Joan Crawford (1905-1977)

Biographies et fiches d'acteurs, réalisateurs, ...
Liste des biographies
Règles du forum
:arrow: Liste des biographies


1 acteur ou réalisateur par topic
Merci de formater le titre de cette façon : Prénom Nom
(pas de titres totalement en majuscule)
DEMERVAL
Grand Sachem
Grand Sachem
Messages : 4023

Joan Crawford (1905-1977)

Messagepar DEMERVAL » 28 mai 2013 10:53

3 jours de boulot pour la bio d'une icône qui certes, n'est pas une westernienne acharnée mais qui, rien que son rôle de Vienna, mérite que l'on se penche de manière assidue sur sa carrière :
Joan Crawford naquit Lucille Fay LeSueur à San Antonio, le 23 mars 1905. Elle était la 3ème enfant de Thomas E. LeSueur (1868–1938), un ouvrier de blanchisserie originaire du Tennessee, dont parmi les ancêtres figuraient des huguenots français et d’Anna Bell Johnson (1884–1958), qui était de descendance suédo-irlandaise. Ses sœurs et frères étaient Daisy LeSueur, sa sœur plus âgée qui disparut très jeune et Hal LeSueur. Thomas LeSueur abandonna la famille quelques mois avant la naissance de Joan. Sa mère se remaria quelques temps après avec Henry J. Cassin. La famille vécut à Lawton, Oklahoma, où Henry Cassin dirigeait un cinéma. Joan Crawford ne sut pas que Henry Cassin n’était pas son père biologique avant que son frère Hal ne le lui dit. Le recensement fédéral de 1910 pour le Comanche County, Oklahoma, énuméré en avril 1920, montra qu’Henry et Anna vivait au 910 "D" Street à Lawton. Joan Crawford y était listée comme ayant 5 ans, ce qui prouve que 1905 est bien son année de naissance. Cependant, l’état du Texas n’obligea pas la déclaration obligatoire de naissance avant 1908, ce qui permit à Joan Crawford de revendiquer qu’elle était née en 1908. Enfant, Joan Crawford préférait le surnom de "Billie"et elle aimait regarder le vaudeville dans le théâtre de son beau-père. L’instabilité familiale affecta son éducation et son niveau d’études ne progressa quasiment au-delà du niveau de CM1.
Son ambition était de devenir danseuse. Cependant, afin d’échapper à des leçons de piano pour retrouver des copains, elle sauta du porche de sa maison et s’entailla profondément son pied sur une bouteille de lait cassée. Joan Crawford eut trois opérations et fut incapable de suivre les cours de l’école primaire pendant un an et demi. Finalement elle guérit complètement et retourna à la danse. Aux alentours de 1916, sa famille déménagea à Kansas City, Missouri. Henry Cassin est d’abord cité dans les registres municipaux comme demeurant en 1917, au 403 East Ninth Street. Alors qu’elle était encore à l’école primaire, Joan Crawford fut placée à la St. Agnes Academy, une école catholique de Kansas City. Plus tard, après que sa mère et son beau-père se furent séparés, elle demeura à St. Agnes comme étudiante et salariée. Puis elle se rendit à Rockingham Academy, aussi comme étudiante et salariée. Alors qu’elle étudiait à Rockingham, elle commença à flirter sérieusement avec un trompettiste, nommé Ray Sterling. En 1922, elle se fit enregistrer au Stephens College de Columbia, Missouri, donnant comme date de naissance, 1906. Joan Crawford ne suivit les cours de Stephens que 4 mois avant de démissionner après qu’elle eut compris qu’elle n’était pas faite pour le collége.
Sous le nom de Lucille LeSueur, Joan Crawford commença à danser dans des troupes de revues itinérantes et fut remarquée alors qu’elle dansait à Detroit par le producteur Jacob J. Shubert. Jacob Shubert l’embaucha dans sa troupe pour son spectacle de 1924, Innocent Eyes, au Winter Garden Theatre de Broadway à New York City. Alors qu’elle était dans Innocent Eyes, Joan Crawford rencontra un saxophoniste appelé James Welton. Les deux sont censés s’être mariés en 1924 et vécurent ensemble pendant quelques mois, bien que ce mariage ne fut jamais mentionné par Joan Crawford dans ses mémoires. Elle voulait un peu plus de travail et elle approcha le publiciste de Loews Theaters, Nils Granlund. Granlund lui trouva un job grâce à l’aide du producteur Harry Richmond qui s’arrangea pour qu’elle fasse un bout d’essai à Hollywood. Des histoires circulent, selon lesquelles Joan Crawford aurait, afin d’arrondir ses fins de mois, joué dans quelques films légérement pornographiques, mais rien ne peut accréditer ces allégations. Le producteur hollywoodien Rapf notifia à Granlund le 24 décembre 1924 que la Metro-Goldwyn-Mayer offrait un contrat à Joan pour 75 dollars la semaine. Granlund télégraphia immédiatement la nouvelle à Joan, alors âgée de 19 ans qui était retournée auprès de sa mère à Kansas City ; elle emprunta $400 pour payer son voyage. La nuit après Noël elle quitta Kansas City et arriva à Culver City, Californie le 1er janvier 1925.
Sous le nom de Lucille LeSueur, son premier film fut The Circle en 1925, suivi par Les Feux de la Rampe, dont la vedette était ZaSu Pitts. Aussi en 1925 elle apparut dans de petits rôles dans les films The Only Thing et Old Clothes. Le responsable de la publicité de la MGM, Pete Smith décela ses capacités mais pensa que son nom sonnait creux. Pete Smith organisa un concours en collaboration avec le magazine Movie Weekly pour permettre aux lecteurs de choisir eux-mêmes son nouveau nom. Initialement le nom "Joan Arden" fut sélectionné mais, comme une autre actrice avait prélablement déjà réclamé ce nom, le deuxième choix “Crawford” devint le bon. Joan Crawford voulut initialement que son nouveau prénom soit prononcé "Jo-anne". Elle haïssait le nom de Crawford, disant que celà sonnait comme "crawfish". Son ami, l’acteur William Haines, déclara malicieusement, "Ils auraient pu t’appeler 'Cranberry' et on t’aurait servie chaque Thanksgiving avec la dinde!" . Joan Crawford continua de haïr son nom tout au long de sa carrière mais, dit-elle, elle "aima la sécurité qui alla avec lui".
Devenant de plus en plus frustrée par la taille et la qualité des rôles qu’on lui octroyait, Joan Crawford s’embarqua dans une campagne d’auto-promotion. Comme le raconta le scénariste de la MGM, Frederica Sagor Maas, "Personne ne décida de faire une star de Joan Crawford. Joan Crawford devint une star parce que Joan Crawford décida de devenir une star." Elle commença à participer à des sessions de danse les après-midis et les soirs dans les hôtels autour d’Hollywood, où elle remporta souvent des concours de Charleston et de Black Bottom.
Sa stratégie fonctionna et la MGM l’embaûcha pour le premier film où les spectateurs la remarquèrent, Sally, Irene and Mary (1925) d’Edmund Goulding. Elle y incarnait Irene, une chorus girl se débattant dans les difficultés. La même année, Joan Crawford travailla dans Lady of the Night, aux côtés de Norma Shearer. Joan Crawford était maquillée et utilisée comme double de Norma Shearer et son visage n’est vu que brièvement. Joan Crawford convoita les rôles que Norma Shearer jouait mais elle savait que le mari de Norma, le producteur Irving Thalberg, lui garantissait le premier choix pour tous les films de la MGM. "Comment puis-je lutter avec Norma?" aurait-elle dit. "Elle couche avec le patron ."
L’année suivante, Joan Crawford fut élue parmi les WAMPAS Baby Stars, avec Mary Astor, Mary Brian, Dolores Costello, Dolores del Río, Janet Gaynor et Fay Wray. Pendant les deux années suivantes, Joan Crawford apparut dans un nombre croissant de films importants. En 1926, elle fit Paris, où elle put montrer son sex-appeal. De ce fait, elle attira les convoitises de quelques grandes stars masculines de la MGM parmi lesquelles : Ramón Novarro, William Haines, John Gilbert et Tim McCoy. Joan Crawford apparut dans L’Inconnu (1927), avec Lon Chaney, Sr. qui interprétait un lanceur de couteaux de foire sans bras. Joan Crawford y interprétait sa jeune assistante qu’il espérait épouser. Elle affirma qu’elle avait plus appris sur l’art dramatique en regardant Lon Chaney Sr jouer que de n’importe qui d’autres. "C’est alors", dit elle, "que j’ai pris conscience de la différence entre se tenir devant une caméra et jouer." Aussi en 1927, elle apparut aux côtés de son bon ami, William Haines dans Spring Fever, cela devait être le premier des trois films qu’ils devaient jouer ensemble.
En 1928, Joan Crawford fut la vedette féminine face à Ramón Novarro dans Across to Singapore, mais ce fut son interprétation de Diana Medford dans Our Dancing Daughters (1928) qui la catapulta vers la célébrité. Le rôle l’établit comme le symbôle de la femme moderne de 1920 qui concurrençait l’image de son amie Clara Bow, qui était l’image de la fille délurée d’Hollywood. Un flot de films à succès suivirent Les Nouvelles Vierges, dont deux autres rôles de filles délurées, dans lesquels Joan Crawford incarna, pour la légion des ses fans (dont beaucoup étaient des femmes) une vision idéalisée de la fille américaine à l’esprit libre.
Le 3 juin 1929, Joan Crawford maria Douglas Fairbanks, Jr. à la Saint Malachy's Roman Catholic Church de New York City, bien qu’aucun des deux n’était catholique. Douglas Fairbanks Jr était le fils de Douglas Fairbanks Sr et le beau-fils de Mary Pickford, qui était considérée comme la reine d’Hollywood. Douglas Fairbanks Sr. et Mary Pickford étaient opposés au mariage et n’invitèrent pas le couple à leur domicile, Pickfair, pendant 8 mois après le mariage. Les relations entre Douglas Fairbanks Sr et Joan Crawford se réchauffèrent néanmoins ; elle l’appelait "Uncle Doug" et il l’appelait "Billie". Après cette première invitation, Joan Crawford et Douglas Fairbanks, Jr. furent plus souvent invités, ce qui fut difficile pour Crawford. Quand les Fairbanks jouaient au golf, Joan Crawford restait avec Mary ou seule.
Pour se débarrasser de son accent du sud-ouest, Joan Crawford s’exerça inlassablement à la diction et à l’élocution. Son premier film parlant fut Untamed (1929), avec Robert Montgomery, qui fut un succès au box office. Joan Crawford fit une réelle transition vers le film parlant. Un critique écrivit "Miss Crawford chante de façon attrayante et danse de manière excitante comme d’habitude; sa voix est charmante et les efforts qu’elle met dans les rôles difficiles qu’elle joue, sont toujours convainquants."
Avec ses premiers films parlants, Our Blushing Brides (1930), un autre succès financier, MGM commença à lui developper une image plus sophistiquée, plutôt que de continuer à promouvoir son personnage de fille délurée de l’époque du muet.
En 1931, elle fut la vedette face à Clark Gable de Possessed. Ils commencèrent une relation amoureuse durant le tournage, qui obligea le boss du studio, Louis B. Mayer, à lancer un ultimatum à Clark Gable, l’enjoignant de rompre immédiatement. Clark Gable acquiesça, bien que pendant plusieurs années leur idylle continua sporadiquement et secrétement. Lors de sa sortie, Possessed fut un énorme succès. Le studio la casta ensuite dans Grand Hotel qui comptait au générique les acteurs les plus célébres d’Hollywood des années 1930 (Greta Garbo, John Barrymore et Wallace Beery notamment) et fut le film le plus prestigieux de MGM en 1932.
Joan Crawford continua sur le chemin de la réussite avec Letty Lynton (1932). Juste après sa sortie, un procès pour plagiat obligea MGM à le retirer de l’affiche. Ce film n’a jamais été vu à la télévision et n’est jamais sorti en vidéo, et est considéré comme le film perdu de Joan Crawford. Le film est principalement connu à cause de la robe de "Letty Lynton", conçue par Adrian: une robe en coton blanc et organdi avec de larges manches bouffantes, montant sur les épaules. Ce fut cette robe qui contribua à mettre en évidence les larges épaules de Joan Crawford, dont la largeur allait être accentuée par les costumes. Macy’s copia la robe en 1932 et en vendit 500,000 répliques aux Etats-Unis.
En mai 1933, Joan Crawford et Douglas Fairbanks divorcèrent. Joan Crawford mit en avant "une grave cruauté"; "une jalousie maladive" envers ses amis et "de grosses disputes sur les sujets les plus triviaux" qui pouvaient durer "tard dans la nuit". Après Possessed, Joan Crawford fut la vedette face à Clark Gable dans le succès Dancing Lady (1933), pour lequel elle reçut son plus gros cachet. Ses films suivants : Sadie McKee, La Passagère et Forsaking All Others (tous de 1934), furent parmi les plus gros succès financiers du milieu des années 1930s.
En 1935, Joan Crawford maria son second mari, Franchot Tone, un acteur de théâtre de New York qui avait dans l’idée d’utiliser ses cachets gagnés au cinéma pour financer sa troupe de théâtre. Franchot Tone et Joan Crawford apparurent ensemble dans Après nous le déluge (1933) et tombèrent immédiatement fous l’un de l’autre, bien que Joan Crawford hésitait à se lancer dans une nouvelle relation amoureuse juste après son divorce. Le couple fit construire un petit théâtre au domicile de Joan Crawford à Brentwood et montèrent quelques pièces classiques pour des groupes d’amis. Avant et durant leur mariage, Joan Crawford travailla à promouvoir la carrière de Franchot Tone à Hollywood mais il n’était définitivement pas intéressé à devenir une star de cinéma et Joan Crawford stoppa finalement ses efforts. Franchot Tone commença à boire et à abuser physiquement de Joan et elle demanda le divorce, qui fut prononcé en 1939. Joan Crawford et Franchot Tone se réconcilièrent finalement et Franchot Tone lui proposera même de la remarier en 1964. Quand il décéda en 1968, Joan Crawford s’arrangea pour qu’il soit incinéré et fit éparpiller ses cendres au Muskoka Lakes, Canada.
En 1936, elle incarna Margaret O’Neill Eaton dans L’Enchanteresse aux côtés de Robert Taylor et de son mari d’alors, Franchot Tone. Le Motion Picture Herald la plaça en tête des actrices les plus rentables de 1932 à 1936 et Life magazine la proclama "Première Reine du Cinéma" en 1937. Plus tard en 1937 elle sortit pour la première fois du top 10.
Cependant, Joan Crawford fit un comeback avec son rôle de bonne à tout faire, Crystal Allen dans le film de George Cukor, Femmes en 1939. Elle cassa son image en acceptant de jouer le rôle non glamour de Julie dans Strange Cargo (1940), son 8ème et dernier film avec Clark Gable. Joan Crawford incarna ensuite un maître-chanteur au visage défiguré dans Il était une fois (1941), un remake d’un film européen dans lequel Ingrid Bergman incarnait le rôle principal, film sorti 3 ans plus tôt. Bien que le film ne reçut qu’un accueil mitigé, son interprétation fut saluée par la critique.
Joan Crawford adopta son premier enfant, une fille, en 1940. Comme elle vivait seule, la loi californienne lui interdit d’adopter un enfant dans l’Etat et elle s’arrangea, en passant par une agence, pour l’adopter à Las Vegas. L’enfant fut temporairement prénommée Joan jusqu’à ce que Crawford changea son prénom en Christina. Elle maria l’acteur Phillip Terry le 21 juillet 1942 après six mois de relations. Ensemble le couple adopta un fils prénommé Christopher, mais sa mère biologique réclama l’enfant. Ils adoptèrent un autre garçon, qui fut appelé Phillip Terry, Jr.
Après la fin du mariage en 1946, Joan Crawford changea le nom de l’enfant en Christopher Crawford. Après 18 ans, son contrat avec la MGM se termina par consentement mutuel le 29 juin 1943. Durant la seconde guerre mondiale, elle fut membre des American Women's Voluntary Services.
Joan Crawford, maintenant bien établie comme une des plus grandes stars d’Hollywood, était prête à prendre un nouveau tournant dans sa carrière. Pour $500,000, elle signa avec Warner Bros pour faire 3 films et fut inscrite sur le registre du personnel le 1er juillet 1943. Elle fit aussi une pige avec beaucoup d’autres stars pour remonter le moral des G.I. dans Hollywood Canteen (1944). Joan Crawford affirma qu’une des principales raisons pour lesquelles ele avait signé avec Warner Bros. était qu’elle désirait incarner "Mattie" dans la version cinématographique de 1944 du roman d’Edith Wharton, Ethan Frome (1911).
Joan Crawford voulut jouer le rôle-titre dans Le Roman de Mildred Pierce (1945), mais Bette Davis fut le premier choix du studio. Cependant, Bette Davis refusa finalement le rôle. Le réalisateur Michael Curtiz ne voulait pas de Joan Crawford et il dit à Jack Warner, "Elle vient ici avec ses grands airs et ses épaulettes... pourquoi devrais-je perdre mon temps avec une has-been?" Michael Curtiz demanda à ce que Crawford prouva son aptitude en passant un test. Après le test, il accepta d’enrôler Joan Crawford. Elle y joua aux côtés de Jack Carson, Zachary Scott, Eve Arden, Ann Blyth et Butterfly McQueen. Le Roman de Mildred Pierce fut un succès critique et commercial retentissant. Le film symbolisa le flamboyant style visuel et la dure sensibilité du film noir défini par Warner Bros. à la fin des années 1940, rapportant à Joan Crawford l’Oscar de la meilleure actrice.
De 1945 à 1952, Joan Crawford reigna comme l’actrice la plus respectée, apparaissant dans des rôles, tels Helen Wright dans Humoresque (1946), Louise Howell Graham dans Possédée (1947, pour lequel elle fut nominée une seconde fois pour l’oscar de la meilleure actrice) et le rôle-titre dans Femme ou Maîtresse (aussi en 1947). Elle fit aussi de la figuration dans It's a Great Feeling (1949), parodiant sa propre image. Parmi ses autres rôles de cette époque, on peut retenir Lane Bellamy dans Boulevard des Passions (1949); un rôle dans le violent film noir, L’Esclave du Gang (1950), et le rôle –titre de La Perfide (1950). Après avoir tourné La Reine du Hold-Up (1952), Joan Crawford demanda à être libérée de son contrat avec Warner Bros. En 1952, elle apparut dans le film de la RKO, Le Masque Arraché. Le rôle lui rapporta sa troisième et dernière nomination pour l’Oscar de la meilleure actrice.
Joan Crawford, pour combler son désir compulsif de former une famille et son besoin d’aimer et d’être aimée, adopta deux autres enfants en 1947, des vrais jumelles prénommées Cindy et Cathy.
Joan Crawford travailla dans les séries radio The Screen Guild Theater le 8 janvier 1939; Good News; Baby, diffusée le 2 mars 1940, The Word on Everyman's Theater (1941); Chained et Document A/777 (1948).
Elle apparut dans des épisodes de séries télévisées anthologiques dans les années 1950 et en 1959, fit le pilote de sa propre série, The Joan Crawford Show.
Joan Crawford maria son dernier mari, Alfred Steele, au Flamingo Hotel de Las Vegas le 10 mai 1955. Joan Crawford et Alfred Steele s’étaient rencontrés lors d’une soirée en 1950 alors que Steele était l’un des dirigeants de Coca-Cola. Ils renouvelèrent leurs vœux lors d’une soirée de nouvel an en 1954. Alfred Steele, à cette époque, était devenu le Président de Pepsi Cola. Alfred Steele devait plus tard être nommé président du conseil et président-directeur-général de Pepsi Cola. Joan Crawford voyagea intensément pour le compte de Pepsi après son mariage. Elle estima qu’elle avait voyagé plus de 100,000 miles pour la compagnie. Alfred Steele décéda d’une crise cardiaque en avril 1959. Joan Crawford fut alors avisée que ses services n’étaient plus nécessaires. Après qu’elle en eut parlé à Louella Parsons, Pepsi revint sur sa décision et Joan Crawford fut élue pour occuper le siège vacant au conseil d’administration. Joan Crawford, laissée quasiment sans un sou après le décès de Steele, accepta un second rôle dans The Best of Everything (1959). Ce fut son premier rôle en tant que non-star dans sa carrière. Elle recut le 6ème "Pally Award", qui avait la forme d’une bouteille de pepsi. Il était octroyé au salarié de la société ayant le plus contribué aux ventes. En 1973, Joan Crawford fut mise en retraite forcée sur l’ordre du PDG, Don Kendall.
Après un rôle pour la RKO dans Le Masque Arraché, Joan Crawford apparut dans des films allant du western, Johny Guitar (1954) au drame, Feuilles d’Automne (1956), face au jeune Cliff Robertson, un film qui montrait Joan Crawford dans un grand nombre de scènes de baisers qui choquèrent les spectateurs. Au début des années 1960, cependant, son statut dans le cinéma avait diminué.
Joan Crawford incarna Blanche Hudson, une vieille star de cinéma, en chaise roulante, qui était en conflit avec sa soeur psychotique, dans le très psychologique thriller, Qu’est-il arrivé à Baby Jane? (1962). Malgré leur mésentente passée, Joan Crawford suggéra Bette Davis pour le rôle de Jane. Les deux stars maintiendront publiquement qu’il n’y avait pas de tensions entre elles. Cependant, Joan Crawford accusa plus tard Bette Davis de lui avoir donné des coups de pied dans une scène où Jane attaquait Blanche; Joan Crawford riposta en portant des poids sous ses vêtements pour une scène dans laquelle Bette Davis devait la porter. Le réalisateur, Robert Aldrich, expliqua que Bette Davis et Joan Crawford étaient toutes deux conscientes de l’importance du film pour leurs carrières respectives et il commenta, "Il est vrai de dire qu’elles se détestaient réellement, mais elle se conduisirent d’une manière, absolument parfaite." Après la fin du tournage, leurs commentaires publics l’une sur l’autre, transforma leur animosité en une querelle à vie. Le film devint un énorme succès, récupérant le coût du tournage en 11 jours d’exploitation, et raviva temporairement la carrière de Joan. Bette Davis fut nominée pour un Oscar pour sa performance de Jane Hudson. Joan Crawford contacta secrètement toutes les autres nominées de la catégorie (Katharine Hepburn, Geraldine Page et Anne Bancroft), pour leur faire savoir que si elles ne pouvaient pas être présentes à la cérémonie, elle se faisait une joie d’aller chercher la statuette à leur place ; toutes acceptèrent. Bette Davis et Joan Crawford étaient toutes deux présentes dans les coulisses quand l’absente Anne Bancroft fut annoncée comme gagnante et Joan Crawford accepta la récompense à sa place.Bette Davis clama pour les reste de sa vie que Joan Crawford avait fait campagne contre elle, une accusation que Crawford denia.
La même année, elle incarna Lucy Harbin dans le film d’horreur de William Castle, La Meurtrière Diabolique (1964). Le réalisateur Robert Aldrich casta Crawford et Davis dans Hush… Hush, Sweet Charlotte (1964). Après une campagne de harcélement diligentée par une impitoyable Bette Davis alors que le film était en tournage en Louisiane, Joan Crawford retourna à Hollywood et entra à l’hôpital. Après une absence prolongée pendant laquelle Joan fut accusée de feindre la maladie, Robert Aldrich fut forcé de la remplacer par Olivia de Havilland. Joan Crawford était dévastée, disant "J’ai appris la nouvelle de mon remplacement par la radio, étant allongée sur mon lit d’hôpital ". Elle dit encore "J’ai pleuré pendant 39 heures." Joan Crawford nourrit de la rancune contre Davis et Aldrich pour le reste de sa vie, disant d’Aldrich, "C’est un homme qui aime les choses malveillantes, affreuses et viles." (à quoi Aldrich répondit, "Si la chaussure te va, porte-la et j’aime beaucoup Miss Crawford.")
L’année suivante, elle incarna Amy Nelson dans I Saw What You Did (1965), un autre film de William Castle. Elle interpréta Monica Rivers dans le thriller d’horreur de Herman Cohen, Le Cercle de Sang (1967). Après la sortie du film, Joan Crawford apparut en guest-star dans son propre rôle dans The Lucy Show. L’épisode, "Lucy and the Lost Star", fut diffusé pour la première fois le 26 février 1968. Joan Crawford peina durant les répétitions et but beaucoup sur le plateau, ce qui amena la star de la série, Lucille Ball à suggérer son remplacement par Gloria Swanson. Joan Crawford fut parfaite le jour du show et reçut deux standing ovations de la part du public du studio.
En octobre 1968, la plus vieille fille de Joan Crawford, Christina (qui jouait alors dans le soap opera The Secret Storm), eut besoin d’une attention médicale immédiate pour la rupture d’une tumeur ovarienne. Jusqu’à ce que Christina soit apte à reprendre son rôle, elle offrit de le jouer, ce que la productrice Gloria Monty accepta immédiatement. Bien que Joan fut excellente lors des répétitions, elle perdit son sang-froid durant l’enregistrement et le réalisateur et le producteur durent se dépêtrer à mettre tout en place pour la diffusion.
L’apparition de Joan Crawford dans le TV film de 1969 ,Night Gallery (qui servit de pilote à la série qui en découla), marqua l’une des toutes premières réalisations de Steven Spielberg. Elle fut la vedette sur le grand écran pour la dernière fois, y interprétant le Dr. Brockton dans le film de science fiction d’Herman Cohen, Trog (1970), arrondissant une carrière à 45 ans et 80 films. Joan Crawford fera encore 3 apparitions à la TV, dans le rôle de Stephanie White dans un épisode du Virginien (1970), intitulé "The Nightmare”, comme une invitée spéciale qui interpréta différents rôles dans plusieurs sketches pour le Tim Conway Comedy Hour (aussi en 1970); et dans le rôle de Joan Fairchild (sa dernière performance) dans un épisode de la série TV, Le Sixième Sens, intitulé, "Dear Joan: We're Going To Scare You To Death" (1972).
En 1970, Joan Crawford obtint le Cecil B. DeMille Award des mains de John Wayne aux Golden Globes, émission qui était produite en direct du Coconut Grove de l’Ambassador Hotel de Los Angeles.
Joan Crawford publia son autobiographie, A Portrait of Joan – écrite par Jane Kesner Ardmore – en 1962. Son livre suivant, My Way of Life, fut publié en 1971 par Simon and Schuster. Joan Crawford fut active dans diverses causes du parti démocrate avec son ami de longue date, Myrna Loy. Après sa mort, l’on trouva dans son appartement des photos de John F. Kennedy, pour qui elle vota lors de l’élection présidentielle de 1960.
En septembre 1973, Joan Crawford déménagea de son appartement situé au 22-G de l’Imperial House, pour intégrer un appartement plus petit au 22-H. Elle fit sa dernière apparition publique le 23 septembre 1974, à une soirée honorant sa vieille amie Rosalind Russell au New York's Rainbow Room. Rosalind Russell souffrait alors d’un cancer su sein et d’arthrite. Quand Joan Crawford vit, le lendemain dans la presse, les photos peu avantageuses des deux stars, elle dit : "Si c’est à quoi je ressemble, alors ils ne me verront plus." Joan Crawford annulla toutes ses apparitions publiques programmées, commença à decliner toutes les demandes d’interviews et ne quitta pratiquement plus son appartement. Ses problèmes dentaires pour lesquels elle dut subir de la chirurgie, lui pourrirent la vie de 1972 à 1975. Alors qu’elle était sous antibiotiques pour ce problème en octobre 1974 la boisson lui occasionna une chute lourde sur la figure. Cet incident lui fit tellement peur qu’elle arrêta de boire et de fumer, bien qu’en public elle insista pour affirmer que ce comportement lui était dicté par le retour en la foi chrétienne.
Le 8 mai 1977, Joan Crawford se débarrassa de son bien-aimé Shih Tzu, "Princess Lotus Blossom", parce qu’elle était trop faible pour s’en occuper proprement. Elle décéda deux jours plus tard en son appartement new-yorkais, d’une crise cardiaque, alors qu’elle souffrait d’un cancer du pancréas. Un office funéraire fut célébré à la Campbell Funeral Home, New York, le 13 mai 1977. Dans son testament, qui fut signé le 28 octobre 1976, Joan Crawford légua à ses deux plus jeunes enfants, Cindy and Cathy, $77,500 chacun sur ses $2,000,000 de biens immobiliers. Elle déshérita les deux plus vieux, Christina et Christopher, en explicitant "C’est mon intention de ne rien laisser à mon fils Christopher et ma fille Christina pour des raisons qui sont bien connues d’eux."
Une messe du souvenir fut célébrée à la All Souls' Unitarian Church sur Lexington Avenue à New York, le 16 mai 1977, et fut suivie par de nombreux personnes, dont sa vieille amie Myrna Loy. Une autre messe du souvenir, organisée par George Cukor, fut célébrée le 24 juin au Samuel Goldwyn Theater de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences à Beverly Hills, Californie. Joan Crawford fut incinérée et ses cendres placées dans une crypte avec son dernier mari, Alfred Steele, au Ferncliff Cemetery, Hartsdale, New York. Elle a une étoile sur le Hollywood Walk of Fame au 1750 Vine Street.
En 1999, Playboy la lista au 84ème rang des 100 femmes les plus sexy du 20ème siècle.
En novembre 1978, soit un an et demi après sa disparition, Christina publia Mommie Dearest, qui contenait des allégations selon lesquelles Joan Crawford avait abusé émotionnellement et physiquement de Christina et son frère Christopher. Beaucoup des amis de Joan Crawford, dont Van Johnson, Ann Blyth, Marlene Dietrich, Myrna Loy, Melvyn Douglas, Ginger Rogers, Jimmy Stewart, Cesar Romero, Liza Minnelli, Claudette Colbert, Gary Gray, Douglas Fairbanks Jr. (son premier mari) et les autres filles de Joan Crawford—Cathy et Cindy—dénoncèrent le livre, déniant catégoriquement tout abus. Mais d’autres, dont Betty Hutton, Helen Hayes, James MacArthur, June Allyson, Liz Smith, Rex Reed et Vincent Sherman affirmèrent qu’ils avaient été témoins des abus.
Bette Davis apporta son soutien à la version de Christina, disant que Christina n’avait pas pu inventer une telle histoire (Bette Davis, alors encore en vie, devait à son tour être la cible de sa propre fille, B. D. Hyman en 1985, dans le livre My Mother's Keeper). Mommie Dearest devint un best-seller et fit l’objet d’un film en 1981, Mommie Dearest, Faye Dunaway y incarnant Joan Crawford. Faye Dunaway devait plus tard exprimer ses regrets pour son interprétation de Joan Crawford dans son autobiographie, Looking for Gatsby, affirmant que sa carrière avait été endommagée par son interprétation de Joan, s’étant surtout déconsidérée aux yeux des amis de Joan.
Sa contribution au western comprend deux films : « The Law of the Range » de William Nigh (1928) dans lequel elle interprétait Betty Dallas et surtout l’inoubliable « Johny Guitar » de Nicholas Ray (1954) où elle incarnait Vienna, la tenancière d’un saloon aux prises avec la terrible Mercedes McCambridge. Elle apparut aussi dans deux épisodes de Zane Grey Theater, « Rebel Ranger » (1959) et « One Must Die » (1961) et un épisode du Virginen, « Nightmare » (1970)

Avatar du membre
U.S. Marshal Cahill
Lawman
Messages : 20957
Localisation : au dessus de Strasbourg

Re: Joan Crawford (1905-1977)

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 28 mai 2013 20:07

ImageImage
ImageImage
ImageImage
ImageImage
CAHILL, UNITED STATES MARSHAL
ImageImageImage

Avatar du membre
Hombre
Westerner
Westerner
Messages : 2478

Re: Joan Crawford (1905-1977)

Messagepar Hombre » 28 mai 2013 22:39

Pour cela il n'y a qu'un mot

MA-GNI-FI-QUE

Stéfanie
Westerner
Westerner
Messages : 2879
Localisation : Paris Dans le 91

Re: Joan Crawford (1905-1977)

Messagepar Stéfanie » 03 mars 2015 14:53

Joan Crawford
Image
Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup.Il enrichit ceux qui le reçoivent, sans appauvrir ceux qui le donnent.

Stéfanie
Westerner
Westerner
Messages : 2879
Localisation : Paris Dans le 91

Re: Joan Crawford (1905-1977)

Messagepar Stéfanie » 13 mars 2015 18:52

Joan Crawford
ImageImage
Joan Crawford & Cliff Robertson
Image
Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup.Il enrichit ceux qui le reçoivent, sans appauvrir ceux qui le donnent.

Stéfanie
Westerner
Westerner
Messages : 2879
Localisation : Paris Dans le 91

Re: Joan Crawford (1905-1977)

Messagepar Stéfanie » 17 avr. 2015 11:50

Joan Crawford- Pier Angeli - Kirk Douglas ( 1955 )
Image
Joan Crawford Robert Montgomery ( 1929 )
Image

Joan Crawford -Robert Montgomery, ( 1937 )
Image
Joan Crawford & Robert Taylor
Image
Joan Crawford
ImageImage
ImageImage
ImageImageImage
Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup.Il enrichit ceux qui le reçoivent, sans appauvrir ceux qui le donnent.

Avatar du membre
metek
Grand Sachem
Grand Sachem
Messages : 13970
Contact :

Re: Joan Crawford (1905-1977)

Messagepar metek » 22 févr. 2016 0:26

Jeff Chandler , Joan Crawford - female on the beach (1955)

Image

Avatar du membre
Bat Lash
Comanche
Comanche
Messages : 736

Re: Joan Crawford (1905-1977)

Messagepar Bat Lash » 20 avr. 2017 11:34

Elle est incarné par Jessica Lange dans la série Feud face à Susan Sarandon .La série raconte le tournage de Qu'est-il Arrivée à Baby Jane ? avec Alfred Molina qui interprète Robert Aldritch


Image

Garland13
Apache
Messages : 30
Localisation : Moselle

Re: Joan Crawford (1905-1977)

Messagepar Garland13 » 20 avr. 2017 11:47

C'est une très bonne série !

limpyChris
Séminole
Séminole
Messages : 1619

Re: Joan Crawford (1905-1977)

Messagepar limpyChris » 20 avr. 2017 13:38

Je l'ai revue hier dans "Johnny Guitar", et elle m'a refait peur !
Je suis un vieux Peau-Rouge solitaire qui ne marchera jamais en file indienne.

limpyChris
Séminole
Séminole
Messages : 1619

Re: Joan Crawford (1905-1977)

Messagepar limpyChris » 20 avr. 2017 13:39

Heureusement, y a de belles photos d'elle ci-dessus.
Je suis un vieux Peau-Rouge solitaire qui ne marchera jamais en file indienne.

Avatar du membre
COWBOY PAT-EL ZORRO
Grand Sachem
Grand Sachem
Messages : 3546
Localisation : Val-de-Marne
Contact :

Re: Joan Crawford (1905-1977)

Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 20 avr. 2017 16:51

limpyChris a écrit :Je l'ai revue hier dans "Johnny Guitar", et elle m'a refait peur !


Pour ma part je ne sais pas laquelle des deux je déteste le plus: elle ou Mercedes Mc CAMBRIDGE... Franchement je trouve que ces deux hystériques ont plombé un bon western...
MAMAN TRES CHERE je me souviens l'avoir vu jadis sur Arte... Une actrice que je déteste mais jolies photos cependant...
Image

Avatar du membre
Bat Lash
Comanche
Comanche
Messages : 736

Re: Joan Crawford (1905-1977)

Messagepar Bat Lash » 20 avr. 2017 18:07

la plus effrayante c'est Mercedes Mc CAMBRIDGE car elle faisait la voix du démon dans L'Exorciste



Retourner vers « Biographies »

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 4 invités