Les westerns et les récompenses (prix et nominations)

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Le Dévouement de l'Indienne (White Fawn's Devotion) de James Young Deer (1910)

Messagepar pak » 28 févr. 2015 14:02

Le Dévouement de l'Indienne (White Fawn's Devotion) de James Young Deer (1910)


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Une distinction : Enregistrement au National Film Registry (2008)



Remontons le temps dans cette chronologie des récompenses westerniennes pour citer une autre rareté, et ce à plus d'un titre. Le dévouement de l'Indienne (White Fawn's Devotion : A Play Acted by a Tribe of Red Indians in America étant son titre original en entier) est à ce jour le plus ancien film visible réalisé par un natif indien. Le réalisateur, James Young Deer, est un descendant de la tribu Nanticoke du Delaware. Il aurait participé à environ 150 films, en tant qu'acteur, réalisateur et / ou scénariste. Seule une poignée, une dizaine, de ces films ont survécu.

Le film, qui dure dans les 11 minutes, montre un Blanc marié à une Indienne accusé du meurtre de cette dernière par sa fille, qui le dénonce à sa tribu d'origine. S'en suit une poursuite pour rattraper l'homme en fuite.

L'histoire est très grossière, et le jeu très outré. Le scénario est à la fois simple et peu cohérent, mais qu'importe, c'est un témoignage du passé, et surtout d'un fait oublié, le travail d'un amérindien dans l'industrie du cinéma américain des années 1910. James Young Deer était marié à une actrice, Lillian St. Cyr, qui jouait sous le pseudonyme Princess Red Wing, elle aussi aux origines indiennes, étant née dans la réserve de la tribu Winnebago du Nebraska. Son rôle le plus connu est celui de Nat-U-Ritch dans The Squaw Man de Cecil B. DeMille (1914). James Young Deer et Lillian St. Cyr formèrent un couple influent dans la production cinématographique américaine au début des années 1910, leur travail consistant à sortir les Indiens des clichés. Ce film est une des rares traces de leur travail.

Autre élément important historique, c'est l'un des premiers films produits par Pathé aux USA. James Young Deer travailla d'ailleurs essentiellement avec Pathé, ce qui explique pourquoi plusieurs de ses films ont un titre français comme La Fille du Peau-Rouge, Gratitude de chef indien, Le Gouffre fatal, La Loi de Lynch... On imagine que Pathé a dû distribuer ces films en France.

Pour préserver ce témoignage pro-indien oublié aujourd'hui, ce film a été sélectionné en 2008 par le National Film Preservation Board pour conservation à la Bibliothèque du Congrès des États-Unis, son existence tordant une fois le cou au cliché de l'indien hollywoodien.

Avec des films naturalistes comme The Daughter of Dawn (1920) ou In the Land of the Head Hunters (1914), et d'autres comme Before the White Man Came (1920), Le Dévouement de l'Indienne fait partie de ce courant documentaire dramatisé qu'on ne verra plus guère à l'arrivée du cinéma parlant.

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Le film est visible sur le net, dont là :




Complément d'info dans le sujet d'Hombre sur la chronologie des westerns muets : Le Western muet : Un aperçu chronologique 1903 - 1929.
Modifié en dernier par pak le 07 mars 2015 19:07, modifié 1 fois.
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In the Land of the Head Hunters d'Edward S. Curtis (1914)

Messagepar pak » 07 mars 2015 19:06

In the Land of the Head Hunters d'Edward S. Curtis (1914)


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Une distinction : Enregistrement au National Film Registry (1999)



Encore un petit retour en arrière avant de reprendre la chronologie des récompenses westerniennes, avec ce nouvel exemple de film naturaliste sur le mode de vie des amérindiens.

Edward S. Curtis est considéré comme l’un des plus grands photographes ethnologues des Amérindiens. Au début des années 1890, Curtis s’installe à Seattle comme photographe professionnel et s’intéresse assez tôt aux tribus amérindiennes installées dans la région, prenant conscience que leurs cultures sont en voie de disparition. Curtis veut garder une trace du mode de vie des tribus indiennes dans leur environnement. Avec le soutien du Président Théodore Roosevelt, Curtis approche John Pierpont Morgan, une des plus grandes fortunes de l’époque, qui accepte de financer son projet monumental : une encyclopédie photographique de 40 volumes intitulée The North American Indian. Pendant 35 ans, Curtis va rassembler plus de 80 000 clichés de plus de 80 tribus.

Mais dix ans après le lancement de son projet, Curtis est endetté, même si J. P. Morgan finance toujours la majorité de ses expéditions à travers les territoires indiens, cet apport financier ne suffit pas à combler les ambitions du photographe.Il décide alors de faire appel à des investisseurs sur un nouveau projet : un film consacré aux Kwakiutl, tribu de l’île de Vancouver, dont la tradition artistique apparaît à Curtis comme la plus accomplie, parmi toutes celles qu’il a rencontrées au cours de ses voyages. Il imagine une fresque épique, tournée entièrement en extérieurs, sans équipe professionnelle, avec l’unique aide des Kwakiult. Trois années seront nécessaires à la préparation et au tournage d’In the land of the Head Hunters.

L’ambition de Curtis est de réaliser un film authentique mais populaire. Il s'adjoint l'ethnologue George Hunt, amérindien expert sur les traditions du peuple Kwakiult, contribuera aux recherches et à l’écriture du scénario. L'histoire est un récit d’initiation et d’apprentissage, d’épreuves d'aventure, avec une construction dramatique (mariage impossible, vengeance, guerre de clans... ). Curtis n’hésite donc pas à utiliser des effets mélodramatiques afin de se rapprocher des divertissements populaires de la société tels que les pulp fictions très prisées à l’époque. Mais In the Land of the Head Hunters se distingue des productions contemporaines par son mélange d'éléments fictionnels et son aspect documentaire. L’ambition de Curtis était de mettre fin à une représentation stéréotypée des Amérindiens en vigueur depuis les débuts du cinéma. Même s'il brode un peu et en rajoute (par exemple Curtis attribue aux Kwakiult certaines pratiques qui n’ont jamais fait partie de leur culture, comme la pêche à la baleine, empruntée à des tribus voisines).

Cependant, les westerns de l'époque mettant en scène des indiens étaient généralement des conflits opposant Blancs et Peaux-rouges. Le film de Curtis se démarque de cela en écartant les Blancs. De plus, le film représente certains rituels de la culture Kwakiutl, interprétés par les descendants de la tribu qui rejouent leurs traditions culturelles quasi abandonnées.

Le film tient sur 6 bobines, ce qui est considérable pour l’époque, car peu de réalisateurs, même réputés, se lancent encore dans de longs métrages. Bien que l'équipe de tournage soit non-professionnelle, la technique impressionne les spécialistes. Mais malgré des critiques élogieuses et
un relatif succès en salles, le film n'est au final pas rentable car son budget initial a largement été dépassé de par les ambitions artistiques de l'auteur et les conditions de tournage. Criblé de dettes, en 1922, Curtis vend le négatif et une des copies au Musée d’Histoire Naturelle de New York pour une somme dérisoire. Lorsque Curtis met fin à son projet encyclopédique en 1930, il part pour Hollywood, où il devient photographe de plateau sur le tournage de plusieurs films de Cecil B. DeMille.

Entretemps, le négatif et la copie vendue disparaissent... En 1947, une copie est retrouvée miraculeusement dans une décharge, et est transmise au musée Field d’Histoire Naturelle de Chicago. Incomplète et abîmée, elle fait l’objet d’un remontage (coupes, accélérations, ajout d’une
bande-son, réécriture de certains titres de séquences). En 1974, cette version est distribuée sous le titre In the Land of the War Canoes. Une autre copie du film, elle aussi détériorée, est ensuite retrouvée, mais, archivée sous un autre titre à l'Université de Californie à Los Angeles (UCLA), cette bobine n'est pas exploitée.

C'est alors que des universitaires découvrent il y a quelques années que le Musée Field détient sa version du film, et que deux bobines de l'UCLA sont toujours dans ses caves. On retrouve aussi les fichiers conservés à la Bibliothèque du Congrès suite au premier copyright de l’œuvre. Ils contiennent un grand nombre de photos du film respectant la chronologie du film. L'UCLA et le musée Field travaillent alors ensemble afin de restaurer le film dans sa version la plus proche de l'originale. Cette version restaurée a été présentée en salles, notamment en France en novembre 2013.

De par sa proximité temporelle avec les évènements filmés, le film devient un document sur un mode de vie sur le point de disparaitre. C'est aussi l'un des précurseurs du docu-fiction, désormais courant. Des raisons amplement suffisantes pour être sélectionné en 1999 par le National Film Preservation Board pour être conservé à la Bibliothèque du Congrès des États-Unis.

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L'Aigle (Sky High) de Lynn Reynolds (1922)

Messagepar pak » 07 mars 2015 23:03

L'Aigle (Sky High) de Lynn Reynolds (1922)


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Une distinction : Enregistrement au National Film Registry (1998)


Reprenons la chronologie des récompenses pour parler d'un des héros du western muet...

Sky High est un western qu'on qualifierait de contemporain, du moins à son tournage, car si le décor est westernien, l'époque du récit est ancré dans les années 1920. D'ailleurs Tom Mix prend un avion pour combattre les bad boys...

En 1998, la Bibliothèque du Congrès a choisi ce film avec Tom Mix pour sa sélection annuelle au National Film Registry afin de lui garantir une prospérité et une sorte d'éternité. Tom Mix est une légende et en même temps un dénigré du western, du moins en Europe. En effet, ce pionnier du genre a émerveillé des générations d'américains au cinéma et à la télévision, maisons s'il a contribué à bâtir l'histoire du genre, il s'est cantonné à l'aventure où l'action et les bons sentiments dominaient sur la psychologie et la profondeur. Et il s'est donné pour cela, car plus de 280 films, des années 1910 jusqu'au milieu des années 1930, ont façonné une légende et alimenté un certain folklore de l'Ouest, même si c'est sans vraiment rendre compte de la réalité. D'ailleurs Tom Mix a fini par écarter un certain réalisme en dominant William S. Hart dans le cœur des spectateurs au cours des années 1920. Comme un symbole... Autant Hart représentait une aridité d'une époque où dominaient la sueur et la pauvreté, autant Mix brillait de mille feux dans ses habits folkloriques mais sans faux plis.

Héros de cinéma, Tom Mix est présenté comme un héros par les services de presse des studios. A 18 ans, il fait la guerre à Cuba où il est blessé au cou, puis il guerroie aux Philippines, avant d'affronter en Chine la crise des Boxers, pour ensuite atterrir en Afrique du Sud où, comme un mercenaire, il combat aux côtés des britanniques, puis chez les Boers. Pas calmé, le voilà shérif adjoint puis marshal quand il rentre au bercail, pour enfin devenir Texas Ranger... ! Évidemment, tout cela est faux, ou du moins en partie, puisque oui, il a bien été engagé dans l'armée, mais sans faire la guerre, et il a bien fait partie des forces de l'ordre en Oklahoma. Cette volonté de façonner un héros fictif est bien à l'image de ses films, déconnectés de la réalité, pour emporter envers et contre tout l'héroïsme dans une dimension surhumaine, comme un super-héros avant l'heure, monté sur un cheval et avec un stetson trop grand à la place d'une cape.

Mais c'était un vrai cowboy : avant le cinéma il travailla dans un ranch, et plus tard, il en possédait un. Et un dur aussi, ne reculant pas devant les défit physiques. Exécutant lui-même ses cascades, il s'est cassé ou fêlé une vingtaine de fois des côtes, eut 8 fractures du bras, 6 de la jambe et une de l'épaule. Ce fut l'une des personnifications du cowboy à l'écran au temps du muet. Un précurseur aussi du business du showbiz puisqu'il est le premier à développer un marché de produits dérivés portant son nom ou son image. Il alimentera aussi son statut de star avec ses centaines de costumes, chemises et paires de bottes étincelants et rutilants. Ce casse-cou mourra comme il a vécu, et, roulant trop vite avec sa voiture, malgré avoir échappé à la mort dans un premier accident en 1939, emboutit le 12 octobre 1940 un barrage avec son véhicule qui fait au moins un tonneau et tombe dans un ravin. Il est quasiment tué sur le coup.

S'il fut l'image d'un western que les plus durs qualifieront de pacotille, avec des tenues aujourd'hui improbables, il n'en reste pas moins une icône du début du genre, et un héros cinématographique dans son pays. Il est donc justice que ce pays lui rende hommage en choisissant l'un des films du sommet de sa carrière (il en a alors des dizaines derrière lui). Pourquoi ce film plus qu'un autre ? Peut-être parce que peu de films de Tom Mix ont survécu. Peut-être aussi parce que ce film, dont l'histoire est contemporaine à son tournage, montre longuement le Grand Canyon dans son jus d'alors. Le Congrès justifiant son choix en qualifiant le film de culturellement, historiquement et esthétiquement important, ce qui, dans un certain sens est vrai.

Un mot pour conclure sur Lynn Reynolds, réalisateur et scénariste du film, pionnier du cinéma américain et du western (il en a tourné plusieurs avec Tom Mix), qui lui aussi a eu un destin malheureux, décédé à 35 ans en se tirant une balle dans la tête au cours d'un diner qui a dégénéré à la suite d'une dispute avec son épouse, où chacun s'accusait mutuellement d'infidélité. Le cinéma fait oublier le quotidien, pourtant ce dernier n'est jamais très loin et se charge régulièrement de tragiquement se rappeler à notre souvenir...

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Modifié en dernier par pak le 21 mai 2015 14:36, modifié 3 fois.
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Le Dernier des Mohicans (The Last of the Mohicans) de Clarence Brown & Maurice Tourneur (1920)

Messagepar pak » 20 mai 2015 16:54

Le Dernier des Mohicans (The Last of the Mohicans) de Clarence Brown et Maurice Tourneur (1920)


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Une distinction : Enregistrement au National Film Registry (1995)



Après avoir évoqué un film de 1922, retour en arrière avec l'année 1920...

En 1920, aux Etats-Unis, sort la quatrième version cinématographique des aventures du héros créé par James Fenimore Cooper, sujet à la mode, puisqu'en Allemagne sortait la même année une adaptation locale en deux parties, réalisées par Arthur Wellin et nommées Lederstrumpf. La première, intitulée Leather Stocking, est apparue dès 1909, et on la doit à un certain D.W. Griffith. Ceci dit, on est loin du grand spectacle type Naissance d'une nation, et c'est une version très condensée des écrits de Cooper qui est présentée (une grosse dizaine de minutes). Griffith commençait à se produire lui-même mais il en était alors encore au début de sa carrière, enchainant les tournages de films courts (entre 1908 à 1913, Griffith tourne plus de 400 films courts pour la Biograph company). Puis, en 1911, sortaient à quelques mois d'intervalle deux autres adaptations, toutes deux nommées The Last of the Mohicans. On ne sait plus grand chose de la première, sortie le 5 août, sauf que c'est aussi une version courte (une bobine), et qu'elle est produite par le prolifique Pat Powers pour sa compagnie Powers Picture Plays. En revanche on en sait un peu plus sur la seconde, à l'affiche le 11 novembre, réalisée par Theodore Marston, dont c'est l'un des premiers films et qui ne connaitra pas le cinéma parlant, décédant à 52 ans en 1920, avec James Cruze en vedette, futur réalisateur du fameux La Caravane vers l'Ouest (The Covered Wagon, 1923). Là encore une version courte sur une bobine. Ces deux films de 1911 seraient perdus.

Puis vient celle qui nous intéresse, l'une des plus connues car sortie en France le 24 février 1924, et disponible en DVD. De plus elle est produite par un français, Maurice Tourneur, qui est aussi derrière la caméra, installé aux USA depuis 1914 et qui a fondé sa société de production en 1918. Considéré comme l’un des plus grands réalisateurs du moment, Tourneur est au sommet de son art, et signe des adaptations soignées et même spectaculaires de pièces ou de romans. Tournée sur six bobines pour une durée avoisinant 1h15, sa vision du Mohican est alors la plus fidèle jamais vue sur un écran. Quoi que, fidèle, cela se discute, car Tourneur a quelque peu révisé certains éléments du récit original, ceci afin de le dramatiser un peu plus en insistant sur la relation entre le Mohican Uncas et Cora, l'une des filles du colonel anglais Munro. C'est autour de celle-ci que s'articule le film, et pas sur Bas-de-Cuir, le Blanc élevé chez les Indiens, qui est et sera généralement le personnage principal de la plupart des adaptations, dont la plus connue, la magnifique version de Michael Mann qui sortira en 1992 avec Daniel Day-Lewis (pour d'autres infos sur les versions cinéma, voir le récapitulatif de Hombre : http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?f=1&t=2252&hilit=remakes&start=270#p234286).

Mais revenons à la version de Tourneur, que ce dernier ne réalisera pas entièrement, car il se blessera durant le tournage. Il va alors confier la caméra à Clarence Brown, débutant (il n'avait réalisé qu'un film), qui était depuis 1915 son assistant et monteur. Le commencement d'une carrière de réalisateur qui va durer un peu plus de 30 années. Brown déclarera d'ailleurs après la mort de Tourneur que la plupart des scènes viennent de lui, omettant le rôle de contrôle et de supervision de Tourneur. On associe souvent le roman de Cooper à de la lecture enfantine (par exemple on a pu le lire dans les collections d'ouvrages pour enfant comme La Bibliothèque Verte, La Bibliothèque Rouge et Or, Collection Club 10-15, Folio Junior, etc... ). Ce que n'est pas le film de Tourneur, qui surprend par sa violence, en contraste avec la beauté de certains plans, le tout avec une vision pro-indienne (une récurrence dans le cinéma américain d'avant le parlant) mais relativement lucide. Notons un Wallace Berry impressionnant en Magua, loin de ses rôles de joyeux bougons qui vont par la suite jalonner sa carrière et, plus anecdotique, la présence de Boris Karloff en figurant indien (mais bon, cela ne saute pas aux yeux).

En 1995, soulignant les aspects artistiques du film (la photographie et les extérieurs notamment), la Bibliothèque du Congrès américaine décida d'inscrire celui-ci à la sélection de l'année du National Film Registry afin d'assurer sa postérité, et ce au milieu d’œuvres telles que Les Aventures de Robin des Bois, La Chevauchée fantastique, L'Heure suprême, Tout ce que le ciel permet et bien d'autres titres de cet acabit. Une distinction méritée pour ce que beaucoup considèrent comme l'un des meilleurs films des années 1920.

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Alan Roscoe, alias Uncas



Le film étant tombé dans le domaine public, il est visible sur la toile, notamment là par exemple :

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