de lodieu didier le 25 Nov 2007 17:01
Frontier Marshal – Randolph Scott
Tombstone est une ville turbulente. Les coups de feu éclatent chaque nuit. Il y a des morts, des blessés, des infractions et il n’est plus question de dormir. Randolph Scott en a marre. Il a besoin de repos. C’est ce qu’il dit aux membres de la ville qui entourent le Sherif, indécis pour aller arrêter un dangereux badman qui tire comme un forcené dans le saloon. Tous les visages se tournent vers le premier étage de l’hôtel où se trouve Randolph. Qui est cet homme qui les interpelle ? Celui-ci leur demande d’aller arrêter tout simplement ce fauteur de troubles. Mais le Sheriff a peur. Randolph rejoint alors les notables dans la rue qui lui procurent un 45. Randy enfourne l’arme dans son ceinturon puis traverse la rue d’un pas sûr en direction du saloon. L’affaire est vite réglée. Randy descend le salopard puis le traîne par une jambe jusqu’aux pieds du Sheriff et du maire. Tous sont éberlués. Ils lui proposent le poste de Sheriff qu’il accepte. Son nom ? Wyatt Earp !
Le film suit un cavenas traditionnel du Western sans se préoccuper de la Biographie de Earp et de l’affaire de OK Corral. Il est à la limite de sombrer dans le mélodrame. Deux femmes aimant le beau Doc Holliday, s’opposent tout le long du film.Il y a la pauvre entraîneuse du saloon et la belle girldie à la vertu irréprochable qui recherchait Doc depuis deux ans. Mais Doc est malade comme vous le savez et c’est à qui va le soigner. Randy, guère convaincant, se fait littéralement manger par Cesar Romero qui offre une très bonne composition du joueur et ne manque pas d’allure.Malheureusement, Doc se fait flinguer dans le règlement compte final (Je n'ai pas pleuré)
Le film produit par le père Zanuck ne manquait pas de moyens, et il y avait là de quoi faire un sacré western. L’affrontement de OK Corral se déroule à l’angle d’une baraque en planches et de nuit. Nous sommes loin de La poursuite infernale de John Ford qui reprendra quelques années plus tard la même trame puisqu’il adaptera la même histoire écrite par Stuart N. Lake.
Pour ma part, les grands films d’Allan Dwan datent du muet et non du parlant. Il suffit de voir ou revoir les films avec Douglas Fairbanks des années vingt. Une chose est certaine : Frontier Marshal a mal vieilli.
PS : Zanuck avait payé une fortune à un membre de la famille Earp pour que le nom du justicier soit préservé dans ce faux film « historique » !
didier