Après avoir quitté la Columbia en 1934 pour l’Universal où il y joue dans de nombreux mauvais westerns à l’exception de Law for Tombstone qu’il réalise lui-même, Buck Jone revient dans cette firme en 1937 où ilavait tourné ses plus grands westerns. Hélas, tout a changé, et il ne retrouvera plus ses plus grandes heures, dues en partie au grand Lambert Hillyer et aussi à Louis King qui ont tous deux réussi leurs plus grands Westerns.
Hollywood round-up qu’il tourne en 1937 marque donc son retour à la Columbia et c’est un de ses bons films pour la cuvée 37-38 avec les autres tournés par Elmer Clifton (et oui Clitfton pouvait tourner aussi de bons westerns).
Hollywood round-up est un des rares westerns réalisés sur une histoire relatant l’envers du décor de notre genre préféré. Il raconte l’histoire d’un humble cascadeur qui accomplit des prouesses pour un cowboy de l’écran (Grant Withers) qui en fait est une vrai crapule, n’agissant que pour se mettre en avant.
Ce film est traité comme une comédie. Elle est menée bon train par Ewing Scott, un réalisateur qui a peu tourné, mais qui ne manque pas de caractère.
L’intérèt majeure de ce film est le traitement d’un western par Hollywood. Nous découvrons l’envers du décor. Par exemple, le héros Drexler est idolatré par ses jeunes fans, mais il ne vaut que par les cascades accomplies par Buck Jones qui doit rester dans l’ombre. Cette réalité donne à réflêchir sur ces héros de l’écran qui donnaient l’illusion de tout accomplir et d’être de véritables casse cou dans la vie, alors qu’en fait…
Tout en corrélation avec ce que je viens d’écrire, Lauran Paine doublait Johnny Mack Brown dans ses films durant les thirties. Pourtant ce nom ne vous dit rien. Et pourtant, c’est lui qui écrit près de 900 westerns novels durant toutes sa vie, dont Open Range Men qui a été adapté et trahi à l’écran par E. Kostner. Alors, ce soir rendons hommage à tous les cascadeurs du Western, et ils ne manquent pas…
Il y a aussi un rare film qui relate le tournage d’un Western et qui est plus que réussi par le grand Fred Allen dont Jica nous le rappelle à travers son Ghost Valley, c’est Scarlet River, un des dix plus grands westerns des thirties.




























