Lee GRANT (1926- )

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DEMERVAL
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Lee GRANT (1926- )

Messagepar DEMERVAL » 17 mai 2017 21:30

Lee Grant naquit Lyova Haskell Rosenthal le 31 octobre 1927 (c’est l’année de naissance la plus citée) à Manhattan, le seul enfant de Witia (née Haskell), une actrice et institutrice, et Abraham W. Rosenthal, un agent immobilier et éducateur. Son père était né à New York, de parents immigrés polonais, et sa mère était originaire d’immigrants russes juifs. La famille résida au 706 Riverside Drive dans le quartier des Hamilton Heights sur Manhattan. Son année de naissance a été discutée, différentes sources citant 1925, 1926, voire 1929.
Elle débuta dans un spectacle au Metropolitan Opera, et ,adolescente, rejoignit plus tard l’American Ballet. Elle fréquenta l’Art Students League of New York, la Juilliard School of Music, la High School of Music & Art et le lycée George Washington, tous à New York City. Lee Grant obtint son baccalauréat à 14 ans et reçut une bourse d’études pour intégrer la Neighborhood Playhouse School of the Theatre où il étudia sous la houlette de Sanford Meisner. Elle s’enrôle finalement à l’Actors Studio de New York.
Lee Grant se produisit dans un ballet pour la première fois en 1933, alors qu’elle n’avait que 6 ans au Metropolitan Opera House. En 1938, à 11 ans, elle devint membre de l’American Ballet, sous l’égide de George Balanchine.
Comme actrice, Lee Grant fit ses débuts professionnels comme doublure dans Oklahoma en 1944, et en fit ses débuts sur Broadway dans Joy to the World. Grant s’établit comme actrice dramatique sur et en dehors de Broadway, recevant de bonnes critiques pour son rôle de voleuse à l’étalage dans Histoire de détective, en 1949, avec Ralph Bellamy. Elle fit ses débuts sur le grand écran dans la version cinématographique d’Histoire de détective, avec Kirk Douglas, recevant par ailleurs sa première nomination pour l’Oscar du meilleur second rôle et remportant la palme d’or de la meilleure actrice au festival de Cannes. Elle fut une actrice régulière sur le soap opera de la CBS, Search for Tomorrow au début des années 1950.
En 1951, elle délivra un éloge passionné lors du service funèbre organisé pour l’acteur J. Edward Bromberg, dont la mort prématurée, sous-entendit-elle, avait été causée par le stress qui l’envahit consécutivement à sa convocation à témoigner devant l’House Committee on Un-American Activities (HUAC). Après que son éloge eut été publié, elle fut appelée à comparaître devant le même comité pour témoigner contre son mari, le dramaturge Arnold Manoff, mais elle refusa. En résultat, pendant les douze années qui suivirent, de 24 à 36 ans, elle fut placée sur la liste noire et fut en incapacité de travailler sur le grand comme sur le petit écran.
Kirk Douglas, qui joua avec elle dans Histoire de détective, se rappela que ce fut le réalisateur Edward Dmytryk qui avait dénoncé son mari au HUAC:
“Lee n’était qu’une enfant, une jolie jeune fille avec un talent extraordinaire et un grand futur. On pouvait tous s’en rendre compte. Elle était si bonne qu’elle fut nominée pour l’Oscar de meilleur second rôle dès son tout premier film. Mais comme Eddie Dmytryk avait nommé son mari, Lee Grant fut placée sur la liste noire avant même que sa carrière eut une chance de décoller. Bien sûr, elle refusa de témoigner sur l’homme qu’elle avait épousé et il lui fallut des années avant que quelqu’un n’ose l’employer pour un autre film”.
Elle apparut dans un nombre restreint de spectacles sur les planches et à la télévision durant ces années. En 1953 elle incarna Rose Peabody dans la série journalière dramatique, Search for Tomorrow. Dans Two for the Seesaw sur Broadway en 1959, elle incarna Gittle Mosca. Et en 1963 elle fut acclamée pour sa performance dans la production hors Broadway de la pièce de Jean Genet, The Maids.
Avant qu’elle ne soit enlevée de la liste noire au début des années 1960, elle était divorcée, remariée, et avait une petite fille, Dinah. Grant essaya immédiatement de rétablir sa carrière sur le grand et le petit écrans. Dans son autobiographie, elle écrit :
“Dinah fut mon graal, ma constante; rien ni personne ne pouvait se mettre entre nous deux. Dinah et ma nécessité de la supporter financièrement, moralement, viscéralement, et la colère qui m’habitait contre ceux qui m’avait pris 12 ans de ma vie d’actrice, furent mes motivations”.
Les cicatrices et les peurs des années de boycott restèrent gravées dans sa mémoire et devaient le rester tout au long de sa carrière. Pas plus tard qu’en 2002, elle entrait toujours en transe quand on la questionnait sur l’expérience qu’elle vécut durant la période du McCarthysme.
La première grande réusssite de Lee Grant après que l’House Committee on Un-American Activities l’ait officiellement absoute, fut durant les années 1960 le série télévisée, Peyton Place, dans laquelle elle incarna le personnage de Stella Chernak, pour lequel elle remorta un Emmy en 1966. En 1967, Lee Grant apparut dans un épisode de Mission Impossible, y interprétant l’épouse d’un diplomate américain qui agit en sous-main pour discréditer un diplomate sans scrupules. La même année, elle incarna la veuve désespérée de la victime d’un meurtre dans le film oscarisé Dans la chaleur de la nuit.
Par la suite elle fut de nouveau nominée pour un Oscar pour les drames Le propriétaire (1970) et Le Voyage des damnés (1976). Elle étendit sa palette de rôle à la comédie, notamment avec plusieurs rôles de mère autoritaire. Dans Plaza Suite (1971), une comédie réalisée par Arthur Hiller et écrite par Neil Simon, elle interpréta la mère harcelée d’une épouse, avec Walter Matthau dans le rôle du père. Le film fut suivi par une autre comédie avec le rôle d’une mère dans Portnoy et son complexe (1972). Egalement en 1971, elle fut la costar à Broadway avec Peter Falk de la pièce de Neil Simon, Prisoner of Second Avenue. Neil Simon dit que son "premier et seul choix pour le rôle était Grant, était aussi bien à l’aise avec des dramaturges comme Chekhov ou Sidney Kingsley, qu’avec des rôles "absolument hilarants" quand le script le demandait, car elle était capable de tout jouer avec honnêteté.
Parmi ses rôles les plus notables figurent celui de l’ancienne petite amie de Warren Beatty dans la comédie, Shampoo (1975), pour lequel elle reçut l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle. Le film reçut des critiques mitigées mais fut le plus grand succès de la Coumbia depuis sa création 50 ans plus tôt. Après Le propriétaire (1970), ce fut le second film que Lee Grant interprétait sous la direction d’ Hal Ashby. La critique Pauline Kael, la comparant dans les deux films, note que Grant "est tellement une comédienne au style cool qu’elle est sous le danger que les gens disent qu’elle est bonne, comme d’habitude." Durant le tournage, cependant, elle eut réellement à subir quelques désagréments avec Warren Beatty, qui était aussi le producteur, et elle quitta presque le film. Durant une scène, elle voulait la jouer d’une manière qu’elle savait plus réaliste du point de vue féminin, mais Warren Beatty refusa. Après avoir pensé à la scène pendant quelques jours, elle dit au réalisateur Hal Ashby qu’elle ne pouvait la jouer comme le voulait Beatty et donc qu’elle quittait la production. Alors qu’elle quittait le tournage, Beatty l’arrêta et lui demanda ce qui n’allait pas. "Je me suis assise et lui ai dit" dit-elle. "Il leva les bras au ciel et dit, 'Joue-la comme tu veux. Qu’est ce que j’en sais? Je suis un homme.'"
Malgré le succès du film, Grant commençait à se sentir de plus en plus en danger à Hollywood alors qu’elle approchait de la cinquantaine. Elle écrivit :
“En tant qu’actrice, je devenais mon pire ennemi, traumatisée sur scène et en essayant de rester jeune pour continuer à travailler. Une femme d’un certain âge ne joue plus sur le grand ou le petit écran; on nous met de côté ou dehors. Et j’étais une femme d’un certain âge, terrifiée à l’idée de me retrouver de nouveau sans boulot."
L’acteur Bruce Dern, qui joua à ses côtés dans La gagne (1987), se rappelle d’elle: "Lee Grant est une actrice fabuleuse. A chaque fois qu’elle joue, c’est une bénédiction pour vous de l’avoir à vos côtés."[
Lee Grant est la seule actrice hollywoodienne de sa génération à avoir réussi dans la réalisation. Elle dirigea la pièce de théâtre, The Stronger en 1976, écrite par August Strindberg. En 1980 elle dirigea son premier film, Tell Me a Riddle, une histoire au sujet d’un couple de juifs vieillissants. Elle dirigea aussi plusieurs films documentaires dont Down and Out in America (1986) qui remporta l’Oscar du meilleur documentaire. La même année, elle dirigea Nobody's Child, un téléfilm avec Marlo Thomas au sujet d’une femme confinée dans une institution mentale pendant 20 ans. Pour sa réalisation, Lee Grant fut la première réalisatrice à remporter la Directors Guild of America Award.
Plus récemment, elle dirigea des épisodes de la série Intimate Portrait pour Lifetime Television, qui mettait à l’honneur diverse femmes de caractère. Admiratrice de ses talents de réalisatrice et d’actrice, l’actrice Sissy Spacek accepta de jouer dans Hard Promises "uniquement pour le fait de travailler avec Grant", bien que plus tard Lee Grant fut remplacée au poste de réalisatrice.
En mars 1971, Lee Grant apparut dans un épisode de Columbo, intitulé "Ransom for a Dead Man"', et fut nominée pour l’Emmy de la meilleure actrice dans une minisérie ou un téléfilm. Ayant été nominée pour deux performances dans la même catégorie de récompense, elle reçut un trophée pour son autre performance télévisuelle dans le téléfilm, The Neon Ceiling. La seule autre nominée fut Colleen Dewhurst; lors de son discours d’acceptation du trophée, Lee Grant nota ironiquement : "Je dois remercier Colleen Dewhurst car il me fallut deux rôles pour égaliser un seul des siens."
Durant la saison télévisée de 1975-1976, elle fut la vedette de la sitcom de NBC, Fay, qui, à son grand dam, fut supprimée après 8 épisodes. Elle fit une apparition en guest star dans Empty Nest, dans lequel sa fille Dinah Manoff apparut en costar. En 1988, elle fut récompensée du Women in Film Crystal Award pour sa contribution à l’amélioration de la place de la femme dans l’industrie du divertissement.
En 1992, elle incarna le personnage de Dora Cohn, la mère de Roy Cohn, dans le téléfilm biographique intitulé Citizen Cohn, qui lui permit d’être de nouveau nominée pour le Primetime Emmy Award. En 2001, Lee Grant incarna Louise Bonner dans le film de David Lynch acclamé par la critique, Mullholland Drive. De 2004 à 2007, Carlin Glynn, Stephen Lang et Lee Grant servirent comme codirecteurs artistiques pour l’Actors Studio.
En 2013, elle fit son retour sur les planches, après presque 40 ans d’absence, pour être la vedette de The Gin Game, dont une partie des bénéfices retournait à l’amélioration des programmes de l’Island Music Guild. Lee Grant y incarna le personnage de Fonsia Dorsey face à Frank Buxton dans le rôle de Weller Martin; sa fille Dinah Manoff dirigea la production.
Sa contribution au western fut la suivante :
La grande vallée, un épisode, Rosemary Williams dans “The Lady from Mesa” (1967)
Le reptile de Joseph L. Mankiewicz (1970), Mme Bullard

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Re: Lee GRANT (1926- )

Messagepar DEMERVAL » 21 mai 2017 6:48

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