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Django - Django - 1966 - Sergio Corbucci

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Re: Django - Django - 1966 - Sergio Corbucci

Messagede Breccio le 04 Mai 2009 17:14

Je vous livre mes impressions en vrac, à mesure qu'elles me reviennent, entre deux paragraphes de traduction (faut bien que je bosse).

Scénario : toujours ce leitmotiv du western italien : le héros, l'étranger magnifique, s'interposant entre deux camps pour les éliminer l'un après l'autre.
On est en droit de s'interroger sur l'importance affective de Maria pour Django : peut-être ne la considère-t-il que comme un appât, un leurre. S'il est bien revenu venger son épouse morte (Mercedes, selon la croix), Maria n'a sans doute aucune valeur à ses yeux. D'ailleurs, ne parle-t-il pas d'illusion avant leur accouplement ?

Mise en scène : je n'ai pas les outils théoriques pour exprimer l'émotion que font naître en moi ces images. La composition des plans, le choix des couleurs et des textures, les mouvements de caméra. Je vois deux ou trois choses (la hauteur de l'objectif lors de la première scène où apparaît Django -- il semble plus grand que ses antagonistes ; le relief que prend le mouvement lorsque les encagoulés débarquent dans la ville)... tout cela me prend aux tripes.

Parenthèse : hier, j'ai vu à la télé un film américain récent jouissant d'une bonne réputation -- Inside Man, de Spike Lee, avec Clive Owen, Denzel Washington et Jodie Foster -- et, tout en reconnaissant que c'est du bon travail (dans le registre thriller déjanté à l'américaine, avec des codes que je connais et dont je peux apprécier la mise en oeuvre), je ne peux m'empêcher de penser que tout cela "visualise faux" (par analogie avec l'expression "sonner faux"), alors que Django "visualise vrai" -- même si, je le répète, le film ne revendique aucun réalisme.

Un mythe qui sonne juste ?

B
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Re: Django - Django - 1966 - Sergio Corbucci

Messagede edocle le 04 Mai 2009 19:11

On peut aussi se poser la question suivante :
"Pourquoi Django ne va jamais à cheval contrairement aux autres héros des westerns ???"
J'avoue que je n'ai aucune réponse.........
Amicalement E.
:beer1:
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Re: Django - Django - 1966 - Sergio Corbucci

Messagede scorpio99 le 04 Mai 2009 19:37

edocle a écrit:On peut aussi se poser la question suivante :
"Pourquoi Django ne va jamais à cheval contrairement aux autres héros des westerns ???"
J'avoue que je n'ai aucune réponse.........
Amicalement E.
:beer1:

Si ça se trouve le cercueil ne symbolise pas l'amour que Django a perdu mais son cheval :lol: !

pour faire un aparté musical faisant écho à la liste des séquelles cinématographiques de Django, il est intéressant de noter que la surprenante B.O de Bacalov a été réutilisée à de maintes reprises dans d'autres westerns spaghettis, mais pas des "suites" officielles (ou non) de Django :roll: ...
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Re: Django - Django - 1966 - Sergio Corbucci

Messagede Pike BISHOP le 04 Mai 2009 22:05

L.. a écrit: Jacques Zimmer le comparait à "Vera Cruz"


Arrêtez de me faire rire, ça fait tousser et tout le monde va croire que j'ai la grippe Mexicaine !!! :sm32:
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Re: Django - Django - 1966 - Sergio Corbucci

Messagede Sartana le 05 Mai 2009 7:39

Pike BISHOP a écrit:
L.. a écrit: Jacques Zimmer le comparait à "Vera Cruz"


Arrêtez de me faire rire, ça fait tousser et tout le monde va croire que j'ai la grippe Mexicaine !!! :sm32:

Là je suis assez d'accord ! Le journaliste abuse ! Comparons ce qui est comparable. Vera Cruz est pour moi une source d'inspiration très forte du western italien, et il ne fut jamais égalé.
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Re: Django - Django - 1966 - Sergio Corbucci

Messagede musselshell le 05 Mai 2009 9:00

1 sur 9, 2 sur 9...etc, jusqu'à 9/9. J'ai "vu" le film sur Youtube...
Bon.
Je n'ai pas dit que le film était bon... :sm32:
Mais je ne dis pas le contraire non plus. C'est la première fois que je peux me faire un peu plus qu'une idée de cette étrangeté, quelque part entre le ridicule et la fulgurance, le bâclé et le texturé jusqu'aux noeuds du bois, le populo et l'intellectuel, et j'en passe...Je comprends maintenant en quoi le film a pu faire de l'effet, pas seulement auprès des amateurs de cinéma où on en prend plein la tronche pour passer du bon temps sans justement se la prendre, mais aussi de spectateurs plus exigeants (oui, je sais, çà peut être les mêmes, il y en a quelques uns ici :sm32: )...Breccio a parlé de théatre de l'absurde, et c'est bien vu. Corbucci, de toute évidence, se sert du western pour faire autre chose, qui n'est même pas une critique ou une prise à contre-pieds de l'idée qu'on se faisait alors d'un certain western américain...Ca se joue ailleurs...et le fait que ce soit effectivement fauché rajoute véritablement une touche à l'ensemble...Je dis çà tout en me posant la question warholienne du medium: le fait de regarder (entre regarder et prendre connaissance) en mini séquences sur un ordinateur, les clics, les attentes entre l'affichage, confère à la chose une distanciation supplémentaire ...
Le mieux foutu, finalement, est le plus invraisemblable, le plus absurde. Pas les scènes de carnages à la mitrailleuse ou autre, qui le sont pour ainsi dire toujours (à un bémol d'importance: dans the Wild Bunch...on y croit!)...mais les 'préparations", les préliminaires (j'aime les préliminaires). Quand Franco Néro traîne son cercueil par dessus les toits pour le redescendre je ne sais plus où...Corbucci crée quelque chose de l'ordre du cinéma. A définir . Et pas sûr qu'on y arrive...ou que çà serve à quelque chose. Certains plans où il ne se passe "rien", aussi...Comme le travelling latéral sur la ville de bois et la boue...
Mais quand çà canarde ...quand çà canarde, on est quand même loin de Peckinpah...Mais je me répète, Corbucci a fait autre chose...
C'est beaucoup trop 255 caractères. Je renonce à apposer une signature.
Ah...c'est la limite haute...
Je renonce quand même. Je sais pas quoi dire, de toutes façons.
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Re: Django - Django - 1966 - Sergio Corbucci

Messagede HART le 05 Mai 2009 9:30

La comparaison entre "Django" et les films de Leone est bien sûr interessante.
La différence qui saute aux yeux si l'on compare , par exemple , "Et pour quelques dollars de plus" (sorti à la même époque ) et "Django" , c'est la structure du récit , rigoureuse chez Leone , complètement décousue chez Corbucci.Comme j'ai eu l'occasion de le le dire , "Django" est une suite de "scènes à faire" ,souvent étonnantes , mais liées bien artificiellement.Pour les personnages , la comparaison est encore plus accablante.Chez Leone , les protagonistes ( surtout le colonel et Indio ) sont particulièrement bien brossés et interessants , chez Corbucci , nous avons des silhouettes ou des clichés.
Ce qui sauve "Django" ,c'est l'aspect esthétique ( dans le genre glauque et morbide).Corbucci et son chef opérateur excellent en la matière.Ce réalisateur l'a prouvé dans d'autres films , je me souviens en particulier de l'extraordinaire scène finale de "Navajo Joe " (un cheval sans cavalier galopant vers l'horizon),une des plus belles vues dans un western , films américains inclus.
Mais des séquences réussies ou un héros en costume original ne suffisent pas à faire un grand film.
Corbucci est un "faiseur" , il a été aussi loin que possible dans le glauque et le sordide dans "Django" et ça a marché !Quand ses autres films de la même veine (Le grand Silence) , ont été des échecs commerciaux , il s'est touné vers l'humour lourd , puis la pantalonnade , l'extrême contraire de son "Django".
On peut reconnaitre à Corbucci un sens esthétique , surement pas une sincérité du propos.
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Re: Django - Django - 1966 - Sergio Corbucci

Messagede tepepa le 05 Mai 2009 10:11

rex lee a écrit:DJANGO est un film mythique .
...
Un film qu'on ne peut ignorer ! :mrgreen:


Jean-Louis a écrit:comment est-il possible que l'ayant vu il puisse y avoir des gens pour porter aux nues
une telle merde ?
!


Breccio a écrit:Mise en scène : je n'ai pas les outils théoriques pour exprimer l'émotion que font naître en moi ces images. La composition des plans, le choix des couleurs et des textures, les mouvements de caméra... tout cela me prend aux tripes.


Pike BISHOP a écrit:Arrêtez de me faire rire, ça fait tousser et tout le monde va croire que j'ai la grippe Mexicaine !!! :sm32:


Nous avons tous des réactions de passionnés. Or ce sont bien évidemment des réactions excessives. Montrez Django à des gens qui ne sont pas fans de westerns, la plupart ne verront pas de différence formelle, ni fondamentale, entre Django et par exemple Pendez les hauts et courts. La plupart passeront un agréable moment en le regardant qu'ils résumeront d'un laconique "bah c'est un western quoi!". Pour beaucoup de monde, la distinction entre le western spaghetti et le western américain n'existe même pas! Ont ils pour autant un regard faussé? Si je regarde un épisode des Experts suivi d'un épisode de NCIS, je ne verrai sans doute pas de grandes différences. Or je suis bien sûr qu'il y a des gens pour dire que l'une des deux séries est géniale et l'autre merdique et vice versa. Cette interrogation permet je trouve de remettre un peu les choses en perspectives. Django n'est pas une merde, loin de là, et il ne devrait pas être un film mythique non plus. La passion s'apparente parfois à se mettre des œillères et un peu de recul peut permettre de se les enlever.
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Re: Django - Django - 1966 - Sergio Corbucci

Messagede Sartana le 05 Mai 2009 10:44

musselshell a écrit: Pas les scènes de carnages à la mitrailleuse ou autre, qui le sont pour ainsi dire toujours (à un bémol d'importance: dans the Wild Bunch...on y croit!)...
Mais quand çà canarde ...quand çà canarde, on est quand même loin de Peckinpah...Mais je me répète, Corbucci a fait autre chose...

Corbucci fait son massacre à la mitrailleuse 3 ans Avant The Wild Bunch, Leone avait déjà fait de même 5 ans avant (on l'oublie souvent) dans Pour une poignée de dollars. Peckinpah aurait-il tourné cette scène sans l'influence de Leone ? Comme je l'ai déjà dit on ne refait pas le passé, mais la question est posée.

Concernant "l'autre chose" de Corbucci : s'il ne s'attaque pas au western américain, s'il ne fait pas du vrai western (ce que Musselshell essaye de nous faire dire, je me trompe ? ;) ) alors que fait-il ? Peut-être du péplum. Mais du péplum autre part. Du péplum transposé à l'ouest. Remplacez Django par Maciste, les encagoulés par une secte d'adorateurs d'un Dieu ancien et oublié, les mexicains par des mongols et le tour est joué. Maciste devant protéger le village de ces dangers, tout en se vengeant des encagoulés mongols qui ont assassiné sa femme. Un peu tiré par les cheveux quand même.

Mais alors si Corbucci ne pensait pas au péplum, ce film est encore autre chose. Une allégorie. La secte des encagoulés représente un danger, celui du capitalisme. Le méchant capital dont le chef avance à visage découvert mais que tout le monde laisse faire. Un chef à découvert tandis que ses agents, très nombreux et travaillant dans l'ombre, cagoulés (toute personne peut cacher un capitaliste) sont le véritable danger. Ils devront être abattus.
Et les mexicains, alors ? L'extrême gauche qui veut renverser le capitalisme pour instaurer le communisme ? Il n'y a rien à faire avec eux non plus. Trop dangereux, n'hésitant pas à tuer pour leurs idées et à trafiquer les armes, ils ne méritent pas mieux.
Django c'est le refus de la politique. Le refus des partis, et le refus de la société telle qu'elle est en ce milieu des années 60. Corbucci nous élimine ça à grandes volées de plomb. Les politiciens s'en vont, et le peuple triomphe.
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Re: Django - Django - 1966 - Sergio Corbucci

Messagede Jicarilla le 05 Mai 2009 11:05

:applaudis_6: :applaudis_6: 3 pages de lecture bien amigos cela me passionne de vous lire...si...si.... Image
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Re: Django - Django - 1966 - Sergio Corbucci

Messagede Breccio le 05 Mai 2009 11:55

Intéressant début d'analyse politique, amigo Sartana. On pourrait résumer ton propos en disant que le point de vue de Corbucci est celui de l'anarchiste de droite (appellation tombée en désuétude) : il renvoie dos à dos les deux camps. Cela se retrouve dans certains de ses autres films et anticipe l'attitude qui sera celle de Leone dans Il était une fois la révolution.
Tepepa, je trouve que tu vas trop loin dans le relativisme. Je reste persuadé que Django est objectivement un chef-d'oeuvre. Si je n'arrive pas à en convaincre les sceptiques, c'est que je n'ai pas encore trouvé les arguments nécessaires.
Plutôt que de chercher une inspiration péplum (encore que l'argument soit valable), il me semble qu'il faut regarder du côté du cinéma japonais. Dans les bonus du DVD Wild Side, Ruggero Deodato (assistant réalisateur) affirme que c'est en lisant une BD japonaise que Corbucci a eu le déclic (et non pas en voyant Yojimbo, quoique...).
Je ne connais pas assez bien le cinéma japonais de cette période pour être affirmatif, mais la gestion du temps, la composition des plans, le dessin des fonctions des personnages (pas de caractérisation ici), tout cela me rappelle certains Kurosawa.

Quoi qu'il en soit, je conçois qu'un tel décalage entre le propos et la forme puisse être déstabilisant. C'était l'objectif, non ?
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Messagede edocle le 05 Mai 2009 17:01

Sartana a écrit:[ ce film est encore autre chose. Une allégorie. La secte des encagoulés représente un danger, celui du capitalisme. Le méchant capital dont le chef avance à visage découvert mais que tout le monde laisse faire. Un chef à découvert tandis que ses agents, très nombreux et travaillant dans l'ombre, cagoulés (toute personne peut cacher un capitaliste) sont le véritable danger. Ils devront être abattus.
.

Je ne suis pas loin de partager la vision de Sartana, mais quand on regarde l'interwiew *de Ruggero Deadato
( l'assistant réalisateur de Corbucci sur ce film ) il dit bien que l'idée des cagoules vient de lui, parce que
n'ayant pas trouvé des figurant avec les gueules qui allaient bien ( il y avait à cette époque énormement de tournage
à Rome et pas de figurant habituel dispo.) donc on a pris des romains ordinaires.
Et comme ces tronches ne convenaient pas dans l'ambiance du film on leur a collé une cagoule....
Bon ça, ça calme.
Mais pour reprendre la vision de Sartana, il est vrai qu'on aurait pu leur collé un foulard, un manteau, des gants
ou tout autre accéssoire vestimentaire, ça reste un groupe identifiable....
J'y voyais plutôt, une bande, une secte, une brigade rouge avide de pouvoir...
Les autres, les mexicains, des révolutionnaires, des révoltés, des ouvriers en colère...
N'oublions pas que l'armée, la police est là et liquide les survivants...
Django, dans tout ça, et bien c'est l' Homme qui essaie de vivre dans La Société et de s'en sortir .
Encore ma vision soixantehuitarde des choses...
Amicalement E.
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Re: Django - Django - 1966 - Sergio Corbucci

Messagede Sartana le 05 Mai 2009 17:35

Je ne connais pas assez bien le cinéma japonais de cette période pour être affirmatif, mais la gestion du temps, la composition des plans, le dessin des fonctions des personnages (pas de caractérisation ici), tout cela me rappelle certains Kurosawa.

Ça me plait bien. Je ne suis pas spécialiste non plus, néanmoins je ne ferai pas référence à Kurosawa (bien qu'il soit de loin le plus accessible des réalisateurs nippons), mais globalement à la Nouvelle vague japonaise*. Ce groupement aux accents révolutionnaires, contraire à toute idée de bons sentiments dont dégoulinaient les films japonais des années 50, s'est montré virulent en ce début des années 60 : films sociaux, politiques, parfois orientés à gauche. La mise en scène typique de cette époque se caractérise par une certaine lenteur, des plans chaotiques, de la poésie. Donc on trouve certains des ces aspects chez Corbucci.

En revanche, à la même époque, le studio Nikkatsu produit à la pelle (près de 100 par an !) des films d'actions de type yakusas, des comédies... Un autre pan du travail de Corbucci.
Donc le cinéma japonais pourquoi pas : cette lenteur, ce sens de l'ironie : Nikkatsu + Nouvelle vague. Un mélange qui semble improbable, mais peut-être des influences de Corbucci (non limitées à Django).
Le problème c'est que l'on a rien pour le vérifier.


*pour me la jouer j'ai été chercher leur vrai nom et c'est la Nouvelle vague Shochiku :mrgreen:
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Re: Django - Django - 1966 - Sergio Corbucci

Messagede Breccio le 05 Mai 2009 18:09

Sartana a écrit:Le problème c'est que l'on a rien pour le vérifier.

"Pensai di fare, influenzato un po' da Kurosawa, un western picaresco, un po' nero, l'antiwestern per eccellenza, con l'eroe che va a piedi anziché a cavallo, si muove nel freddo anziché nel caldo, combatte con il fango e la neve invece che con il sudore e la polvere..."
Sergio Corbucci, cité page 41 de Western all'italiana, vol. 1 (Glittering Images)
Comme la traduction anglaise de ces propos figure pp. 54-55, je peux vous les rendre en français :
"Je voulais créer, en partie sous l'influence de Kurosawa, un western picaresque, un peu noir, un antiwestern par excellence, avec un héros à pied et non à cheval, évoluant dans le froid et non dans la chaleur, luttant contre la neige et la boue et non contre la sueur et la poussière."
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Re: Django - Django - 1966 - Sergio Corbucci

Messagede Fredge le 05 Mai 2009 18:27

Ben oui, Breccio, c'est l'inversion de codes classiques, ou leur transgression, ou l'amusement à les trirurer pour arriver à autre chose. C'est parfois un peu maniéré, d'ailleurs, il faut l'admettre. On est donc bien dans le registre "western européen", et cette manière de filmer, de montrer, de rendre picaresque, c'est du Corbucci pur spagh, euh...jus, pardon :wink:

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