Bon, j'ai écrit cette critique dans la semaine et j'avoue avoir la flemme de supprimer dedans ce qui a déjà été dit dans le topic (notamment sur Guy Williams). Je m'en excuse d'avance. Voilà ce que ça donnait :
Le déserteur de Fort Alamo c’est un avant tout l’histoire d’un homme qui par un concours malheureux de circonstances et de circonstances malheureuses se retrouve haït de toute une population. Toute ? Non, car un gamin mexicain et une jeune femme croient en la version des faits de l’accusé et vont le soutenir.
Glenn Ford est crédible (comme souvent

) dans son rôle de rejeté et de paria malgré lui, tout comme l’acteur qui joue le gamin (en VO du moins, comme l’a déjà souligné Mortimer :p) ou le lieutenant du convoi.
À noter que Guy Williams (futur Zorro pour la série culte produite par Disney) joue très rapidement le rôle du sergent « qui ne fait qu’obéir aux ordres ».
Le film a bénéficié d’un budget conséquent, on le devine aux scènes pyrotechniques liées au siège d’Alamo assez impressionnantes pour un western, rappelons-le, de 1959.
Bien sûr, le héros déchu retrouvera son honneur en vengeant sa femme et son fils mais surtout en sauvant un convoi d’une mort certaine. De plus, le film se termine sur un Glenn Ford ragaillardi partant rejoindre l’armée de Sam Houston. « Brave petit », pense-t-on alors un rien moqueur… Mais ça passe ! On accepte sans rechigner cette fin prévisible à partir du moment où l’on a su que Glenn Ford quittait l’armée. On pardonne car on a passé un bon moment grâce à un petit film bien ficellé et bien filmé.
Bon, j’avoue, c’est pas une critique qui dissèquette mais bon, le film ne peut pas trop prêter à interprétation et à des envolées lyriques (enfin presque) comme on a pu le faire sur d’autres westerns. Je livre donc ce que j’en ai retenu.