’idée de consacrer un film à une
authentique figure de l’Ouest : Wild Bill Hickok, disparu depuis longtemps au moment de la mise en production
du métrage.
Earp participa au film en tant que «  conseiller technique » et eu la satisfaction de se voir représenter à l’écran
par l’acteur Bert Lindley lors d’une courte séquence.
L’amitié entre l’acteur et l’ex-lawman durera jusqu’à la mort de ce dernier en 1929.
En 1925, Wyatt Earp était toujours aux côtés de Hart lors de la préparation de Tumbleweeds.

Dans un souci d’authenticité (et peut-être aussi de publicité) , Hart n’hésita pas à intégrer dans son film d’autres
figures légendaires, telles celles de Custer, Lincoln et Bat Masterson.

Image


Le film démarrait sous de bons auspices, mais des difficultés et des contrariétés apparurent rapidement.
Hart souhaitait en confier la réalisation à son habituel collaborateur Lambert Hillyer, mais celui-ci avait pris d’autres
engagements durant l’absence cinématographique de la star.
Ayant l’obligation contractuelle de réaliser les nouveaux films de Tom Mix et de Lon Chaney, il déclina la proposition.
Le talentueux directeur de la photo Joe August, lui aussi un fidèle de Hart, se trouvait dans le même cas.
Ces deux collaborateurs furent donc respectivement remplacés par Clifford S. Smith ( un ancien assistant de Hart
à l’époque de la Triangle Films ) à la réalisation, et par le brillant Arthur Reeves à la photo.
Le producteur Adolph Zukor fut d’abord séduit par l’idée de consacrer un film à Hickok, mais il fut moins emballé
à la lecture du scénario proposé par Hart et J.G Hawks.
Il le trouvait trop figé dans les critères chers à W.S. Hart : austérité, tragédie, amertume.
Il accepta quand même de financer et de distribuer le film, mais envoya régulièrement ses assistants sur le plateau
pour contrôler le travail et les dépenses de l’équipe, au grand mécontentement de Hart.

Le Wild Bill Hickok de W.S. Hart n’évoque qu’un épisode de la vie du célèbre pistolero : sa présence et son activité
à Dodge City après la fin de la guerre de sécession.

Héros de la guerre civile au cours de laquelle il a combattu dans les rangs nordiste, Wild Bill décide de renoncer
à une vie de violence. Il s’établit à Dodge City, ville en expansion, pour y vivre de ses talents de joueur de poker.
Mais la cité est aux mains d’individus sans foi ni loi et de voleurs de bétail.
L’ennemi mortel d’Hickok, Jack Mc Queen, dirige le gang le plus redoutable.
Dans un premier temps, Wild Bill reste en dehors des conflits tout amoureux qu’il est de la belle Elaine Hamilton
(et pas de Calamity Jane, pourtant bien présente…). Mais ulcéré par des affrontements toujours plus violents, il
décide de reprendre ses revolvers  pour rétablir l’ordre.

Ethel Grey Terry (Calamity Jane), Hart (Wild Bill Hickok) et Kathleen O’Connor (Elaine Hamilton) :
Image


Avec le concours de ses amis, en particulier de Bat Masterson , il « nettoiera » la ville et enverra Mc Queen rejoindre
ses ancêtres.
Malheureusement, à l’issue de son combat, il apprendra que l’élue de son cœur est déjà mariée. Il quittera Dodge
City victorieux, mais désespéré.

Hart (Wild Bill Hickok) et Ethel Grey Terry (Calamity Jane) :
Image


Le film fut fraîchement reçu, critiques et spectateurs dans leur ensemble déplorèrent le manque d’action et la place
trop importante laissée au romantisme.
Le personnage d’Hickok y est simplifié, il n’y a nulle allusion à son côté sombre de tueur et d’alcoolique. Il apparait
ici comme un pur justicier sans ambiguïté. Tout juste y évoque-t-on sa cécité naissante.
Hart ne ressemble pas physiquement au personnage qu’il incarne. D’ailleurs, il s’en excuse auprès du spectateur
lors du prologue du film dans un bel effort d’humilité (imaginerait-on Sacha Guitry s’excuser de ne pas ressembler
à Louis Pasteur ? ) .
Hart dans une scène du film :
Image


Encore une fois les résultats au box-office furent décevants, ce qui fit réagir Zukor.
Il reprocha à Hart de toujours proposer des thèmes démodés, des histoires trop conventionnelles, et des conclusions
trop larmoyantes.
Il est vrai que le genre de film proposé par l’acteur était de plus en plus passé de mode et prêtait le flanc à la critique
voire à l’ironie.
Dès 1922, Buster Keaton se moquait de manière désopilante mais extrêmement cruelle de W.S. Hart dans le très réussi
The Frozen North.
Hart se défendit en expliquant qu’il préférait écrire ses propres histoires plutôt que d’utiliser des scénarios qui ne lui
convenaient pas, même si ceux-ci étaient déclarés plus adaptés au goût des spectateurs.

Entre Zukor et Hart, le fossé continuait à s’élargir. Leurs conceptions respectives d’un film réussi divergèrent un peu
plus après Wild Bill Hickok.
Ils décidèrent néanmoins de travailler encore au moins une fois ensemble pour un western destiné à sortir en 1924.
Mauvaise idée, ce fut un désastre.

Il n’a été préservé à ce jour que des copies tronquées de Wild Bill Hickok. C’ est pourquoi ce film n’a fait l’objet ni
de restauration ni d’édition video.
La copie la plus complète détenue au Museum of Modern Art Film Archive ne compte que 70 minutes sur les 85 de
la version diffusée en 1923.

Fiche technique :
Réalisateur : Clifford S. Smith
Scénario : J.G. Hawks, d'après une histoire de William S. Hart
Image : Dwight Warren et Arthur Reeves
Production : Famous Players-Lasky Corporation
Durée : (70 min) - 2.100 m (7 bobines)
Lieu de tournage : Victorville, Californie

Distribution : William S. Hart (Wild Bill Hickok), Ethel Grey Terry (Calamity Jane), Kathleen O’Connor (Elaine Hamilton),
James Farley (Jack McQueen), Jack Gardner (Bat Masterson), Carl Gerard (Clayton Hamilton), William Dyer (Colonel
Horatio Higginbotham), Bertholde Sprotte (Bob Wright ), Leo Willis (Joe McCord), Naida Carle (Fanny Kate), Herschel
Mayall (un joueur), Fritz le cheval



Sorties des films de William S. Hart en 1923 :

⦁ Wild Bill Hickok (novembre) réalisation Clifford S.Smith.

Dossier préparé par Marc.

Image


___________________________________________________
L'appel de la vallée (The Call of the Canyon)
___________________________________________________

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Glenn Kilbourne revient de la première guerre mondiale gazé. Pour se refaire une santé, il quitte
New York pour l' Arizona, où il rencontre Flo Hutler fille d'un éleveur local qui l'aide à se rétablir.
il tombe amoureux de l'endroit et devient à son tour éleveur.
Sa fiancée Carley Burch vient le voir, mais ne s'adapte pas à cette vie rude et retourne à New York.
Glenn demande Flo en mariage, Carley l'apprend et revient en Arizona le jour de la cérémonie.
Flo voyant que Glenn et Carley s'aiment toujours, laisse sa place et se tourne vers son fidèle et patient
admirateur Lee Stanton.

Richard Dix (Glenn Kilbourne), Lois Wilson (Carley Burch) :
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Fiche technique :
Réalisateur : Victor Fleming
Scénario : Doris Schroeder et Edfrid Bingham, d'après le roman The Call of the Canyon de Zane Grey
Image : James Howe
Production : Paramount Pictures
Durée : 70 min 2.100 m (7 bobines)


Distribution : Richard Dix (Glenn Kilbourne), Lois Wilson (Carley Burch), Marjorie Daw (Flo Hutter),
Noah Beery (Haze Ruff), Ricardo Cortez (Larry Morrison), Fred Huntley (Tom Hutter),
Lillian Leighton (Mrs. Hutter), Helen Dunbar (Aunt Mary), Leonard Clapham (Lee Stanton),
Edward Clayton (Tenney Jones), Dorothy Seastrom (Eleanor Harmon), Laura Anson (Beatrice Lovell),
Charles Richards (Roger Newton), Ralph Yearsley (Charlie Oatmeal), Arthur Ranki n (Virgil Rust),
Mervyn LeRoy (Jack Rawlins).


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The Unsuspecting Stranger
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L'aride ranch AP est à vendre, son propriètaire Dan Murdock peu scrupuleux fait pression sur son
voisin Harding pour qu'il confirme que le précieux ruisseau WB appartient au ranch . Harding refuse,
Murdock sort son arme et lui tire dessus ; un étranger John Green qui n'est autre que l’acheteur
potentiel arrive et se porte a son secours . Murdock alors, l'accuse de vol de bétail...

Fiche technique :
Réalisateur : Ford Beebe
Scénario : Ford Beebe , Leo D. Maloney
Image : Hal Mohr
Production : Malobee Productions
Durée : 600 m (2 bobines)

Ford Beebe
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Distribution : Leo D. Maloney (John Green), Josephine Hill, Tom London dit Leonard Clapham
(Dan Murdock), Bob Clark, Clarence Sovern, Whitehorse

Leo D. Maloney, Josephine Hill et Tom London :
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The Gunfighter
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Deux familles montagnardes les Benchley et les Camps sont au milieu d'une querelle amère,
qui a commencé lorsque le patriarche Lew Camp a découvert que sa fille Nell avait été enlevée
à sa mère pour remplacer un enfant de la famille Benchley qui était décédé. Pendant des années,
les Camps ont essayé de récupérer Nell, sans succès. Puis un jour, un étranger, Billy Buell, arrive
dans la communauté et les choses commencent à changer...
IMDB Written by frankfob2@yahoo.com

Film considéré perdu.

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Fiche technique :
Réalisateur : Lynn Reynolds
scénario : Writers: Max Brand (histoire "Hired Guns"), Lynn Reynolds
Image : Devereaux Jennings
Production : Fox Film Corporation
Durée : 50 min 1.432,56 m (5 bobines)

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Distribution : William Farnum (Billy Buell), Doris May (Nellie Camp), Lee Shumway (Joe Benchley),
J. Morris Foster (Lew Camp), Arthur Morrison (Jacob Benchley), Virginia True Boardman (Marjorie Camp)

William Farnum et Doris May :
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Spawn of the Desert
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Ancien prospecteur, Duke Steele est l'ami d'un homme mystérieux appelé Sam Le Saint qui est à la recherche
de celui qui a kidnappé sa femme et sa fille. Duke rencontre Silver Sleed ainsi que sa fille Luck, dont il
tombe amoureux. Sleed est en réalité l'homme recherché par Sam qui le tue avant de retrouver sa fille Luck.
Film considéré perdu.

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Fiche technique :
Réalisateur : Ben Wilson, Louis King
Scénario : Daniel F. Whitcomb, W.C. Tuttle (d'après l'histoire "Spawn of the Desert in Short Stories Magazine")
Production : Ben Wilson Productions
Durée : 50 min (5 bobines)

Distribution : William Fairbanks (Duke Steele), Florence Gilbert (Nola "Luck" Sleed), Dempsey Tabler (Silver Sleed),
Al Hart (Sam Le Saint)

William Fairbanks et Florence Gilbert :
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William Fairbanks en 1920 :
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Photo : Wikipédia.




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La brebis égarée (The Spoilers)

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Durant la ruée vers l'or de 1898 en Alaska, Roy Glennister et son partenaire sont victimes d'un complot
politique tordu qui implique la possession des mines d'or. Alex McNamara et le juge Stillman s'unissent
pour voler les propriétaires en ignorant leurs revendications. Roy s'est lié d'amitié avec Helen Chester,
la nièce de Stillman, mais croit qu'elle est complice. Il sauve tout de même Stillman de la pendaison,
mais Helen soupçonne à son tour son oncle . Elle est sauvée d'une situation compromettante par son
frère et McNamara reçoit une correction administrée par Glennister.
Deuxième adaptation muette du roman de Rex Beach, il y en aura cinq dont trois sonores.
Voir les remakes : viewtopic.php?t=2252&start=105#p223913

Pause dejeuner durant le tournage à Santa Ynes Mountain, Lambert Hillyer veste blanche, devant la caméra;
Ford Sterling, chemise à carreaux; Noah Beery chapeau noir et Milton Stills chapeau clair :
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Fiche technique :
Réalisateur : Lambert Hillyer
Scénario :Rex Beach James MacArthur
Image : John Stumar, Dwight Warren
Production :Jesse D. Hampton Corporation pour Goldwyn Pictures Corporation
Durée :1h20 min 2.444,5 m (8 bobines)
Lieu de tournage :

Distribution : Milton Sills (Roy Glennister), Anna Q. Nilsson (Cherry Malotte), Barbara Bedford
(Helen Chester),Robert Edeson (Joe Dextry), Ford Sterling (‘Slapjack’ Simms), Wallace MacDonald
(‘The Broncho Kid’), Noah Beery (Sr.) (Alex McNamara), Mitchell Lewis (Marshall Voorhees),
John Elliott (Bill Wheaton), Robert McKim (Struve), Tom McGuire (Captain Stevens), Kate Price (the landlady),
Rockliffe Fellowes

Milton Sills, Anna Q. Nilsson, Barbara Bedford et Noah Beery :
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Desert Driven
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Un homme accusé injustement d'un crime est blessé et doit se cacher dans un ranch. Il y trouve du travail,
et aussi l'amour auprès de la fille de l'éleveur. Mais le contremaître le reconnaît et le dénonce aux autorités;
Il est bon pour la corde. Il est sauvé in extrémis par la confession du véritable meurtrier.

Fiche technique :
Réalisateur : Val Paul
Scénario : Wyndham Gittens
Image : Robert De Grasse,William Thornley
Production : Robertson-Cole Pictures Corporation
Durée : 1.780,03 m (6 bobines)


Distribution : Harry Carey (Bob), Marguerite Clayton (Mary)
George Waggner (Craydon), Charles Le Moyne (Leary ), Alfred Allen (Yorke), Cammilla Johnson (Ge-Ge),
Dan Crimmins (Brown),Catherine Kay (Wife),Thomas G. Lingham (Sheriff )

Harry Care et Marguerite Clayton :
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__________________________________________________
The Devil's Dooryard
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Paul Stevens surprend trois hommes en train de cacher de l'argent qu'ils ont volé. Il le récupère
dès leur départ et décide d'en retrouver le vrai propriétaire. Celui-ci a été assassiné et l'argent
revient à un parent M.J.Haley qui n'est pas en ville. Paul envoie le chercher, et à sa grande surprise ,
constate que M.J. représente Mary Jane. Les voleurs tentent de mettre la main sur Paul , mais dans
une bataille palpitante pour Marie et lui-même, il leur tient tête jusqu'à l'arrivée du shérif.
Film probablement perdu.

Fiche technique :
Réalisateur : Louis King
Scénario : W.C. Tuttle
Production : Ben Wilson Productions
Durée : 50 min 1.474,62 m (5 bobines)

Louis King :
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Distribution : William Fairbanks (Paul Stevens), Ena Gregory ( Mary Jane Haley), Joseph W. Girard (Snag Thorn)
Robert McKenzie (Windy Woods ), Claude Payton (Fred Bradley), Wilbur McGaugh (Bill Bowers)
William White (Sheriff Allen)

William Fairbanks et Ena Gregory :
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A suivre...
Modifié en dernier par Hombre le 03 mai 2018 18:06, modifié 16 fois.

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Sitting Bull
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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar Sitting Bull » 27 avr. 2018 0:08

Une petite bio. de William S.Hart, malheureusement en anglais.



La bio. détaillée est ici : viewtopic.php?f=30&t=5192&start=30
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"What is this ? The stuff that dreams are made of." (W.Shakespeare)

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bigdede
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Re: Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929

Messagepar bigdede » 08 mai 2018 9:54

Moi, petit « Apache » j'ose m'immiscer au milieu des Grands Sachems qui fréquentent ce topic.
Mais c’est pour déclarer mon admiration devant ce travail colossal. Magnifique !
J’espère que cette œuvre fera l’objet d’une publication. Ce jour là, je me précipiterai chez mon libraire et alors, Hombre pourra me la dédicacer.

P.S: vivement 1924 et "The iron Horse" (Entre autres)
What was the difference between the West of motion pictures and the West as you knew it ?
There's only one thing I can answer that with, and that's another question. What's the difference between daylight and dark ?
Ted French to Kevin Brownlow



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