Une collection sur la guerre de Sécession de la compagnie chewing-gum Topps (1962)

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Une collection sur la guerre de Sécession de la compagnie chewing-gum Topps (1962)

Messagepar Daniel » 17 mai 2010 22:11

Civil War News est une série de cartes qui fût créée en 1962 par le société Topps Chewing-Gum Compagny située à Brooklin, illustrant des scènes de batailles macabres et sanglantes. Norman Saunders dessina ces véritable tableaux vivants sur la Guerre de Sécession.

Je viens partager avec vous, cette série de 88 cartes (incluant la Check List Card) sur une page sombre dans l'histoire des États-Unis d'Amérique...

Vous pourrez voir la carte recto-verso et des textes pris sur Wikipedia, sur le magnifique site Les batailles célèbres de l'histoire et ailleurs sur l'internet en français sur les événements concernant la carte.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Gu ... %A9cession
http://users.skynet.be/grandes_batailles/pages/0.html

Voici la carte Check List # 88 côté recto... Image
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Re: Une collection sur la guerre de Sécession de la compagnie chewing-gum Topps (1962)

Messagepar Daniel » 17 mai 2010 22:30

L'homme en colère
Raid de John Brown - 16 octobre 1859


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John Brown (né le 9 mai 1800 à Torrington dans l'État du Connecticut aux États-Unis et pendu le 2 décembre 1859 à Charles Town, Virginie (maintenant en Virginie-Occidentale), était un abolitionniste, qui en appela à l'insurrection armée pour abolir l'esclavage. Il est l'auteur du massacre de Pottawatomie en 1856 au Kansas et d'une tentative d'insurrection sanglante à Harpers Ferry en 1859 qui se termina par son arrestation, sa condamnation à mort pour trahison contre l'Etat de Virginie et sa pendaison.

Le président Abraham Lincoln le décrivit comme un "fanatique". L'activisme sanglant de John Brown, son raid sur Harpers Ferry et son issue tragique sont l'une des causes de la guerre civile américaine. Personnalité contemporaine et historique très controversée, John Brown est ainsi décrit à la fois comme un martyr ou un terroriste, un visionnaire ou un fanatique, un zélote ou un humaniste. Il deviendra un symbole de la lutte pour l’abolition de l’esclavage.

La chanson "John Brown's Body" (titre original de "Battle Hymn of the Republic") devint un hymne nordiste durant la guerre de Sécession.

Modifié en dernier par Daniel le 14 juin 2010 21:23, modifié 1 fois.

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Re: Une collection sur la guerre de Sécession de la compagnie chewing-gum Topps (1962)

Messagepar Pike BISHOP » 17 mai 2010 22:36

John BROWN interprété deux fois par l'acteur Canadien RAYMOND MASSEY..
"SUR LA PISTE DE SANTA FE" de Michael CURTIZ et "SEVEN ANGRY MEN" de C.M.WARREN
et par STERLING HAYDEN dans la série " LES BLEUS et les GRIS" d'Andrew McLAGLEN.
If they move, kill'em !!

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Re: Une collection sur la guerre de Sécession de la compagnie chewing-gum Topps (1962)

Messagepar Daniel » 17 mai 2010 22:47

Le président Jeff Davis
Montgomery, Alabama - 18 février 1861


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Jefferson Finis Davis (3 juin 1808- 6 décembre 1889) est un officier et un homme politique américain, membre du parti démocrate qui fut notamment président des États confédérés d'Amérique durant la guerre de Sécession.

Diplômé de West Point, colonel dans l'armée américaine et vétéran de la guerre contre le Mexique, sénateur du Mississippi, Jefferson Davis fut aussi Secrétaire à la Guerre des États-Unis de 1853 à 1857 dans le gouvernement de Franklin Pierce.

D'abord hostile à la sécession, il était néanmoins partisan du respect de la souveraineté des États de l'union à décider de leur avenir. Après la proclamation de la sécession du Mississippi, Davis démissionna du Sénat des États-Unis en janvier 1861. Le 18 février 1861, il fut élu président des États confédérés d'Amérique pour un mandat de 6 ans.

Durant sa présidence, marquée par la guerre civile entre les États du Nord et ceux du Sud sécessionnistes des États-Unis, il se fit l'avocat d'un pouvoir centralisé plus fort au sein de la confédération afin de pouvoir unifier le commandement civil et militaire face aux troupes de l'Union.

Après la défaite des troupes sudistes, Davis fut capturé par les troupes nordistes en 1865 et accusé de trahison. Bien que les charges aient été finalement abandonnées, il fut cependant déclaré inéligible à toute fonction publique en vertu du 14ème amendement à la constitution des États-Unis d'Amérique.

La chanson de l'armée des États confédérés - To Arms in Dixie

[youtube]Bd1oA47Ti0I&feature[/youtube]
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Re: Une collection sur la guerre de Sécession de la compagnie chewing-gum Topps (1962)

Messagepar Daniel » 17 mai 2010 23:52

Pike BISHOP a écrit :John BROWN interprété deux fois par l'acteur Canadien RAYMOND MASSEY..
"SUR LA PISTE DE SANTA FE" de Michael CURTIZ et "SEVEN ANGRY MEN" de C.M.WARREN
et par STERLING HAYDEN dans la série " LES BLEUS et les GRIS" d'Andrew McLAGLEN.


Nous pouvons ajouter le film Abraham Lincoln (1940)du réalisateur John Cromwell qui interprète le personnage de John Brown. Raymond Massey est l'acteur principal de ce film et interprète le rôle d'Abraham Lincoln. Nous pouvons aussi ajouter l'acteur Royal Dano dans le western Skin Game (1971) des cinéastes Paul Bogart et Gordon Douglas (non crédité).

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Re: Une collection sur la guerre de Sécession de la compagnie chewing-gum Topps (1962)

Messagepar Daniel » 18 mai 2010 0:06

En ce qui concerne le président Jefferson Davis, plusieurs acteurs l'ont interprétés...

Erville Alderson dans le film de Michael Curtiz, La piste de Santa Fé (1940)
Lloyd Bridges dans Les bleus et les girs II (1986)
Charles Middleton dans le film de Michael Curtiz, La caravane héroïque (1940)
Morris Ankrum dans la production cinématographique de William Dieterle, Tennessee Johnson (1942)
Gregory Sweet dans le long métrage de Jason Urban, Lost River (2009)

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Re: Une collection sur la guerre de Sécession de la compagnie chewing-gum Topps (1962)

Messagepar Jicarilla » 18 mai 2010 9:53

:beer1: :beer1: Alors là DANIEL
Enfin je vais pouvoir lire :applaudis_6: :applaudis_6: en Français. :lol:
PARTI VERS D'AUTRES ESPACES Image

http://western-mood.blogspot.fr/

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Re: Une collection sur la guerre de Sécession de la compagnie chewing-gum Topps (1962)

Messagepar Daniel » 18 mai 2010 14:50

Jicarilla a écrit ::beer1: :beer1: Alors là DANIEL
Enfin je vais pouvoir lire :applaudis_6: :applaudis_6: en Français. :lol:


Je pense que le meilleur endroit pour mettre cette série de cartes et d'en parler entre nous... est de le faire dans la langue de Molière ! :D

L'idée de départ était de le faire uniquement en anglais, mais à bien y penser, si nous voulons échanger et discuter sur le sujet, nous devons le faire en français.

À chaque carte, il serait bon de voir s'il y a un film ou un téléfilm tournant autour de l'événement concernant la dite carte... un peu comme l'a fait Pike avec le personnage de John Brown.

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Re: Une collection sur la guerre de Sécession de la compagnie chewing-gum Topps (1962)

Messagepar Daniel » 18 mai 2010 18:51

Les débuts de la guerre
Fort Sumter, Caroline du Sud - 12 avril 1861


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Le Fort Sumter est un fort situé près du port de Charleston en Caroline du Sud. Il doit son nom au général Thomas Sumter. Il est surtout connu pour les combats qui s'y produisirent lors de la bataille de Fort Sumter et qui déclenchèrent la guerre de Sécession.

Ce fort fut construit après la guerre de 1812 dans le cadre d'une série de fortifications sur la côte sud des États-Unis. La construction commença en 1829, mais n'était pas achevée en 1860, lorsque les combats commencèrent. Elle fut en partie l'œuvre d'esclaves. 70 000 tonnes de granite furent importées de Nouvelle-Angleterre afin de consolider un banc de sable à l'entrée du port de Charleston, que le site domine. Le fort comportait cinq façades (mais n'était pas un pentagone régulier) de briques, longues de 52 à 58 mètres, larges de 1,5 m et s'élevant à 15m au-dessus des basses mers. Il était conçu pour héberger 650 soldats et 135 canons en 3 rangées, mais cette capacité ne fut jamais atteinte.

Le 12 avril 1861, à 4 heures 30, l'artillerie confédérée ouvrit le feu sur le fort qui subit un bombardement de 36 heures. La garnison répliqua, mais sans grand effet. Le 13 avril, le fort se rendit et fut évacué. Des témoignages, tel que le fameux journal de Mary Chesnut, décrivent les habitants de Charleston saluant le début de la guerre aux balcons le long de The Battery Park.


[youtube]v_xNHs9pUQE&feature[/youtube]
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Re: Une collection sur la guerre de Sécession de la compagnie chewing-gum Topps (1962)

Messagepar Daniel » 19 mai 2010 13:38

Force rebelle
Bull Run, Virginie - 21 juillet 1861


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La Première bataille de Bull Run, dite aussi Première bataille de Manassas (ainsi nommé par les forces sudistes, ce nom est encore fréquemment employé dans les États du Sud) fut le premier affrontement majeur de la guerre de Sécession entre l'Union (Nord) et la Confédération (Sud).

La bataille se déroula le 21 juillet 1861 près de la petite ville de Manassas, en Virginie, à 60 km au sud-ouest de Washington. Alors qu'elles sont persuadées d'obtenir une victoire facile, les forces nordistes, non aguerries, sous les ordres du brigadier general Irvin McDowell traversent la rivière Bull Run pour affronter l'armée sudiste guère plus aguerrie sous les ordres des généraux Joseph E. Johnston et Pierre Gustave Toutant de Beauregard. Malgré un engagement de la bataille qui leur est d'abord favorable, les forces nordistes subissent un échec cuisant et, mises en déroute, doivent se replier sur Washington DC.

Les pertes, qui semblèrent catastrophiques à l'époque, furent bien moindres que celles des batailles à venir. Sur un effectif de 35.000 hommes, les Nordistes perdirent 2.896 hommes tués, blessés, prisonniers ou disparus. Sur un effectif de 32.500 soldats, les Sudistes en perdirent 1.982. La panique s'empara de la capitale fédérale qui s'attendait à voir surgir à tout instant les forces sudistes. Toutefois, celà ne se produisit pas car les Confédérés furent autant désorganisés par leur victoire que les Nordistes par la défaite. Par ailleurs, l'invasion du Nord n'était pas dans l'optique du gouvernement sudiste qui était persuadé que sa victoire suffirait à convaincre le Nord de reconnaître son indépendance. Ce n'est que bien plus tard que les Sudistes se décideront en faveur d'une politique d'agression mais, à ce moment, il sera déjà trop tard car les ressources industrielles nordistes pèseront énormément dans la balance.

La première bataille de Bull Run provoqua surtout la fin des illusions. Il était devenu évident qu'une seule bataille ne déciderait pas du règlement du conflit entre le Nord et le Sud.
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Re: Une collection sur la guerre de Sécession de la compagnie chewing-gum Topps (1962)

Messagepar Daniel » 19 mai 2010 16:00

Il existe un film sur cette bataille que je n'ai jamais vu qui traite du sujet... The Battle of Bull Run (1913) du réalisateur Francis Ford. Ce film muet met en vedette William Clifford et Grace Cunard. Il y a bien sûr Le nord et le Sud (1985), Les Bleus et les Gris (1982) d'Andrew V. McLaglen.

Il y a aussi Gods and Generals (2003) de Ronald F. Maxwell qui relate magnifiquement cette première bataille à Bull Run.


[youtube]ucrVfUr4_ZA&feature=PlayList&p=34BA2DD7972647B9&playnext_from=PL&playnext=1&index=33[/youtube]

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Re: Une collection sur la guerre de Sécession de la compagnie chewing-gum Topps (1962)

Messagepar Daniel » 19 mai 2010 22:57

Une furie explosive
Fort Henry, Tennessee - 6 février 1862


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La bataille de Fort Henry se déroula le 6 février 1862, durant la Guerre de Sécession, sur la rivière Tennessee.

Une force fluviale nordiste, la flottille de l'ouest, commandée par A. H. Foote, bombarde et fait capituler un fort sudiste encerclé par les troupes du général Grant. La rivière en crue noyait progressivement le fort et le combat aurait pu être évité en attendant quelques jours la submersion totale du fort.

Après la reddition du fort, une partie de la force navale remontera la rivière pour détruire tous les approvisionnements confédérés qui pourraient être rencontrés. Ce combat est le premier de l'histoire occidentale où une position fluviale a été défendue par des "torpilles" (appellation de l'époque), c'est-à-dire des mines submergées destinées à éventrer les navires assaillants (ces mines, mal conçues, ne fonctionnèrent pas).

Fort Henry était une fortification pentagonale bâtie sur la rive orientale du Tennessee. Construit sur un terrain marécageux, le fort disposait d'une ligne de visée de 3 kilomètres en direction du fleuve et sa raison d'être principale était d'interdire le trafic sur la voie d'eau. La garnison était forte d'environ 3.000 soldats, armés d'antiques mousquets à un coup datant de 1812 et soutenus par 17 canons (dont 11 visaient le fleuve).

En février 1862, une crue soudaine du fleuve inonda une partie de la fortification, dont le magasin de poudre. Les Confédérés renforcèrent leur position en usant d'un moyen jusqu'alors inédit : la pose de mines destinées à bloquer les approches du fort (les mines furent en fait inefficaces).

Dans la nuit du 4 au 5 février, Grant débarqua ses divisions en deux endroits afin d'enserrer la position. Il décida toutefois que l'assaut initial serait livré par les unités navales. A ce moment, les Confédérés, victimes d'inondations, ne disposaient plus que de 9 canons utilisables.

Les navires de l'Union bombardèrent Fort Henry le 6 février. Un navire fut sérieusement endommagé à cette occasion mais, après 75 minutes de bombardement, Fort Henry se rendit.

En fait, la bataille fut inutile. Deux jours après sa prise, Fort Henry fut totalement submergé par les eaux en furie et détruit.
La presse fédérale traita cependant la capture du fort comme l'une des plus grandes victoires de la guerre. 40 marins nordistes furent tués ou blessés lors de l'assaut naval contre la position. Les Sudistes perdirent 129 défenseurs, essentiellement faits prisonniers.
Modifié en dernier par Daniel le 14 juin 2010 22:39, modifié 1 fois.

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Re: Une collection sur la guerre de Sécession de la compagnie chewing-gum Topps (1962)

Messagepar Daniel » 20 mai 2010 3:15

Sauvetage
Fort Donelson, Tennessee - 16 février 1862



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La Bataille de Fort Donelson est une des plus importantes batailles de la Guerre de Sécession. Elle se déroule entre le 12 et le 16 février 1862, dans le comté de Stewart, Tennessee (États-Unis) et s'achève sur une victoire de l'Armée de l'Union.

C'est la première victoire majeure nordiste du conflit. Après la vallée de la Tennessee, ouverte par la chute du Fort Henry, le 6 février, elle ouvre une seconde voie d'invasion vers le coeur de la Confédération, à commencer par la région de Nashville et ses industries.

Maître de Fort Henry, Grant décida, le 11 février, de pousser vers Fort Donelson, engageant trois divisions d'infanterie, deux régiments de cavalerie et 8 batteries d'artillerie, soit environ 25.000 soldats.

La flotte fédérale consistait, une fois de plus, en 4 cuirassés et 3 canonnières. Deux vaisseaux, endommagés au large de Fort Henry, avaient été renvoyés vers l'arrière pour y être réparés.

Pour leur part, les Confédérés engagèrent environ 17.000 soldats dans la défense de Donelson. Ce fort, nettement plus puissant que Fort Henry, surplombait d'une trentaine de mètres le fleuve Cumberland. Cette position en hauteur permettait aux pièces de la fortification d'envoyer leurs obus selon une trajectoire plongeante contre les vaisseaux assaillants, un avantage inexistant dans le cas de Fort Henry. La position était équipée d'une bonne dizaine de pièces d'artillerie de gros calibre et entourée d'un réseau de tranchées long de 5 kilomètres.

Le 12 février 1862, les troupes de l'Union quittèrent Fort Henry, progressant le long des deux routes reliant les deux forts. La progression fédérale fut retardée par un rideau de cavaliers sudistes menés par Nathan Bedford Forrest. Sur le fleuve Cumberland toutefois, les navires fédéraux s'approchèrent sans encombre de Donelson et entamèrent le bombardement de la position.

Le 13 février, en dépit des ordres données par Grant, certains officiers de l'Union lançèrent de petites attaques contre le périmètre défensif confédéré afin de jauger les défenses. Dans l'ensemble, ces assauts souffrirent de peu de pertes mais n'amenèrent aucun gain.

Dans la nuit du 13 au 14 février, une tempête de neige s'abattit sur le secteur, éprouvant fortement les combattants des deux camps.
Durant cette même nuit, les officiers confédérés, jugeant Donelson intenable, mirent au point un plan de sortie en force.
Au même moment, les Fédéraux reçurent le renfort de 10.000 fantassins supplémentaires de même que le renfort de 6 vaisseaux de guerre et 12 navires de transport.

Grant ordonna dès lors un assaut naval contre la position fortifiée. Au tir des navires de l'Union répondit celui de l'artillerie sudiste.
Les tirs sudistes s'avérèrent d'une précision meutrière. Deux vaisseaux fédéraux furent désemparés et le commandant de la flotte navale, Foote, blessé. Au final, quatre navires fédéraux furent atteints. Sur les 500 tirs de l'artillerie confédérée, il fut établi que 169 touchèrent les vaisseaux U.S.
8 marins fédéraux furent tués et 44 autres blessés tandis que les Sudistes ne souffrirent d'aucune perte.

Toutefois, en dépit de ce succès, Fort Donelson resta encerclé par l'armée fédérale. Par conséquent, les Sudistes en revinrent à leur idée de sortie en force. Au matin du 15 février, ils lançèrent un assaut massif contre la droite fédérale tenue par McClernand. L'attaque ne prit pas les Fédéraux par surprise pour la bonne raison que la plupart des soldats de l'Union avaient été empêchés de dormir par le froid intense.

Le plan confédéré était de bousculer les troupes de McClernand afin de pouvoir fuir Donelson par l'Est. Dans cette optique, un seul régiment avait été maintenu dans les tranchées pour tenir les positions face au reste des forces de l'Union. Si l'assaut s'engagea relativement bien, il finit par être contenu, deux heures après son déclenchement, en dépit de la bravoure des assaillants et des actions de flanc menées par les cavaliers sudistes de Forrest.

L'assaut sudiste s'acheva vers 12H30 dans le secteur de Wynn's Ferry Road que les Confédérés échouèrent à conquérir à trois reprises.
L'attaque sudiste avait toutefois permit de repousser la droite fédérale de 2 à 3 kilomètres.

Grant ordonna la reprise des positions perdues. Il ordonna également la reprise du bombardement naval afin de soutenir le moral désormais défaillant des Fédéraux.

Au lieu de profiter de leur avantage, les Confédérés refluèrent vers leurs tranchées, essentiellement pour se réapprovisionner. Le général confédéré John Floyd donna une série d'ordres ineptes et opta finalement pour un retranchement dans l'enceinte de Donelson. Grant profita de cette indécision pour ordonner un assaut contre les tranchées sudistes. En dépit de deux heures de contre-attaques, les Confédérés ne purent empêcher la chute des ouvrages extérieurs. Dans la soirée du 15, les Fédéraux se virent en mesure d'envisager un assaut final contre Donelson et les positions d'artillerie pour le matin suivant.

Sur la droite fédérale, les soldats de l'Union parvinrent aussi à récupérer le terrain perdu lors de la tentative de sortie sudiste. Au soir du 15, les Confédérés avaient été repoussés sur leurs positions initiales, ou même, par endroits, au-delà...

Près de 1.000 soldats avaient été tués de part et d'autre, et environ 3.000 blessés.

Le 16 février, les généraux sudistes se concertèrent à nouveau. Buckner, un adjoint de Floyd, estima qu'un nouvel assaut nordiste ne pourrait être contenu que 30 minutes et ce au prix de 75% de pertes. Le défaitisme de Buckner emporta la décision. Craignant d'être traduits en justice par le Nord, Floyd abandonna son commandement à son adjoint Pillow qui, lui même, transmis ses pouvoirs à Buckner. Ce dernier eut dès lors tous les pouvoirs pour décider d'une reddition. Ecoeuré par la couardise de ses supérieurs, Nathan Bedford Forrest organisa une sortie et s'echappa avec 700 de ses hommes durant une tempête hivernale.

Buckner s'informa auprès de Grant des conditions de reddition. La réponse du Nordiste fit naître sa légende : reddition inconditionnelle !

Incapable de résister, Buckner se rendit avec 12.000 à 15.000 soldats et 48 pièces d'artillerie. Grant captura ainsi sa première armée sudiste (la seconde fut celle de Pemberton à Vicksburg et la troisième celle de Lee en Virginie du Nord). Il s'empara également de grandes quantités de nourriture et de munitions qui vinrent renforcer son armée.

Ayant engagé 24.531 soldats, l'Union en perdit 2.691 (507 tués, 1.976 blessés, 208 disparus et prisonniers).

Sur 16.171 Confédérés, 13.846 furent perdus (327 tués, 1.127 blessés, 12.392 prisonniers ou disparus).

La prise des forts Henry et Donelson fut la première grande victoire fédérale de la guerre et transforma deux grands fleuves en véritables voies d'invasion vers le Sud profond. A cette occasion, Grant captura plus de prisonniers sudistes que tous les autres généraux nordistes combinés et ce depuis le début des hostilités.

Voyant sa ligne de défense percée et 14.000 de ses hommes perdus, le général sudiste Johnston, responsable du secteur Ouest, fut forcé de battre en retraite et d'abandonner Nashville le 23 février 1862. Les Nordistes s'emparèrent ainsi d'une ville industrielle majeure et d'une première capitale d'Etat sudiste.L'essentiel du Tennesse et du Kentucky tombèrent sous contrôle fédéral même si les deux états restèrent longtemps les proies de raids confédérés.
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Re: Une collection sur la guerre de Sécession de la compagnie chewing-gum Topps (1962)

Messagepar Daniel » 20 mai 2010 14:30

Mort en mer
Norfolk, Virginie - 8 mars 1862


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Un souffle destructeur
Norfolk, Virginie - 8 mars 1862


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Le 8 mars 1862, à 11 heures du matin, le Virginia quitte son mouillage et commence à descendre la Elizabeth River. Il est accompagné par deux remorqueurs, le Raleigh et le Beaufort. Il arbore le pavillon sudiste sur son arrière et, sur son avant, le pavillon bleu, marque de l'officier commandant les forces navales de la Confédération en Virginie.

Plusieurs de ses marins, dans les relations qu'ils ont laissés, rapportent les encouragements et les larmes de la population au départ de la flottille. Le cuirassé est déjà si difficile à manœuvrer que c'est à la remorque du Beaufort qu'il arrive sur Hampton Roads.

Le commandant Buchanan a décidé de couler d'abord la frégate Cumberland, le navire nordiste le plus à l'ouest, apparemment parce que son artillerie serait, selon les renseignements sudistes, la plus redoutable. En passant, il passe à portée du Congress et lui envoie une bordée qui cause de gros dégâts. Lui-même devient la cible des canons du Congress et des batteries côtières mais les projectiles ricochent ou se brisent sur sa cuirasse.

Le Cumberland pivote pour que son artillerie puisse tirer sur l'arrivant. Mais, ce faisant, il présente son flanc, facilitant la tâche du Merrimack. Son tir est sans effet mais le canon avant du cuirassé sudiste, tirant à mitraille, lui cause de nombreuses pertes humaines.

Éperonnage du CumberlandLe Merrimack éperonne le Cumberland. Il file alors à toute vapeur et, se souvient le lieutenant Ramsay, avant le choc deux coups de cloche donnent l'ordre de stopper puis, presque immédiatement, trois coups donnent celui de battre en arrière. Le Commandant Buchanan se montre donc prudent dans l'usage de son arme d'étrave. Le choc est peu sensible pour le sudiste, pourtant il fracasse les protections anti-torpilles et enfonce le flanc du voilier, le brisant « comme une coquille d'œuf ». Il se dégage, avec difficulté selon certains témoins, laissant un trou « suffisamment large pour laisser passer un cheval et son chariot » dira le commandant Buchanan.

La frégate nordiste sombre, sans cesser de tirer. Un de ses obus explosera sur le sabord avant causant les seules pertes humaines à l'équipage du Merrimack pendant tout le combat, tuant deux des marins occupés à recharger leur canon, en blessant plusieurs autres. D'autres coups viendront endommager deux des canons bâbord du sudiste, leur enlevant un morceau du tube; ce qui ne les empêchera pas de continuer à tirer, même si chaque tir, désormais, met le feu à la charpente autour du sabord !

L'éperon du cuirassé sudiste a été brisé dans l'action. Il lui fera défaut le lendemain.

Le Merrimack, toujours sous le feu des batteries côtières auxquelles il répond avec succès, affirme le Lieutenant Wood dans le récit qu'il a laissé de l'engagement, et sous le feu du Congress, décide d'attaquer maintenant ce dernier. Pour ce faire, il a besoin de faire demi-tour, manœuvre longue et délicate pour lui.

Il se place sur l'arrière du Congress. Celui-ci ne peut lui opposer que deux canons vite démontés. Sans défense, échoué, le navire nordiste amène son pavillon. Mais le feu venant de la terre ne s'arrête pas et empêche les sudistes de s'emparer du navire. Le commandant du Merrimack est grièvement blessé par une balle et donne l'ordre d'incendier le navire nordiste, ce qui est fait avec des obus incendiaires et des boulets rouges.

Abandonnant le Congress en flammes, le Merrimack fait route maintenant vers le troisième de ses cinq adversaires, le Minnesota. Celui-ci s'est échoué aussi. Il échappe cependant au sort des précédents car la marée descendante ne permet pas au cuirassé sudiste de s'approcher suffisamment. Le canon pouvant tirer des boulets rouges sur bâbord est l'un de ceux endommagés par le Cumberland, et les pilotes affirment que le risque d'échouement devient trop important avec la marée qui descend.

Le Merrimack victorieux et sa flottille vient s'ancrer sous les batteries de Sewell's Point. Ce n'est que vers minuit que l'équipage pourra dîner. Il passera la nuit à côté de ses canons. Il n'y aura pas de ravitaillement en charbon, ni en munitions.
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Re: Une collection sur la guerre de Sécession de la compagnie chewing-gum Topps (1962)

Messagepar Daniel » 20 mai 2010 15:05

L'attaque des sauvages
Pea Ridge, Arkansas - 8 mars 1862


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La bataille de Pea Ridge (aussi connue sous le nom de Bataille d'Elkhorn Tavern) est une bataille de la Guerre de Sécession qui se déroula du 7 au 8 mars 1862, à Pea Ridge dans le nord-ouest de l'Arkansas, près de Bentonville. Au cours de cette bataille, les forces de l'Armée de l'Union conduites par le général Samuel Curtis remportèrent la victoire sur celles de l'Armée des États confédérés sous le commandement du général Earl Van Dorn. La conséquence majeure de cette bataille fut d'affermir le contrôle de l'Union sur l'État du Missouri. Cette bataille fut l'une des rares où les troupes confédérées furent supérieures en nombre à celles de l'Union.

Durant la fin de l'année 1861 et au début de 1862, l'Union avait chassé les rebelles sudistes de l'état du Missouri. Au printemps 1862, le général U.S. Samuel Curtis décida d'exploiter son avantage et d'envahir l'Arkansas avec son armée du Sud-Ouest forte de 10.500 soldats et de 50 pièces d'artillerie.

Plus de la moitié de ses hommes étaient des immigrants fraîchement débarqués d'Allemagne. Pénétrant dans le comté de Benton, Curtis se fortifia sur la rive nord d'un ruisseau, le Sugar Creek, dans l'attente d'une réaction confédérée. A la tête de l'armée sudiste du secteur Trans-Mississippi, le général Earl Van Dorn marcha contre les Nordistes à la tête de 16.000 soldats incluant 800 Indiens Cherokees. Bénéficiant, fait exceptionnel dans cette guerre, d'une supériorité numérique sur les Nordistes, Van Dorn estima être en mesure de détruire l'armée nordiste en Arkansas avant d'aller reprendre le Missouri.

Mis au courant des dispositions défensives fédérales, Van Dorn abandonna l'idée d'un assaut frontal et, divisant son armée en deux, ordonna à ses subordonnées de marcher au nord, vers Bentonville, en vue de surgir derrière les forces U.S. Par ailleurs, Van Dorn décida de passer rapidement à l'action, sans attendre son ravitaillement, ce qui pèsera lourd dans la suite des événements. Les Confédérés réalisèrent ainsi une pénible marche de flanc, trois jours durant, au milieu d'une tempête hivernale. Lorsque leurs forces parvinrent à destination, elles s'avérèrent peu aptes à combattre, car fatiguées et affamées. Il faut aussi signaler que la lenteur de la progression sudiste (beaucoup de soldats ne disposaient pas de chaussures) permit à Curtis de modifier ses positions.

Toutefois, le subordonné de Curtis, Franz Sigel, se montra négligent. Il envoya un groupe de travail fort de près de 400 soldats vers l'ouest, se privant d'une part de ses effectifs pour la bataille à venir. Sigel retira également sa cavalerie de la route où progressaient les Sudistes. Pris par surprise, le 6 mars 1862, Sigel ordonna une rapide retraite de ses troupes mais n'en perdit pas moins de nombreux prisonniers, capturés par la cavalerie confédérée.

Heureusement pour le Nord, l'officier sudiste dirigeant la cavalerie, McIntosh, s'égara dans une zone boisée et intervint trop tard pour capturer l'ensemble des forces de Sigel; un assaut de cavalerie tardif contre des lignes fédérales reconstituées n'amena que la perte de 30 cavaliers sudistes, tués ou blessés.

L'attaque sudiste contre les positions fédérales se déroula selon un mouvement de tenaille.

A droite, McCulloch passa à l'attaque avec une brigade d'infanterie (Hébert) soutenue par une brigade de cavalerie (McIntosh) et par les Indiens Cherokees (Pike). L'assaut se concentra sur le village, depuis lors disparu, de Leetown où une féroce fusillade éclata le 7 mars dès 11H30. Trois canons fédéraux soutinrent les défenseurs, tuant plusieurs dizaines d'assaillants. Les 3.000 cavaliers confédérés de McIntosh chargèrent, bousculant les Nordistes et capturant leurs canons. Egalement engagés dans l'assaut, les Indiens bousculèrent les avant-postes nordistes, faisant peu de prisonniers et scalpant ceux qui leur tombèrent sous la main. Un peu en arrière cependant, les Fédéraux purent constituer une nouvelle ligne de défense soutenue par 9 pièces d'artillerie.

Quelques tirs peu ajustés de l'artillerie suffirent à provoquer la déroute des Cherokees. A la tête de 8 régiments, McCulloch et McIntosh tentèrent de relancer l'assaut mais le premier fut tué d'une balle en plein coeur. Le second, craignant de démoraliser les troupes, n'annonça pas la mort du général sudiste ni sa prise de commandement de l'ensemble de l'aile droite. Intempestivement, McIntosh s'élança avec ses seules troupes contre les Fédéraux retranchés. Rapidement, il fut lui-même tué. Pris sous les tirs de l'artillerie de l'Union et privés de leurs généraux, les Confédérés perdirent confiance.
Un nouvel assaut, mené dans le secteur très boisé de Ford Road, par le colonel sudiste Hébert, échoua, amenant la capture de nombreux prisonniers, dont Hébert lui-même. Privés de la plupart de leurs officiers supérieurs, les Sudistes battirent en retraite dans le désordre le plus complet. Certaines troupes abandonnèrent même leurs armes dans leur fuite.

Dans le même temps, sur la gauche sudiste, Van Dorn attaqua le secteur de Elkhorn Tavern. Il commit l'énorme erreur de ne pas engager directement ses 5.000 hommes contre des effectifs fédéraux limités et progressa avec lenteur. Aux tirs de l'artillerie nordiste répondirent les coups des pièces confédérées. Lançant son infanterie contre l'artillerie U.S., Van Dorn se heurta à une farouche contre-attaque nordiste. L'assaut sudiste fut contenu non loin de Elkhorn Tavern. Vers 12H30, les Nordistes reçurent des renforts et engagèrent plus agressivement les Sudistes. Vers 16H30 toutefois, les Confédérés semblèrent en mesure de percer dans ce secteur du front. Les Sudistes furent cependant à nouveau arrêtés au niveau de Ruddick's Fiefd, à 400 mètres de Elkhorn Tavern. L'obscurité finit par mettre un terme aux combats dans ce secteur.

Au matin du 8 mars, Curtis massa son artillerie dans le secteur de Elkhorn Tavern et chargea son subordonné Sigel d'une contre-attaque massive.
Trois batteries d'artillerie sudistes ouvrirent le feu obligeant provisoirement les Fédéraux à se replier. Sigel réunit alors 21 canons dans le secteur de Elkhorn Tavern, surpassant les 12 pièces sudistes. Pris sous les tirs fédéraux, les artilleurs confédérés paniquèrent et prirent la fuite.

Débarrassé de l'artillerie confédérée, Sigel tourna ses pièces vers l'infanterie sudiste dissimulée dans les bois voisins. Les projectiles causèrent des ravages dans les rangs des défenseurs; ce fut l'une des rares fois dans la guerre civile qu'un barrage d'artillerie préparatoire ouvrit la voie à un assaut d'infanterie. En manque de munitions, réalisant que son ravitaillement était distant de plus de 30 kilomètres, Van Dorn abandonna tout espoir de victoire et ordonna la retraite. À 10:30 heures, Sigel ordonna à deux de ses divisions de passer à l'attaque. Cet assaut hâta le repli sudiste.

Ayant engagé 10.500 soldats, l'Union en perdit 1.384 ( 203 tués, 980 blessés et 201 disparus). Sur les 16.000 Sudistes engagés, Van Dorn reconnut la perte de 800 tués et blessés et de 200 à 300 prisonniers. Des estimations plus objectives situent les pertes globales sudistes à 2.000 soldats, dont une forte proportion d'officiers supérieurs.

La défaite de Pea Ridge marqua la fin des ambitions sudistes de reconquête du Missouri et laissa l'Arkansas sans défense.
Curtis envisagea de s'emparer de la capitale d'état, Little Rock, mais dut y renoncer du fait d'un manque de fournitures, le front situé au-delà du Mississippi étant largement négligé par les deux belligérants.

Au cours de la bataille, Curtis resta confiant et exerça un plein contrôle sur ses troupes. Il fut par ailleurs très bien soutenu par trois de ses quatre subordonnés. Van Dorn, pour sa part, ignora la plupart des questions logistiques et exerça un contrôle lâche de son armée, s'occupant de questions tactiques mineures après la mort de plusieurs de ses officiers supérieurs et perdant le contact avec son train de ravitaillement à un moment crucial.

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Modifié en dernier par Daniel le 14 juin 2010 22:47, modifié 1 fois.



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