Jim BOWIE (1796-1836)

DEMERVAL
Grand Sachem
Grand Sachem
Messages : 4023

Jim BOWIE (1796-1836)

Messagepar DEMERVAL » 10 févr. 2017 21:28

Selon son frère aîné John, James Bowie naquit à Logan County, Kentucky, le 10 mars 1796. L’historien Raymond Thorp fixa sa date de naissance au 10 avril, mais Thorp ne produisit aucun document officiel pour étayer ses dires. Le nom de Bowie se prononçait à la française comme "Louis" donc comme Bouie.
Bowie était le 9ème des 10 enfants de Elve Ap-Catesby Jones et John Bowie. Son père avait été blessé lors de la Révolution Américaine et en 1782, épousa la jeune femme qui l’avait soigné jusqu’à sa guérison. Les Bowies déménageaient fréquemment, s’établissant initialement en Géorgie, avant de se rendre dans le Kentucky. Au moment de la naissance de Bowie, son père possédait 8 esclaves, 11 têtes de bétail, 7 chevaux et un étalon. L’année suivante la famille acheta une propriété de 80 hectares le long de la Rivière Rouge. Ils vendirent cette propriété en 1800 et se relocalisèrent dans le Missouri, avant de déménager en Louisiane Espagnole en 1802, où ils s’établirent dans le Bushley Bayou dans la Paroisse des Rapides.
La famille déménagea de nouveau en 1809, pour s’établir dans le Bayou Teche en Louisiane avant d’élire domicile de manière permanente à Opelousas en 1812. Les enfants Bowie furent élevés sur la frontière et bien qu’encore jeunes, aidèrent à nettoyer le terrain et à planter des graines. Tous les enfants apprirent à lire et à écrire en anglais, mais James et son frère Rezin pouvaient aussi lire et écrire l’espagnol et le français couramment. Les enfants apprirent à survivre sur la frontière et notamment comment pêcher et diriger une ferme et une plantation. James Bowie devint habile avec un révolver, un fusil et un couteau et avait une réputation d’intrépidité. Alors qu’il était un garçon, un de ses amis Indiens lui apprit même à attraper des alligators.
Afin de répondre à l’appel d’Andrew Jackson pour lever une troupe de volontaires chargée de combattre les anglais dans la guerre de 1812, James et Rezin s’engagèrent dans la milice de la Louisiane à la fin de 1814. Les frères Bowie arrivèrent trop tard à la Nouvelle Orléans pour participer aux combats. Après avoir quitté la milice, Bowie s’établit dans la Paroisse des Rapides, où il subvint à ses besoins en sciant des planches et des troncs d’arbres pour ensuite les acheminer par voie d’eau dans le bayou pour les vendre. En juin 1819, il rejoignit l’expédition Long, mise sur pied pour libérer le Texas du joug espagnol. Le groupe ne rencontra que peu de résistance et, après avoir capturé Nacogdoches, déclara le Texas, république indépendante. L’importance de la participation de Bowie n’est pas claire mais il revint en Louisiane avant que l’invasion soit repoussée par les troupes espagnoles.
Peu de temps avant que le père de Bowie ne décéda en 1818 ou 1819, il donna 10 esclaves ainsi que des chevaux et du bétail à James et Rezin. Pendant les sept années qui suivirent, les frères travaillèrent ensemble pour développer plusieurs propriétés dans la Paroisse de Lafourche et Opelousa. La population de la Louisiane s’accroissait rapidement et les frères espéraient tirer avantage de l’augmentation du prix des terrains à travers la spéculation. Sans avoir le capital requis pour acquérir de grands espaces, ils s’associèrent en 1818 avec le pirate Jean Lafitte pour gagner de l’argent. Entretemps, les Etats-Unis avaient rendus hors-la-loi l’importation d’esclaves et la plupart des Etats du Sud accordèrent, en récompense, à toute personne qui donnait des renseignements sur un marchand d’esclaves, la moitié des sommes qui auraient été gagnées lors de leur vente. Bowie effectua trois voyages avec Lafitte sur l’ïle de Galveston. A chaque occasion, il acheta des esclaves et les ramena directement à la douane pour l’infomer de ses propres exactions. Quand les officiers des douanes mettaient les esclaves aux enchères, Bowie les achetait et recevait en retour la moitié du prix qu’il avait payé, comme prévu par la loi fédérale. Il pouvait alors légalement transporter les esclaves et les revendre à un meilleur prix à La Nouvelle Orléans ou plus loin le long du Mississipi. En usant de ce stratagème, les frères collectèrent 65 000 dollars qu’ils purent utiliser pour spéculer sur l’achat de terres.
En 1825, les deux frères s’associèrent avec leur plus jeune frère Stephen pour acheter l’Acadie, une plantation près d’Alexandria, Virginie. En deux ans, ils établirent le premier moulin à vapeur de la Louisiane, utilisé pour moudre la canne à sucre. La plantation devint connu comme un modèle idéal, mais le 12 février 1831, ils la vendirent avec les 65 esclaves pour 90 000 dollars. Avec les bénéfices, James et Rezin achetèrent une plantation en Arkansas.
Bowie et son frère John furent impliqués dans un procès majeur à la fin des années 1920 au sujet de la spéculation territoriale. Quand les Etats-Unis achetèrent le territoire de la Louisiane en 1803, ils promirent de doter de terres tous les demandeurs et, pendant les 20 ans qui suivirent, des efforts furent entrepris pour établir qui possédait les terres. En mai 1824, le Congrès autorisa les cours suprérieures de chaque Etat à enregistrer les plaintes de ceux qui estimaient avoir été spoliés. La Cour Supérieur de l’Arkansas Superior reçut 126 plaintes à la fin 1827 de la part de résidents qui affirmèrent avoir acheté des terres aux frères Bowie. Bien que la Cour Supérieure confirma originellement toutes ces plaintes, la décision fut inversée en février 1831 après de plus amples recherches qui démontrèrent que les terres n’appartenaient pas aux Bowies et que les documents originaux de vente avaient été trafiqués. La Cour Suprême des Etats-Unis confirma le revirement en 1833. Quand les acheteurs mécontents considérèrent la possibilité de poursuivre les Bowies en justice, ils découvrirent que les documents en question avaient été retirés du tribunal; sans plus aucune preuve, ils décidèrent de cesser les poursuites.
Bowie devint internationalement connu en raison d’une querelle avec Norris Wright, le shérif de la Paroisse des Rapides. Bowie avait apporté son soutien au concurrent de Wright pour le poste de shérif et Wright, un directeur de banque, avait fortement contribué à refuser un prêt demandé par Bowie. Après une confrontation survenu un après-midi à Alexandria, Wright ouvrit le feu sur Bowie, ce qui amena Bowie à porter constamment son couteau de chasse. Le couteau, qu’il arborait, possédait une lame de 23,5 cm de long et 3,8cm de large.
L’année suivante, le 19 septembre 1827, Bowie et Wright participèrent à un duel sur un banc de sable à l’extérieur de Natchez, Mississippi. Bowie suppléait Samuel Levi Wells III, pendant que Wright était au côté de l’adversaire de Wells, le Dr. Thomas Harris Maddox. Les duellistes tirèrent chacun deux cartouches mais comme personne n’était touché, ils mirent fin à leur duel par une poignée de main. D’autres membres du groupe qui avaient des raisons diverses de se détester, commencèrent à se bagarrer. Bowie fut touché par une balle à la hanche; après s’être redressé, il sortit son couteau, décrit comme étant un couteau de boucher, et chargea son assaillant, qui frappa Bowie sur la tête avec son révolver vide, le projetant au sol. Wright tira et manqua Bowie qui était couché face contre terre, qui répliqua néanmoins au tir et toucha probablement Wright. Wright sortit alors sa canne-épée et empala Bowie. Quand Wright essaya de retirer sa lame en mettant son pied sur la poitrine de Bowie, ce dernier le repoussa et éviscéra Wright avec son grand couteau. Wright décéda instantanément et Bowie, avec l’épée de Wright toujours dans sa poitrine, fut encore touché par une balle et poignardé par un autre membre du groupe. Les docteurs qui étaient présents sur les lieux du duel enlevèrent les balles et recousirent les autres blessures de Bowie.
Les journaux s’emparèrent de l’histoire, qui devint célèbre sous le nom de Sandbar Fight et relatèrent en détails les prouesses de combattant de Bowie et de son inhabituel couteau. Les rapports des témoins s’accordèrent sur le fait que Bowie ne fut pas le premier à porter une attaque, et que les autres concentrèrent leurs attaques sur Bowie parce qu’ "ils le considéraient comme étant le plus dangereux des adversaires." L’incident établit la réputation de Bowie comme formidable bagarreur au couteau.
Il y a des discussions contradictoires parmi les érudits pour savoir si le couteau qu’il utilisa alors était bien le Bowie knife, également appelé Arkansas Toothpick. De nombreux rapports existent sur qui désigan et construisit le premier Bowie knife. Quelques-uns affirment que c’est Bowie lui-même qui le dessina pendant que d’autres attribuent son design à des couteliers réputés de l’époque. Dans une lettre adressée à The Planter's Advocate, Rezin Bowie affirma avoir inventé le couteau et nombre de membres de la famille Bowie tendent à croire qu’il en fut ainsi. Cependant, les petits-enfants de Rezin Bowie affirmèrent que Rezin supervisa à peine son forgeron, qui fut le créateur du couteau.
Après le Sandbar Fight et les bagarres suivantes au cours desquelles Bowie utilisa son couteau pour se défendre, le Bowie knife devint très populaire. De nombreux artisans et fabricants firent leurs propres versions du couteau et les cités importantes du Vieil Ouest possédait leurs "écoles Bowie knife" qui enseignaient "l’art de couper, frapper et parer." Sa réputation, et celle de son couteau, gagna l’Angleterre et au début des années 1930, de nombreux fabricants britanniques produisaient des Bowie knives pour expédier aux Etats-Unis. Le design du couteau continua d’évoluer mais aujourd’hui le Bowie knife est généralement considéré comme ayant une lame de 21,0 cm de long et 3,2 cm de large, avec un point de courbe, un "tranchant effilé des deux côtés", et une garde pour protéger la main de l’utilisateur.
En 1828, après avoir récupéré des blessures reçues lors du Sandbar Fight, Bowie décida de déménager à Coahuila y Texas, à l’époque un Etat faisant partie de la fédération mexicaine. La Constitution mexicaine de 1824 interdisait les religions autre que la catholicisme romain et donnait une préférence aux citoyens mexicains pour la possession des terres. Bowie fut baptisé dans la foi catholique romaine à San Antonio le 28 avril 1828, sponsorisé par l’alcaide de la ville, Juan Martín de Veramendi, et la femme de l’administrateur Josefa Navarro. Pendant les 18 mois qui suivirent, Bowie voyagea à travers la Louisiane et le Mississipi. En 1829, il se fiança à Cecilia Wells, qui décéda à Alexandria, le 29 septembre, deux semaines avant leur supposé mariage.
Le 1er janvier 1830, Bowie quitta la Louisiane pour s’établir définitivement au Texas. Ill s’arrêta à Nacogdoches, à la ferme de Jared E. Groce sur la rivière Brazos, et à San Felipe, où Bowie présenta une lettre d’introduction de Thomas F. McKinney, un des 300 Anciens Colons, à Stephen F. Austin. Le 20 février, Bowie fit serment d’allégeance au Mexique puis se rendit en procession à San Antonio de Bexar. A ce moment, la cité était connue sous le nom de Bexar et avait une population de 2500 habitants, principalement de descendance mexicaine et le fait que Bowie parlait couramment l’espagnol l’aida à s’établir dans la région. Bowie fut élu, plus tard la même année, commandant, avec le grade de colonel, des Texas Rangers. Bien que les Rangers ne seront pas officiellement organisés avant 1835, Stephen F. Austin avait fondé le groupe en employant 30 hommes à sauvegarder l’espace et protéger les colons des attaques hostiles des Indiens. D’autres régions créèrent des milices de volontaires similaires et Bowie commanda un groupe de volontaires.
Bowie renonça à sa citoyenneté américaine pour devenir mexicain le 30 septembre 1830, après avoir promis d’établir des filatures dans l’Etat de Coahuila y Tejas. Pour honorer sa promesse, Bowie s’associa avec Veramendi pour construire des filatures de coton et de laine à Saltillo. Avec sa citoyenneté en poche, Bowie avait maintenant le droit d’acheter 11 lieues de terrain public. Il convainquit 14 ou 15 autres citoyens de réclamer des terres afin de se tourner vers lui, ce qui lui permit d’obtenir 280 000 hectares pour spéculation. Le gouvernement mexicain édicta alors des lois en 1834 et 1835 pour empêcher cette spéculation terrienne.
Le 25 avril 1831, Bowie épousa une fille de 19 ans, Maria Ursula de Veramendi, la fille de son partenaire en affaires, qui était devenu le vice-gouverneur de la province. Plusieurs jours avant la cérémonie, il signa un contrat de dot promettant de verser à sa nouvelle épouse, dans les deux jours qui suivront le mariage,15 000 pesos (environ 15 000 dollars de l’époque et 337 000 dollars d’aujourd’hui), en espèces ou en propriétés. . A ce moment, Bowie clamait avoir une fortune de 223,000 dollars (5,020,000 dollars de nos jours), principalement en terrains dont les titres de propriétés étaient sujets à caution. Bowie mentit aussi sur son âge, clamant avoir 30 ans plutôt que 35. Le couple fit construire une maison à San Antonio sur une terre que Veramendi leur avait donné près de la mission de San José. Après un court moment, cependant, ils déménagèrent dans la Palace de Veramendi, vivant avec les parents de Ursula, qui subvinrent à leurs besoins. Le couple eut deux enfants, Marie Elve (née le 20 mars 1832) et James Veramendi (né le 18 juillet 1833).
Maria Ursula, ses parents et ses deux enfants décédèrent du choléra en septembre 1833.
Peu de temps après son mariage, Bowie se passionna pour l’histoire de la Mine perdue de Los Almagres –aussi connue sous le nom de Mine de San Saba et Mine perdue de Bowie), censée se trouver au nord-ouest de San Antonio près de la ruine de la Mission Espagnole de Santa Cruz de San Saba. Selon une légende, la mine avait été exploitée par des Indiens locaux avant d’être saisie par les espagnols. Après que le Mexique eut gagné son indépendance vis-à-vis de l’Espagne, l’intérêt du gouvernement pour le potentiel minier s’estompa. Un certain nombre de groupes d’Indiens errèrent dans la région, dont des Comanches, des Apache Lipans, des Tawakonis et des Tonkawas. Sans les troupes gouvernementales pour garder à distance les Indiens hostiles, l’exploitation minière était impossible. D’aucuns croyaient qu’une fois que les citoyens mexicains auraient quitté la région, les Lipans reprendraient le contrôle de la mine.
Après avoir obtenu la permission du gouvernement mexicain de mettre sur pied une expédition en territoire Indien pour rechercher la légendaire mine d’argent, Bowie, son frère Rezin, et dix autres personnes prirent la route pour San Saba le 2 novembre 1831. A 10 km de leur but, le groupe s’arrêta pour négocier avec une troupe considérable de raiders Indiens—apparemment plus de 120 Tawakonis et Wacos, plus 40 Caddos supplémentaires. Les tentatives de pourparlers échouèrent et Bowie et son groupe durent lutter pour leur vie pendant les 13 heures qui suivirent. Quand les Indiens se retirèrent finalement, Bowie n’avait perdu qu’un seul homme, alors que plus de 40 Indiens avaient été tués et 30 blessés. Dans l’intervalle, une troupe de Comanches amicaux se rendit à San Antonio pour y annoncer l’affrontement avec cette troupe d’Indiens qui surpassait en nombre l’expédition de Bowie par 14 contre 1. Les citoyens de San Antonio pensèrent que les membres de l’expédition de Bowie avaient surement péri et Ursula Bowie commença à porter des vêtements de deuil.
A la grande surprise de la ville, les membres survivants de l’expédition revinrent à San Antonio le 6 décembre. Le rapport édité par Bowie sur l’expédition, rédigé en espagnol, fut imprimé dans plusieurs journaux, renforçant encore sa notoriété. Le mois suivant, il remit une autre expédition sur pied mais avec plus de moyens humains, mais revint au bercail après deux mois et demi avec les mains vides.
Bowie ne parla jamais de ses exploits malgré sa notoriété grandissante. Le capitaine William Y. Lacey, qui passa 8 mois à vivre dans la nature sauvage avec Bowie, le décrivit comme étant un homme humble qui ne proférait jamais de grossièretés ou de vulgarités.
Entre 1830 et 1832 le Congrès mexicain édicta une série de lois qui semblèrent discriminer les colons anglais de la province de Coahuila y Tejas, amplifiant les tensions entre la population anglaise et les officiels mexicains. En réponse à ce mécontentement, les troupes mexicaines établirent des postes militaires dans plusieurs villes de la province, dont San Antonio de Béxar. Bien que de nombreux militaires soutenaient l’administration du Président Anastasio Bustamante, Antonio López de Santa Anna conduisit une insurrection contre lui en 1832. Les colons anglais du Texas soutinrent Santa Anna et le Général José Antonio Mexía, qui avaient conduit des soldats dans le Texas pour expulser les loyaux commandants de Bustamante.
Après avoir entendu que le commandant de l’armée mexicaine à Nacogdoches, José de las Piedras, avait demandé que tous les résidents de cette région rendent leurs armes, Bowie raccourcit une visite à Natchez en juillet 1832 pour returner au Texas. Le 2 août 1832, il rejoignit un groupe d’autres texans et marcha sur On Nacogdoches pour "présenter leurs revendications" à Piedras. Avant que le groupe n’ait atteint le bâtiment abritant les officiels municipaux, ils furent attaqués par une centaine de cavaliers mexicains. Les Texans ripostèrent et la bataille de Nacogdoches débuta. Une fois que la cavalerie ait battu en retraite, ils organisèrent le siège de la garnison. Après un second affrontement, au cours duquel Piedras perdit 33 homes, l’armée mexicaine évacua les lieux durant la nuit. Bowie et 18 compagnons dressèrent une embuscade contre l’armée en fuite et, une fois Piedras enfui, retourna avec les soldats à Nacogdoches. Bowie servit plus tard de délégué à la Convention de 1833, qui demanda formellement l’indépendance du Texas et sa sortie du giron mexicain.
Plusieurs mois plus tard, une épidémie de choléra frappa le Texas. Craignant que la maladie n’atteigne San Antonio, Bowie envoya sa femme enceinte et leur fille dans la propriété familiale de ses beaux-parents à Monclova. L’épidémie de choléra frappa au contraire Monclova, et, entre le 6 et le 14 septembre, Ursula, leurs enfants, son beau-frère et ses beaux-parents décédèrent de la maladie. Bowie, en affaires à Natchez, apprit la mort de sa famille en novembre. A partir de ce moment, il but excessivement et devint "indifférent à tout."
L’année suivante, le gouvernement Mexicain édicta de nouvelles lois permettant la vente de terres au Texas, et Bowie retomba dans ses travers spéculatifs. Il fut nommé commissaire territorial et chargé de promouvoir l’installation de colons dans le territoire acheté par John T. Mason. Sa mission prit fin en mai 1835 quand le Président Antonio López de Santa Anna abolit le gouvernement de Coahuila y Tejas et ordonna l’arrestation de tous les Texans (dont Bowie) faisant du business à Monclova. Bowie dut s’enfuir de Monclova et retourna dans les terres anglaises du Texas.
Les anglais du Texas commencèrent à agiter le drapeau de la guerre contre Santa Anna et Bowie travailla avec William B. Travis, le leader du Parti de la Guerre, pour trouver des soutiens. Bowie rendit visite à plusieurs villages Indiens de l’Est du Texas en essayant de convaincre les tribus de prendre les armes contre le gouvernement mexicain. Santa Anna répondit à ce mécontentement en envoyant un grand nombre de troupes au Texas.
La révolution Texane commença le 2 octobre 1835 avec la bataille de Gonzales. Stephen F. Austin réunit une armée de 500 hommes pour marcher contre les forces mexicaines de San Antonio. Le nom de "Texian Army" s’appliquait parfois à cette milice. Le 22 octobre, Austin demanda à Bowie, maintenant colonel de la milice des volontaires et James W. Fannin de prospecter autour des missions de San Francisco de la Espada et de San José y San Miguel de Aguayo pour trouver des soutiens aux forces volontaires. La troupe de prospecteurs partit avec 92 hommes, beaucoup d’entre eux étant membres des New Orleans Grays, qui venaient tout juste d’arriver au Texas. Après avoir découvert une bonne position défensive près de la Mission de Conception, le groupe demanda à l’armée d’Austin de le rejoindre.
Le matin brumeux du 28 octobre, le général mexicain Domingo Ugartechea conduisit une force de 300 fantassins et cavaliers et deux petits canons contre les forces Texianes. Bien que l’armée mexicaine fut capable d’approcher à 200m, la position défensive texiane les protégea du feu. Quand les mexicains arrêtèrent de recharger leurs canons, les Texians grimpèrent sur un promontoire et abattirent quelques soldats. L’impasse prit fin peu de temps après que Bowie ait conduit une charge pour s’emparer d’un des canons mexicains, à ce moment seulement à 70 de distance. Ugartechea battit en retraite avec ses troupes, mettant ainsi fin à la bataille de Concepción. Un Texian et 10 Mexicains furent tués. Un des hommes sous commandement de Bowie durant la bataille, lui rendit ensuite hommage en le qualifiant de " leader né, ne gaspillant jamais une balle ou ne mettant jamais une vie en danger, qui recommandait sans cesse... Restez couverts les gars, et réservez votre tir, nous n’avons pas d’hommes à gaspiller."
Une heure après la fin de la bataille, Austin arriva avec le reste de l’armée Texiane pour commencer le siège de San Antonio de Béxar, où le Général Martín Perfecto de Cós, le commandant en chef des forces mexicaines au Texas, et ses troupes étaient stationnées. Deux jours plus tard, Bowie quitta l’armée d’Austin parce qu’il n’avait pas eu de commandement officiel dans l’armée et il détestait "les tâches mineures comme celles d’éclaireur ou d’espion".
Le 3 novembre 1835, le Texas déclara son indépendance et un gouvernement provisoire fut formé avec Henry Smith de Brazoria comme gouverneur provisoire. Austin demanda à être relevé de son commandement et Sam Houston fut nommé à la tête de l’armée. Edward Burleson fut choisi comme commandant temporaire des troupes de San Antonio. Bowie se présenta devant le Conseil et parla pendant une heure en réclamant un commandement. Le Conseil refusa la requête de Bowie, principalement à cause de l’animosité persistante au sujet de ses arrangements territoriaux.
Houston offrit à Bowie un commandement comme officier de son état-major, mais Bowie refusa l’opportunité, expliquant qu’il voulait être au cœur de la bataille. A la place, Bowie s’engagea dans l’armée comme simple soldat sous le commandement de Fannin. Il se distingua de nouveau lors de la Grass Fight le 26 novembre. Cós avait envoyé approximativement 187 hommes pour couper de l’herbe pour les chevaux. En revenant de San Antonio, Bowie prit 60 cavaliers pour intercepter le détachement ennemi. Les troupes mexicaines accélérèrent la cadence en espérant revenir en ville sains et saufs mais Bowie et sa cavalerie les pourchassèrent. A la fin du combat, les Texians avaient deux hommes blessés mais avaient capturé nombre de chevaux et de mules.
Peu de temps après que Bowie eut quitté San Antonio, Ben Milam conduisit un assaut sur la cité. Dans la lutte qui s’ensuivit, les Texians n’eurent que peu de pertes alors que les mexicains enregistrèrent de nombreux tués et nombre de désertions. Cós se rendit et retourna au Mexique, emmenant avec lui les dernières troupes mexicaines au Texas. Croyant que le plus dur était passé, de nombreux volontaires texians quittèrent l’armée et retournèrent dans leurs familles. Au début de janvier 1836, Bowie se rendit à San Felipe et demanda au Conseil de lui permettre de recruter un régiment. Il fut de nouveau éconduit car il "n’était pas un officier du gouvernement ni de l’armée."
Après que Houston eut reçu un mot indiquand que Santa Anna conduisait une force importante vers San Antonio, Bowie offrit d’emmener des volontaires pour Alamo d’une attaque prévue. Il arriva avec 30 hommes le 19 janvier et il trouva une force de 104 hommes avec quelques armes et quelques canons, mais pas beaucoup de vivres et peu de poudre à canon. Houston savait qu’il n’y avait pas assez d’hommes pour tenir le fort contre une attaque et il avait donc donné à Bowie l’autorisation de sauvegarder l’artillerie et faire exploser la fortification. Bowie et le commandant d’Alamo, James C. Neill, décidèrent qu’il n’avait pas assez de bœufs pour emmener l’artillerie et ils ne voulaient pas détruire la forteresse. Le 26 janvier, un des hommes de Bowie, James Bonham, organisa une réunion qui aboutit à la résolution de rester dans Alamo. Bonham signa la résolution en premier et Bowie en second.
Grâce aux connections établies par son mariage et le fait qu’il parlait couramment l’espagnol, Bowie obtenait de la population mexicaine de San Antonio des informations sur les déplacements de l’armée de Santa Anna. Après avoir appris que Santa Anna avait 4,500 hommes de troupe et se dirigeait vers la ville, Bowie écrivit plusieurs lettres au gouvernement provisoire lui réclamant de l’aide pour défendre Alamo, spécialement "des hommes, de l’argent, des fusils et de la poudre à canon". Dans une autre lettre, adressée au gouverneur Smith, il réitéra son idée que "le sauvetage du Texas passe en grande mesure par le fait qu’il faut garder Béxar en dehors des mains de l’ennemi. La ville sert de garde-frontière et si elle était en possession de Santa Anna, il n’y aurait plus de bastion pour l’empêcher dans sa marche vers la Sabine." La lettre à Smith se terminait, "Le Colonel Neill et moi-même avons abouti à la résolution solennelle que nous devons plutôt mourir dans ces fossés que de les céder à l’ennemi."
Le 3 février, Davy Crockett apparut avec 30 Tennesseéns. Neill partit en permission le 11 février pour visiter sa famille malade, laissant aux commandes le lieutenant-colonel Travis, un membre de l’armée régulière. Bowie était plus vieux que Travis avec une meilleure réputation et se considérait comme étant colonel, ce qui le mettait donc au-dessus de Travis, un lieutenant colonel. Il refusa de répondre à Travis, qui demanda à ce qu’un vote soit organisé pour que les hommes choisissent leur commandant. Ils choisirent Bowie, rendant Travis furieux. Bowie célébra sa victoire en s’enivrant à l’excès et en causant des dégats à San Antonio, relâchant tous les prisonniers des prisons locales et en harcelant les citoyens. Travis fut dégoûté mais deux jours plus tard les hommes adhérèrent à un commandement commun; Bowie commanderait les volontaires et Travis les troupes régulières et la cavalerie volontaire.
Le 23 février, les cloches de San Fernando sonnèrent l’alarme annonçant l’approche des Mexicains. Travis demanda à toutes les forces texanes d’entrer dans Alamo. James Bowie se dépêcha de réunir les provisions et le bétail dans l’enceinte d’Alamo. Craignant pour la sécurité des parents de sa femme à San Antonio, Bowie invita ses cousins Getrudis Navarro et Juana Navarro Alsbury, ainsi que le fils de 18 mois d’Alsbury, Alijo Perez Jr., à rester dans les murs de Alamo. Bowie apporta aussi plusieurs serviteurs noirs, quelques-uns ayant travaillé au Palace Veramendi Palace, dans l’enceinte d’Alamo. Bowie était malade et deux docteurs, dont le chirurgien du fort, furent incapables de diagnostiquer sa maladie. Travis devint donc le seul commandant du fort alors que Bowie était cloué au lit. Santa Anna et son armée commencèrent le siège d’Alamo le 24 février. L’armée mexicaine hissa un drapeau rouge pour prévenir qu’il n’y aurait pas de quartier.
Bowie et Travis commencèrent à envoyer des couriers plaidant pour l’envoi de provisions et de renforts. Travis envoya Juan Seguin sur le cheval de Bowie, pour recruter des renforts et le 25 février, 32 hommes supplémentaires arrivèrent. Le 26 février, David Crockett rapporta que Bowie, bien que souffrant de sa maladie, continuait à ramper de son lit chaque jour vers minuit pour se présenter aux habitants du Alamo, ce qui remontait le moral de ses hommes. 35 ans après la chute du Alamo, un reporter identifia Louis "Moses" Rose comme ayant été le seul homme à avoir déserté Alamo. Selon la version du reporter du récit de Rose, quand Travis réalisa que l’armée mexicaine allait probablement s’imposer, il traça une ligne dans le sable et demanda, à ceux qui voulaient mourir pour leur cause, de franchir la ligne. A la demande de Bowie, Crockett et plusieurs autres portèrent leurs bardas au-delà de la ligne, laissant Rose seul de l’autre côté de la ligne. Après sa publication, plusieurs autres témoins visuels confirmèrent le récit mais comme Rose était décédé, l’histoire ne peut être authentifiée que par les paroles du reporter qui admit avoir embelli d’autres articles, "et c’est pourquoi de nombreux historiens réfutent cette histoire."
Bowie périt avec le reste des défenseurs d’Alamo le 6 mars, quand les mexicains attaquèrent. La plupart des non-combattants du fort, dont les parents de Bowie, survécurent. Santa Anna ordonna à l’alcalde de San Antonio, Francisco Antonio Ruiz, de confirmer les identités de Bowie, Travis et Crockett. Après avoir d’abord ordonné d’enterrer Bowie, comme il avait été trop brave pour être brûlé comme un chien, Santa Anna fit plus tard placer le corps de Bowie avec ceux des autres Texians sur le bûcher funéraire.
Quand la mère de Bowie fut informée de la mort de son fils, elle affirma calmement, "Je parierai qu’aucune blessure n’a été trouvée dans son dos." Divers témoins oculaires de la bataille donnèrent des versions contradictoires de la mort de Bowie. Un article de journal clama qu’un soldat mexicain avait vu Bowie évacué de sa chambre sur son lit, vivant, après la fin de la bataille. Le soldat affirma que Bowie avait fustigé un officier mexicain en parfait espagnol et l’officier ordonna qu’on lui coupe la langue et encore respirant, il fut jeté sur le bûcher funéraire. Cette version a été contestée par de nombreux autres témoins et l’on pense réellement que cette histoire a été inventée par le reporter. D’autres témoins affirmèrent qu’ils avaient vu plusieurs soldats mexicains entrer dans la chambre de Bowie, le frapper de leur baionnette et le porter, vivant, en dehors de sa chambre. D’autres histoires variées circulèrent avec des témoins clamant qu’il fut tué par des soldats car trop faible pour lever la tête. L’Alcalde Ruiz dit que Bowie fut trouvé mort dans son lit. Selon Wallace O Chariton, la "version la plus populaire et probablement la plus précise" avance que Bowie décéda dans son lit, "le dos collé au mur en utilisant ses pistolets et son fameux couteau." Un an après la bataille, Juan Seguin retourna à Alamo et ramassa les cendres restantes du bûcher funéraire. Il les plaça dans un cercueil sur lequel il inscrivit les noms de Bowie, Travis et Crockett. Les cendres ont été enterrées en la cathédrale de San Fernando.
Malgré ses continuelles déclarations de richesses, la propriété de Bowie s’avéra être très petit. Ses possessions furent vendues aux enchères pour seulement 99.50 dollars. Son plus grand héritage fut sa position en tant qu’"un des personnages légendaires de la frontière américaine." Bowie ne laissa que peu de traces écrites de sa vie et pour beaucoup "quand l’histoire fait défaut, c’est la légende qui prévaut." Bien que le nom et le couteau de Bowie aient été bien connus de son vivant, sa légende grandit après octobre 1852 quand la DeBow's Review publia un article écrit par son frère John Jones Bowie intitulé, "Early Life in the Southwest—The Bowies." L’article se focalisait d’abord sur les exploits de Jim Bowie. A la suite de cet article, "des histoires romancées" au sujet de Bowie commencèrent à apparaître dans la presse nationale. Dans de nombreux cas, "ces histoires étaient de pur mélodrames, avec Bowie se portant au secours du fils naif d’un planteur ou d’uen demoiselle en détresse."
Jim Bowie fut intronisé à titre posthume au Cutlery Hall of Fame de Blade Magazine lors du Blade Show de 1988 organisé à Atlanta, Géorgie, en reconnaissance de l’impact que son design de couteau éponyme laissa auprès de générations de couteliers et de compagnies de fabrication de couverts.
Un certain nombre de films ont dépeint les événements qui se sont passés lors de la bataille d’Alamo et Bowie apparut dans chacun d’entre eux.
De 1956 à 1958, Bowie fut le sujet d’une série télévisée, Les Aventures of Jim Bowie, dont l’action se situait dans les années 1930 en Louisiane, bien que certains épisodes de la fin de la série évoquaient des aventures qui sprenaient place dans la rpovince mexicaine du Texas. La série, dont la vedette était Scott Forbes en Jim Bowie, était basée sur un roman de 1946 intitulé Tempered Blade.
Bowie est aussi l’homonyme de David Bowie, qui naquit David Robert Hayward-Jones. Jones changea son nom dans les années 1960 parce qu’il craignait que son nom soit trop similaire à celui de Davy Jones, un membre des déjà célèbres The Monkees. Il choisit le nom de Bowie parce qu’il admirait James Bowie et le the Bowie knife.
Le comté de Bowie dans le nord-est du Texas et la ville de Bowie dans le comté de Montague, Texas, ont tous deux pris ce nom en hommage à James Bowie. James Bowie Elementary à Corsicana, Texas fut aussi dénommée en honneur de James.

DEMERVAL
Grand Sachem
Grand Sachem
Messages : 4023

Re: Jim BOWIE (1796-1836)

Messagepar DEMERVAL » 10 févr. 2017 21:31

Alan Ladd........................dans..........La maîtresse de fer de Gordon Douglas (1952)
MacDonald Carey................dans..........Sur le territoire des Comanches de George Sherman (1950)
Jason Patric.....................dans...........Alamo de John Lee Hancock (2004)
Richard Widmark...............dans...........The Alamo de John Wayne (1960)
Peter Coyote....................dans...........Two for Texas (TV) de Rod Hardy (1998)
David Keith.....................dans............Texas (TV) de Richard Lang (1994)
Steve Sandor....................dans............Alamo:The Price of Freedom de Kieth Merrill (1988)
James Arness...................dans............The Alamo :Thirteen Days of Glory (TV) de Burt Kennedy (1987)
Jeff Morrow ....................dans.............Attaque à l'aube de Byron Haskin (1956)
Sterling Hayden.................dans............Quand le clairon sonnera de Frank Lloyd (1955)
Stuart Randall...................dans...........Le déserteur de Fort Alamo de Budd Boetticher (1953)
Robert Armstrong...............dans...........Man of Conquest de George Nichols Jr (1939)
Roger Williams .................dans............Heroes of the Alamo de Harry L. Fraser (1937)
Alfred Paget.....................dans............Martyrs of the Alamo de Christy Cabanne (1915)
Hal Taliaferro...................dans............The Painted Stallion de Alan James (1938)
Kenneth Tobey..................dans.............Davy Crockett, roi des trappeurs de Norman Foster (1955)
Modifié en dernier par DEMERVAL le 11 févr. 2017 6:45, modifié 1 fois.

Avatar du membre
Bat Lash
Comanche
Comanche
Messages : 736

Re: Jim BOWIE (1796-1836)

Messagepar Bat Lash » 10 févr. 2017 22:50

Dans The Alamo de 2004 ce n"est pas Billy Bob Thornton qui joue Bowie mais Jason Patric (Thornton joue Davy Crocket).

Avatar du membre
major dundee
Séminole
Séminole
Messages : 1115
Localisation : depts 13 et 05

Re: Jim BOWIE (1796-1836)

Messagepar major dundee » 10 févr. 2017 23:16

C'est lui :num1 , un Bowie nettement moins sympathique que celui personnifié par Richard Widmark.

Image

DEMERVAL
Grand Sachem
Grand Sachem
Messages : 4023

Re: Jim BOWIE (1796-1836)

Messagepar DEMERVAL » 11 févr. 2017 6:47

Image
Image

Avatar du membre
Sitting Bull
Grand Sachem
Grand Sachem
Messages : 5704
Localisation : Grande prairie du Sud-Ouest

Re: Jim BOWIE (1796-1836)

Messagepar Sitting Bull » 11 févr. 2017 10:15

Et celui-ci, il est pas sympa. ?

Image
"The iron mistress"
Image

"What is this ? The stuff that dreams are made of." (W.Shakespeare)

Avatar du membre
Bat Lash
Comanche
Comanche
Messages : 736

Re: Jim BOWIE (1796-1836)

Messagepar Bat Lash » 11 févr. 2017 10:55

Le meilleur avec Widmark


A noter que dans l'épisode Alamo de la série Au Coeur du Temps, c'est Jim Davies qui joue Jim Bowie

Avatar du membre
Bat Lash
Comanche
Comanche
Messages : 736

Re: Jim BOWIE (1796-1836)

Messagepar Bat Lash » 12 févr. 2017 21:36

dans le sérial The Painted Stallion (1937) avec Hoot Gibson, c'est un dénommé Hal Taliafierro qui joue Jim Bowie





Retourner vers « Western et histoire »

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 2 invités