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Le Dernier Face à Face - Faccia a faccia - 1967 - Sergio Sollima

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Messagede mortimer le 13 Juil 2006 18:58

musselshell a écrit:Bon, maintenant, les défauts du film...


J'imagine que Carcasse ne tardera pas à en remettre une couche lui aussi :mrgreen: .

musselshell a écrit:Je vais donc essayer d'en trouver autant que Mortimer en a listé dans Two Rode Together :mrgreen:


rien à redire c'est de bonne guerre...

:num1 :wink:
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Messagede fa le 17 Juil 2006 23:13

Ne jamais dire jamais... Je viens de le voir...

Je vais parler à chaud et ce n'est pas toujours très bon.... Je dirais simplement que je vais faire bande à part. Je n'ai pas aimé. Désolé...

Pour le réa, j'avoue, que c'est bien supérieur à ce que j'avais déjà vu de lui.
L'histoire se regarde, mais est sans grandes originalités. L'histoire de celui qui n'est pas ce que l'on croit qu'il est, de la véritable nature humaine, de l'influence de l'entourage... est finalement assez banale. Mais bien traîté cela peu donner un bon film.
Et c'est bien ici le traitement qui m'a le plus géné. Je ne dirais rien sur le catastrophique montage puisque, apparament, le réa n'a pas eut tous les droits... Mais si certaines scènes font manifestement preuve d'ambitions dans leurs moyens, le talent n'est pas à la hauteur de ces ambitions... Mauvais cadrages, ruptures de focales, recadrages brusques, mouvements de caméra sans raisons, faux raccords, banalité dans la réalisation de certains plans, enchainement maladroit de certains plans, mise en scène parfois grossière, lourde et manquant de naturel...

Coté acteurs : Volonte est bien, mais on l'a vu mieux. Milan est particulièrement mauvais (la fin en devient risible rien qu'à le regarder). Berger est bien.

Bref, pour un Western Italien, effectivement il y a, à l'évidence, une tentative ambitieuse, au moins dans les moyens supérieurs semble-t-il à la moyenne de ces films. Et de fait on ne peut que regréter que le travail ait été confié à un réalisateur qui manifestement ne sait pas ce que c'est que de faire du cinéma. Il se contente de filmer, en se demandant parfois, comment il doit faire (sans toujours y arriver) mais rarement il se pose la question : Pourquoi il le fait ainsi ? Dans quel but, pour exprimer quoi ?

Bref un film qui aurait put être bon, filmé par quelqu'un qui maitrisait mieux son art.

:?
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Messagede Sartana le 17 Juil 2006 23:45

fa a écrit:Mauvais cadrages, ruptures de focales, recadrages brusques, mouvements de caméra sans raisons, faux raccords, banalité dans la réalisation de certains plans, enchainement maladroit de certains plans, mise en scène parfois grossière, lourde et manquant de naturel...

Désolé mais je ne peux pas laisser dire que Sergio Sollima ne sait pas filmer et mettre en scène une histoire : dans tous ses westerns il a su utiliser la stylistique de Leone (notamment dans Colorado). Je n'ai pas fait d'études de cinéma donc les focales ça ne me dit rien, mais les mouvements de caméra et autres recadrages brusques ne m'ont pas géné outre-mesure à la vision du film : peut-être doit-on, pour apprécier un bon film, n'avoir jamais fait d'études de cinéma ? Cela évite sûrement d'être agaçé par des détails de la réalisation, qui peuvent être irritant pour les initiés, mais passent très bien en tout cas, auprès du spectateur lambda que je suis. Ou alors peut-être n'y connais-je rien et n'ais-je rien compris et dans ce cas, je m'en excuse.
Pour en revenir au film, je n'ai pu pour ma part que saluer les performances de Gian Maria Volonte et de Tomas Milian (à l'opposé de ses rôles habituels dans le genre), qui méritent toutes deux d'être saluées.
Enfin bon, les goûts et les couleurs :wink:
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Messagede fa le 17 Juil 2006 23:57

Sartana a écrit:Désolé mais je ne peux pas laisser dire que Sergio Sollima ne sait pas filmer et mettre en scène une histoire : dans tous ses westerns il a su utiliser la stylistique de Leone (notamment dans Colorado).
On ne va pas entrer dans la polémique inutile. Mais comparer Sollima à leone pour moi c'est un peux comparer Claude Zidi à KubricK... La différence est le même.:?


Sartana a écrit:Je n'ai pas fait d'études de cinéma donc les focales ça ne me dit rien, mais les mouvements de caméra et autres recadrages brusques ne m'ont pas géné outre-mesure à la vision du film : peut-être doit-on, pour apprécier un bon film, n'avoir jamais fait d'études de cinéma ?

Pour apprécier un film moyen tu as entierrement raison. Mais pas pour les bons. Car qui dit bon, dit necessairement bon aussi dans la forme. Mais il est vrai que le fait d'avoir bossé dans le ciné me pousse par habitude à être très (trop ?) exigent...:mrgreen:

Sartana a écrit:Ou alors peut-être n'y connais-je rien et n'ais-je rien compris et dans ce cas, je m'en excuse.
Tes posts prouvent que tu t'y connais assez pour donner des avis éclairé. et pourquoi t'excuser ?Image
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Messagede mortimer le 18 Juil 2006 0:12

fa a écrit:Je dirais simplement que je vais faire bande à part. Je n'ai pas aimé. Désolé...:


Comme tu le disais à Sartana tu n'as pas à t'excuser nous avons tous des goûts différents :wink:

fa a écrit:le talent n'est pas à la hauteur de ces ambitions... Mauvais cadrages, ruptures de focales, recadrages brusques, mouvements de caméra sans raisons, faux raccords, banalité dans la réalisation de certains plans, enchainement maladroit de certains plans, mise en scène parfois grossière, lourde et manquant de naturel... :


En revanche au niveau des arguments la notion de talent que tu invoques est trop imprécise pour que je puisse te suivre (c'est quoi le talent ? comment le mesure-t-on ? )d'ailleurs il me semble que tu évoques davantage la technique que le talent. Somme toute tu cherche l'artiste alors que moi je me contente simplement de l'artisan. cool
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Messagede fa le 18 Juil 2006 1:31

mortimer a écrit:En revanche au niveau des arguments la notion de talent que tu invoques est trop imprécise pour que je puisse te suivre (c'est quoi le talent ? comment le mesure-t-on ? )
Très bonne remarque:wink:


mortimer a écrit:d'ailleurs il me semble que tu évoques davantage la technique que le talent.
Oui, mais aussi la manière dont est utilisé cette technique. Et c'est peut-être la que se loge le talent : être capable d'utiliser une bonne technique...

Somme toute tu cherche l'artiste alors que moi je me contente simplement de l'artisan.
C'est possible ; et à partir du moment où l'on sait ce que l'on veut ; alors je crois qu'il n'y a de mal ni dans l'un ni dans l'autre. Seuls les exigences changent :wink: :lol: :lol:
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Messagede akpstyl le 18 Juil 2006 13:59

Moi le seul truc qui m'a fait marrer (mais alors bien comme il faut) c'est la perruque de Milian :lol:
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Messagede tepepa le 18 Juil 2006 14:07

Je vais sans doute jeter un pavé dans la mare, mais je suis d'accord avec la critique de fa. Moi non plus je n'y connais rien en technique, mais je comprends à peu près ce qu'il veut dire. Les scènes d'action sont molles et manquent d'inventivité, ce n'est certes pas un western qui marque par le style des gunfights, la musique est sous employée, et mal utilisée, parfois on passe d'une scène à l'autre et la musique se coupe brutalement pour laisser la place à une ligne de dialogue, l'Ouest de Sollima manque de crédibilité, par exemple on passe très vite, après l'évasion de Beauregard, d'un désert total à une végétation luxuriante, ce qui pose question. Et je ne parle pas de la coupe de cheveux de Milian...
Alors oui, Sollima n'était pas le cinéaste pointilleux qu'était Sergio Leone, mais ce qu'il rate en détail technique, il le transcende au point de vue histoire et scénario. Sollima ne réalise pas un western, ça aurait pu aussi bien être un péplum ou un film policier, ce qui est important, c'est les personnages et l'inversion de leurs caractères, la richesse des thèmes abordés (la scène inaugurale, la scène du lapin - tuer pour se nourrir - la première implication de Volonte dans un gunfight, son ambition débordante - pouvoir et responsabilité, la société marginale et l'exode). Et ce regard décalé offre très justement un nouveau regard sur le western, loin de l'authenticité toujours discutable d'autres films plus appréciés des esthètes, loin de la violence stylisée de bon nombre de westerns italiens ou non, <i>Le Dernier face à face</i> montre une autre violence, la violence de la société, la violence de la loi en marche, du totalitarisme et de la justice que l'on sent dans ses tripes.
Peut-être pas un grand western, mais un très bon film, pour peu qu'on ne regarde pas de trop près à la technique!
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Messagede Carcasse le 18 Juil 2006 18:25

Sartana a écrit:Je n'ai pas fait d'études de cinéma donc les focales ça ne me dit rien

Bon. Alors, je vais tout t'avouer : j'ai également fait des études de cinéma... et un peu de photo aussi. Une focale, c'est tout simple et toute personne possédant, ou ayant jamais utilisé un zoom, sait ce que c'est... sans même parfois s'en rendre compte !
La focale, pour simplifier, s'exprime en millimètres. Plus cette distance est courte, plus on se rapproche du "grand angle" qui exagère les perspectives : le "fish-eye" (œil de poisson = ultracourte) les déformant complètement jusqu'à l'arrondi. Plus la focale est grande (vers le téléobjectif), plus elle écrase ces mêmes perspectives : c'est pour ça que, dans les courses de F1 filmées au téléobjectif, les voitures paraissent aller lentement, alors que dans des films genre "taxi" ou "shérif, fais-moi peur", filmés au grand angle, ces mêmes véhicules paraîssent aller très vite.
Une focale, dite "normale", c'est-à-dire, à notre angle de vue moyen et pour un film de 35 mm, est de 50. Les portraits se font en général à une focale de 85 de sorte à "gommer" ce qui dépasse (nez, orbites saillantes, joues creuses...) sans trop aplatir le visage, mais l'éclairage joue également un rôle primordial.
Je n'ai pas remarqué "d'erreur de focale" dans "le Dernier face à face" (mais j'ai pris l'habitude de ne pas être souvent en accord avec fa !). Je n'ai d'ailleurs pas vu de véritables "erreurs de mise en scène" : tout juste des "parti-pris" artistiques avec lesquels je ne suis pas toujours d'accord, mais ce n'est jamais que mon opinion et je me méfie des coupes opérées sur ce film ! Par contre, j'ai repéré quelques loupés, non dans le scénario, mais dans la structure même de ce scénario. J'ai remarqué également quelques clichés superfétatoires, mais ce n'est pas bien grave : pour moi, cela reste un vrai film intéressant dont je parlerai un peu plus tard !
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Messagede Sartana le 18 Juil 2006 18:37

OK c'est sympa d'avoir pris le temps de me renseigner ainsi que d'autres personnes par la même occasion ! :beer1: Merci pour cette info Carcasse ! J'attends avec impatience ton avis sur le film !
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Messagede mortimer le 18 Juil 2006 20:19

tepepa a écrit:Les scènes d'action sont molles et manquent d'inventivité, ce n'est certes pas un western qui marque par le style des gunfights, la musique est sous employée, et mal utilisée, parfois on passe d'une scène à l'autre et la musique se coupe brutalement pour laisser la place à une ligne de dialogue, l'Ouest de Sollima manque de crédibilité, par exemple on passe très vite, après l'évasion de Beauregard, d'un désert total à une végétation luxuriante, ce qui pose question.



je pense que tu n'as bien compris quelle était le point de vue du film :wink: Par ailleurs j'en profite pour compléter la réponse de Carcasse par focale on désigne aussi au cinéma l'angle sous lequel est filmé une scène ici la focalisation est interne c'est à dire que l'angle sous lequel est vu le film est celui de Gian Maria Volonté. En gros le plus souvent nous voyons à travers les yeux du professeur Fletcher car Sollima insiste sur la transformation de cet homme certes ce n'est pas profession reporter de Michelangelo Antonioni (qui utilise à merveille ce procédé avec Jack Nicholson) mais Sollima fait de son mieux et je trouve compte tenu de plus des nombreuses coupes du film qu'il ne s'en tire pas trop mal.

Ce n'est donc pas non plus un hasard si la végétation change soudainement ni une faute de réalisation c'est tout simplement parce que le professeur Fletcher découvre un monde qui lui est inconnu au point de porter son regard sur ces différences qu'il observe, voire de les amplifier. Au contraire son horreur de la violence contribue au début du film à un ralentissement voulu des scènes d'action (d'ailleurs la première scène du maniement du revolver par Gian Maria Volonté est à ce titre intéressante, on sent le mélange de dégoût puis de fascination chez lui). La scène de la banque aussi est celle d'un homme dont l'esprit se veut étranger à ce monde qu'il découvre mais qu'il veut néanmoins contrôler d'ou un décalage dans le placement de Volonté par rapport aux autres acteurs du film comme si Volonté n'était pas dans la scène alors qu'il est au coeur même de l'action (là encore le procédé est assez bien rendu même si l'on peut préférer pour la même scène celle filmée par Sturges dans les 7 mercenaires pour montrer le malaise qu'éprouve Robert Vaughnt).

en revanche j'ai du mal à accepter le cabotinage de Tomas Milian sur une ou deux scènes qui me gâche parfois le plaisir du film :roll:

Sinon pour répondre aussi à fa le talent se loge peut-être dans une bonne utilsation de la technique mais à mon sens il y a mieux encore que cela, je crois vraiment qu'une oeuvre indépendament de toute technique est avant tout intéressante par ce qu'elle comporte de créativité et dans ce film justement je trouve qu'il y a comme un souffle...

Un souffle si beau qu'il ne retombe pas même après la fin du film, Bref Sollima quand il a fait ce film était visiblement inspiré et cela fait plaisir à voir :D

voilà j'en dit pas plus j'ai déjà pas mal posté sur ce film, trop même à mon goût et puis à Marseille il y a la canicule en ce moment :lol:
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Messagede musselshell le 18 Juil 2006 21:16

Ce qui me gêne dans le film relève moins de ses éventuelles maladresses techniques (un navet peut en être totalement dépourvu) que de la trop grande prégnance du cliché...et ici la conscience du cliché relève autant du jeu de certains acteurs que de ce que leur impose l'histoire (la parabole!)...Je m'explique (mal, mais ça fait rien): Thomas Milan est celui qui "clichérise" le plus, à la fois parangon de virilité, beau ténébreux (beau dans la souffrance...l'extraction de la balle...), et, surtout, assez "absent" dans son jeu pour mal laisser percevoir sa prise de conscience, son évolution (ça se limite souvent à un regard, un haussement de sourcils interrogatif). G.M. Volonte est fidèle à lui même, on voit comment il change, hésite entre dégoût et fascination...et à mon avis l'acteur est là plus prégnant encore que la mise en scène. Berger est de toute évidence l'acteur qui colle le plus à un personnage de western: une densité qui n'en rajoute pas, tranquille et sûre (je le dis: le Ricain de l'affaire)...
Ce qui m'a finalement séduit dans ce film, c'est que, paradoxalement, les clichés ne nuisent pas à un certain souffle, pas un souffle "westernien", au sens le plus exigeant du terme (je ne me sens pas d'ans l'Ouest), plutôt celui issu d'une démonstration...parfois un peu carrée, un peu maladroite, mais au bout du compte réussie.
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Messagede Carcasse le 18 Juil 2006 22:35

mortimer a écrit:Par ailleurs j'en profite pour compléter la réponse de Carcasse par focale on désigne aussi au cinéma l'angle sous lequel est filmé une scène ici la focalisation est interne c'est à dire que l'angle sous lequel est vu le film est celui de Gian Maria Volonté.

Oui et non mortimer : il convient vraiment de différencier "focale" et "focalisation" ; comme en littérature,d'ailleurs !

musselshell a écrit:Ce qui me gêne dans le film relève moins de ses éventuelles maladresses techniques (un navet peut en être totalement dépourvu) que de la trop grande prégnance du cliché...et ici la conscience du cliché relève autant du jeu de certains acteurs que de ce que leur impose l'histoire (la parabole!)...Je m'explique (mal, mais ça fait rien): Thomas Milan est celui qui "clichérise" le plus, à la fois parangon de virilité, beau ténébreux (beau dans la souffrance...l'extraction de la balle...), et, surtout, assez "absent" dans son jeu pour mal laisser percevoir sa prise de conscience, son évolution (ça se limite souvent à un regard, un haussement de sourcils interrogatif). G.M. Volonte est fidèle à lui même, on voit comment il change, hésite entre dégoût et fascination...et à mon avis l'acteur est là plus prégnant encore que la mise en scène. Berger est de toute évidence l'acteur qui colle le plus à un personnage de western: une densité qui n'en rajoute pas, tranquille et sûre (je le dis: le Ricain de l'affaire)...
Ce qui m'a finalement séduit dans ce film, c'est que, paradoxalement, les clichés ne nuisent pas à un certain souffle, pas un souffle "westernien", au sens le plus exigeant du terme (je ne me sens pas d'ans l'Ouest), plutôt celui issu d'une démonstration...parfois un peu carrée, un peu maladroite, mais au bout du compte réussie.

Assez d'accord dans l'ensemble, sauf que j'ai eu du mal a accepter le jeu de Volonte qui, je trouve, en faisait trop au début : il a fallu que je voie deux fois le film pour admettre que "la bête" était déjà présente, comme larvée (le vol de la photo, par exemple !)...
J'ai, par contre, beaucoup apprécié le rôle de Milan, dont on sent le côté quasi-animal, à l'instar d'un Mature dans "the Last frontier". Son sentiment de justice, qui est d'ailleurs présent tout au long du film, est purement instinctif comme ses codes : il ne met jamais en danger sa fraterie, refuse la fille qu'il considère trop jeune, il est prêt à risquer sa vie pour sauver ses amis, à sacrifier sa vie plutôt que de trahir, etc. Son évolution se fera de l'instinct vers le ressenti plutôt que le réfléchi. Trahi, pas lui mais les siens, par celui qu'il voulait délivrer, il trouvera en Sirringo, un autre lui-même : quelqu'un qui agit selon ses codes (voir le duel devant la banque)...
Beauregard n'aurait jamais abandonné le second chariot au main des poursuivants : il n'est pas pragmatique. Il cherche à survivre, mais cherche avant tout à protéger sa horde. Volonte n'est qu'un sur-ego enfin révélé...
J'avoue que les quelques clichés, même s'ils auraient pu être évités, ne nuisent pas à l'intérêt de ce film politico-social plutôt intéressant.

J'aimerais bien le revoir en VOST...
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Messagede musselshell le 18 Juil 2006 22:55

Carcasse a ecrit:
J'ai, par contre, beaucoup apprécié le rôle de Milan, dont on sent le côté quasi-animal, à l'instar d'un Mature dans "the Last frontier".


Je vois ce que tu veux dire...mais j'en sens un peu plus l'intention que la réussite... Mature est plus fondu , moulé dans son espace que Millan...On sent trop chez ce dernier la "pose" primitiviste (intellectuel, Millan, parait-il).
Deux choses sont sûres: c'est pas n'importe quoi....et on est quand même pas chez Mann! :wink:
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Messagede Carcasse le 18 Juil 2006 23:06

musselshell a écrit:on est quand même pas chez Mann! :wink:

C'est évident, mais c'est l'intention qui compte ! :mrgreen:
Et l'intention est intéressante : si les spagh' avaient tous cette recherche...
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