Les séries B, voire Z et/ou westerns à petits budgets récents

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The Last Rites (The Last Rites of Ransom Pride) - Tiller Russell - 2009

Messagepar pak » 17 déc. 2014 0:13

The Last Rites (The Last Rites of Ransom Pride) de Tiller Russell (2009). Avec Dwight Yoakam, Lizzy Caplan, Jon Foster, Cote de Pablo, Jason Priestley, W. Earl Brown, Peter Dinklage, Scott Speedman, Kris Kristofferson... Scénario de Tiller Russell et Ray Wylie Hubbard - Musique de Jeff Danna - Produit par Michael Frislev, Duncan Montgomery, Chad Oakes / Horsethief Pictures, Nomadic Pictures et Ransom Pride Alberta Productions - Production canadienne - Sortie USA le 10/09/2010 - Sorti en France directement en DVD le 19/08/2014 (distributeur Zylo).

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Après la mort de Ransom Pride, le hors-la-loi dont elle était amoureuse, Juliette Flowers décide de lui offrir des funérailles dignes de ce nom. Mais le corps du défunt est entre les mains de Bruja, une mystérieuse femme défigurée, qui avait un compte à régler avec Ransom et sa famille. Juliette lui propose un marché : en échange du cadavre, elle lui ramènera le jeune frère de Ransom. Mais le père du garçon lance des tueurs à leurs trousses. Une traque sans merci s’engage...


Pour répondre au Zorro Pat, voici donc une petite présentation du film. Le moins qu'on puisse dire c'est que l'accroche du scénario fait envie car elle est bien tordue et originale. C'est un premier long-métrage, qui nous vient du Canada, réalisé par Tiller Russell qui lui vient du documentaire, et qui y est retourné après ce film. Doté d'un budget moyen de 8 millions de dollars, le film fut tourné au Canada en septembre 2009 à Calgary et Vancouver. Quand on regarde de près le générique, on se rend compte que le scénario est co-signé par Ray Wylie Hubbard, nom qui parlera aux amateurs de musique country puisque c'est un auteur-compositeur-interprète assez connu dans le genre. Tout comme l'un des acteurs principaux d'ailleurs, Dwight Yoakam, à la renommée nettement plus internationale, et qui a l'habitude de faire l'acteur : on l'a aperçu par exemple dans Sling Blade, Panic Room, Trois enterrements ou Bandidas, qui, en dehors de leurs qualités ou défauts, sont loin d'être des petits films d'amateurs... Yoakam est acteur ici et ne chante pas, alors que Hubbard a composé, écrit et chanté des chansons pour ce film.

Le reste du casting attire l’œil aussi, essentiellement composé d'habitués de séries TV, comme l'héroïne Lizzy Caplan (True blood, Tru calling, New girl... ), Jason Priestley (l'ex belle gueule de Beverly Hills qui avait cartonné dans les années 1990, qui a tenté une carrière ciné ensuite, pour finalement enchainer depuis des rôles dans diverses séries), Scott Speedman (Felicity, et l'excellente série militaire Last Resort trop tôt arrêtée, mais qu'on a pu voir aussi régulièrement dans des films comme Underworld et sa suite, Le monde de Barney et bientôt dans Captives d'Atom Egoyan), W. Earl Brown (la brute Dan Dority dans Deadwood), et surtout Cote de Pablo, la Ziva (non, elle n'a pas grandi à La Courneuve... Arf ! ) de N.C.I.S.: Enquêtes spéciales, qui semble avoir voulu ici casser son image un peu trop lisse de la série, en adoptant, à l'instar de Johnny Depp dans Pirates des Caraïbes (un autre rejeton de série, mais qui lui a bien su rebondir après 21 Jump Street), un look d'enfer et assez loufoque. Elle est méconnaissable avec sa trogne balafrée, ses peaux et griffes de bêtes. Autre transfuge d'une série, l'excellent acteur nain Peter Dinklage, mais qui n'avait pas encore joué dans Game of Thrones (on l'avait toutefois vu dans un rôle récurent dans Nip/Tuck), et qui commençait à se faire un nom en dehors du circuit du cinéma indépendant, notamment grâce au rôle qui l'a un peu révélé dans le très bon film Le chef de gare.

Et puis il y a la bonne trogne de Kris Kristofferson, l'un des derniers cowboys crédibles de l'écran.

Après une première mondiale au festival du film international d’Édimbourg en Écosse le 17 juin 2010, le film a connu une sortie confidentielle en salles aux USA, mais n'a visiblement pas marché. Les critiques sont d'ailleurs assez mitigées, et même souvent mauvaises. Trois monteurs se sont attelés au montage du film, et ça, ce n'est jamais très bon signe. Pourtant, parmi les producteurs, on note les noms de Chad Oakes et Michael Frislev, qui ont produit les séries Klondike et surtout Hell on Wheels, ainsi que Copper, sorte de Gangs of New York en série, se déroulant dans le New York de 1860, que j'aimerai bien découvrir. Mais bon, tout ça c'était après ce film...

A noter qu'on voit voitures et moto dans le film, ce qui situe ce western au début du siècle dernier.

A voir la bande annonce, entre les tenues, les dialogues et le casting, on a un peu l'impression d'être dans une tentative de lifting à la Tarantino, d'ailleurs dans la bande annonce, on peut lire Tanrantino rencontre Peckinpah... Doutent de rien les distributeurs !

Il y a de bons ingrédients en tous cas dans ce plat, mais si c'est mal dosé, ça peut devenir indigeste (c'était la maxime culinaire de la soirée... ).



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Ziva là, keski t'arrive cousine ? ? ?
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Messagepar lafayette » 17 déc. 2014 11:56

Kristofferson s'y connaît aussi en country.

Tu nous fais un pack de ces films pour Noël?
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Messagepar pak » 17 déc. 2014 20:29

Heu... ça coûterait un pacson de sous que j'ai pas... :sm57:
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Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 17 déc. 2014 20:56

Bonsoir. En tout cas je te remercie amigo pour les précisions que tu as apporté sur ce western avec Kris...
Je pense que je me laisserai tenter car il est un de mes acteurs et chanteurs country préférés. Je crois que je vais me laisser tenter si je le revois en magasin.
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A Foundling - Carly Lyn - 2010

Messagepar pak » 18 déc. 2014 0:53

A Foundling de Carly Lyn (2010). Avec Cindy Chiu, Tim Chiou, Nora J. Novak, Shelby Bond, Peter David Parasiliti, Arita Trahan... Scénario de Carly Lyn - Musique de Pierpaolo Tiano - Produit par Colin V. Barton, Richard J. Dubin / Charming Films - Production américaine - Première au Festival Dances With Films le 09/06/2010.

Inédit en France.

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1860. Virginia, une jeune femme chinoise, sauve sa sœur Mattie d'un sordide bordel en Arizona. Au cours de leur voyage de retour vers San Bernardino, elles découvrent une étrange épave fumante d'un engin inconnu. A l''intérieur, Mattie trouve un mystérieux et étrange bébé...


Alors là on tient un drôle de film. Réalisé par une femme, pour un western, ça reste assez exceptionnel, même si Kelly Reichardt a réalisé la même année La dernière piste avec Michelle Williams, avec une héroïne et non un cowboy, asiatique de surcroit, avec de la science-fiction dedans, sauf que là, on n'est pas dans le boursouflé Cowboys et envahisseurs, loin de là, même très loin. Le film est l'histoire d'une errance, un road-movie comme on dit, genre phare du cinéma indépendant américain, avec ce que cela sous-entend de plans introspectifs et symboliques. La réalisatrice Carly Lyn venait du court-métrage quand elle a réalisé ce film, occasionnellement actrice, mais surtout artiste photographe et vidéaste, ce qui se ressent dans les images et la photo du film.

L'actrice principale Cindy Chiu a le visage d'une femme dont on aimerait tomber amoureux (ou amoureuse, hein, c'est possible aussi) qui s'est éloignée des productions mettant un peu trop en avant son joli physique, étant pom-pom girl dans Coach Carter (ceci dit elle l'a vraiment été en 1998 à la Kingwood High School à Houston) ou bimbo dans American Girls 3, en variant avec des projets plus confidentiels, dont ce film. Elle est entourée d'acteurs, non pas amateurs, mais pour la plupart navigant dans le milieu indépendant et théâtrale. Cindy Chiu est une militante active végétalienne des droits des animaux. A la voir, je suis pas loin de me convertir... :sm57:

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Cindy Chiu :num11


Western atypique au carrefour de l'underground, du film d'auteur et de science-fiction, l’œuvre s'avère quasi inclassable. La meilleure critique que j'ai lu à son propos, disait : "ce ne est pas un bon western ou un bon film de science-fiction... c'est un bon film qui se trouve être un western de science-fiction"...

Le premier titre du film a été The Mojave Experiment, peut-être un peu trop expérimental justement, car finalement renommé A Foundling, nettement plus mystérieux. La première du film eut lieu lors d'un festival du cinéma indépendant, le très peu connu Dances With Films, créé en 1998 à Los Angeles. Après d'autres présentations dans quelques festivals américains, le film n'a pas trouvé de distributeur salle et semble peiner à en trouver un pour une édition DVD pourtant annoncée depuis le 5 février 2013...



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Re: Les séries B, voire Z et/ou westerns à petits budgets récents

Messagepar lafayette » 18 déc. 2014 2:15

Elle est bien mignonne mais végétalienne? beurk!
Quand je pense à tous ces légumes et céréales bouffés par les végétaliens, je frémis pour eux! :)
Ceci dit, ce film m'intéresse et me fait penser au tv film en 2 parties où Robert Duvall va sauver des Chinoises, esclaves sexuelles de traite humaine, et les convoyer à travers les plaines vers un meilleur sort.
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Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 18 déc. 2014 8:17

Ah oui en effet mais je regrette on ne me changera pas et j'aime trop les bons steaks avec des pommes de terre sautées...
BROKEN TRAIL avec Robert DUVALL amigo... Très bon téléfilm en deux parties que j'adore...

Décidément on nous tient à l'écart de bien des nouveautés (anciennes ou plus récentes !)... DISTRIBUTEURS FRANCAIS HONTE SUR VOUS !! :evil:
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Re: Les séries B, voire Z et/ou westerns à petits budgets récents

Messagepar lafayette » 18 déc. 2014 9:46

Oui Broken Trail, je l'avais au bout de la langue à défaut de l'avoir dans mon petit bout de neurone au post précédent...
Je l'ai avalé sur You Tube en sous-titres anglais. J'ai adoré au même titre qu'Open Range.
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Re: Les séries B, voire Z et/ou westerns à petits budgets récents

Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 18 déc. 2014 10:26

En ce qui me concerne je l'ai acheté dès sa sortie dvd car justement j'adorais OPEN RANGE (c'est encore le cas !).
Les westerns asiatiques en plus sont durs à cerner car soit on a du mélange fourre tout marrant mais agaçant (SUKIYAKI WESTERN DJANGO 2007) ou du gros n'importe quoi (LES LARMES DU TIGRE NOIR que j'ai vu y a longtemps sur Arte...Les Thaïlandais ont jamais vu de vrai western... :? ).
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Ghost Rock - Dustin Rikert - 2003

Messagepar pak » 19 déc. 2014 0:23

Ghost Rock de Dustin Rikert (2003). Avec Gary Busey, Michael Worth, Jeff Fahey, Adrienne Barbeau, Craig Wasson, Jenya Lano, James Hong... Scénario de Dustin Rikert et Michael Worth - Musique de Brian Balmages, Jeff MacDonald, Soon Hee Newbold - Produit par Dustin Rikert et Michael Worth / Grizzly Peak Films, Old Tucson Studios, Roland Reel Pictures, Temple Hill Entertainment et Vig Global Capital Inc. - Production américaine - Sorti en DVD directement aux USA le 08/06/2004.

Inédit en France.

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En 1882, John Slaughter revient à Ghost Rock où, il y a vingt ans, il assista enfant au massacre de sa famille par une bande de tueurs, dans le but de se venger. Mais l'un des tueurs est devenu le maire corrompu de la ville, et il est bien protégé. Arrive alors une mystérieuse tireuse d'élite, Savanah Starr...


Ce western est une production hybride, qui, son affiche indiquant "an epic martial-arts western", mélange western et kung-fu (ou autre sport de baston du genre). Bon, la distribution de baffes à la mode asiatique dans le milieu des cowboys, on a déjà vu ça dans des spaghettis des années 1970, avec des films comme Shangaï Joe et La brute, le colt et le karaté, ou plus récemment avec Shanghai Kid. Autant dire que le mélange chop suey/ketchup, je n'ai jamais très bien digéré, et il ne faut pas avoir peur du ridicule pour se lancer dans ce genre de projet.

D'ailleurs les images de la bande annonce montrent des combats filmés à la mode Hong Kong par un réalisateur qui tente de reproduire ce qu'il a dû voir sur des vidéos asiatiques. A la fin des années 1990, avec la rétrocession à la Chine du territoire de Hong Kong en 1997, une vague d'immigration des talents locaux du cinéma se produisit en direction d'Hollywood, provoquant, jusqu'au milieu des années 2000, une influence certaine dans le cinéma populaire américain de ces nouveaux venus, qu'ils soient acteurs (Jet Li, Jackie Chan, Chow Yun Fat... ), réalisateurs (Tsui Hark, John Woo), maitres de combat (Yuen Woo Ping) et de nombreux techniciens, pour le meilleur (Tigre et dragons, les combats de Matrix, Volte face... ) mais aussi pour le pire (les combats dans le D'Artagnan de Peter Hyams, l'association Jet Li et le rappeur DMX dans En sursis, Tsui Hark dirigeant Jean-Claude Van Damme avec le basketteur Dennis Rodman... ). Beaucoup de ces films ayant marchés, l'envie de battre le chinois tant qu'il est chaud (pour reprendre le titre français débile Il faut battre le chinois pendant qu'il est chaud d'un film d'action de Hong Kong sorti chez nous en 1973... ) aura forcément motivé des producteurs de séries B de mettre du karaté dans leurs films (même si les Jean-Claude Van Damme et autres Steven Seagal sont en perte en vitesse au début des années 2000, leurs films marchaient bien en vidéo).

Ghost Rock arrive à la fin de cette mode de tatanes façon rouleau de printemps, son originalité étant de plonger le genre dans le western, mais dans un ton plus sérieux que ce qu'avait fait le duo Jackie Chan / Owen Wilson dans Shanghai Kid trois ans plus tôt.

Le film est réalisé par Dustin Rikert, qui en a signé aussi le scénario avec l'acteur principal, dont on reparlera car il a signé d'autres westerns à petits budgets ensuite : The Gundown en 2011 et Dark Canyon en 2012, Ghost Rock étant sa première incursion dans le genre. Sinon, c'est aussi un spécialiste de la série Z d'horreur et d'action, la plupart du temps pour des sorties directement en DVD.

Le fadasse mais athlétique Michael Worth est la vedette du film. Il a donc co-écrit le scénario, mais aussi coproduit le film via sa société de production Grizzly Peak Films. Avec Worth, c'est aussi l'univers du nanar d'action : U.S. Seals II, Demon Hunter, Jurassic Attack, Fists of Iron... Bref des titres qui ne sonnent pas très fleur bleue...

Mais on notera tout de même une certaine tenue dans le casting, contrairement aux films jusqu'ici évoqués. Avec pas mal de revenants qui évoquent tout un pan de la cinéphilie de ceux qui ont grandi avec le cinéma américain des années 1980-90, notamment via les vidéoclubs. Tout d'abord Gary Busey, le méchant de service, un acteur que j'adore, celui qui se fait démonter à la fin de L'arme fatale par Mel Gibson, l'acolyte de Keanu Reeves dans le culte Point break, le porte-couille de Tommy Lee Jones dans Piège en haute mer, le privé dans La Firme... Bon, certes, j'ai cité là peut-être ses meilleurs films, sa carrière étant jalonnée d'autres machins pas terribles. ENcore plus étonnante est la présence d'Adrienne Barbeau, l'égérie (et l'ex-épouse) de John Carpenter dans sa meilleure période, puisqu'on la voit dans Fog et New York 1997 et qu'elle est la voix originale de l'ordi dans The Thing. Citons aussi Craig Wasson, le gentil voyeur de Body Double de Brian De Palma. Et puis il y a James Hong, l'archétype du chinois de service employé à toutes les sauces, cumulant près de 400 apparitions dans d’innombrables épisodes de séries, de téléfilms et de films. A moins de vivre dans une grotte sans électricité au fin fond de la Creuse, tout le monde a vu sa trogne rigolarde dans plusieurs productions au cours de sa vie télévisuelle... Sa fille, la mignonne April Hong, joue aussi dans le film. A noter aussi la présence de Rance Howard, acteur nettement moins médiatique que son rejeton, le réalisateur Ron Howard, et donc grand-père de l'actrice Bryce Dallas Howard : loin d'être rance (ah ah ! ), le vénérable acteur, né en 1928, traine sa bosse sur les plateaux de cinéma et de télévision depuis 1956... Enfin, Jeff Fahey, qu'on a croisé dans Silverado et Wyatt Earp, connu aussi pour le film fantastique Le cobaye, son plus gros succès, et qui a été dirigé par Clint Eastwood dans Chasseur blanc, cœur noir, mais qui, malgré un indéniable talent, n'aura jamais réussi à s'imposer, pour finir, comme tant d'autres, à jouer dans tout ce qu'on lui propose, accumulant des dizaines de rôles dans diverses séries B et Z.

Bien-sûr, tous ces noms ne transforment pas forcément ce western en bon film. On sent que les influences asiatiques sont très mal appréhendées (on n'est pas chez Tarantino, même si le monteur du film se nomme Paul Tarantino, si, si, mais bon, aucun lien de parenté), les combats d'arts-martiaux étant plutôt ridicules, et que les auteurs se raccrochent aux branches de références récentes. La Savanah Starr pistolero est par exemple directement pompée du personnage de Sharon Stone dans Mort ou vif, mais en plus hot toutefois. En effet, elle a droit à une belle scène de gunfight démarrant d'une baignoire, et qui se poursuit dans les couloirs, dans le plus simple appareil (une référence à Tuco dans Le Bon, la brute et le truand ? ), l'actrice Jenya Lano étant généralement peu avare de ces atouts physiques... On notera d'ailleurs que pour une fois, ce n'est pas une héroïne qui obtient l'aide d'un tireur d'élite, puisque c'est donc la Jenya qui s'y colle, aidant notre bellâtre de héros.

Bref, c'est peut-être pas terrible, mais on sent un semblant d'ambition pour ce type de produit...

Pas de sortie salles pour ce film, parti directement sur les étals de DVDs. Il existe un zone 1 avec une VF (canadienne j'imagine) sans sous-titres français, ou un zone 2 allemand (mais pas de français dedans).



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Re: Les séries B, voire Z et/ou westerns à petits budgets récents

Messagepar lafayette » 19 déc. 2014 15:15

Sur ma Free, invitation à regarder gratuitement et sans engagement Canalplay pour un mois. Une poignée de westerns, dont un qui pourrait faire partie de la sélection ici, LAWMAN. Je n'ai pas souscrit. Je le ferai peut-être juste le temps de voir ce western. La collection des films et séries n'est pas très importante et peu intéressante pour moi. A noter les 2 premières saisons de Hell On Wheels, mais j'ai le coffret.
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Re: Les séries B, voire Z et/ou westerns à petits budgets récents

Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 19 déc. 2014 21:58

Concernant LAWMAN je l'ai trouvé dans un bac de soldes extrêmes si je puis dire à la Fnac y a quelques mois (5 Euros !!) mais pas encore vu...
J'ai tendance à me méfier de ce genre de promotions mais qui sait...

Pour le dernier film critiqué par Pak...
Ca me rappelle un peu cette fin de période où l'Italie s'essaya un temps au mélange avec MON NOM EST SHANGHAÏ JOE (1972 Mario CAÏANO), LA BRUTE LE COLT ET LE KARATE (Antonio MARGHERITI 1974) ou un peu plus récemment SHANGHAÏ JOE (Tom DEY 2001)...
Pas ma tasse de "saké (saké ça qu'est chouette !") :sm57: (entendu jadis dans 1 dessin animé mais lequel ?)... Mais ça peut être amusant...
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Lawman (The Mountie) - Wyeth Clarkson - 2011

Messagepar pak » 19 déc. 2014 23:50

Lawman (The Mountie) de Wyeth Clarkson (2011). Avec Andrew W. Walker, Jessica Paré, Earl Pastko, John Wildman, George Buza, Tony Munch... Scénario de Wyeth Clarkson, Charles Johnston, Grant Sauve - Musique d'Ivan Barbotin, Jerome McPeek, Norman Orenstein - Produit par Wyeth Clarkson, Phillip Daniels, Michael Vernon, Andrew Williamson / Travesty Productions - Production canadienne - Sortie salles Canada le 01/07/2011 - Sorti directement en DVD et Blu-ray en France le 19/03/2013 (distributeur Zylo).

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Pour nettoyer un trou paumé gangréné par le crime et la corruption, les autorités envoient un seul homme, le constable Wade Grayling. A peine a-t-il prit son poste qu'il découvre les activités illégales dans lesquelles trempe toute la population. Il engage alors une lutte sans merci pour rétablir la loi et la légalité...


La Fayette a dit : "Aucun obstacle, aucun mécompte, aucun chagrin ne me détourne ou me ralentit dans le but unique de ma vie : le bien-être de tous, et la liberté partout". Aussi, pour lafayette, voici une présentation de Lawman...

Lawman est un western du Nord (on notera à ce propos les magnifiques paysages filmés), une production canadienne. D'ailleurs le héros n'est pas un shérif, mais un mountie, surnom des agents de la Police Montée canadienne bien identifiables avec leur tunique rouge. Il doit d'ailleurs être l'un de ses premiers représentants puisque la Police Montée fut créée en 1873, et que la première unité comptait moins de 300 hommes. Néanmoins, le récit s'ancre dans les années 1890. A voir la bande annonce, hormis l'aspect cinématographique et le cahier des charges à remplir propre au film d'action, le scénario semble partir de bases historiques, puisque l'unité fut effectivement créée pour s'opposer à la corruption liée au trafic d'alcool tout en faisant respecter la loi menacée par la fièvre de l'or.

Wyeth Clarkson écrit, produit et réalise ce film, doté d'un budget serré d'un million de dollars. Il déclara qu'enfant, il aimait regarder des classiques du western. Il faut dire que son père, Wayne Clarkson, qui est un ponte du cinéma canadien, a été à partir de 1991 le directeur général du Centre canadien du film, jusqu'en 2005, année à partir de laquelle il devient directeur général de la société Téléfilm Canada, organisme assurant le développement et la promotion de l'industrie audiovisuelle canadienne. Il a également été le président-fondateur et directeur général de la Société de développement de l'industrie cinématographique ontarienne (qui porte maintenant le nom de Société de développement des médias de l'Ontario) ainsi que le premier directeur général du Festival international du film de Toronto. Autant dire que le fiston a été à bonne école...

Le héros est campé par Andrew W. Walker, acteur canadien qui roule sa bosse essentiellement dans des séries et téléfilms américains. Motivé par le rôle, il envoya une cassette d’audition à Clarkson. Ce dernier le rencontra et lui expliqua sa vision du film, du héros canadien, tel qu'il aimerait que les enfants du pays découvrent l'histoire de ces policiers du passé. L'acteur souleva alors sa chemise pour dévoiler un tatouage de feuille d'érable sur sa poitrine, déclarant qu'il était un vrai canadien à l'image des tuniques rouges. Il l'embaucha dans la foulée... Comme dira le réalisateur, Andrew W. Walker fera un bond sur son tournage, entre deux épisodes de série télé. Sa manière de le filmer, ainsi que le ton de voix de l'acteur, n'est pas sans rappeler parfois un Clint Eastwood, les images, toutes proportions gardées, rappelant Pale rider.

Mais l'unique nom connu du film est celui de la bien jolie Jessica Paré, ici très enlaidie par des cicatrices, pas encore repérée par les producteurs américains de la série Mad men, jusque là cantonnée aux seconds rôles obscurs, qui allait la révéler au monde entier quelques semaines plus tard...

Wyeth Clarkson a voulu que son film sorte le jour de la fête nationale du Canada, le 1er juillet donc, pour rendre hommage à sa manière aux héros passés de la police canadienne, cherchant, non sans difficultés, des salles à Toronto, Vancouver et Calgary. Il est vrai que dans le pays, il est quasi impossible d'obtenir de gros budgets pour évoquer l'Histoire nationale à travers des films locaux, la concurrence cinématographique américaine étant trop présente. D'autant qu'en même temps sortaient au Canada des films comme Transformers 3 : La face cachée de la lune ou Il n'est jamais trop tard avec Tom Hanks et Julia Roberts, des mastodontes contre lesquels un petit budget comme Lawman ne pouvait guère lutter. A tel point que le réalisateur déplora ne pas avoir pu sortir son film à Ottawa, capitale fédérale du Canada. Finalement, le film ne sortira essentiellement qu'à Vancouver le 1er juillet, puis à Whitehorse le 8...

Le film est sorti chez nous directement en DVD et Blu-ray, sous le titre Lawman. Lawman est aussi le titre choisi par son distributeur international. Le film circule aussi sous son titre américain The Way of the West.




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Re: Les séries B, voire Z et/ou westerns à petits budgets récents

Messagepar lafayette » 20 déc. 2014 2:01

Salut Pak, quelle belle présentation!
Je ne me rappelle pas avoir fait une telle envolée de mots, ce jour là je devais avoir fumé la moquette de ma cabine de bâteau ou un calumet de la paix.
;)
Quant au costume de Lawman, il me semble avoir connu des tuniques rouges plus flamboyantes

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Re: Les séries B, voire Z et/ou westerns à petits budgets récents

Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 20 déc. 2014 10:49

Ah mais alors dans ce cas je pense que je ne vais pas forcément regretter mon achat... Comme Patrick BRION le disait dans son commentaire de LA DERNIERE FLECHE (PONY SOLDIER) avec Tyrone POWER (que j'ai revu hier soir) il y a assez peu de westerns sur la Police Montée...

:applaudis_6: ENCORE UNE FOIS AMIGO !
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