

Personne a écrit:Sartana, tu as un coeur de pierre!



fa a écrit:Pas vu. Mais je n'ai pas souvenir que Solima est fait preuve de grandes qualités dans ses autres films. Seul Volonte que j'adore pourrait me pousser à jeter un oeil.
Breccio a écrit:le personnage de Siringo (William Berger) suit, sur un mode mineur, la même évolution que celui de Beauregard : d'abord partisan de l'efficacité à tout crin, il retrouve son humanité en découvrant, horrifié, les excès dont "son" camp est capable--on peut lui opposer le personnage du traître (interprété par Aldo Sambrell, si mes souvenirs sont bons), tout comme le personnage de Fletcher est opposé à celui de Beauregard.
Personne a écrit:Sartana, tu as un coeur de pierre!




mortimer a écrit:... Mais aussi le véritable visage de la barbarie qui a souvent un aspect plus "civilisé" que l'on ne pense...





mortimer a écrit:personnellement chaque fois que je regarde ce film je m'interroge : est-ce que Gian Maria Volonté interpréte le rôle d'un honnête homme qui s'enfonce peu à peu dans la violence ou bien s'agit-il plutôt d'un homme qui dévoile sa véritable nature cachée sous un verni de civilisation ?. Dans le premier cas il s'agirait d'une mutation alors que dans la deuxième hypothése ce serait une sorte de renaissance. Je penche plutôt pour la deuxième solution : celle d'un homme qui se découvre tel qu'il est et qui visiblement éprouve de la jouissance devant ce nouvel état (il le dit d'ailleurs à l'agent de la Pinkerton avant de le tuer). En revanche l'idée de mutation par un mimétisme au contact des autres bandits me paraît moins marquée car jamais dans le film Gian Maria Volonté ne manisfeste aucune forme de remord et l'on sait que toute mutation s'accompagne toujours d'une certaine forme de résistance. Ici rien de tel mais la force du scènario est de ne jamais nous donner une véritable réponse le film entretient le doute en sorte que nous pouvons nous dire qu'en chacun de nous sommeille une bête féroce...


Breccio a écrit:
Dans le mille, Mortimer (avec un tel pseudo, ça n'a rien d'étonnant).
C'est l'une des qualités de ce film, de présenter des personnages complexes et qui évoluent au fil de l'intrigue. Leur complexité est accrue de ce qu'ils ne repréesentent pas la même chose pour toutes les "forces" en présence : Beauregard n'est qu'un vulgaire chef de bande pour les autorités, c'est un leader charismatique pour sa communauté -- Fletcher, qui veut se poser en leader charismatique, devient lui un chef de bande.
Pour rebondir sur ta remarque, je me souviens que, tout juste avant sa rencontre avec Beauregard, Fletcher déchire une page du livre qu'il lit pour la jeter sur un lézard-- signe qu'il était déjà mûr pour sa transformation ?
Par la suite, je trouve éloquent son attitude de "fan" face au vieux brigand jadis célèbre -- il vénérait en secret les outlaws du Far West.
Faut vraiment que je revoie ce film
B.



Personne a écrit:Sartana, tu as un coeur de pierre!




akpstyl a écrit: Je me demande aussi si les protagonistes ne sont pas fatigué de leur vie, l'un de la violence et pense à se ranger et l'autre d'être faible et frustré et se transforme en le pire des salopards... bref un film qui donne beaucoup de refléxion


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