Boris KARLOFF (1897-1969)

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DEMERVAL
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Boris KARLOFF (1897-1969)

Messagepar DEMERVAL » 10 mars 2017 15:41

Boris Karloff naquit William Henry Pratt le 23 novembre 1887, au 36 Forest Hill Road, Camberwell, Londres, Angleterre. Pratt lui-même affirma qu’il était né à Dulwich, dans les faubourgs de Londres. Ses parents étaient Edward John Pratt, Jr. et Eliza Sarah Millard. Ses grands-parents maternels étaient James Millard and Eliza Julia Edwards, une soeur d’Anna Leonowens (dont les contes sur la vie à la cour royale de Siam [maintenant la Thaïlande] servirent de base à la comédie musicale Le Roi et moi). Les deux sœurs auraient pu avoir des ancêtres anglo-indiens.
Pratt passa sa jeunesse à Enfield, dans le comté du Middlesex. Il était le plus jeune d’une fratrie de neuf enfants et après la mort de sa mère, il fut élevé par ses frères et sœurs plus âgés. Il fut ses études primaires à l’Ecole Primaire d’Enfield, puis dans les écoles privées d’Uppingham et de Merchant Taylors. Après cela, il fréquenta le King's College London où il reçut une éducation propre à le lancer dans une carrière diplomatique. Cependant, en 1909, il quitta l’université sans diplôme et dériva, quittant l’Angleterre pour le Canada, où il travailla comme fermier et assuma plusieurs petits boulots itinérants avant de se lancer dans le métier d’acteur. Son frère, Sir John Thomas Pratt, devint une diplomate britannique distingué. Il avait les jambes arquées, zézayait et bégayait étant jeune. Il vainquit son bégaiement mais pas son zézaiement, qui fut notable durant toute sa carrière cinématographique.
Il commença à apparaître sur les planches au Canada, et durant cette période, il choisit le nom de scène de Boris Karloff". D’aucuns avancèrent qu’il avait choisi ce nom en hommage au personnage du médecin fou du roman The Drums of Jeopardy appelé "Boris Karlov". Cependant, le roman ne fut pas publié avant 1920, c’est-à-dire huit ans après que Karloff ait commencé à utiliser ce pseudonyme sur les planches et dans le cinéma muet (Warner Oland interpréta "Boris Karlov" dans la version cinématographique de 1931). Une autre influence possible aurait pu être le personnage d’Edgar Rice Burroughs dans le roman fantastique H. R. H. The Rider, à savoir le "Prince Boris de Karlova", mais comme le roman ne fut publié qu’en 1915, l’influence pourrait avoir plutôt été inverse. C’est donc Burroughs qui vit probablement Karloff dans une pièce et adapta son nom au personnage. Karloff affirma toujours qu’il avait choisi son prénom "Boris" parce qu’il avait une consonnance étrangère et exotique, et que "Karloff" était un nom de famille (provenant de Karlov – en cyrillique, Карлов) existant dans les pays slaves dont la Russie, l’Ukraine et la Bulgarie. Cependant, sa fille, Sara Karloff dénia publiquement aucune référence à une quelconque racine slave,"Karloff" ou autre chose. Une des raisons de son changement de nom était qu’il ne voulait pas embarrasser sa famille. Que ses frères (tous des membres distingués du corps diplomatique) aient ou non considéré le jeune William comme "le mouton noir de la famille" pour avoir été un acteur, Boris Karloff craignait apparemment qu’ils pensent ainsi. Il ne revit pas sa famille avant qu’il ne revienne en Grande-Bretagne pour tourner Le fantôme vivant (1933), étant extrêmement inquiet que ses frères et sœurs n’approuvent pas sa nouvelle affirmation macabre qui en avait fait une vedette mondiale. Au contraire, ses frères se bousculèrent autour de lui et posèrent de bon cœur pour des photos publicitaires. Une fois la photo prise, les frères de Karloff commencèrent à lui en demander une copie. L’histoire de cette photo devint une de ses histoires favorites.
Karloff rejoignit la Compagnie Jeanne Russell en 1911 et se produisit dans des villes comme Kamloops, Columbie Britannique et Prince Albert, Saskatchewan. Après la tornade dévastatrice qui ravagea Regina le 30 juin 1912, Boris Karloff et les autres comédiens aidèrent aux efforts de nettoyage. Il prit plus tard un boulot de bagagiste et rejoignit la Harry St. Clair Co. qui se produisit, pendant une année, à Minot, Dakota du Nord, dans un opéra qui se trouvait au-dessus d’une quincaillerie.
Pendant qu’il essayait d‘établir sa carrière d’acteur, Karloff dut s’astreindre à de difficiles travaux manuels au Canada et aux Etats-Unis afin de boucler les fins de mois. Il attrapa des problèmes dorsaux dont il souffrit le reste de sa vie. A cause de sa santé, il ne participa à la première guerre mondiale.
Une fois arrivé à Hollywood, Karloff tourna des douzaines de films muets, mais le travail était sporadique et il dut souvent, pour gagner sa vie, effectuer des travaux manuels tels que creuser des fossés ou délivrer des plaques de plâtre pour la construction. Un certain nombre de ses rôles les plus importants eurent lieu dans des serials, tels que The Masked Rider (1919), dans le second épisode de laquelle on peut l’apercevoir pour la première fois sur un écran, The Hope Diamond Mystery (1920) et King of the Wild (1930). A l’occasion de ses premiers rôles, il fut souvent casté en exotique Arabe ou en méchant Indien. Le rôle clé qui lui amena la reconnaissance fut celui de Le code criminel (1931), un drame pénitentiaire dans lequel il reprit un rôle qu’il avait assumé sur les planches. Un autre rôle significatif à l’automne 1931 vit Karloff interpréter le rôle clé d’un journaliste amoral dans Five Star Final, un film au sujet du journalisme à sensation qui fut nominé pour l’Oscar du meilleur film.
Le rôle du monstre du Dr Frankenstein dans Frankenstein (1931) le propulsa au statut de star. Le volumineux costume avec des bottes à semelles compensées de 10 cm de haut en fit un rôle ardu mais le costume et l’intensif maquillage produisirent l’image classique. Le costume, en lui-même, en fit une tâche difficile avec des chaussures qui pesaient 11 kgs chacune. Universal Studios acquit rapidement la propriété des droits d’auteur du format maquillé du monstre de Frankenstein que Jack P. Pierce avait dessiné. Une année plus tard, Karloff interpéta un autre personnage iconique, celui d’Imhotep dans La momie. La maison de la mort (avec Charles Laughton) et le rôle principal de Le masque d’or qui suivit rapidement. Ces films confirmèrent tous la naissance d’une nouvelle star.
La star d’1m80 aux yeux marrons interpréta un nombre varié de rôles dans d’autres genres que le film d’horreur. Il fut mémorablement abattu dans un bowling dans le film de 1932, Scarface. Il interpréta un soldat de la première guerre mondiale excessivement croyant en 1934 dans le film épique de John Ford, La patrouille perdue.
Le film d’horreur devint le genre principal de Boris Karloff et il enchaîna une palanquée de performances encensées dans les films d’horreur d’Universal des années 1930, dont un certain nombre avec Bela Lugosi, son principal rival dans l’affirmation de l’héritage de Lon Chaney en tant que maître du film d’horreur. Boris Karloff reprit le rôle du monstre de Frankenstein dans deux autres films, La fiancée de Frankenstein (1935) et Le fils de Frankenstein (1939), ce dernier film avec Bela Lugosi. Karloff revisita ultérieurement le mythe de Frankenstein dans plusieurs films, reprenant le rôle star du vilain Dr Niemann dans La maison de Frankenstein (1944), film dans lequel le monstre était incarné par Glenn Strange. Il reprit le rôle du "médecin fou" en 1958 dans Frankenstein contre l’homme invisible en Baron Victor von Frankenstein II, le petit-fils du créateur original. Le final du film révélait que le vieux Baron avait donné son propre visage (celui de Boris Karloff) au monstre.
Entre 1938 et 1940, Karloff apparut dans cinq films pour Monogram Pictures. Réalisé par William Nigh, Karloff interpréta le personnage de James Lee Wong, un détective Chinois. Plus communément appelé Mr. Wong, l’interprétation de ce personnage par Karloff' est un exemple de l’utilisation des asiatiques et sa portraitisation des Asiatiques de l’Est durant la première moitié du XXème siècle.
En 1940, Karloff apparut, grimé en monstre de Frankenstein, lors d’une partie de baseball pour célébrités au cours de laquelle il frappait un home run et faisait tomber le catcher Buster Keaton dans une mort factice alors que le monstre le piétinait sur le marbre. Norman Z. McLeod filma une séquence dans La vie secrète de Walter Mitty avec Karloff grimé en monstre de Frankenstein, mais la scène fut coupée au montage. Cependant, Karloff apparut quand même dans ce film dans un bref rôle en Dr. Hollingshead. Karloff revêtit une dernière fois le costume du monstre en 1962 pour un épisode de la série télévisée Route 66, dont le scénario se situait au moment d’Halloween, avec Peter Lorre et Lon Chaney, Jr..
Alors que la longue collaboration entre Karloff et Bela Lugosi ne conduisit pas à une proche amitié, elle produisit quelques-unes des productions les plus vénérées des deux acteurs en commençant avec Le chat noir (1934), Gift of Gab (1934), Le corbeau (1935), Le rayon invisible (1936), Vendredi 13 (1940), La villa des piqués (également de 1940) et Le récupérateur de cadavres (1945). Durant cette période, il fut aussi la vedette avec Basil Rathbone de La Tour de Londres (1939), en homme de main meurtrier du roi Richard III et avec Margaret Lindsay dans British Intelligence Service (1940). En 1944, il subit une opération chirurgicale à la colonne vertébrale pour soulager son arthrite chronique.
De 1945 à 1946, il apparut dans trois films pour la RKO produit par Val Lewton: L’île des morts, Le récupérateur de cadavres et Bedlam. Dans une interview donnée en 1946 à Louis Berg du Los Angeles Times, Karloff discuta de son contrat de trois films pour RKO, des raisons qui l’avait amené à quitter Universal Pictures et de son travail avec Lewton. Karloff quitta Universal parce qu’il pensait que la franchise Frankenstein était arrivée à son terme. Le dernier épisode dans lequel il apparaissait—La maison de Frankenstein—était un film qu’il appela fourre-tout avec toute la panoplie des monstres—Frankenstein, Dracula, un bossu et une 'bête humaine' qui hurlait dans la nuit. Karloff pensa qu’il était ridicule et le dit." Berg continue, "Mr. Karloff a beaucoup d’amitié et de respect pour Mr. Lewton pour être l’homme qui le sauva des morts-vivants et qui, pour ainsi dire, restaura son âme,."
Durant cette période, Karloff fut aussi un fréquent invité des programmes radio, que ce soit dans les productions d’Arch Oboler dont l’action se passait à Chicago, à savoir Lights Out (notamment dans l’épisode intitulé "Cat Wife") ou en moquant son image horrifique avec Fred Allen ou Jack Benny. En 1949, il fut l’invité et la star de Starring Boris Karloff, une série anthologique de télévision et de radio pour la chaîne ABC.
Performeur enthousiaste, il fit son retour sur les planches à Broadway en 1941 pour la production originale d’Arsenic et vieilles dentelles, dans laquelle il incarnait un gangster homicide furieux d’être toujours confondu avec Boris Karloff. Alors que Frank Capra casta Raymond Massey dans le film éponyme de 1944, (tourné en 1941), Karloff apparaissait toujours dans le rôle au théâtre et reprit le rôle à la télévision avec Tony Randall et Tom Bosley dans une production de 1962 pour Hallmark Hall of Fame. Moins applaudi fut son travail dans la pièce de J. B. Priestley, The Linden Tree. Il apparut aussi en Capitaine Hook dans la pièce Peter Pan avec Jean Arthur. Il fut nominé pour un Tony Award pour son travail face à Julie Harris dans The Lark, de l’auteur français Jean Anouilh, qui fut repris dans Hallmark Hall of Fame.
Lors de ses dernières années, il fut la guest star de nombreuses séries télévisées et plus particulièrement de Thriller, Out Of This World et The Veil, mais ces dernières séries ne furent pas diffusées et ne furent redécouvertes que dans les années 1990. Durant les années1960, Karloff apparut dans plusieurs films pour American International Pictures, dont Le croque-mort s’en mêle, Le corbeau et le film culte, L’halluciné, les derniers films ayant été réalisé par Roger Corman et Le messager du diable. Il fut aussi au générique du second film de Michael Reeves, La créature invisible, en 1966.
Durant les années 1950, il apparut à la télévision britannique dans la série Colonel March of Scotland Yard, dans laquelle il incarna le personnage du Colonel March créé par John Dickson Carr, détective qui était connu pour résoudre des énigmes criminelles apparemment impossibles.
Karloff, avec H. V. Kaltenborn, fut un panéliste régulier du jeu de la NBC, Who Said That? qui fut diffusé de 1948 à 1955. Plus tard, ent tant que guest star sur la NBC de The Gisele MacKenzie Show, Karloff chanta "Those Were the Good Old Days" tirée de Damn Yankees pendant que Gisele MacKenzie se produisait en solo dans, "Give Me the Simple Life". Sur le Red Skelton Show, Karloff fut une guest star avec l’acteur de film d’horreur Vincent Price d’une parodie de Frankenstein, avec Red Skelton dans le rôle de "Klem Kadiddle Monster." En 1966, Karloff apparut aussi avec Robert Vaughn et Stefanie Powers de la série d’espionnage, Annie, agent très spéciale., dans l’épisode "The Mother Muffin Affair," Karloff s’y produisit en travesti dans le rôle-titre. La même année, il incarnait le Maharajah dans l’épisode de la série d’aventures Les mystères de l’ouest intitulé "The Night of the Golden Cobra". En 1967, il interpréta le professeur d’espagnol excentrique qui se prenait pour Don Quichotte dans l’épisode de Les espions intitulé "Mainly on the Plains."
Au milieu des années1960, il enregistra un regain de popularité auprès du public américain quand il narra le film animé conçu pour la télévison du Dr Seuss, How the Grinch Stole Christmas, et porduisit la voix du Grinch, bien que la chanson "You're a Mean One, Mr. Grinch" fut chantée par la voix de l’acteur américain Thurl Ravenscroft. Le film fut d’abord diffusé en 1966 sur CBS-TV. Karloff reçut plus tard un Grammy Award du "Meilleur Enregistrement pour Enfants", une fois que le film fut diffusé sur disque. Parce que Ravenscroft (qui ne rencontra jamais Karloff durant le tournage du film) ne fut pas crédité pour sa contribution dans How the Grinch Stole Christmas!, sa performance dans la chanson fut souvent créditée à tort à Boris Karloff.
En 1968, il fut la vedette de La cible, un film réalisé par Peter Bogdanovich, qui comprenait deux histoires distinctes qui convergeaient en une seule. Dans l’une, un jeune homme perturbé tue sa famille, puis se lance dans une folie meurtrière. Dans l’autre, un célèbre acteur de films d’horreur envisage puis confirme sa retraite, acceptant q’apparaître une dernière fois dans un drive-in cinema. Karloff interprétait l’acteur de films d’horreur en retraite, Byron Orlok, une version finement inspirée de lui-même; Orlok faisait face à une crise de fin de vie, qu’il résolvait à travers une confrontation avec un gangster dans le drive-in cinéma.
En 1968, il incarna l’expert en sciences occultes, le Professeur Marsh dans une production britannique intitulée La maison ensorcelée (Curse of the Crimson Altar), qui fut le dernier film de Karloff à être diffusé durant sa vie.
Il termina sa carrière par quatre films d’horreur mexicains à petits budgets: Isle of the Snake People, The Incredible Invasion, Fear Chamber et Macabre sérénade. Ce fut un contrat ponctuel passé avec le producteur mexicain Luis Enrique Vergara. Les scènes de Karloff furent dirigées par Jack Hill et tournées consécutivement à Los Angeles au printemps 1968. Les films furent ensuite terminés au Mexique. Les quatres films furent édités à titre posthume, le dernier, The Incredible Invasion, ne l’étant pas avant 1971, soit deux ans après la mort de Boris Karloff.
Le Chaudron de sang, tourné en Espagne en 1967 avec Viveca Lindfors, sortit aussi après la mort de Karloff.
Pendant qu’il tournait son dernier film, Boris Karloff souffrit d’emphysème. Seule la moitié d’un poumon fonctionnait encore et il avait besoin d’oxygène entre deux prises. .
Il enregistra le rôle-titre de Cymbeline de Shakespeare pour la Shakespeare Recording Society (Caedmon Audio). L’enregistrement sortit officiellement en 1962. Un téléchargement de sa performance est disponible sur audible.com. Il enregistra aussi la narration de Pierre et le loup de Sergei Prokofiev avec le Vienna State Opera Orchestra conduit par Mario Rossi.
Les disques qu’il fit pour le marché de la jeunesse comprennent Three Little Pigs and Other Fairy Stories, Tales of the Frightened (volume 1 and 2), Just So Stories de Rudyard Kipling avec Cyril Ritchard et Celeste Holm, Mother Goose Nursery Rhymes et The Hunting of the Snark de Lewis Carroll.
Il édita plusieurs anthologies sur le film d’horreur, en commençant par Tales of Terror (Cleveland and NY: World Publishing Co, 1943) (compilée avec l’aide d’Edmond Speare). Cette anthologie publiée en temps de guerre fit partie d’au moins cinq parutions jusqu’en septembre 1945. Elle a été récemment rééditée (Orange NJ: Idea Men, 2007).
Le nom de Karloff fut aussi associé à And the Darkness Falls (Cleveland and NY: World Publishing Co, 1946); The Boris Karloff Horror Anthology (London: Souvenir Press, 1965; publiée simultanément au Canada - Toronto: The Ryerson Press; US pbk reprint NY: Avon Books, 1965 rebaptisée Boris Karloff's Favourite Horror Stories; UK pbk reprints London: Corgi, 1969 and London: Everest, 1975, tous deux sous leurs titres originaux), bien qu’il n’est pas prouvé que Karloff ait lui-même diffusé ces anthologies.
Tales of the Frightened (Belmont Books, 1963), bien que basée sur les enregistrements éponymes de Karloff avec son image sur la couverture, contenait des histoires écrites par Michael Avallone; le second volume, Boris Karloff presents More Tales of the Frightened contenait des histoires écrites par Robert Lory. Avallone et Lory travaillèrent étroitement avec l’éditeur canadien Lyle Kenyon Engel, qui servit de nègre pour la rédaction d’une anthologie des histoires horrifiques pour la star du film d’horreur, Basil Rathbone.
A partir de 1940, Karloff se grima en Père Noël chaque Noêl pour distribuer des cadeaux aux enfants physiquement diminués à l’hôpital de Baltimore. Il ne changea jamais officiellement son nom en "Boris Karloff." Il signait les docuements officiels par "William H. Pratt, a.k.a. Boris Karloff."
Il fut un membre fondateur de la Screen Actors Guild et fut particulièrement virulent à cause des longues heures qu’il passait à se maquiller en monstre de Frankenstein.
Boris Karloff se maria à cinq reprises : avec Grace Harding du 23 février 1910 au 8 janvier 1913 (divorce), Montana Laurena Williams du 1er juillet 1920 à 1922 (divorce), Helene Vivian Soule du 3 février 1924 au 6 juin 1928 (divorce), Dorothy Stine du 12 avril 1930 au 10 avril 1946, avec qui il aura son seul enfant, Sara Karloff et finalement avec l’actrice Evelyn Hope du 11 avril 1946 au 2 février 1969, date de sa mort.
Il passa sa retraite en Angleterre dans une petite maison de campagne appelée Roundabout dans le village de Bramshott dans le Hampshire. Il contracta une bronchite en 1968 et fut hospitalisé à l’University College Hospital. Il décéda d’une pneumonie au King Edward VII Hospital, Midhurst dans le Sussex, le 2 février 1969, à 81 ans.
Son corps fut incinéré après une modeste cérémonie funéraire au crématorium de Guildford, Godalming, Surrey, où une plaque commémorative fut installée dans le Jardin du Souvenir. Un service funèbre fut célébré à St Paul's, Covent Garden (the Actors' Church), Londres, où se trouve aussi une plaque commémorative.

Pour sa contribution à l’industrie du film et de la télévision, Boris Karloff eut deux étoiles sur le Hollywood Walk of Fame, au 1737 Vine Street pour le cinéma et au 6664 Hollywood Boulevard pour la télévision.
Karloff figura sur un timbre de l’U.S. Postal Service en monstre de Frankenstein et en Momie pour sa série "Classic Monster Movie Stamps" sortie en 1997. En 1998, une plaque bleue de l’English héritage fut dévoilée sur sa maison natale de Londres.

Sa contribution au western fut la suivante :

The Mask Rider de Aubrey M. Kennedy (1919), un mexicain dans le saloon
The Courage of Marge O’Doone de David Smith (1920), Tavish
Le dernier des Mohicans de Clarence Brown (1920), un Indien
The Hellion de Bruce Mitchell (1924), le hors-la-loi
Riders of the Plains de Jacques Jaccard (1924),
The Prairie Wife de Hugo Ballin (1925), Diego
Le mécano de la générale de Clyde Bruckman (1926), le général de l’Union
The Meddlin’ Stranger de Richard Thorpe (1927), Al Meggs
The Vanishing Rider de Ray Taylor (1928), le vilain
The Utah Kid de Richard Thorpe (1930), Baxter
Les conquérants d’un nouveau monde de Cecil B. de Mille (1947), Guyasuta
Le sang de la terre de George Marshall (1948), Tishomingo
Les mystères de l’ouest, un épisode, Mr Singh dans « The Night of the Golden Cobra » (1966)

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U.S. Marshal Cahill
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Re: Boris KARLOFF (1897-1969)

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 11 mars 2017 11:16

Les conquérants d'un nouveau monde (Unconquered) 1948 - Cecil B. DeMille
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Le Sang de la Terre - Tap Roots - 1948
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metek a écrit :Boris Karloff - ''Frankenstein'' 1931
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CAHILL, UNITED STATES MARSHAL
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Bat Lash
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Re: Boris KARLOFF (1897-1969)

Messagepar Bat Lash » 11 mars 2017 11:48

Deux films qu'il tourna en Angleterre viennent de sortir en DVD ,Corridor of Blood (1958) dont il partage l'affiche avec Christopher Lee et Le Fantôme Vivant(1933)
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